Ma vie est passionnante (non !), rapide résumé…
J’ai planté définitivement un disque de 3 to il y a quelques semaines et nos précieuses données n’étaient archivées que sur 3 disques (ou chaînages de disques de faible capacité ). Cette extinction (sic !) suivait celle de mon fidèle MacBook Pro 17’ de 2009 (a priori problème de batterie d’origine qui se déchargeait fort vite à la fin).
Bref, j’ai profité d’accompagner notre fille dans le Sud pour visiter Glanum, redécouvrir l’abondance des magasins mais, surtout, me faire livrer sans difficulté un nouveau disque dur de 6 to. Et enfin tester les performances de l’USB C, même partielle, entre deux disques identiques !

Je n’ai pas acquis un 7200 tours mais un second 5400. Après formatage, j’ai lancé la copie de données via SuperDuper! et, cinq heures plus tard, les 3 to du disque maître clonés sur ce nouveau disque au lieu des sempiternels 24 heures que m’avaient demandé le transfert des précédentes données depuis des disques avec de l’USB 2 vers le premier de ces disques 6 to.

En résumé, ça va vite, j’ai quasiment redécouvert l’eau chaude !
Cette expérience nouvelle pour moi m’incite à envisager en fin d’année l’acquisition d’un troisième disque de très grande capacité et de recommencer l’opération car les disques sont des éléments qui s’usent et il n’est pas superflu d’anticiper.
Hormis quelques fichiers personnels, ces disques contiennent des clichés issus de nos vieux reflex que de nos iPhones. Une mémoire visuelle de nos déambulations passées.
Je profite d’avoir une nouvelle (mais déjà vieille…!) machine (un MacBook 16 de 2019) avec un SSD de 1 to et ces disques de sauvegarde à plateaux pour poursuivre l’archivage en mélangeant sans souci HEIC, RAW et JPG via CaptureOne.
Et supprimer des tas de photos redondantes (ou ratées) !
Ces suppressions m’ont permis de retrouver de la place sur mes disques en éliminant de lourds fichiers RAW ans intérêt. Rappel, je crée un dossier par jour et archive en son sein toutes les photos horodatées.
Certes, travail de fourmi numérique mais l’occasion de revivre de chouettes moments, rafraichir quelques souvenirs et effectuer enfin cette tâche maintes fois reportée de consolidation de ces clichés.
Bien entendu, après la sortie du M1, j’envisage de basculer (un jour !) sur une machine avec ce processeur plus véloce. Un jour (ça prend parfois dix ans chez moi).
Bien sûr, j’aurais pu/du attendre quelques mois de plus et passer directement du 17 pouces de 2009 au prochain 16 de 2021 (…ou 2022). Sauf que non !
Avec des “si”, on peut réécrire l’histoire et mettre Paris en bouteille. Sauf que je n’ai plus beaucoup de temps devant moi…
C’est tout pour aujourd’hui…
NB : je vous incite à lire ce très long billet d’Olivier Ertzscheid sur parcours sup…
J’ai hésité à intituler ce billet “que sont mes amis — numériques — devenus…”.
Depuis… 1984, j’ai eu mon lot de disparitions d’applications, des outils quotidiens, superbes, qui ont fini par ne plus être maintenus. Pas forcément à cause d’échecs commerciaux mais, trop souvent, suite à de très mauvaises décisions de managers.
Cela va de Adobe FrameMaker sous macOS à des produits du début du Macintosh comme MacDraw, ClarisDraw, etc.
Quid de FoldingText ?
Quid de TaskPaper ? Deux applications de Jesse Grosjean, le talentueux developpeur de Writeroom — 2006 — naguère…?
La liste est longue, inutile de me lancer dans de l’archéologie numérique de mes premiers Macs, voire du Lisa…!
J’ai mis à la déchèterie quelques kilos de packages, manuels lors de nos deux derniers déménagements. Pas la place de stocker, idem pour les rares machines rescapées.

- Bon, pas eu à coeur de virer celui de notre premier compagnon numérique…
Sous iOS, pas mieux…
De très chouettes apps de traitement de texte se sont volatilisées, vite remplacées par d’autres très bons produits, certes. Ce fut le cas de Daedalus touch remplacé par la même équipe de développeurs par Ulysses qui arrivait de macOS.
Parfois, et c’est l’objet de ce billet d’humeur, c’est le développeur qui se volatilise, laissant une communauté d’utilisateurs bourdonner sur le site de l’application alors que le concepteur même du produit ne répond plus.
En ce temps de pandémie, on peut s’attendre à de tristes mais inéluctables arrêts. Mais aussi à de chouettes mises à jour.
Quid de Editorial ?
Quid de Byword ? Certes, ce dernier a été mis à jour il y a moins d’un an et fonctionne comme une horloge…
Mais, plus éloigné, quid de :
Heureusement, il y a — entre autres — Ulysses (la dernière version est remarquable), ia Writer, Day One ou encore mon fidèle Drafts.
Soudainement, nous prenons conscience que certains produits n’auront pas de successeur, qu’il n’est pas inutile de penser à la pérennité de nos écrits.
Bref, en ce temps de pandémie, il n’est pas inutile de réfléchir, de faire le point et de réorienter nos choix en terme d’outils.
Lisa ?
Rapide annexe nostalgie…

- Oui, un truc avec des disquettes…

- Et même une calculatrice RPN…

Allez, bonne journée…
Au mois d‘octobre 2011, par le plus grand des hasards, je suis tombé sur une application qui a « littéralement » révolutionnée ma façon de garder une trace des événements de ma vie quotidienne.
Dix ans plus tard, je l’emploie quasiment chaque jour…
Avec Drafts, Day One s’en rendu indispensable sur mes écrans.
Ces deux apps communiquent via x-callback-url, un protocole qui me permet d’exporter en une action un billet balisé en Markdown dans Drafts vers Day One…
Ce sont des apps qui ne cessent d’évoluer, tous les deux sur une idée d’un unique developpeur au départ…
Paul Magne pour Day One s’est entouré d’une équipe, lire cette épatante feuille de route pour 2021…
Greg Pierce pour Drafts s’est entouré d’une communauté d’utilisateurs.
Deux approches intéressantes…
Une question que vous pouvez vous poser est : « pourquoi t’encombrer de deux applications, l’une ou l’autre devrait te suffire…? »
Non…!
Drafts est le premier outil que je lance pour écrire avant les dispatcher, répartir… dans d’autres applications, de Ulysses à… ce blog ou encore Twitter.
Day One rassemble chronologiquement mes/nos déambulations, photos contextuelles, informations météo liées, nombre de pas, emplacements… Et d’autres notes expédiées depuis… Day One…!

- Notez que j’ai ouvert plusieurs carnets mais j’aurais pu me contenter d’un seul, ce qui était la formule de départ de Day One.
- Balades et Journal seraient à regrouper, opération tout à fait possible tant il est facile de déplacer un billet d’un carnet vers un autre…
Chronologie tous usages…
Je ne vous fais pas un pseudo mode d’emploi de cette app, juste un rapide zoom de mes usages de Day One…

- si je tape Ávila, soit je cherche toutes les entrées texte qui ont le mode clé Ávila dans leur contenu ; soit je cherche les entrées qui contiennent des clichés localisés ou rédigés dans Ávila… C’est la seconde méthode que je préfère…
Day One m’offre un épatant suivi mémoriel, un espace numérique qui me/nous sert à arbitrer les discussions, du genre…
- « quand sommes-nous passés à… Ávila ? »
Les informations retrouvées instantanément dans Day One nous évitent toute polémique stérile !

Bon, je me doute que vous vous en moquez du résultat… même si je recommande les deux derniers liens…
- En l’occurence, premier passage le 17 Février 2019 une première fois (…quelques clichés dont la note de restaurant de 40 €…). C’était la journée de découverte de la ville en venant, en voisins, de Salamanca…
- le 24 mars au retour d’un chouette séjour à San Ildefonso dans la Casa del Plantel tenue par Maria.
- Et enfin une nouvelle halte au SigloDoce le 17 mai au soir en rentrant de Tolède dans un froid polaire avant de regagner Salamanca…!
- Et je ne parle que des arrêts à Ávila, nous étions amenés régulièrement à longer cette ville qui occupe une position stratégique pour rejoindre Madrid depuis Salamanque.
Bien sûr, j’aurais pu me contenter d’Instagram et de mes principaux tags :
#EthnologuesChezNous
#sketchesofspainphotager
#sketchesofsalamanca
#EthnologueChezSoi
mais pas avec l’efficacité de cette chronologie active et… privée !
Bref, je ne vous pas un dessin : vous avez saisi l’intérêt d’une telle application mémorielle !

- Bien entendu, on peut rédiger des billets texte…

- et ajouter à ce texte des clichés (…ou ne placer que des clichés).
Chacun l’utilise à sa guise
Ma fille et moi tenons chacun des carnets dans dans nos Day One respectifs et cela nous convient, aucun de nous ne se force à y revenir, c’est devenu une saine habitude.
l’un comme l’autre, nous parcourons de temps à autre les entrées des années précédentes. À ce propos, l’application permet chaque jour de rappeler ce que nous faisions alors à la même date.
Hormis cette prise de notes, j’apprécie avant tout de visualiser en images les périodes écoulées (aucune photo spectaculaire, plutôt des clichés emblématiques qui, souvent, résument l’instant).

- Carte large de l’Europe dans laquelle je vais zoomer…
Car je peux — autre méthode — accéder à mes entrées en passant par la carte des clichés, chaque point marquant un (…ou plusieurs) cliché étant relié à un billet.

- Je recentre sur l’Espagne

- …et plus particulièrement sur… Ávila !

- Puis accéder à toutes les photos sur la zone de la carte affichée…

- Un appui sur l’une des photos me ramène dans le billet concerné…

Comme j’emploie la version avec abonnement, je peux truffer chaque journée de plusieurs entrées, chacune avec une série de photos si je le souhaite.
Grâce à Day One, je dispose d’une mémoire numérique précise…

Actuellement, des balades effectuées cette année de confinement (…qui ne semble pas se clore) et je peux même calculer le nombre de fois où je me suis rendu dans tel coin de l’île…!
Mais également, à quel moment nous sommes passés par Moissac pour rentrer à Aix-en-Provence, quand nous avons visité Nice ou tourné autour des dentelles de Montmirail en 2020, des événements qui semblent désormais lointains.
Mon unique regret (façon de parler) est de ne pas avoir disposé d’un tel outil vingt ou trente ans plus tôt !
Car en prenant de l’âge, mes souvenirs finissent par s’estomper !
Aussi j’ajoute parfois des informations anciennes, un cliché, opération aisée dans la mesure où il suffit de créer une nouvelle entrée et de lui affecter une date qui s’insèrera dans la chronologie existante.
J’apprécie de disposer de plusieurs carnets et donc ventiler mes notes même si celle du journal de bord est la plus volumineuse.
À défaut de prendre des notes avec ce produit, pensez à écrire régulièrement d’une manière ou d’une autre. Mais ne sous-estimez pas l’image fixe… que Day One supporte également.
Je ne rentre pas dans les mille et une fonctions de Day One vu que je vais en oublier, n’ayant pas l’envie de toutes les utiliser.
Mais si vous cherchez un truc particulier, fouillez dans les préférences, vous risquez d’être surpris !
C’est tout !
annexe : DayOne et Nebo sur iPad
Si j’apprécie le clavier du iPhone pour ajouter des notes dans Day One, je suis moins à l’aise avec celui du iPad !
Régulièrement, j’écris au Pencil dans Nebo avant d’exporter le texte calligraphié à la main. Cet exercice est proche des notes prises dans un carnet papier avec un stylo plume ou un crayon de bois.
Cette analogie fonctionne bien d’autant que j’ai plaisir à écrire au Stylet (et voir sous mes yeux le fantastique boulot de reconnaissance de ma graphie effectué par Nebo, pratiquement 100 %).