Film devenu un documentaire des années quatre-vingt…
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Hormis retrouver les épatants Serrault, Noiret et Dorothée dans cette histoire policière (…dialoguée en partie par Audiard), j’ai particulièrement apprécié Pile ou face pour son aspect… ethnographique, quasi documentaire qui nous a ramené quatre décennies en arrière…!
Pour info, ce film est visible sur Arte…
Ce qui m’a frappé, en me décalant du scénario, c’est retrouver la ville de Bordeaux sous son aspect sombre (…le film a été tourné en 1980), celui que nous avions en tête après y être passés quelques années après dans le cadre d’un évènement au château Beychevelle…
J’ai apprécié les plans filmés dans la ville à cette époque (nous y sommes retournés deux décennies plus tard et l’agglomération entamait sa rénovation). Je me souviens d’une longue balade à pied dans ses rues. Le film donne à voir l’ambiance du port fluvial, les propriétés en bord de Garonne, témoigne de l’état de l’hôtel de police et de ses bureaux, ausculte un petit collectif récent qui sert de cadre à l’intrigue, fait quelques virées dans des bars, restaurants et hôtels borgnes…
Sans oublier l’espace de travail où bosse Serrault avec ses employés fliqués par un chef en surplomb dans sa cage de verre…!
J’ai retrouvé l’omniprésence de la fumée de cigarette (la clope que l’on allume partout… en voiture, dans les appartements ou dans un bar de nuit sans se soucier de savoir si cela dérange), une attitude qui a heureusement disparu…
Coté ethnographique pour ces intérieurs chargés que résume (en partie…!) cette réplique de Serrault : faut une passion peu commune, Monsieur l’inspecteur, pour endurer vingt-cinq ans la poterie de Vallauris et la dentelle du Puy… en référence à l’appartement qu’il occupe…
Bref, entre les papiers peints, les meubles, les rideaux et tentures chargées, les objets (napperons et tableaux compris…), je n’éprouve aucune nostalgie pour ces univers chromatiquement déprimants, encombrés…!
Le film m’a permis de restituer cette citation que j’avais déjà lue sans en connaître la source…
La justice, c’est comme la Sainte Vierge, si on ne la voit pas de temps en temps, le doute s’installe.
Hier soir, j’ai visionné le documentaire sur Thorin, une enquête scientifique qui s’est déroulée dès 2015 quand un groupe de chercheurs sous la houlette du préhistorien Ludovic Slimak découvre des fossiles néandertaliens dans une grotte, la grotte Mandrin, un endroit remarquable situé dans la vallée du Rhône en dessous de Montelimar .
Je copie/colle ce texte que vous trouverez sur la description du documentaire d’Arte :
Des chantiers de fouilles aux laboratoires, cette captivante enquête, qui convoque des savoirs pluridisciplinaires – archéologie, tracéologie, paléogénétique… – et des chercheurs passionnés, lève le voile sur l’une des plus grandes énigmes de la Préhistoire et met au jour l’histoire inédite de la rencontre de deux espèces humaines dans le sud de la France. Premier fossile néandertalien exhumé depuis cinquante ans, Thorin, dont l’ADN le rapproche de cousins d’Europe du Sud, dessine ainsi une toute nouvelle branche méditerranéenne chez les individus de son espèce, avant leur disparition, bien plus progressive qu’imaginé jusque-là.
Quelques semaines plus tôt, j’avais visionné un documentaire sur la mystérieuse civilisation des nuraghés en Sardaigne.
Des constructions en pierre dont j’ignorais l’existence et, désormais, objet de curiosité pour moi au même titre que les étrusques après notre séjour en Italie en 2023 à Perugia.
Second copier/coller :
Car si les communautés nuragiques ignorent l’écriture, ces ingénieux bâtisseurs témoignent d’une étonnante maîtrise architecturale, qui se complexifie au fil des siècles, notamment avec la technique de la tholos, ces rangées circulaires de pierres superposées, au diamètre de plus en plus étroit jusqu’à la fermeture en dôme. Organisée en villages interdépendants, sans pouvoir central, cette société pacifique pratiquait l’élevage et la polyculture – céréales, mais aussi vignes et fruits.

- Sainte-Victoire | octobre 2024 | Combien de Thorins planqués dans ces reliefs…?
Ce matin, en lisant les premières informations à propos des résultats de l’autre côté de l’atlantique, je ne suis pas sidéré, juste attristé.
Toute cette aventure humaine remarquable pour ça !
Certes, à l’échelle de notre planète, l’apparition de l’homme est récente mais je mesure mieux les conditions à venir de sa/notre disparition.
Ma moitié s’amusait ce matin de mes lectures d’adolescent des ouvrages de Philip k. Dick en soulignant ironiquement que l’on allait pouvoir suivre tout cela en direct !
Bref, le maître du haut château va s’installer sur son trône, quitte à être replacé à brève échéance par un gars encore plus barré.
Dans sa cour, le gourou des infox et une masse de soldats mascu ravis de reprendre le contrôle du corps des femmes, le tout sous le regard bienveillant d’une représentation de papas imaginaires.
Exit (en vrac) …Gaza, l’Ukraine, l’Afghanistan, la protection de l’environnement, la forêt amazonienne, la réduction des sources de pollution, des pesticides…! Bref, comme la liste est longue, j’ajoute « des meilleurs et j’en passe…! »
« Forons, forons, forons…! » est le nouveau mantra des Shadoks qui nous gouvernent…
Récemment, j’écoutais une chouette chronique de Nadia Daam : Les pères souffrent-ils eux aussi de la charge mentale ?.
J’aime le ton de ses chroniques qui, instantanément, me connectent à mes propres réflexions !
Contexte : ma fille vit dans une tour de grande hauteur dotée d’un escalier et d’un ascenseur.
Chaque jour, quand je lui rends visite et si je ne suis pas trop chargé, je grimpe à pied la demi-douzaine d’étages. En repartant, je descends ces mêmes volées d’escalier.
Et régulièrement j’assiste à des scènes amusantes : ce jeune gars qui éprouve le besoin d’appeler l’ascenseur pour descendre me semblait — à première vue — en bonne forme physique ?!
Fun fact : si je pars en même temps que ce dernier, entre l’appel de son ascenseur sur le palier et son arrivée effective au rez-de-chaussée, je suis déjà dans la rue.
Steps ou marches d’escalier ?
Pourtant, nul besoin d’avoir un appareil dédié pour faire des steps, les marchés de cette copropriété me suffisent amplement.
Plus encore, ce qui m’amuse est de croiser en fin de semaine ces gens dans des fringues fluorescentes filant vers leurs futurs exploits pendant que leurs compagnes mitonnent le repas, effectuent le ménage ou distraient les gamins …quand ce ne sont pas ces trois tâches en même temps !
Ce n’est pas la première fois que j’assiste à ce type de répartition des tâches : les plus harassantes laissées à la compagne (…qui a déjà attendu les gamins pendant neuf mois) et qui semble condamnée le reste de son existence à s’occuper, telle une fée multitâches, du bien-être de sa tribu !
Info : car même descendre les poubelles la semaine est compliqué…!
Pendant ce temps-là, notre héros trace en solitaire (…ou avec ses potes) les chemins de randonnée.
Les courses (…à la supérette…), jamais…?
J’avoue être sidéré de les voir infoutus d’optimiser leurs trajets pour participer au bien-être de leur tribu. Pas de soucis pour s’équiper d’accessoires rutilants et coûteux.
Mais investir dans un sac de 30 litres pour rapatrier des courses alimentaires réalisées en fin de jogging ?!
Rappel, on peux payer avec sa montre connectée et/ou son iPhone…!

Question amicale (non !) : peut-être que la mère des gamins aimerait également se balader sur ces mêmes chemins ?!
Enfin… qui va s’occuper de nettoyer la tenue nimbée de sueur du winner, brosser ses chaussures après son passage héroïque dans la boue ?!
C’est tout. Je me suis retenu.