Urbanbike

Index |
ou détaillée | Fil RSS | ATOM

Mastodon et ses mastonautes

500 caractères, certes ?

dans dans mon bocal | outils | vieillir

S’investir dans un nouveau service, dans une nouvelle application, c’est d’abord y passer un peu (…beaucoup…!) de temps, essayer de comprendre comment ça fonctionne.
Bref, expérimenter.

Mais tout ne se présente pas de manière identique… Deux exemples :

  • Pour une application, même en test, il y a un peu d’information en ligne, souvent quelques pages pratiques et une équipe de développeurs accessibles par mail.

  • Pour Mastodon, c’est un poil plus compliqué vu qu’il faut en priorité trouver un serveur bien sécurisé (faire le choix de personnes à la réputation aiguisée) et leur déléguer, en toute confiance, la partie immergée de l’iceberg.

Côté application, je suis enthousiasmé par ce modeste Trunk Notes Personal Wiki qui m’a retiré une énorme épine du pied. Je vais y revenir…

Côté réseau, assister comme rédacteur de contenus au décollage de Mastodon est rajeunissant. Mais je suis nettement plus circonspect pour l’avenir.

Autant Trunk Notes, avec ses faiblesses et ses forces, ne me soucie pas (les fichiers synchronisés sont du Markdown accessibles depuis n’importe quel traitement de texte en cas de problème…!), autant la pérennité1 de Mastodon est loin d’être assurée.

Du coup, je participe à ce test collectif à grande échelle avec un certain détachement, en anticipant une situation future à la Ello, app.net, diaspora, des meilleurs et j’en passe.

Si le résultat est satisfaisant avec un grand nombre de faiblesses et d’inconnues, je préfère m’investir dans des solutions plus personnelles.

Mais, comme je l’ai écrit, soupirer d’aise pour ces 500 signes, c’est bien ; les mettre en œuvre, c’est mieux. Et je ne parle même pas des contributions publiées de 500 signes : sont-elles lues ! L’effet TL!DR peut-être ?!

Se souvenir que Twitter est loin d’être enterré et que rien n’empêche ces promoteurs de basculer demain à 500 signes, d’ajouter du balisage Markdown et couper ainsi l’herbe sous le pied à Mastagon…

À suivre…

le 09/04/2017 à 16:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Usages | En passant, pourquoi mon iPhone est devenu ma machine à écrire…!

…pour rédiger des brouillons ou réviser des projets

dans ancres | bosser partout | dans mon bocal | écrire | grospod | outils | usages | vieillir

Attention, billet chiant, genre TL;DR.
Un billet de plus de 1500 signes qui tente d’expliquer cet étonnant changement d’usage peut légitimement saouler le lecteur. Or ce billet étant relativement long, vous voilà prévenus…

Longtemps je me suis levé de bonne heure1 pour écrire sur un clavier2…! Naguère avec un Macintosh 128 Ko disposant d’une carte MaxMemory pour conserver application et données en RAM… Puis, pour finir, sur un MacBook Pro3 de 2009, toujours en service sur ma table de travail, lequel je révise ce qui a été expédié de l’iPhone ou du iPad.

Côté traitements de texte, la rédaction de mes propres bouquins techniques a oscillé entre Microsoft Word, FrameMaker puis, pour les plus récents, Pages puis Adobe InDesign.

Lors de la sortie du premier iPhone4 que j’ai eu entre les mains, j’ai opté pour WriteRoom que je trouvais fort agréable, un outil à l’interface minimale découvert sur Mac en 20065.

Précision au passage : je n’ai pas fait partie des acquéreurs de la première heure du iPad. Quand je m’en suis procuré un, WriteRoom n’était toujours pas disponible, erreur funeste à mon avis, même remplacé par PlainText6.

De plus, en 2011, j’ai découvert le balisage Markdown qui a (si, si…!) révolutionné ma propre pratique7.

Depuis, j’ai acquis un bon nombre de traitements de texte plus ou moins performants (cités dans urbanbike) avant de me limiter aux rares produits qui me conviennent au quotidien, des applications fiables, régulièrement mises à jour.

Le point en ce printemps 2017…!

J’écris n’importe où. Je n’ai pas de lieu spécifique où me recueillir (!!), pas de pièce dédiée… Je nomadise ci et là…

reduc-450

J’écris sous ma couette, dans la cuisine, en marchant dans la rue, en forêt8, dans le train, le RER. Ou encore, dans notre voiture en stationnement quand j’attends ma fille à la sortie de son université (ou ma moitié quand elle me demande de la récupérer à l’une des gares proches de la maison). Et même sur ma table de travail !

À une période, je n’hésitais pas à partir9 avec le iPad pro et le Pencil, écrire sur Nebo.

Sauf que cela me demandait un poil d’organisation, comme de ne pas oublier le stylet (un grand classique !), de me glisser sur les sièges arrière de mon chalutier urbain pour ne pas être géné par le volant, etc.

Peu à peu, j’ai opté pour cet iPhone grand écran qui, lui, ne me quitte jamais. Du coup, le iPad reste à la maison.

Certes, pas d’écriture manuscrite avec un stylet (…j’y ai renoncé sur cet écran10) sur cet iPhone 7 plus et un unique clavier11 en définitive, celui d’iOS.

reduc-450

Mode portrait…

Bien qu’inconditionnel des décennies durant du mode paysage, j’ai basculé avec l’iPhone en mode portrait et saisis désormais avec mes pouces.

reduc-450

Les cases prédictives sont assurément une composante clé de ce basculement mais ce serait omettre la simplicité du balisage markdown et l’impact des barres additionnelles qui me permettent d’avoir, à portée de mes maladoigts, des actions répétitives et indispensables12.

Du coup, un seul objectif quand je saisis sur cet iPhone : me soucier de la qualité du contenu et non de sa mise en forme !

Quels outils ?

Certes, nos anciens n’employaient que du papier, une plume et l’encre. Mais doit-on pour autant suivre impérativement leur exemple ?

Je n’ai pas de religion établie ! Pas mal de mes lointaines relations postulent à nouveau pour le retour au carnet (et pas n’importe quel carnet), au stylo (idem…!).

Étant assez distrait, je risque d’oublier l’un des ingrédients du bon écrivain, la cartouche d’encre (…quand ce n’est pas le stylo qui fuit, souvenirs d’écolier), me tromper de carnet, voire oublier les deux. Ou simplement ne pas arriver à me relire… Merci à Nebo et Stylus d’y arriver mieux que moi sur l’iPad.

Aussi ne partir qu’avec un seul écran doté d’une bonne autonomie13 me convient.

Une photo à faire, une note à écrire, un tweet, un message voire un courriel ? L’iPhone me sert à tout cela.

— Mais tu t’égares ! Quels outils ?

J’viens…

À partir du moment où l’on considère que l’iPhone remplace le stylo et l’encre, que l’on écrit pas sur un support identique pour rédiger une lettre, un journal intime ou se lancer dans un roman, il en est de même numériquement !

Si de nombreux développeurs proposent des outils universels, je ne suis pas le seul à refuser de tout regrouper dans un unique dispositif ! Quelques explications :

  • Déjà la correspondance s’effectue de plus en plus via Mails, Messages ou même Twitter, voire Instagram.
  • La rédaction d’un journal intime est facilité par l’usage d’une application comme Day One journal + mémoire en enregistrant de plus de ma note la température, la localisation et même le nombre de pas parcourus. Et que dire de la possibilité d’agrémenter chaque entrée de photos prises avec ce même iPhone ?
  • un billet prend facilement naissance dans un outil comme Drafts (ce billet est intégralement écrit avec cette application)
  • mes notes de courses (!!) s’affichent au format taskpaper avec Editorial (je ne le cantonne pas qu’à cela…!)
  • enfin, le suivi de tous mes projets goncourables (sic…!) s’effectue dans Ulysses… Plusieurs dossiers avec, pour chacun, un ensemble de feuillets articulés dans l’ordre que je souhaite, immédiatement réajustable !

Au départ, un simple brouillon sur iPhone

En vertu de la clause Molière, je devrais employer le vocable note. Sauf que draft14 me semble mieux correspondre à cette notion de brouillon…!

Bref, dans mon processus d’écriture, mon premier jet est toujours rédigé dans… Drafts. C’est le traitement de texte le plus pratique que j’ai trouvé pour répondre à mes besoins avec cette épatante possibilité d’ajouter des actions ou scripts dans la barre additionnelle qui coulisse horizontalement sur l’écran…

reduc-450

Enfin, je me permets d’insister sur la notion de versioning et d’archivage qui est propre15 à Drafts. Conserver en mémoire les différentes étapes de la rédaction d’un texte est loin d’être un détail ! Et puis pas inutile non plus d’accéder à une vue du texte

Synchro et 4G

Écrire sur son iPhone n’est pas se couper du monde…

Qui dit téléphone dit accès permanent au réseau téléphonique et, fréquemment, à internet. Et ces brèves périodes de connexion au net assurent la synchronisation des fichiers.

Sans oublier la possibilité d’expédier un contenu par courriel ou le déverser sous un nom de fichier horodaté dans leCloud.

reduc-450

Bref, quelques pistes pour expliquer pourquoi un simple téléphone peut se muer en un véritable outil pour produire du contenu.

Pas convaincu ?

Un dernier argument à l’attention de ceux qui haussent les épaules à l’issue de ce billet, pensent que c’est de la pure foutaise !

Souvenez-vous de cette époque pas si lointaine où il semblait invraisemblable d’employer un iPhone pour faire de véritables photos. Ou tourner un film. Depuis, les mentalités ont changé et les exemples se multiplient.

Il est clair que ce sont les mêmes résistances, sidérations qui sont à l’œuvre.

Or, qu’est ce qui différencie un iPad ou un Mac et doté d’un identique traitement de texte markdown de cet écran un peu plus petit qu’est celui d’un iPhone 7 plus ?

Le choix des apps reste essentiel

Je reconnais que le choix des applications participe dans une large mesure au succès de cet usage.

Aux applications citées et employées, j’ajoute d’autres excellents produits sous iOS comme Byword, iA Writer et Bear, des applications efficaces que j’utilise plus pour le moment.

Enfin, il y a assurément d’autres produits qui peuvent faire l’affaire mais je n’évoque que ceux que je connais pour les avoir essayés dans la durée.

Enfin, dernier point, toutes ces applications supportent TextExpander 3 + custom keyboard qui reste à mes yeux, dans sa version sans abonnement, un outil complémentaire indispensable.

Voilà, ce pensum s’achève ici. Vous savez désormais pourquoi mon iPhone s’est peu à peu imposé naturellement comme machine à écrire…!

C’est tout pour aujourd’hui…


  1. Et, le soir, assez proche du fameux… Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Parfois, à peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermaient si vite que je n’avais pas le temps de me dire : « Je m’endors. » ↩︎

  2. Tiens, je ne me souviens pas avoir écrit sur Lisa même si la suite Lisa 7/7 proposait LisaWrite, ancêtre de MacWrite, cf. Apple Lisa — Wikipédia ↩︎

  3. Un fidèle 17 pouces, cf. MacBook Pro — Wikipédia. Je vous fais grâce de toutes les configurations intermédiaires, informations sans intérêt de surcroît… ↩︎

  4. urbanbike | WriteRoom et iPhone en 2008 ↩︎

  5. urbanbike | Prometteur WriteRoom ↩︎

  6. urbanbike | PlainText 1.2 pour iPhone et iPad ↩︎

  7. urbanbike | Markdown et écriture | 1 ↩︎

  8. Simplement éviter (ou contourner…!) les obstacles et les pièges ! Notamment les Pollock de crottes comme les décrit si bien Aurélia… ↩︎

  9. urbanbike | Usages | Nebo …en voiture ↩︎

  10. j’ai bien essayé, cf. urbanbike | En pratique | Comment améliorer la tenue en main du iPhone 6s+ pour écrire… mais, bon, cela devenait assez con… traignant…! ↩︎

  11. SwiftKey Clavier faisant double emploi en mode portrait. ↩︎

  12. Par exemple, la création de notes en bas de page dans ma pratique, ce que Drafts m’offre sans souci. Et je n’évoque pas des scripts plus complexes avec x-callback-url↩︎

  13. c’est pourquoi une poche de ma veste contient un chargeur et un câble ! ↩︎

  14. un coup d’œil dans Terminology Dictionary: Thesaurus and Dictionary et… any of the various versions in the development of a written work; “a preliminary draft”; “the final draft of the constitution” ↩︎

  15. urbanbike | Usages | Drafts 4 et gestion des fichiers ↩︎

le 27/03/2017 à 11:45 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Conversion odt, docx puis Markdown sous iOS

Passer un fichier odt à un fichier texte avec balises Markdown

dans dans mon bocal | écrire | grospod | outils | usages

…Au fait, j’ai reçu par Mail un fichier .odt de la part de l’une de mes coéquipières, explique-moi comment le basculer en .docx pour que je puisse ensuite le convertir tranquillement en Markdown avec iA Writer.

Comme c’était Jeudi soir (et impératif…!), je suis descendu dans la piaule de ma fille en évitant de lui refiler mon rhume. Et j’ai fait au plus vite en passant par macOS et …TextEdit…! Rustique mais fait le maximum…

reduc-450

  • Pour attendre l’option Enregistrer sous…, il faut appuyer en même temps sur la touche Control en déroulant le menu…

reduc-450

  • Et à vous les formats d’enregistrement…!

reduc-450

Pour mémoire, on voit passer depuis pas mal de temps une version TextEdit tournant sous iOS dans les conférences développeur mais pas l’ombre de sa diffusion au commun des mortels… Groumphhhhh…!

Bref, ça, c’était jeudi soir et je suis allé tenter de roupiller avec une gorge en feu, ma fille sachant transcrire le .docx obtenu en Markdown.

À ce propos, relire éventuellement : Zut, j’ai appris Markdown à ma fille… et Quels outils pour étudier ? | 2

Et puis, après une nuit à tourner sous ma couette, je me suis demandé s’il existait des outils pour faire cette conversion de base .odt vers .docx directement sur un iPhone…?

Je suis tombé sur OOReader un produit qui lit les fichiers .odt (avec un joli panneau de pub en bas… ou pas) mais sans conversion. Bien entendu, une autre option est d’employer Microsoft Word sous iOS. Mais cela requiert un abonnement superfétatoire même avec un tarif étudiant vu que l’on emploie dans notre tribu ce balisage bizarre avec force * et # et des fichiers texte… Sinon, merci à Apple de ne pas proposer l’ouverture du format .odt dans Pages, cela aurait été trop simple…!

CloudConvert, pas plus de 10 par jour…

Et j’ai fini par mettre la main sur CloudConvert qui reste gratuit si votre usage est réduit…

reduc-450

  • À gauche | C’est clair (et sans pub)…
  • À droite | Le fichier de la coéquipière de ma fille — transféré par Mail sur mon iPhone — pour tester

reduc-450

  • À gauche | Un appui long et le choix de l’app…
  • À droite | Le fichier se charge dans le convertisseur…

reduc-450

  • À gauche | Il manque un convertisseur Markdown (!) mais au moins il est possible de basculer vers .docx…
  • À droite | Et lancer cette conversion qui peut prendre quelques secondes…

reduc-450

  • Le fichier est alors annoncé comme converti… et il est possible de le visualiser…

reduc-450

  • À gauche | Reste ensuite à choisir la destination de l’export…
  • À droite | Et (suggestion) enregistrer ce dernier dans un dossier dédié.

Chacun sa méthode mais l’idée d’un dossier intermédiaire — astucieusement intitulé Conversion…! — évite parfois des erreurs…

reduc-450

  • Puis d’ouvrir iA Writer et importer le .docx pour que ce dernier fasse le boulot…

Après, reste à copier/coller dans une autre app Markdown, ça vous regarde…!

Attention à un dernier point : ces outils convertissent ce qu’on leur donne à convertir… Si le fichier source est mal bigorné, la conversion finale en Markdown va en pâtir, CQFD.

Je rêve de quelques outils de conversion directement disponibles dans mon fidèle Drafts, en import et export…! Ou que les développeurs de iA Writer ajoutent la conversion des fichiers .otd dans une prochaine version… Mais ceci est une autre histoire…!

le 03/03/2017 à 18:50 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #