Paradoxalement, l’endroit où je me rends le moins reste Paris. Aussi, quelle drôle d’idée de s’y rendre un vendredi 13 avec alerte orages et averses diluviennes…?

En sortant de la station Musée d’Orsay, c’est un Paris fraîchement lavé par la pluie qui m’accueille. Passage par le jardin des tuileries pour débouler dans mon ancien quartier, là où j’ai passé plus de trente ans à gratter.

Ça démarre par un passage chez mes amis opticiens que je cueille dès l’ouverture et qui s’occupent illico de mon inusable monture en titane.

Elle n’est pas à la dernière mode et ne pèse rien sur mon nez. Néanmoins, je dois faire vérifier les deux machins usagés qui sont en arrière-plan (!) et ensuite changer de verres.

Après coup, tour dans ce quartier, passage devant nos anciens bureaux et un peu de nostalgie en déambulant…



Avant d’atterrir à Neuilly pour discuter d’un peu d’activité à la rentrée…


Mon vieux copain (Bob, 35 ans…? Au bas mot…?!) m’a préparé une surprise à tester…

Je précise que la sienne est sans bulles…

Enfin, dument lesté, je reprends la voie ferrée…

Avant de finir, 24 heures plus tard, les transferts de données d’un écran vers l’autre… Merci Bob.
À suivre…
- clichés effectués comme d’habitude avec Provoke ⚑ — l’ami Henri Dominique m’est témoin (…car en copie du Mail), Toshihiko Tambo va ajouter Touch 3D à la prochaine version de cette application…
Je reste circonspect quand je lis, au début d’une information, le mot expert. Non pas que je me méfie des spécialistes mais je sors instantanément mes pincettes. Les experts pullulent (…mon facétieux correcteur m’a proposé polluent) et ont un avis sur tout, ce qui est bien pratique.
Je reviens brièvement sur cette histoire du jeune William qui localise une cité maya et qui est flingué aussi sec par une tripotée d’experts. Je n’ai pas compris comment il avait déduit la localisation d’une cité mais ce que je lis depuis 48 heures me sidère plus encore…!
Certes, j’ai conservé mes rêves de môme. Je me souviens de mes lectures d’adolescent, de celle de la découverte des vestiges de Troie par Schliemann. Même si aujourd’hui, les experts (sic !) ne sont pas d’accord, les fouilles continuent.
Et la ville existe bien… C’est ballot…!
Pour finir, un souvenir personnel.
Vous pouvez interrompre votre lecture d’ailleurs…!
Quand je suis retourné au Mexique juste avant mes 21 ans pour une grosse semaine (en 1974…), mon père qui bossait sur place avait décidé d’effectuer une virée dans le Yucatán à cette occasion. Je n’ai rien consigné à l’époque, mes souvenirs étaient frais et j’étais persuadé qu’ils étaient inoxydables (eh bien, non…!).
Nous avions quitté Mexico en voiture (…je me souviens qu’elle etait bleue, que c’était une voiture du parc du l’entreprise qui l’employait, Soletanche) et mis le cap sur Merida tout en passant par Veracruz (au retour) et Villahermosa (à l’aller), deux villes dans lesquelles nous avions dormi.
Je me souviens que nous avions passé quelques heures à Palenque puis remonté vers Merida sur une route peu fréquentée avant de finir non loin de Tulum à Cancún. Dans ces années là, il n’y avait pas encore de spots touristiques… mais par contre, je me souviens des quelques paillotes qui donnaient sur la mer et du sommeil réparateur du à la fraîcheur de l’océan.
Ensuite nous sommes repartis en sens inverse car ma permission avait une fin. J’avais eu le temps de visiter à Mexico le musée archéologique et, bien sûr, de faire un saut à Teotihuacan, site que j’avais parcouru quelques fois avec ma mère une douzaine d’années plus tôt (…voir en fin de page).
L’idée était de profiter de ma venue pour me faire découvrir les sites mayas que mon père avait eu l’occasion de visiter pendant ses propres périodes de repos. Dont Uxmal et Chichén Itzá.
Je me souviens de la route quasi vide, du fait que mes parents se relayaient (…et s’engueulaient quotidiennement…!), me laissant le volant quelque fois. C’était généralement mon père qui conduisait.
Je me souviens que nous avons souvent roulé tardivement (quand la nuit tombe, elle tombe brutalement…!), que je ne cessais de regarder le paysage défilant sous mes yeux.
Et de rêver à tout ce que j’imaginais masqué par la végétation, m’attardant sur les volumes nettement plus géométriques que d’autres…
Sans être un expert, je reste convaincu depuis cette longue traversée effectuée naguère que des tas d’autres sites n’attendent que leurs découvreurs. Et pourquoi pas un William en mode Schliemann…?
Laissons-le grandir et poursuivre ses rêves. Qui sait, un jour ce serait splendide qu’il nous démontre qu’il avait raison.
Clin d’oeil…
Vu que cela n’intéresse pas les experts, pour vos yeux…





Une suite si cela intéresse l’un de mes 6 lecteurs…