Attention : possibles traces d’ironie en introduction…
N’était pas un écrivain voyageur habitué à coucher en pattes de mouche mes réflexions sur un carnet papier fatigué (…à l’aide, cela va sans dire, d’un crayon de bois rogné avec les dents), mais un simple quidam inféodé aux écrans (!), je persiste à me servir de Day One journal + mémoire…
Sur mon iPhone… Mais pas que.

Je ne vais pas développer à nouveau toutes les raisons qui m’ont conduit à faire le choix de Day One (…accessoirement retrouvez mes arguments via une recherche sur ce blog…) mais revenir aux usages, à mes usages pour être précis…
Comme je l’ai moult fois rappelé, le seul écran qui m’accompagne jour et nuit (…la nuit pour écouter des podcasts, lire des fichiers ePub ou me servir de réveil au petit matin…) est un iPhone, un iPhone 11 Pro Max actuellement.
Si mes déambulations restent modestes, urbaines la plupart du temps, j’apprécie de conserver notes et date de ces balades. Je pourrais me contenter de Ulysses, voire de Drafts, deux applications que j’apprécie particulièrement… Mais d’un naturel paresseux, je prends la plupart du temps un ou quelques clichés…
Et c’est ici que Day One reste incomparable…
À partir d’une image capturée par l’iPhone, — et donc géolocalisée et horodatée — créer une entrée dans ce carnet de voyage numérique est d’une simplicité incomparable.
Je l’importe et ce sont les données de l’image qui vont ajouter chronologiquement une nouvelle note, mémoriser l’emplacement de la prise de vue, rappeler la météo locale, afficher une carte.
Et, si je le souhaite, sur l’instant ou plus tard, compléter ce cliché de quelques notes saisies au clavier…
Instagram pour les amis, Day One pour moi…
Je ne me prive pas de cette simplicité extrême même si j’emploie en parallèle Instagram.

Or, plus fort encore, Day One va chercher toute nouvelle entrée dans ce compte Instagram, la rapatrier sous la forme d’une nouvelle note dans mon carnet de voyage.
Je l’ai dit, je suis paresseux.
Bref, Instagram — et l’envoi de chaque entrée vers Twitter — comme signe de vie à l’intention des amis mais sans géolocalisation précise, sans la date et l’heure de mes clichés.
Ces informations, seul Day One les possède car elles sont personnelles tout comme les notes que j’ajoute.
Des entrées automatiques ou volontaires
Du coup, mon carnet de notes numériques se remplit régulièrement de clichés, associés (ou non) de quelques notes saisies en marge.
Mon équipement de nomade urbain se réduit à cet unique écran, à la fois bloc-notes, appareil photo, boussole, billets de train, dictionnaire, grenouille météo, cartes topographiques…
Plus tard (…comprendre, le soir ou quelques jours après), au calme, je reprends ce carnet numérique que j’édite, complète, réécrit les entrées, la photo ou les photos associées me restituant le contexte de chaque événement.

Quand mon iPad est disponible, c’est dans Nebo que je reprends mes notes puis les copie colle dans Day One.
Mais cela peut aussi s’effectuer sur mon antique MacBook Pro de 2009 (…même si la version embarquée de Day One est obsolète et ne me permet que de créer de nouvelles entrées).
Connexion. Ou pas…
Car Day One est bien un carnet que l’on peut synchroniser au moment souhaité : pas nécessaire d’être relié à l’internet en permanence.
C’est uniquement en présence d’une connexion que le contenu de Day One sera synchronisé vers le serveur de l’application puis, dans un second temps, redistribué vers les autres écrans connectés à mon compte. Mais si j’ai modifié une note sur un autre écran (sur l’iPad notamment), c’est bien la plus récente qui sera prise en compte, CQFD.
Cela veut dire que je peux nourrir à tout instant mon carnet sur mon iPhone et que mes notes seront à nouveau synchronisées si le réseau est disponible, 4G ou internet.
Les textes sont synchronisés en premier lieu, les photos demandant plus de bande passante.
Day One supporte également les notes audio et vidéo mais j’ai peu exploré cette option (une douzaine de vidéos à ce jour).
Simplicité d’emploi
Voilà pourquoi j’emploie depuis tant d’années Day One, application qui a su se transformer, évoluer …sans jamais perdre une seule de mes notes.
S’il est naturel de rechercher en permanence la meilleure solution, se laisser séduire par les descriptions miraculeuses du dernier produit annoncé, il ne me semble pas inutile de rappeler qu’il existe déjà des applications qui fonctionnent, qui ont de la bouteille, du recul et font bien moins de bruit.

Alors, oui, cette solution a un coût pour l’utiliser à fond mais elle vous permet de nourrir votre carnet depuis iOS comme depuis macOS. Et de synchroniser ce carnet sur tous vos écrans, de ranger vos notes dans des dossiers précis, etc.
Bien entendu, il y a d’autres solutions mais je n’évoque que celle j’apprécie et utilise à titre personnel.
Pour finir, ma propre version de Day One consigne plus de 11 111 notes au moment où je termine ce billet (…comprenant 13 043 visuels) pour un total de 2798 jours…
Pour circuler en voiture, même si Apple Plans ou ViaMichelin : GPS, Trafic, Iti sont des solutions intéressantes, je reste obstinément calé sur TomTom GO Navigation.
Coté circulation en ville, en mode découverte, je suis un inconditionnel de MAPS.ME – Cartes et itinéraire : pas besoin de GPS dès lors que la carte de la région a été préalablement chargée, le wifi local suffit pour se positionner.
J’ai évoqué abondamment cette application, et plus encore depuis la disparition de Moves qui, lui, permettait de conserver une mémoire du trajet emprunté.
Bref, MAPS.ME me satisfaisait parfaitement jusqu’à hier soir…!
En effet, tout pourrait changer avec cette nouvelle version 2.0 proposée par les développeurs de l’épatante application météo Windy.com - Météo & Radar, Windy Maps, application qui tourne sous iPhone et iPad.
Premiers essais
Préalable : Ayant déjà un compte gratuit chez Windy.com, je l’ai également activé pour Windy Maps. En effet, cette dernière application permet de conserver lieux et itinéraires…
Première étape avant même de l’utiliser, télécharger au moins une première carte…

Une fois cela effectué, vous pouvez déjà faire le tour du pâté de maison ou de votre quartier en utilisant le mode Traqueur. Ni plus, ni moins qu’un suivi de votre parcours. Exactement ce que je souhaite quand je découvre une ville et que je me perds volontairement dedans…!
Avec ma fille, nous sommes allés nous balader dans le centre de Aix…

Le tracé dépend de la position des bornes et, en agrandissant le contenu de l’écran (notez la présence discrète d’un petit slider sur la droite de l’écran qu’il suffit de déplacer verticalement…!), ce dernier n’est pas linéaire mais amplement suffisant pour se restituer…

Pas mal d’informations sont engrangées sur le trajet effectué…

Au retour, vous pouvez enregistrer votre parcours si besoin est…

Pour les initiés, Béchard est l’un des meilleurs fabricants de calissons (Merci à Perrine pour le conseil…!)
Si vous avez un compte, vous pouvez ranger cet itinéraire dans un dossier…

Mais Windy Maps vous permet aussi de trouver un itinéraire.
Tiens… Et si demain nous allions à pied à la fondation Vasarely…?

L’application nous propose des options pour s’y transporter…

Dont le vélo (avec une option, vélo tous-terrains ou non, ce qui a une incidence sur le trajet). Le bouton Naviguer permet d’être guidé.
Notez que vous pouvez obtenir la météo de l’itinéraire… pour un trajet immédiat ou différé.

Rappel, ce sont les développeurs de Windy.com - Météo & Radar et donc…

Vous savez s’il faudra ou non se couvrir…!
Enfin, histoire de ne pas se déplacer pour trouver porte close, l’app vous offre d’autres informations utiles…

Voilà pour ce premier contact avec cette application…
À suivre…
Note de fin : on prendra le bus électrique de la ligne A, plus rapide en confortable.
Noter au fil des jours ses parcours, rencontres, lieux traversés peut toujours se faire avec un crayon, un carnet, voire quelques ektas argentiques, cela va sans dire.
C’est la règle chez les écrivains réfractaires aux technologies numériques et j’ai quelques arguments pour les conforter dans leurs choix.
Mais pour un quidam qui ne sort pas (trop) des sentiers battus, ne prétend pas partir à l’aventure, n’a pas viscéralement une sainte horreur du numérique (…comme il est bon de le rappeler à longueurs d’interviews…!) et, accessoirement, pas sa seule personne à gérer (…comprendre qu’il doit se soucier de ses compagnons de voyage, de sa petite tribu, faire le plein, conduire, effectuer quelques courses, trouver le prochain hébergement perdu dans la jungle …urbaine…), l’usage d’un carnet sur iPhone couplé aux informations de localisation, à l’appareil photo n’est pas si détestable…!!
J’ai bien un carnet avec des feuilles en papier (si, si…!) confectionnées avec des fibres de vrai bois et de vieux chiffons. Et un crayon. Pourtant, je m’évertue à employer Day One journal + mémoire depuis des années.
J’apprécie la sauvegarde de mes données textuelles, de mes photos, j’ai même un abonnement annuel désormais, et j’apprécie la direction que suit obstinément cette application même si je n’utilise pas toutes les fonctionnalités proposées.
Avec la possibilité de gérer plusieurs journaux, celle très récente d’importer automatiquement les entrées d’un compte Instagram (…ce qui change drastiquement ma relation à cette plateforme), d’importer les photos réalisées avec son iPhone, Day One journal + mémoire est devenu incontournable dans mes usages quotidiens, la mémoire de nos balades et évènements.
Mon propre Day One dépasse allègrement les …10 000 notes textuelles.
Il est vrai que l’arrivée soudaine de Instagram lui a ajouté d’un coup près de 3000 notes photographiques (…que j’ai pris soin de placer dans un journal dédié) mais m’a permis également de reconstituer à mon insu quelques bribes que j’avais négligé dans Day One.
Day One dispose d’un outil de texte qui balise en markdown mais je lui préfère Drafts: Capture ‣‣ Act qui me permet de contribuer dans Day One via une action x-callback-url. Et donc d’exporter un texte finalisé dans cet outil, balisé en markdown avec urls et compagnie, d’un seul appui dans ma barre additionnelle.
Nombre d’applications ont essayé et essayent encore de concurrencer Day One (dont l’excellent Ulysses) mais l’orientation initiale prise au départ par ses développeurs de était exclusivement orienté carnet de notes alors que ceux de Ulysses était de créer un superbe traitement de texte. Bien entendu, leurs propres options se recouvrent mais souvenez-vous bien de l’orientation première de chaque application…!
J’utilise Day One essentiellement sur mon iPhone même si je peux accéder à mes notes depuis mon antique MacBook de 2009 ou depuis mon iPad Pro.

- Touch ID pour accéder à toutes mes entrées…

- Multiples journaux et rappel du précédent billet… Écrit dans Drafts* et exporté dans Day One…
Le fait de s’astreindre à écrire tous les jours, à conserver quelques vues emblématiques au cours de nos balades me permet de garder le souvenir de toutes nos galères comme de nos émerveillements.

- Un véritable éditeur Markdown sans voir les balises…

- Un rappel de chaque évènement avec un grand nombre de photos…

- Et d’autres infos dont l’heure, l’altitude, la température, la localisation précise, le nombre de pas effectués au moment de l’entrée de la note…
Le fait de pouvoir ventiler ses notes dans plusieurs journaux est fort pratique : ainsi l’un de mes journaux me sert à noter toutes les tâches administratives, pas inutile pour savoir si l’on a remplit toutes ses obligations légales !
À une époque où nombre de mes relations réduisent le nombre de leurs applications sur leurs écrans, Day One (comme Drafts d’ailleurs) occupe une place de choix dans cette stratégie de ne conserver que l’essentiel.
À vous d’y réfléchir même si la version premium a un coût. Cela comprend la synchronisation sur plusieurs occurrences de Day One sur vos écrans (…quatre écrans dans mon cas car deux MacBook), la sauvegarde des textes et des journaux mais également des visuels (près de …12000 clichés dans mon cas)…

- Recherche par entrées (tous journaux confondus ou su un seul), visualisation des photos prises dans un secteur géographique (avec rappel via la couleur du journal source…

- Visualisation des lieux où les photos ont été prises… Rappel des jours où j’ai pris une note (là, tous les jours)

- Recherche par photo, recherche chronologique…

- L’ajout d’une photo exploite immédiatement ses informations EXIF (pratique…!) et à vous de saisir du texte immédiatement…

- Chaque note peut être exportée…

- …ici vers Drafts (mais notez que les balises Markdown sautent — pas les url —, point à corriger prochainement…)

C’est tout…! Bref, un grand Bravo à Paul Mayne et à sa bande de développeurs…