Tiens, tiens, il y avait longtemps…! J’ai profité des vacances de fin d’année pour tester à nouveau tous les produits de traitement de texte dont je dispose. Et j’ai simplement modifié ma manière de procéder après avoir testé de fond en comble (j’exagère…!) la dernière version de Nebo.
Attention, ce qui suit me convient mais chacun réagira selon ses besoins et sa vue car Nebo implique quand même d’écrire assez petit, ce qui n’est pas très confortable pour certains utilisateurs (dont je fais partie, mais j’arrive encore à me contraindre) qui se tournent du coup, vers Stylus développé par le même éditeur mais avec un taux de reconnaissance plus faible que Nebo.
Pour ma part, je suis de plus en plus conquis même si je déplore l’absence de ce mode nuit que je retrouve alors dans Drafts.
Peu à peu, je me retrouve à démarrer mes écrits dans Nebo en employant le Pencil vendu par Apple.
j’écris au long court sans me préoccuper de la reconnaissance qui est de plus en plus fine, quitte à biffer ce qui est foireux à la relecture.

Une fois ce premier long “jet” écrit, je vérifie grossièrement si Nebo s’en sort correctement puis j’exporte le texte
“nu” vers Drafts comme annoncé plus tôt.
Je reprends ce texte ensuite en le balisant en markdown. Mode nuit activé mais, selon l’heure, je bascule vers la pointe silencieuse du Wacom Bamboo.

Ce changement d’outil me permet de repérer mes erreurs de saisie généralement, mais aussi de glisser quelques notes en bas de page. Et, loin d’être inutile, de redécouvrir le texte car désormais affiché sous une autre forme.
Enfin, toujours depuis Drafts, je conserve mes habitudes d’export vers Editorial, Day One ou Ulysses.
En résumé, rien n’a réellement chargé, c’est simplement Nebo qui s’est invité en tête de mon dispositif de rédaction sur iPad Pro avec son épatante capacité à me comprendre (…en terme de calligraphie, CQFD), ce qui ne marque jamais de me surprendre !
Même si je publie moins, cela ne m’empêche pas d’écrire quotidiennement. Et essentiellement sur l‘iPad au calme. Parfois cela se déroule la nuit quand l‘insomnie me gagne.
Certes, l’usage régulier de Castro: Podcast Player pour m’enquiller une série de podcasts en accéléré est une manière astucieuse de préparer ma nuit, reposer mes yeux. Et m’endormir.
Malheureusement j’ouvre fréquemment un œil vers deux heures du matin. Rester sous la couette est mon unique vœu dans une atmosphère à 15° …sauf que des idées — plus sottes que grenues — affluent, trotinent, s’installent et finissent par me réveiller complètement.
Le temps d’arranger en silence une montagne d’oreillers pour soutenir mon dos, récupérer l’iPad puis lancer Drafts en mode nuit, me voilà prêt à griffonner quelques notes …à la main.
Pas question de réveiller ma compagne… j’ai d’ailleurs laissé de coté l’Apple Pencil qui est, certes, remarquable mais bruyant au contact de l’écran.
Du coup, la nuit, je lui préfère, dressé sur sa patte de caoutchouc (!), mon vieux Bamboo Wacom de première génération qui glisse sans bruit, lui, sur la surface de ma tablette.
Je sélectionne MyScript Stylus - Handwriting Keyboard et j’écris, je calligraphie, laissant à ce clavier le soin de reconnaitre mon écriture et la transformer en caractères d’imprimerie.
C’est phénoménal (fenomenal comme le prononce à l’espagnol ma fille…!), ma plume se balade en bas de l’écran sans que j’ai à me soucier d’afficher tel ou tel clavier. J’écris…
Je ne sais si cela est propre à la dernière beta de iOS, à mon patient travail sur mon écriture mais le taux de reconnaissance approche désormais les 99%.
Bref, pas de touches, juste ce bamboo qui court sans bruit. Et votre serviteur qui dessine à grands traits sa calamiteuse calligraphie, espace largement ses mots…
La fin de l’année approche à grands pas dans une atmosphère de fin du monde chargée de particules sournoises. Je ne sais si nous allons tous (!) survivre à cette déferlante de polluants. Au cas où vous auriez l’opportunité de rester chez vous au lieu d’encombrer la chaussée au volant de votre véhicule, pensez à essayer ce qui, à mes yeux (et surtout …à ma main droite), est assurément la plus épatante révolution de l‘année 2016.
Mon sentiment n’a pas dévié d’un iota sur ce plan ! Que ce soit avec Drafts la plupart du temps, avec Ulysses, iA Writer sur iPad ou encore MyScript Nebo (…associé alors au Pencil pour le coup), retrouver le plaisir de la calligraphie, se passer du clavier me procure un immense plaisir.
Je sais fort bien que ce sentiment est loin d’être partagé, l’usage du clavier naturel pour nombre de mes connaissances. Mais, tant pis, j’aime écrire avec, coincé entre trois doigts, ce petit tube nommé tour à tour crayon, stylo, stylet…!
Comme je l’ai souligné naguère, je suis surpris du peu d’écho consacré à ce dispositif. Et, inversement, amusé par celle offerte à des technologies que l’on risque de passer par pertes et fracas d’ici trois matins.
Mais en même temps, n’est-il pas déjà trop tard, la calligraphie semble appartenir au vieux monde, n’a manifestement pas l’aura de la modernité. Circonstance aggravante, tout le monde peut s’emparer de cette “technologie” dès lors qu’il sait écrire ! Mais commander ses lampes de chevet depuis son iPhone, lister les nouveaux emojis, ça c’est nettement plus …moderne !
J’attends avec impatience la version 2 de Stylus qui devrait débouler en 2017 comme me l’avait soufflé l’un de ses développeurs, une version disposant d’une partie du code de Nebo. Et donc proposant une reconnaissance plus fine.
Pour le moment, j’aligne les lettres, les mots, les phrases avec Stylus sans m’épuiser, je retrouve le plaisir de noircir des kilomètres de lignes en… dessinant !
De l’autre côté de l’atlantique, certains souhaitent cesser définitivement l’enseignement de l’écriture manuscrite et préfèrent réduire les jeunes générations au seul apprentissage des subtilités du clavier… c’est ballot car c’est tirer un trait sur la motricité fine qui sert pour écrire, dessiner mais pas que…
À force de retirer aux individus nombre de tâches qui sont aussi synonymes de plaisir, tuer tout ce qui ressemble à de la créativité non productive, ne penser le monde que du point de vue de la consommation, ne soyons pas surpris par le nivellement qui s’étend.
Tout comme cuisiner des produits frais au lieu de réchauffer des barquettes, j’ai du plaisir à calligraphier mes lettres, quitte à passer pour l’un des derniers mohicans.
Oui, je renâcle à passer sous les foudres caudines. Mais qui se souvient de cet événement lointain à l’heure de la prolifération de fausses informations !
Bref, chacun fait comme il lui plait…
Inbox et filtres pour classer vos notes
dans
drafts |
écrire
Préambule …que vous pouvez passer !
ce jeudi matin vers 06:00, je descends préparer le petit déjeuner malgré une hanche douloureuse. Je suis d’une humeur de dogue car la douleur repart de plus belle (billet à venir !)…
Ma fille m’apprend qu’elle est levée depuis une heure et qu’elle a refait quelques traductions qu’elle avait bêtement mis à la poubelle par erreur depuis Drafts 4…
Impossible lui dis-je, Drafts 4 conserve tout ce que tu as jeté !
Le temps de retrouver l’onglet Trash dans le panneau de gauche… qui était effectivement masqué par un onglet Untitled, etc.
Du coup, ce billet pour les quelques lecteurs intéressés ! Et ma fille totalement soulagée malgré quelques documents refaits dans l’urgence… Merci à elle pour m’avoir inspiré ce dernier…!
Avertissement : J’avais naguère évoqué la notion de versioning dans urbanbike | Pratique : gestion des versions dans Drafts 4
Mais cet incident survenu à ma fille qui utilise Drafts 4 à l’université – urbanbike | Université, écrans et prise de notes – me permet de revenir sur des notions très pratiques…
Explications !

- À gauche | quand vous ouvrez une note, deux panneaux sont disponibles de part et d’autres, celui qui nous intéresse est à gauche
- À droite | Vous voici face à tous les fichiers enregistrés dans Inbox (le dossier courant de tous les fichiers vivants !) mais c’est en haut d’écran que les choses sont intéressantes… dont ce petit crayon !
Pas de précipitation…
Inbox, Archive et Flagged : qu’est-ce que c’est…?
Quelques notions à conserver en mémoire : de fait, Drafts 4 ne gère que deux dossiers, Inbox et Archive.
Flagged n’est pas un dossier mais un simple marqueur, un drapeau, une info que vous pouvez ajouter à n’importe quel fichier avec une notion tacite que* vous* lui attribuez, genre “prioritaire”, “important”, “en cours d’écriture”. Bref, cet indicateur reste à votre discrétion !
- Inbox est le dossier qui contient tous les fichiers actifs
- Archive est le dossier qui contient tous les fichiers archivés, inactifs
- Flagged est un indicateur à votre usage …que vous pouvez utiliser ou non !
Des filtres en place de dossiers
Drafts 4 ne possédant que deux dossiers (fichiers actifs et fichiers inactifs), comment ranger, classer ou retrouver vos fichiers ?
Par une série d’onglets qui vont enregistrer des recherches sur des mots clés et avec des critères que vous choisissez !

- À gauche | Par défaut, trois onglets. Pour créer un nouvel onglet (un filtre), un appui sur le signe +…
- À droite | Chaque nouveau filtre doit être renseigné…
- Le nom de l’onglet
- Dans quels dossiers agir ? Les actifs de Inbox et ceux archivés ? Sans oublier une option supplémentaire (par exemple, ne prendre en compte que ceux marqués ?)
- Les mots clés à chercher (minimum sinon, vous retrouvez la même liste que dans Inbox)
- L’ordre dans lequel afficher la liste ces fichiers (critères de tri)

- À gauche | Du coup, si mon dossier de documents actifs est plein comme un œuf… Il m’est facile de retrouver ceux possédant les mots “travailler chez soi”…
- À droite | …un simple appui sur le nouvel onglet m’extrait les fichiers qui correspondent à ces critères (cf. Copie d’écran précédente)
Et la poubelle ? Magique !!!
Attention : Si vous ajoutez des onglets, vous risquez de ne plus visualiser celui de la poubelle ni le crayon…! Ils sont présents mais masqués…

- À gauche | Je ne rigole pas, c’est ce qui m’est arrivé (…lire l’intro de ce billet). Or il suffit d’effectuer un simple déplacement horizontal du doigt vers la gauche pour retrouver le crayon, l’onglet Trash et sur son contenu spécifique ! Car rien n’a été supprimé, c’est une suppression à double détente que propose Drafts 4…!
- À droite | En effet, mettre à la poubelle n’est pas supprimer ! Merci à Greg d’avoir anticipé nos erreurs de suppression !
- Chaque fichier possède une option Delete individuelle en rouge bien visible…
- …vous pouvez ramener (1) un fichier malencontreusement poubellisé dans le dossier Inbox (…ouf !)
- Ou décider de tout supprimer (pas obligé, personne ne vous y oblige et vu le poids des fichiers texte en Markdown, c’est comme un dossier supplémentaire !!) en utilisant les options de (2) Operations en bas d’écran.

- je ne vous fais pas un dessin : un appui sur Empty Trash déclenche une grosse vidange sans espoir de retour.
Comment modifier la destination d’un fichier au fur et à mesure…?
Au quotidien, un simple glissé du doigt vous permet de ranger vos fichiers…

- Je n’explique rien de plus…
C’est simple, rustique, efficace et c’est l’une des raisons pour laquelle je conserve Drafts 4 en toutes circonstances comme mon premier outil de notes… notes que je rédige à la main sur mon iPad avec Stylus…
Pour mémoire, tous ces fichiers — comme les infos de la barre additionnelle ou les actions — sont synchronisées via iCloud. Je les partage entre le iPhone 6s+ et le iPad pro ; ma fille entre son iPhone 4s, son iPad Air 2 …et son vieil iPad 2 de prise de notes à l’université…
Bref, oui, je reste un inconditionnel de Drafts 4. Tous mes textes écrits avec Stylus le sont sur cette application de prise de notes. Et je me souviens encore de mon sentiment mitigé en juin 2012…
À suivre…