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C’est moi qui l’ai fait.net | Le livre

Pascale Weeks

dans bosser partout | lire

Je n'ai jamais rencontré Pascale mais je la connais depuis pas mal de temps…! C'est Dominique en mars 2004 qui est tombé le premier sur son blog — Scally — à l'époque où nous animions Macdigit.com, car c'est un passionné de cuisine.
Mon premier commentaire date de mai 2004, le jour où elle s'était fait refiler 50 kilos de pommes de terre…! J'avais eu la visite de marchands ambulants assez collants quelques semaines avant et sa mésaventure m'avait amusé.

D'emblée, nous avions apprécié son blog, son écriture directe, sa fraîcheur et Dominique avait rédigé un billet sur son jeune site aussitôt sur feu macdigit…

Alors, si j'évoque aujourd'hui son livre, c'est que Pascale n'a pas changée…! Malgré un succès quasi planétaire, un blog ultra médiatisé, c'est toujours la même qui répond à ses courriels et qui continue à cuisiner pour notre plus grand bonheur. Sauf que son blog est devenu incroyablement dense et que l'usage de la recherche comme de l'index est indispensable…!

Du coup, la publication sous la forme traditionnelle d'un livre de ses recettes est une excellente idée. Vous y trouverez sur 220 pages en quadri et grand format 130 recettes concoctées sur son blog. Dont des photos de l'auteur au marché de Nogent sur Marne…!

Proximité…!
Alors voilà un bouquin de cuisine à s'offrir, offrir à ceux que l'on aime, offrir à ceux qui n'osent pas trop cuisiner. Car c'est la même formule, celle qui a fait le succès de son blog, que l'on retrouve dans son livre : une proximité de ton, une écriture simple, chaleureuse et directe. La plus grande partie de ses recettes sont précédées d'une introduction. Comment est née la recette, suite à quelle réflexion, discussion entre amis, rencontre, etc. Du coup, ce simple chapeau introductif rend encore le livre plus proche, un peu comme une amie qui vous explique avec un sourire comme procéder. D'autant que vous trouverez également des suggestions, des astuces pour les modifier ou les expérimenter avec d'autres ingrédients.

Attention, ne soyez pas surpris des conséquences en cuisine, la lecture d'une recette donne irrésistiblement l'envie de l'essayer…! Et je le recommande à tous ceux qui bossent chez eux, cuisiner est une manière plutôt agréable de rompre par rapport à son travail…

C'est moi qui l'ai fait.net
Pascale Weeks
First
9782754002547 | 17,90 €

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le 04/12/2007 à 06:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Alors, quelles leçons tirer des grèves et du travail à domicile…?

Pourquoi ne pas réfléchir dès maintenant, les outils existent…!

dans bosser partout | potager

Après une bonne dizaine de jours difficiles, la situation dans les transports revient à la normale. Je m'arrête exclusivement à ce qui se passe sur Paris et en région parisienne, seul coin dont j'ai suivi/subi — bien qu'à distance — les soubresauts…
Sans évoquer le pourquoi de ces actions, ce qui me frappe, c'est que tout reprend comme avant comme si rien ne s'était passé : tout le monde est heureux de constater que les liaisons ferroviaires sont rétablies, que le métro comme les bus fonctionnent.

Et hop.
Oubliées les matinées et soirées galères, oubliés la fatigue et le système D pour gérer la crèche du petit dernier ou s'occuper de la mamie impotente… Bref, on ne tire aucune conclusion pratique de ces journées en pensant certainement que cela ne se reproduira plus. Ah bon…?

C'est dommage car nous avons tous pu expérimenter à la fois l'aspect pratique des vélibs mais aussi leurs limites (eh oui, pour ceux qui sont en banlieue…), etc. C'était peut être enfin le moment de réfléchir aux possibilités offertes par internet et les outils numériques, inventer une nouvelle forme de télétravail au sein des boîtes… Trop souvent, ce sont des attitudes conservatrices qui ont prévalu, aucune mise en place en amont de solutions efficaces et pourtant disponibles…

Or, souvenons-nous que cette grève était annoncée, sa durée prévisible.

Questions…
Dans nombre de situations, n'aurait-il il pas été possible de basculer temporairement en télétravail et d'éviter ces raids éprouvants vers la capitale, raids particulièrement polluants et consommateurs d'énergie fossile par ailleurs. Avec un développement époustouflant de l'ADSL en France (…plus de 30 millions de personnes connectées en mars 2007 et donc autant d'ordinateurs au minimum), certaines entreprises n'auraient-elles pas pu (ou du) proposer à leurs employés de venir travailler par roulement au bureau et, le reste du temps, fonctionner en télétravail à la maison…?

Certes, cela pose des problèmes de sécurité au niveau des flux de données. Néanmoins, accepter que de nombreuses personnes s'activent sur leurs propres écrans, communiquent avec leurs mails professionnels ou personnels de chez elles aurait été beaucoup plus astucieux que de les laisser prendre les autoroutes d'assaut dès 5 heures du matin pour construire près de 600 kilomètres cumulés de bouchons…! Sans parler du reste, fatigue, pollution, inefficacité, perte de temps… Entre l'augmentation du prix du carburant, les aléas climatiques, demain des problèmes de santé publique, pourquoi ne pas réfléchir au sein de chaque entreprise à une option totalement décentralisée…? Et dès maintenant…?!

Avec des systèmes de messagerie instantanée peu consommateurs de bande passante, nous pouvons à la fois échanger des fichiers et des infos en restant connecté à nos clients ou collègues distants. Ce système est utilisé par les lycéens le soir pour échanger via MSN ! Pourquoi des professionnels ne l'emploieraient pas avec des réseaux comme Skype, iChat ou Google Talk…?!

Même la rédaction de documents, de présentations ou la consolidation de feuilles de calcul peut se faire à plusieurs claviers… Ces moments d'expérimentation sont aussi propices pour laisser à ses équipiers prendre plus d'autonomie et, certainement, surprendre par leur adaptabilité.

Il semble que très peu d'entreprises ont joué le jeu et c'est, à mon humble avis, une occasion ratée qui n'aurait pas coûté cher et idéale pour essayer des options réellement nouvelles.

Les pistes sont nombreuses…
En vrac…
• Cela peut commencer par la simple collecte les adresses courriels personnelles de tous les employés et l'édition d'un annuaire accessible sur le net via une adresse temporaire et protégée.
• Centraliser sur cet annuaire les numéros de téléphone voix IP ou les indicatifs Skype, MSN — et autres — de chaque employé pour permettre à tous de pourvoir se joindre.
• Plus simplement, donner la possibilité aux équipiers d'utiliser leurs adresses courriels professionnelles à partir de chez eux.
• Monter un blog temporaire d'entreprise qui permettrait à tous de s'informer en cas de crise et d'organiser les urgences.
• Recenser le matériel disponible chez les uns et les autres comme autoriser l'usage des portables de l'entreprise à la maison si nécessaire.
• Privilégier en priorité l'acquisition de machines portables au sein de l'entreprise.
• Proposer des licences d'anti-virus acquises en grand nombre et à prix cassé par l'entreprise pour sécuriser les machines des équipiers.
• Réfléchir à des solutions de messagerie instantanée pour tous, penser à tester ces outils collaboratifs via les navigateurs. D'ailleurs un nouveau concurrent arrive… Live Documents par InstColl (lire le billet d'Adscriptor…!)…
• Ouvrir des serveurs FTP pour certains fichiers énormes à déplacer.
• Lister les outils logiciels gratuits efficaces et communiquer à tous les adresses de téléchargements.
• Équiper tout à chacun d'une clé USB un peu musclée pour archiver comme transporter ses données.
• Etc.
Il y a encore mille idées à inventer…

Enfin, faire confiance…
J'ai parfois eu l'impression en discutant avec nombre d'amis dans des sociétés de toutes natures que nous nous retrouvons trop souvent face à des blocages psychologiques pour refuser le travail à domicile. Ne plus avoir sa cohorte d'employés à ses pieds est vécu comme un traumatisme, comme une sorte d'implosion de l'entreprise. Or je crois profondément qu'il faut faire confiance à ses équipiers, s'engager dans de nouvelles relations. Il y aura toujours un faible pourcentage de fumistes mais pénaliser toute une équipe n'est pas plus productif.

Je vais accentuer le trait : j'ai parfois le sentiment que certaines boîtes préfèrent conserver leur organisation actuelle qui se traduit par beaucoup d'agitation et de perte de temps pour masquer leurs propres dysfonctionnements. Se lancer dans une organisation à base de télétravail permettrait trop aisément de distinguer qui bosse réellement de qui glande…! J'exagère certainement.
Néanmoins, à la décharge de nombre d'entreprises, une telle organisation ne peut s'appuyer que sur une informatique efficace.

Pour finir, je note que l'AFTT — Association Française du télétravail et des téléactivités — incite les salariés à se manifester dès maintenant auprès de leurs employeurs. Par ailleurs, je me sens en accord avec les propos ironiques de Xavier de Mazenod sur son blog.

Sur urbanbike, c'est une réalité depuis des années de bosser chez nous. Offrez-vous notre intégrale.
Ce strip de Lukino est plus que jamais d'actualité, je vous le ressers à nouveau même si, la semaines dernière, il fallait parfois multiplier par 2 à 3 les temps de transport…

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Note(s) de lecteur(s)…

Merci à Jean de m'avoir signalé ce billet paru sur internetactu et signé d'Hubert Guillaud…
Rien que le titre est bon pour le mien : Le télétravail est bon pour le moral.
Juste un point qui me chagrine, l'étude citée ne parle que des télétravailleurs employés, pas des télétravailleurs indépendants. Or, au risque de froisser cette vision optimiste, bosser chez soi de manière indépendante est une liberté qui se paye au prix fort… C'était ma contribution à 5 cents d'euro.

le 26/11/2007 à 06:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

De très bons motifs pour continuer | 11 | Réduire la température en hiver

Un ajout au livre

dans bosser partout

Suite de La planète vous dit merci

Avec la baisse des températures en automne, le premier réflexe quand on travaille chez soi est de rester en t-shirt tout en allant vérifier le thermostat de ses radiateurs. De fait, cette simple action présente plein de points négatifs, pour la santé du télétravailleur comme pour la consommation d’énergie. Car conserver une température constante de 20 ou 21°C est particulièrement “énergétivorace”…!

Cette année, j’ai essayé — avec l’approbation de ma tribu — de fonctionner autrement. Nous avons mis les radiateurs à mi-régime dans les chambres des mômes (plein Nord) et dans la cuisine. Tous les autres thermostats ont été placés sur hors-gel. La consigne dans la maisonnée est de simplement se vêtir un peu plus dès le matin et de redécouvrir l’usage des pulls (pas la peine d’ajouter trop de couches comme un oignon…).

Du coup, le matin, la température dans ma chambre-bureau oscille entre 12 et 15°C. Ce sont les premiers jours suis sont déroutants car il faut s’adapter et ceci ne se fait pas d’un simple claquement de doigts (ou de dents quand on se passe sous la douche…!)…

Au bout de 15 jours, nous n’y pensons plus. D’autant que dans la journée, quand le soleil donne sur la façade Sud, la verrière fait office de capteur et nous pouvons couper le chauffage carrément pendant une bonne dizaine d’heures.

En résumé, ce que nous avons tous constaté est assez simple à décrire.

Déjà des nuits beaucoup plus agréables sous la couette : pas de desséchement du à une chaleur trop importante, un sommeil continu grâce à cette semi-hibernation nocturne…!

Ensuite, avec cette habitude de s’habiller plus correctement, vivre à 15 ou 16°C dans la maison ne nous pose plus aucun problème. Les premiers temps, on remontait les radiateurs dans la soirée… En ce moment, c’est devenu fréquent d’oublier de remettre le chauffage le soir.
Je touche du bois mais également une meilleure résistance aux soucis de santé semble se dégager (à confirmer). Pas de toux, pas de nez qui coule.
Plus cette impression de changer totalement d’univers en sortant dehors quand il fait -4°C (avec une veste adaptée, bien évidemment)…!
De fait, c’est aussi le taux d’humidité dans l’air qui peut provoquer un sentiment de gène mais avec une bonne ventilation naturelle, régulière (ouvrir les fenêtres chaque jour une dizaine de minutes), c’est parfaitement supportable.

Et devant l’écran…?
Là, je viens de vérifier, mon thermomètre affiche 15°C ce matin alors que mon vieux G5 indique une température interne de 44°C pour un brassage de l’air à 1100 tours minute… L’air chaud de ma machine est renvoyé sur ma droite, vers les fenêtres de mon bureau et, vu la hauteur sous toiture, ce fux ne réchauffe jamais mon poste de travail… Je suis habillé d’un jean, d’un t-shirt et d’un pull marin. C’est tout. Dans la journée et selon l’ensoleillement, la température va remonter légèrement de quelques degrés, genre 17° ou 18°C.

Bien évidemment, il est préférable de ne pas rester assis toute la journée devant son écran et de circuler dans son logement, marcher, boire régulièrement et déjeuner correctement.

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Des précautions à prendre sont celles vis-à-vis de l’électricité statique. Avec un pull en laine, éviter les liaisons dangereuses qui pourraient provoquer un choc électrique avec votre machine…
Une moquette ou un revêtement de fauteuil en acrylique peuvent avoir un effet plus que négatif…
Pour ma part, je suis pieds nus sur un plancher de bois, ce qui évite la conductivité. Et assis dans un siège particulièrement respirant, un Aeron (lire le billet sur urbanbke) de chez Herman Miller que je trouve incomparable avec tous ceux qui l’ont précédé…!

Juste dernier un point : bien évidemment selon la température qu’il fait dehors, il ne faut pas se retrouver dans la situation où l’on atteint le point de rosée (de gouttes d’eau apparaissent le long des fenêtres mais côté intérieur…!) En ce cas, remontez la température intérieure.

Réaction de Jean-François dont je publie in extenso le courriel…

Je vis dans ces conditions depuis 7 ans après avoir vécu dans des appartements surchauffés.
Dans les chambres, nous mettons un peu de chauffage juste avant de ce coucher, puis coupure général pour la nuit. Ce qui ne pose aucun problème de sommeil, bien au contraire. Coupure générale également dans le reste de la maison jusqu’au petit matin. Nous ne mettons le chauffage que vers 11h, un peu plus tôt pendant les grands froids. Il faut chaque année s’adapter à l’hiver mais c’est complètement jouable et très économique (1000 litres de fioul par an).
Je précise que je vis dans une maison à la campagne, que je regrette parfois de ne pas être en tee-shirt regarder la neige recouvrir les vignes, mais ma fille qui a toujours vécue dans ces conditions à souvent “trop chaud”. Quand il m’arrive d’aller voir des amis à Paris dans leurs appartements à 23°, cela m’est presque insupportable.
Nous ne sommes pas plus malade non plus et c’est confirmé depuis 7 ans.
Je précise que je ne fais pas ça par conviction écologique mais uniquement par mesure économique. Mais je ne reviendrai pas en arrière si j’en avais les moyens.

Merci Jean-François, j’avais un peu peur de passer pour un dingue ce matin en publiant ce billet…!

Note de Christian du 02 février 2008 qui remet les pendules à l’heure…

Je peux témoigner du contraire.
Je suis né et j’ai vécu jusqu’à l’âge de 11 ans dans une région très froide. Au lycée, j’ai été interne pendant cinq ans. Et l’internat c’est froid. Puis service militaire en Forêt Noire. Exercices et manœuvres dans la neige.
Logiquement, d’après l’idée reçue, je devrais être blindé !
Eh bien, il n’en est rien. Je ne supporte pas du tout le froid. Tous les hivers je suis sujet à maux de tête, fièvres… j’attrape rhumes et angines. En dessous de 17° (à l’intérieur) je fonctionne au ralenti, à 15° je suis paralysé. Bien entendu je m’habille ! Polaire par dessus le pull, chaussettes de rando…

Effectivement, nous ne sommes pas égaux devant le froid…

Ce que je voulais dire, c’est que le froid, on le supporte ou pas. Ce n’est pas une question d’entraînement, de conditionnement ou d’habitude. Je crois plutôt que cela dépend de facteurs physiologiques. Et je fais tout comme il faut : pas de chauffage la nuit, utilisation très modérée à heures fixes dans la journée (vu le prix que cela coûte…), repas normaux réguliers, etc.
Voilà. Je voulais simplement dire que, dans un contexte donné, nous n’avons pas tous les mêmes réactions physiologiques et qu’il ne suffit pas de le décider pour arriver à les maîtriser.

Encore une fois, nous ne sommes pas égaux pour les raisons expliquées par Christian… Tant mieux pour ceux qui le supportent (le froid) mais tout le monde n’est pas armé du fait de sa morphologie pour le supporter.

La seule chose que je peux ajouter deux mois après publication de ce billet, c’est que je supporte de mieux en mieux cette fraîcheur (15 °C) mais je ne suis pas dingue au point de ne pas me couvrir…! Juste ma résistance à des températures basses s’est accrue… Bon, cela ne fait pas de moi un surhomme…! Et j’ai toujours été, contrairement à Christian, assez solide sur ce plan. Mais en vieillissant, pas de doute, j’ai tendance à devoir plus me protéger.

le 23/11/2007 à 06:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #