L’utilisateur d’écran tactile que je suis était ravi hier soir de voir de ses yeux ce qu’il imaginait en février 2006 en discutant avec David Borel et Dominique Chiron (…que je salue au passage…!).
C’est David qui avait déniché les premiers brevets et ce que nous entrevoyons alors était un bouleversement radical de nos outils quotidiens de l’époque.
Hier, une étrange impression, celle qu’une page s’est définitivement tournée et qu’une autre s’ouvrait. Mon MacBook Pro de 17 pouces (qui ne date que de 2009) devrait être mon dernier portable.
Je ne sais si je basculerais en fin d’année ou les prochaines sur un iPad pro mais cette grande surface scelle la fin d’un grand nombre de machines nomades.
J’ai également goûté l’ironie du clavier dans la couverture de l’écran du iPad tout comme la démonstration sans relief effectuée par Microsoft. Si ces événements rassureront nombre de professionnels, elles ne m’intéressent absolument pas. Je reste addict au clavier sur l’écran, clavier qui me permet de changer de langue, de mode. Clavier qui devrait intégrer dans sa barre additionnelle désormais étendue nombre de touches personnalisables. Ce que propose Drafts 4 en est un bel exemple même si cela peut sembler rustique.
Par contre, le stylet proposé hier avec sa gestion de pression m’enthousiasme… à la seule condition d’aller l’essayer en situation dans une boutique. Je ne suis pas le seul à en imaginer les potentialités, cf. 4 Reasons the iPad Pro is a Game Changer for Architects | ArchDaily.
Bref, avant de retourner me bourrer de… médocs (!) et dormir entre deux toux, j’ai poubellisé sans remords la version 3.0 de Paper qui fonctionne désormais sous iPhone. Mais qui me demandait de me connecter via une inscription à leur cloud pour l’ouvrir. Impossible d’y déroger. Comme si le cloud d’Apple ne suffisait pas a minima. Du coup, dégagé également de mon iPad.
Note de fin : bravo à Arnaud hier sur sa retranscription de cette Keynote “Dis Siri” 2015, le Live !…
J’ai conservé de mon enfance le souvenir quelques visites hautement soporifiques de châteaux et lieux chargés d’histoire. En cause, un temps de visite qui me semblait excessif, des plages de silence à contempler sans explications dans des pièces peu eclairėes des meubles poussiéreux. Bref, le tout déclenchant un indicible ennui pour l’enfant que j’étais.
Sans oublier, pour l’essentiel, des guides exécrables qui récitaient sans passion ni conviction des textes approximatifs mâchonnés entre leurs dents.
Du coup, adulte, j’ai évité comme la peste de suivre un guide…! Désormais, je révise ce jugement sévère…
Explications…
Ces derniers temps, trois châteaux (Le Château Fort de Rambures, le Château de Bonaguil - Fumel et le Château de Losse), trois guides différents et trois réussites…!
À Rambures, une guide fort drôle, pétulante et délivrant nombre d’anecdotes sur les habitants passés du château, remettant au passage les pendules à l’heure sur les réelles techniques de défense d’un château fort.
À Losse, une guide toute aussi claire interrogeant les visiteurs adultes comme les enfants, les incitant à fournir des réponses et même leur demandant assistance pour l’ouverture d’un incroyable coffre à secrets. Nombre de beaux objets à Losse dont un portrait en cire du roi Henri IV.
Lors de ces deux visites, sourire, humour et expression parlée claire et fluide.

À Bonaguil, nous nous sommes tombés sur un archéologue professionnel, amoureux des langues. J’avoue que nous avons été totalement subjugués par sa prestation de deux heures, par les anecdotes à chaque fois assises sur des citations de textes (…celles sur la fameuse Margot qui soulevait moults fois le coude droit), une connaissance parfaite des techniques de construction des châteaux forts (Bonaguil est le dernier de ce type à avoir été construit juste au début de la renaissance, en se souvenant que le maître des lieux avait pourtant rencontré… Léonard de Vinci…!) et de restauration, etc.
Mais le plus intéressant porta sur l’historique des mots, il nous donna un véritable cours d’Étymologie qui nous passionna tous car festonné d’exemples liés aux lieux et pièces que nous visitions en sa compagnie.
Sans oublier des informations sur les dernières campagnes de fouilles effectuées dont les fameuses demi-lunes qui sauvèrent de la cécité le seigneur de Bonaguil, demi-lunes récemment trouvées puis analysées par un opticien. Ou la fameuse dînette pour enfants trouvée parmi les ordures du château.
Après cette visite (comme celle des deux autres châteaux), une vision plus affûtée du confort et de l’hygiène dans ces bâtisses et nombre d’idées reçues virées à la poubelle…!
Dans tous les cas, l’envie de rappeler à tous ceux qui enseignent que l’enthousiasme, le savoir précis, les anecdotes vraies, la capacité d’intéresser et de prendre à partie avec humour l’auditoire sont la meilleure manière de réussir un cours. Pardon, de rendre une visite instructive et passionnante. Et même, qui sait, de déclencher des vocations.
Cela me remet en mémoire mon vieux prof d’histoire, Monsieur G, qui, sans aucun effort, obtenait immédiatement le silence et l’attention des 45 gamins dont je faisais partie par sa fabuleuse capacité à nous raconter la petite comme la grande histoire. Il était passionnant et passionné.
Jusqu’au 30 août 2015, une belle rétrospective des studio Aardman.

Avec pas mal de dessins, esquisses mais, surtout, plein d’éléments de décor. Dont un rappel des techniques de prise de vue…

Des maquettes gigantesques…


Et mes personnages préférés…!

Jubilatoire.
Plus d’infos sur Art Ludique - Le Musée - EXPOSITION AARDMAN

En bord de Seine donc…