Booster! m’épate
Ne jamais négliger les petites applications photo…!
Bref, se souvenir que de nombreuses applications disponibles sur l’appstore permettent de fabriquer des vues improbables avec un simple iPhone. Sur Twitter, je suis (du verbe suivre) les annonces de ces produits proposés à coût réduit (voir gratuitement) pendant quelques heures via macg ou icommephoto. J’ai cessé d’acheter au hasard (ruineux en fin de compte), je ne compte plus des apps que j’ai poubellisé…
Je suis ainsi tombé sous le charme de Booster! (voir cette chronique sur urbanbike). La surprise vient de ce qu’il est possible de réaliser à travers une interface a priori enfantine, et qui s’avère particulièrement puissante en prétraitement. Mon objectif au départ était de tester ce produit, d’en faire un billet. Puis théoriquement lassé, de le supprimer de mon iPhone. Et non…!
Après la rédaction du billet, j’ai continué à le tester dans des situations ubuesques. Ainsi, ce WE, je suis allé en forêt avec ma fille. Pendant que nous discutions en cheminant, j’ai démarré une série de photographies et lui ai montré comment modifier les préférences, filtre par filtre, effet après effet.
Après une grosse brassée d’images en mode experimentation, nous sommes rentrés.
Comme 645 pro — qui vient de passer en version 2.0 — ou MPro, Booster! permet d’effectuer une opération de prétraitement sur l’image qui sera capturée. En résumé, ces applications permettent de voir immédiatement à l’écran le rendu en basse résolution de l’image à venir.
Dès lors, il est très facile d’agir sur les curseurs ou la courbe pour régler le rendu et la force de l’effet souhaité. Certes, l’interface est envahissante. Mais une fois que l’on a compris le principe, on évacue assez facilement ces désagréments ergonomiques pour fabriquer le filtre qui répond le mieux à la situation.
Mais il y a plus étonnant : en essayant une fois de plus Booster! je me suis rendu compte qu’en conservant le doigt sur l’espace du déclencheur, l’image n’était pas prise, ce n’était qu’au moment où l’on relâche le doigt de l’écran que l’opération s’effectue. Exactement comme sur NoFinder ou MPro qu’il faut régler sur release (trigger).
Du coup tout en marchant, l’écran affiche les rendus chromatiques des scènes survolées. En prenant plus ou moins de vitesse et selon les zones à l’ombre ou la lumière, selon les réglages appliqués, j’ai pu capturer à la volée des images amusantes et saturées.
Bref, il y a une foultitude de petites applications qui ne payent pas de mine alors qu’elles sont épatantes. Ma recommandation est la suivante : ne jamais négliger d’essayer à fond tous ces produits à prix modiques. Mieux, de télécharger celles qui nous sont offertes gratuitement pendant de courtes périodes même si elles ne vous paraissent pas particulièrement intéressantes, la surprise étant parfois au rendez-vous. Soyez opportunistes dans le bon sens du terme, n’hésitez pas à investir un peu de temps à farfouiller, bricoler, essayez-les sans vouloir immédiatement réaliser la photo avec un grand P.
À mes yeux, Booster! fait partie des meilleures surprises de la rentrée même si l’on peut vite se fatiguer de l’aspect psychédélique années soixante de certains rendus…
À suivre…
- Notes
- En fonction du zoom, la taille de l’image finale n’est pas identique… On passe de 3264 par 2448 pixels à 816 par 612 si on zoom (sic !)au maximum… Ensuite, facile d’agir également sur des images déjà disponibles dans son album Photo…
Pour finir, mes derniers essais portent sur PaintMee et INPoke. Sans oublier l’excellent Flashcode, dans un autre domaine, recommandé à Orly (cette personne se reconnaîtra…)