Quelle frontière tenue entre un calendrier, un agenda, un bloc notes, un journal intime, un carnet d’idées ?
Ces derniers temps, les lecteurs d’urbanbike ont pu le noter (sic !), j’ai testé nombre de solutions astucieuses sans réellement trouver celle qui me convenait. De Fantastical à QuickCal en passant par Wunderlist… Sans oublier Evernote que j’utilise quotidiennement pour conserver des URLs. Bon, lui, je le conserve…
Leur faiblesse…?
Aucune.
Juste que ces solutions ne sont pas adaptées à l’auteur de ces lignes et à sa manière de saisir, d’écrire, noter. Bref, le vrai souci dans cette histoire ne sont pas les produits mais bien l’utilisateur…!!
Moi.
En gros, je ne consulte pas mon calendrier (faites ce que je dis, pas ce que je fais…!), je ne me préoccupe jamais des alertes (qui ont même tendance à m’agacer…). Bref, j’entre bien les trucs à faire mais devoir revenir sur le bazar pour notifier que la tâche est faite, non, je n’y arrive pas.
Je ne prétends pas avoir enfin (…sonnez trompettes !) trouvé la solution ultime, implacable, géniale (quoi que !) ou universelle (re sic…!) mais juste la bonne distance pour ma manière personnelle de prendre des notes, mon hypergraphie numérique (…mot que je préfère à graphorrhée qui fait assez maladie honteuse…!). Car, à l’inverse de mon patronyme, j’écris souvent trop long avec ce besoin irrépressible de prendre des notes pour ne pas oublier ce qui me traverse l’esprit.
Bon, là, vous pouvez hausser légitimement les épaules en vous rappelant que j’ai du employer des termes semblables dans d’autres billets.
Et vous avez raison !
Aussi je ne vais pas chercher à vous convaincre. Pourtant ma (trop ?) fraîche utilisation de ce dispositif tend à me prouver que cela semble fonctionner, me correspondre.
Okay, pas d’alertes (…dont je ne me soucie guère habituellement…!), pas de gestion de tâches, d’événements, juste une liste de notes avec de un à trois rappels quotidiens… Si je le souhaite…!
Mieux encore, cette solution me permet de baliser mes notes au format markdown si besoin est, de fonctionner comme une réserve de petites notes, de fragments de texte qui pourront ensuite être développés sur des produits plus lourds comme Byword sur mon Mac ou Daedalus touch sur mon iPad.
Ce dispositif est même sauvegardé automatiquement sur DropBox à défaut de l’être sur un autre nuage comme iCloud. Et
Certes, pas de barre additionnelle comme sur Daedalus touch mais je me suis remis dans les doigts mes équivalents claviers Markdown car, génial, Textexpander fonctionne !
Alors, c’est quoi, comment ça fonctionne…?
Le principe de l’application est basique et c’est juste un léger détournement d’usage. Le produit se nomme Day One et a été évoqué succinctement ici. Depuis, la nouvelle iOS 5 est passé par là et plus de plantages.
Imaginez une application minimale qui vous propose de créer autant de billets ou notes que vous souhaitez, mais en les repérant chronologiquement.
Chaque note est donc repérée non par son titre mais par sa date de création (…ou de modification, j’y reviens).
Bref, vous créez une note qui sera toujours sans titre, elle est placée dans le calendrier à sa date de création.
Là où cela devient encore plus intéressant est que vous pouvez modifier la date — et l’heure — de cette note et la placer en aval ou en amont de la date actuelle.
Mieux, faire glisser (…intellectuellement s’entend) une note quotidiennement contenant tout ce que vous devez faire. Bref, au lieu de créer autant d’entrées que de trucs à faire, une liste et basta. Suffit de virer et/ou compléter les items dans cette unique entrée…
Un statut de favori peut être affecté aux notes clés pour les retrouver aisément. Et qui dit favori un jour, dit répudiation le lendemain…!
Sur la version iPad, l’export est encore un poil basique et le clavier sans barre additionnelle pour baliser du Markdown…
En gros, le dispositif est simplissime, associer des notes à un banal calendrier.
C’est une modénature d’un gros agenda papier avec, en plus, la recherche, le balisage et la possibilité de faire glisser une note dans le temps et/ou la marquer…
Ben oui, c’est basique… En tous cas, accessible à mes deux neurones et demi…!
En quoi est-ce astucieux pour moi ?
Je pourrais utiliser l’excellent Notes disponible sur iPad et iPhone et fourni par Apple. Non, ce n’est pas aussi souple et même si cela supporte désormais les raccourcis texte d’iOS 5, ne prend pas en compte ni Textexpander ni Markdown. Rédhibitoire…
Or Day One tourne à la fois sur iPad, iPhone mais également sur Mac, à chaque fois avec des spécificités adaptées à la plateforme sur laquelle elle fonctionne.
Ainsi, la version Mac me permet d’accéder à ces notes directement depuis la barre de menus, d’ajouter – sans me poser de question – une entrée. Mais pas encore à Markdown — pour le moment.
Et comme tout est synchro via DropBox, je retrouve ces mêmes notes sur mes périphériques, mes autres écrans et donc l’historique in extenso.
La seule faiblesse réside dans le système d’écriture du fichier (XML) — quid de sa tenue dans le temps — et de devoir faire des copier/coller entre applications (ce qui ne me dérange pas, soyons clair). Et l’absence (pénible) d’option de déplacement du pointeur par tapotement sur l’iPad.
Bon, un oeil sur sa structure sauvée dans DropBox me rassure; chaque note est bien distincte des autres.
Sans oublier un accès sécurisé par code.
Encore une fois, le système que je vous décris est un carnet de petites notes, d’idées, de fragments originels qu’il me reste ensuite à développer sur cette même base. Ou ailleurs.
C’est cette liberté de revenir à tout bout de champ, de baliser ou non mes textes, de les amender, de me souvenir que j’ai écrit ceci il y a deux jours, cela la semaine passée qui me plaît.
Passer de la liste de toutes les notes aux favoris
Un clic et hop…!
Mode calendrier sur Mac…
Et survol des débuts de chaque texte…
Je copie colle dans Byword sur Mac (ou Daedalus touch sur iPad) un sujet important (ce billet) mais je recopie ensuite en retour dans Day One (et ai la surprise de voir mes images avec les liens Markdown dans la version iPad).
Bref, je centralise mes notes ici sans hiérarchie aucune, juste en déplaçant ce qui doit être fait. Et c’est tout.
Pour finir, rendu sur iPhone…
Avec masquage possible de la barre de menus…
Bref, cela me plaît pour la bonne raison que Day One est devenu de facto un endroit où je passe naturellement plusieurs fois la journée depuis mon Mac ou l’iPad, et donc, où je balaye mes notes.
Et dès lors les trucs à faire (tiens, la TVA ce soir…!), les rendez-vous à prendre… C’est ce coté minimal, basique mais bien pensé (élégant même) qui me convient.
Bref, après mes tests de Things, Wunderlist, FireTask, Fantastical (et tous ceux auxquels vous avez échappé…!), un peu de rusticité me sied bien…!
Pour l’instant — sauf énorme crash de toutes mes données, je suis heureux…
Ultime mise en abîme…
À suivre…!
Suivre son activité est, bien entendu, indispensable quand on travaille en indépendant, chez soi comme dans un bureau…! La seule difficulté porte sur le choix des outils dès lors que l’on opte pour une application (…ou série d’applications) en lieu et place d’un carnet papier.
L’indépendant n’a pas besoin d’un suivi en temps réel mais bien d’un système de gestion pratique de ses tâches avec, si possible, un système simple de rappels et d’alertes. Pour mémoire, son précédent carnet papier ne s’ouvrait pas tout seul (!) et cela ne l’empêchait pas de bosser. Néanmoins, pouvoir se décharger sur un dispositif astucieux et donc lui confier in fine plus de choses à rappeler s’avère peu à peu essentiel.
Wunderlist déjà évoqué sur urbanbike offre l’énorme avantage d’être un dispositif totalement autonome, gratuit (pour le moment) et — surtout — accessible depuis de très nombreuses plateformes. Mais aucun lien avec le module iCal (le Calendrier du Mac) que l’on retrouve tant sur iPad, iPhone que sur Macintosh.
Alarms Express, la timeline du sédentaire…
Pour les plus sédentaires d’entre-nous, des solutions plus simples existent comme Alarms Express (lien App Store) qui ne fonctionne que sur Macintosh.
Ici en mode rappel visuel clignotant…!
Cette application est parfaite si vous ne quittez pas votre écran. À la demande, une timeline s’affiche sur toute la largeur de votre écran et vous permet de visualiser toute la journée découpée en tranches horaires. Cette journée est paramétrable, à l’utilisateur de définir sa plage horaire.
Petit plus, les dates anniversaires ajoutées dans le carnet d’adresse sont activées automatiquement si souhaité.
Un double clic dans cette représentation linéaire de la journée permet de planifier de nouveaux événements à tous moments (…passer à la poste, récupérer la gamine à l’école, expédier un mail de confirmation, etc.), événements qu’il vous sera possible d’ajuster, reculer ou avancer selon vos besoins par un simple glissement dans la timeline. Dès qu’un événement se retrouve à l’heure définie, il vous est immédiatement signifié par une alarme visuelle et sonore.
Ce système s’avère simple et efficace. Bien sûr vous pouvez programmer des actions pour les jours qui suivent, mais surtout y glisser des urls que vous avez repéré sur internet que vous pouvez y glisser pour une consultation dans la journée… Bref, une série de post’it… en ligne…!
Quid de la synchronisation avec iCal…?
C’est ce point qui me peinait ces derniers temps. Entrer un événement et ne pas le retrouver dans iCal — et donc absent de mon iPhone ou mon iPad dès lors que je suis en déplacement, c’est pas très efficace.
Si Wunderlist répond bien avec son puissant système de synchro, c’est un peu dommage de ne pouvoir disposer de la puissance de iCal et de ses alertes juste avant chaque événement.
Fantastical entre en action…
Je me suis décidé à tester Fantastical (lien App Store). La version 1.1 venant d’être mise à jour et réglant a priori pas mal de bugs, je me suis lancé, espérant trouver l’oiseau rare pour coordonner en une seule opération la prise de notes, rendez-vous et autres tâches à réaliser. Et la synchro sur iCal.
Miracle, cela s’avère juste. Certes, elle ne fonctionne que sur Macintosh et se place dans la barre des menus (voir la première copie d’écran de ce billet, l’icône à gauche d’Alarms Express), ce qui la rend disponible depuis toutes mes applications. Mais c’est sa réelle osmose avec iCal qui me séduit.
En survolant le calendrier, les tâches de mes divers calendriers s’affichent tout comme les tâches du jour ou plus…
Via les préférences, pas mal d’options sont disponibles, certaines cosmétiques, d’autres assez sioux. Mais le réel intérêt dans mon usage est de retrouver toutes mes entrées sur iCal sur l’iPad ou l’iPhone, parfaitement synchronisées et distribuées selon les calendriers employés.
Ainsi, ce matin en corrigeant mon billet dans Daedalus touch sur l’iPad, hop, une alerte d’une tâche à exécuter 15 minutes pile-poil avant sa programmation s’est affichée. Comme mes calendriers sont synchronisés, ce que j’ai entré hier sur ma machine de travail se retrouve automatiquement sur mes autres écrans connectés via MobileMe.
Du coup, je me retrouve à utiliser à nouveau les briques élémentaires mises en place par Apple via cette application tierce fort efficace qui offre d’autres perspectives car sa connectivité ne se limite pas au seul iCal. C’est pourquoi je vous engage à lire la FAQ de l’éditeur car les perspectives d’utilisation (ici, copier/coller depuis le site Web) sont étendues :
Fantastical works with your favorite Mac calendar application: iCal, BusyCal, Entourage, or Outlook. You can even use your iCloud, MobileMe, Google Calendar or Yahoo! Calendar accounts: simply add them to iCal and you’re all set.
Bref, une solution assez sympathique pour retrouver l’usage d’iCal dans mon quotidien et plus dans le cadre d’une activité en entreprise.
Dernier point, fonctionne certes sous OSX 10.7 mais aussi sous 10.6.x…!
Comment ça marche…?
Au premier lancement, Fantastical vous incite à définir les paramètres du calendrier par défaut (dans mon cas, iCal) et s’installe ensuite dans la barre de menus. Bien entendu, optez pour un lancement au démarrage de votre machine.
Ensuite, créer une nouvelle tâche en cours de route est d’une simplicité enfantine, il suffit de remplir les champs ad hoc.
Exemple d’une tâche (!) plutôt sympa…
Qui apparaît de suite en survolant la date ou en cliquant sur le chiffre du jour…
Et avec la couleur du calendrier défini dans iCal…
Pas de souci pour éditer, supprimer, amender, déplacer une tâche.
Ou encore, changer de calendrier…
Il suffit de valider et hop, le changement d’info est complet (dont la couleur du calendrier home, personnel)
Et bien étendu, ces tâches se retrouvent dans mon calendrier sur iPad.
Sous le calendrier, vous pouvez présenter les tâches du jour mais plus encore…
Les préférences de Fantastical sont assez riches…
Le calendrier par défaut et quel système supporté (rappel, iCal dans mon cas)…
Sans oublier quels sont les autres calendriers concernés (…j’ai toujours opté pour un nombre assez réduit)…
Ou encore régler les envois des alertes…
Bref, toutes ces options permettent de n’afficher que ce que l’on souhaite sur son écran…
Mon programme de demain…!
À suivre…
Textastic reste, à mon avis, l’un des meilleurs éditeurs de texte sur iPad. Il est destiné à une population de forçats du texte que l’on a souvent tendance à oublier car loin du monde littéraire !
Et pourtant !
Quelle que soit l’application que vous utilisez, elle est basée sur du texte. Ce texte, c’est du code mais il nécessite comme n’importe quelle note, article, billet, un bon produit pour le saisir.
Sur iPad, il existe quelques outils mais l’un des plus aboutis me semble être Textastic qui s’affine de version en version.
Hormis ses diverses options de coloration syntaxique…
…Fort utiles pour ne pas oublier de fermer une balise, son développeur l’a doté d’une barre additionnelle glissante avec un grand nombre de caractères indispensables tant en HTML que pour d’autres langages.
Bien sûr, vous pouvez éditer votre texte (en plein écran ou avec un affichage des fichiers de travail, au choix)…
Le prévisualiser avec les images distantes si elles existent…
Et exporter comme bon vous semble…
Mais l’outil le plus astucieux reste une sorte de roue qui permet de déplacer très facilement le pointeur de sélection rapidement mais, surtout, de pouvoir corriger, sélectionner, intervenir sur une portion de texte.
De plus, une petite fenêtre de visualisation s’affiche pour assister l’utilisateur sur le bien fondé de sa sélection, outil indispensable dès lors que l’on manipule des portions de code.
Enfin, Textastic permet bien sûr des accès à des fichiers dans le nuage du net, soit via FTP, soit via DropBox ou MobileMe. Principe habituel du partage d’écran : à gauche le iPad, à droite le stockage distant (ici DropBox)…
A noter qu’il dispose d’une sécurité par code qu’il est facile d’activer pour éviter un accès non souhaité à vos données.
Pour finir, si je ne devais conserver qu’une seule application de texte sur mon iPad, il me faudrait choisir entre cette Jeep et Daedalus touch…!