À l’attention de quelques lecteurs qui tentent cette aventure…!
Utilisateur de Stylus avec le Pencil d’Apple mais également le Bamboo de chez Wacom, le tout sur un iPad Pro, je sais par expérience que basculer vers l’écriture manuscrite est à la fois géniale mais s’accompagne de légers désagréments qui peuvent rendre cette opération difficile. Voire même décourager les meilleures volontés ! Résistez !
En gros, vous savez écrire mais il vous faut néanmoins adapter votre écriture aux spécificités de la tablette. C’est aussi simple que cela !
Quelques idées pour ne pas abandonner !
Premier point, se souvenir que la version actuelle de Stylus ne permet pas (encore !) d’apprendre ou de mémoriser votre graphie, que c’est vous qui devez vous approcher d’une écriture normalisée que l’on pourrait qualifier de scolaire.
Du coup, effectuez des lignes d’écriture pour vérifier si votre écriture est reconnue et, surtout, pour la rendre plus compatible. Pour ma part, j’ai renoncé à former mes a comme des deltas grecs, mais également, appris à mieux former mes m pour les différencier de mes n.
Ensuite, si vous avez une bonne orthographe, ça va bien se passer. Par contre, si ce n’est pas le cas, vous risquez de rencontrer de légers soucis. Néanmoins, en écrivant à la main, Il semble que l’on réduit nos erreurs. À vérifier.
N’hésitez pas à accentuer en écrivant, ces informations sont précieuses pour la reconnaissance des mots.
Sur votre tablette, hormis Stylus, personne ne vous voit écrire. Aussi n’hésitez-pas à amplifier la taille de votre écriture, à écrire gros vu que cela sera aussitôt transformé en caractères d’imprimerie !
Espacez les mots pour bien indiquer à Stylus les groupes de lettres. Encore une fois, cette écriture exagérée est traduite en caractères dans les secondes qui suivent ! N’hésitez pas à exagérer, bonnes surprises en terme de reconnaissance.
Si Stylus commence à bafouiller, rien de grave : au lieu de changer de clavier temporairement, validez chaque lettre en appuyant sur la bonne reconnaissance dans l’une des trois cases prédictives.
Si réellement ça bugue, effectuez un retour ligne, histoire de déconnecter la saisie de celle qui précède. Et si cela ne suffit pas, revenez temporairement sur un clavier avec touches !
Il est vrai que tous les mots un peu étranges sont parfois corrigés à notre insu. Tous ces dysfonctionnements sont connus et devraient être corrigés dans une prochaine version. Patience.
Ensuite, selon le traitement de texte que vous employez, vous pouvez palier ces problèmes. Pas inutile d’y penser.
Enfin n’oubliez pas que vous avez des tas de gestes à votre disposition, que ce soit pour ajouter un espace, supprimer un blanc, effacer en biffant, corriger en écrivant sur une lettre, etc. Et même revenir sur les mots précédents en déplaçant le contenu de la zone de saisie vers la droite avec un balayage à deux doigts.
Dernier conseil : vous relire. Et vous relire encore. le correcteur a une certaine propension à revenir parfois sur ce qui a été bien reconnu d’emblée. Aussi n’hésitez pas à valider dans les trois cases prédictives la bonne orthographe, cela vous évitera des surprises ! Voire des répétitions de quelques lettres.
Au final, une plus grande fluidité
Si écrire à la main sur votre iPad demande un peu de volonté et de discipline au départ, une fois toutes ces astuces connues et assimilées, il est difficile de revenir en arrière tant le confort est patent.
Essayez divers stylets si vous le pouvez, histoire de trouver celui qui convient le mieux à votre écriture. le Apple Pencil demande un peu de pratique mais permet d’écrire très rapidement sur un iPad Pro, Stylus étant optimisé pour ce dernier. Mais il demande à être rechargé régulièrement. C’est pourquoi l’auteur de ces lignes emploie également un bamboo Wacom qui a une botte secrète en dehors de sa tête caoutchouc qui ne glisse pas sur l’écran du iPad (et fonctionne, de plus, sur n’importe quel écran), celle d’un total silence, pratique si vous écrivez la nuit.
Le choix du traitement de texte est également à prendre en compte même si le clavier Stylus fonctionne sur toutes les applications.
Pour ma part, j’apprécie ceux qui me permettent d’accéder à une barre additionnelle étendue, voire même de personnaliser cette dernière.
Dans cette perspective, tous les traitements de texte markdown sont chaudement recommandés, CQFD !

Billet écrit, faut-il encore le préciser, à la main !
Pour la personnalisation fine de la barre additionnelle ou l’ajout de fonctions (actions), trois produits…
Je n’étais pas emballé à l’idée de visiter le site du Port du Gard, ayant lu quelques chroniques assez rudes à son propos. bref, j’en avais une vision d’un gros ensemble transformé en Disney Gallo-Romain. Ma tribu a fini par me convaincre (ainsi que Dame Gillou et Axel que je remercie au passage…) et nous y sommes arrivés très tôt.
Le parking étant vide ou quasiment, Il nous a été facile de trouver l’une des rares places ombragées en prévision du retour dans un véhicule transformé en four solaire…

À l’époque, pas de présence militaire armée sur la voie qui conduisait aux contreforts de cet ouvrage imposant.

L’ombre met en relief les corbeaux laissés tels pour la construction de l’ouvrage ou pour d’éventuels travaux de maintenance.

Conseil de visite, au lieu d’emprunter de suite la voie qui double le pont sur la gauche, poursuivez quelques minutes derrière en passant sous le pont et en rejoignant le Gardon…

Bien entendu, franchir le Gardon permet de lire cette épatante architecture…

…puis d’accéder à un belvédère ainsi qu’à des espaces aménagés (dont des toilettes), voire de visualiser une construction des années trente qui lui fait face…

Vous pouvez grimper nombre de marches pour atteindre son sommet mais impossible de circuler au-dessus.

En revenant sur vos pas vers les parkings, passez une tête dans le musée souterrain qui se situe en face des caisses à gauche… Histoire de découvrir le degré de raffinement de l’époque…

Toilettes ou bikinis, les Romains n’avaient pas grand chose à nous envier…

Pour les étudiants, curieux mais aussi hydrauliciens et architectes, très belle information sur les trois tracés possibles envisagés par les concepteurs de cette alimentation en eau potable de la ville de Nîmes et pourquoi le choix de ce pont s’est imposé. Sans oublier un rappel des autres ouvrages nécessaires et des techniques employées (…ainsi que des soucis d’étanchéité rencontrés lors de la mise en eau, comment éviter les coups de bélier, etc.).

Bref, prenez le temps de cette visite…
Plus d’information sur Le site du Pont du Gard et sa fiche sur Wikipedia…
Photos effectuées avec Provoke ⚑ et un iPhone 6s+