Préalable : pour le balisage même de Markdown, relire la Méthode Dukown…
Sérieusement, à quoi sert Markdown…?
De fait, le Markdown comme le MultiMarkdown permettent essentiellement de revenir sur un point majeur et indispensable à tous ceux qui écrivent :
ne plus se retrouver dépendant d’un format de fichier appartenant à un éditeur de logiciels (…suivez mon regard…!) qui en a fait au cours des décennies un quasi standard obligé…
Avec, comme conséquence indirecte pour relire de vieux fichiers obsolètes, de devoir impérativement acheter la dernière version de leur traitement de texte qui n’ajoute pas grand chose hormis un nouveau format d’écriture des fichiers, hasard, un poil différent…
Roberto Di Cosmo l’a fort bien expliqué dans cet article, Piège dans le cyberespace que vous pouvez lire via le lien précédent. Je me souviens avoir lu à la fin du siècle dernier (sic !) son Le Hold-up planétaire co-écrit avec Dominique Nora que vous pouvez également télécharger gratuitement en PDF.
Je le cite…
[…] le format des fichiers change de version en version, de telle sorte que Word 5.0 ne peut rien faire avec les fichiers Word 7.0, et pire le Word 6.0 sur Mac a du mal à lire Word for Windows. On est carrément piégés ! Il ne suffit pas d’acheter Microsoft Word une fois, on doit le payer à nouveau à chaque version, juste pour pouvoir continuer à lire les fichiers nouveaux des autres, et si par hasard on avait acheté un produit complémentaire pour la version 5.0, par exemple un dictionnaire en espagnol, il faudra l’acheter à nouveau dans la nouvelle version, le vieux étant « incompatible », alors que l’espagnol n’a pas changé entre-temps.
C’est ballot, hein…?
Poursuivons…
Vous avez perdu dans l’aventure une centaine d’euros (…et même plus car vous avez acheté une suite avec souvent une application dont vous n’avez nullement l’usage…).
J’ajoute que je fus longtemps addict de Microsoft Word (…très bon traitement de texte avec son mode plan, j’ai écrit quelques livres sur et avec cette application) et, bien entendu de Microsoft Excel qui a délicieusement remplacé sur mes Macintoshs à la fin des années 80 le couple Mythique Multiplan et Chart… Dont aucun Microsoft Bashing dans ces propos.
Je ne compte plus les applications de traitement de texte disparues (… de More à ClarisWorks, en passant par Microsoft Works, FrameMaker, Nisus, Think-Thank, JustWrite, WriteNow, WinWord, AmiPro, WordPerfect, Letter Perfect, GWrite, WriterPlus…), des produits géniaux qui ont été retirés des étagères de leurs éditeurs quand ces derniers n’ont pas, simplement, mis la clé sous la porte.
Je me suis retrouvé avec une belle collection de documents aux suffixes ésotériques et inexploitables sauf à acquérir un convertisseur molasson à prix d’or avec la promesse d’extraire, à tout le moins, le texte de ces vieux fichiers…
Alors, si c’est le texte qui reste l’essentiel, autant n’employer que lui…!
Un format d’enregistrement basique…
L’atout number ONE du Markdown est d’enregistrer ses fichiers natifs au format texte ! Ainsi .txt, .md, etc. sont des fichiers texte ouvrables sur n’importe quel traitement de texte : TextEdit comme Byword, ou Microsoft Word, Apple Pages, CQFD.
Un fichier .txt est ce qui se fait de plus léger car il ne contient que vos caractères (…et pas les couches d’infos multiples et nécessaires aux applications propriétaires).
Oui, mais.
Et mon gras, mon italique, mes niveaux de titres, mes liens…?
Tadaaaaaaa…!
C’est la force de *Markdown* (là, une astérisque de part et d’autre permet de signaler un mot en italique…)
L’idée de Gruber est dans le genre oeuf de Colomb (…ou de Filippo Brunellesch pour construire le dôme de Florence) : puisque nous n’utilisons que du texte, employons des balises discrètes pour marquer les **attributs** (tiens, deux astérisques pour signaler le gras…)
Et pour les niveau de texte, encore plus basique un #, pour marquer les nivaux de la manière qui suit… # Niveau 1, ## Niveau 2… Relire la Méthode Dukown…
Markdown : et après…?
Bon oui, c’est sympa de mettre des * ou des #, mais on en fait quoi…?
Les outils Markdown comme Byword, Ulysses, iA Writer, MultiMarkdown Composer utilisent des dispositifs (parsing) pour transformer ces balises lors de l’export en…
- RTF
- DOC (pas tous les outils)
- PDF
- HTML
- ePub (idem, pas tous)
- OPML
- Et même vers InDesign…
En gros, depuis votre texte de départ (…nommons-le source), vous convertissez lors de l’export votre saisie balisée au format souhaité en fonction de la demande et/ou du besoin…
Et au moment souhaité. Dans tous les cas, votre fichier source reste, lui, au format texte avec tous les avantages qui suivent.
Notez que pratiquement tous les traitements de texte Markdown offrent un affichage (preview en français…!) qui permet de voir son texte tel qu’il sera exporté…
Quels bénéfices attendre au final…?
À mes yeux et pour mon usage, des tas…
- Vos fichiers source étant au format texte ne pèsent quasiment plus rien et occupent peu de place…
- Ouverture avec n’importe quel outil de texte
- Certitude de pouvoir les ouvrir ultérieurement
- Synchronisation rapide via des solutions sur le cloud
- Transformation à tout moment en n’importe quoi (ou presque… regardez du côté de Marked2 si vous avez encore un doute)
- Codage standard en UTF 8 et donc ouverture sur PC ou autre
- Fichiers universels
- Emploi tel dans WordPress et dans nombre de CMS sans conversion préalable en HTML…
Enfin, ajouter des astérisques étant à la portée de tous, le balisage Markdown s’apprend en quelques minutes …!
Et MultiMarkdown ? C’est une extension plus puissante de Markdown basée sur Markdown… j’y reviendrais un de ces quatre.
En images dans mon bocal…

Mes derniers fichiers vus via Path Finder sur mon Macintosh avec des poids de folie…!

Et le contenu de l’un d’entre-eux (cette chronique récente pour être précis) directement lisible/visible dans l’éditeur de texte de Path Finder…
Voilà. Pourquoi se compliquer la vie…?
Pour mémoire, le système de balisage Markdown proposé par @gruber est ouvert à tous. Ce dispositif a été ensuite étendu — MultiMarkdown — tout aussi librement par Fletcher Penney.
Seul Fletcher a commercialisé sous OSX un traitement de texte nommé MultiMarkdown Composer.
Ce qui est intéressant est l’arrivée récente d’un traitement de texte qui se nomme Markdown (ben oui, pourquoi faire compliqué…!) et qui n’a rien à voir avec les précédents acteurs…!
Aussi, histoire d’éviter que vous vous précipitiez sur les uns ou les autres produits à la seule lecture de leur nom (sic !), petite liste de quelques applications purement Markdown ou MultiMarkdown disponibles avec leur prix à la date de ce billet. Suivi d’une éventuelle appréciation quand j’ai eu l’occasion de mettre les doigts dessus. Partis pris assumés.
Note : j’ai exclu ici les traitements de texte qui font du Markdown en plus…
- 1Writer est à 2,69 € et que sous iOS. Je n’ai pas accroché malgré d’indéniables qualités dont des actions à la Drafts. Mérite de mûrir.
- Byword est à 8,99 € sous OSX et, sous iOS, Byword est à 4,49 €. Des options spécifiques à des publications vers le web sont disponibles via un supplément. Si vous souhaitez écrire en MultiMarkdown sous iOS, l’un des meilleurs traitement de texte…
- Daedalus touch n’existe que sur iOS, est gratuit (si, si…) avec des options payantes mais qui peuvent être inutiles si vous employez son alter ego sous OSX, à savoir Ulysses III. Un de mes outils préférés, maintes fois évoqué ici.
- Editorial est à 4,49 € et exclusivement sous iOS et iPad . L’un de mes meilleurs outils sous iPad avec des workflows de folie. Une version 1.1 est attendue…!
- Elements ne tourne que sous iOS et revient à 4,49 €. Livré sans barre additionnelle, joker.
- Day One est à 6,99 € sous OSX. Ce même Day One est à 4,49 € sous iOS. Ayant plus de 1500 billets ou fragments de texte sous Day One, c’est mon indispensable journal quotidien avec billets perso et urbanbike. Sans oublier photos.
- FoldingText est à 21,99 € et exclusivement sous OSX. Comme le développeur se recentre, on peut s’attendre à une bonne accélération de ce produit puissant mais encore instable.
- iA Writer est à 8,99 € sur OSX. Très bon traitement de texte avec conversion Markdown vers .docx et retour. La version iA Writer est à 4,49 €, supporte Markdown mais sans barre additionnelle dédiée (comme Writer Pro, mêmes développeurs). Très bon outil que je délaisse pour ce manque d’aisance de balisage Markdown justement.
- iMarkdown à 4,49 € sous OSX. Joker.
- Markdown - 8,99 € sous OSX pour une app qui vient tout juste de sortir. Jamais essayé. Il existe une version de Markdown pour iOS à 4,49 €. Pas touché non plus.
- Mou pour OSX qui est en dehors de l’AppleStore et gratuit pour le moment. Chouette produit d’initiation au Markdown, même si limité…
- MultiMarkdown Composer 2 - 10,99 € sur OSX uniquement. Remarquable et régulièrement mis à jour par un developpeur passionné.
- Nebulous Notes est à 6,99 € sous iOS en version complète mais propose une version gratuite et fonctionnelle sans synchro DropBox. Puissance de feu et macros personnalisables, redoutable.
- Notesy sous iOS à 4,49 €. Encore un produit que j’ai peu à peu abandonné malgré des qualités. Mais mérite votre attention.
- Phraseology est à 2,69 € sous iOS. Ce produit risque d’évoluer prochainement et son développeur, le père de Drafts risque à nouveau de nous étonner. Prometteur.
- Ulysses III sous OSX est à 39,99 € et me permet de gérer ma production personnelle en relations avec Daedalus touch. Juste indispensable pour mon usage.
- TextCenter est à 1,79 € sous iOS et est très, très étonnant. Idem Phraseology, devrait évoluer prochainement : à suivre.
- WordEver HD sous iOS et pour iPad avec un clavier étendu étonnant. 1,99 € pour un produit lent de chez lent. Il existe une version iPhone gratuite que vous pouvez télécharger pour tester. Joker.
- WriteDown de Nguyen Vinh, gratuit sous iOS. Joker malgré des idées intéressantes.
- Writedown! sous OSX qui est gratuit. Joker.
- WriteRight - 2,69 € sous iOS à en dictionnaire des synonymes anglais et espagnol. Une tuerie pour son assistance aux rédacteurs que j’attends en français, test à venir mais Miguel, lecteur espagnol, semble convaincu.
- Write for iPad, donc sous iOS est à 1,79 € comme la version Write for iPhone. Pas inintéressant mais trop instable pour mon usage.
- Writer Pro est à 17,99 € sous OSX. Writer Pro existe sous iOS au même prix (17,99 €). Excessivement cher mais loin d’être mauvais, nul doute que les développeurs vont rectifier le tir sous iOS après un lancement calamiteux.
- Writing Kit n’est disponible que sous iOS pour 4,49 €. Un des rares à supporter Fountain si vous êtes auteur de scénarios.
Bref, j’ai déjà eu l’occasion d’écrire ici ou là ce que j’utilisais et de m’en expliquer… Comme cette petite liste (je n’ai pas essayé tout ce qui existait, vous vous en doutez) ne cesse d’évoluer, pas évident de suivre cette actualité. Je n’ai pas évoqué non plus BBEdit, TextMate, Sublime, VIM ou l’excellent Textastic qui sont plus des outils de codeur qui font aussi du Markdown et dont quelques auteurs sont de chauds aficionados. Moi de moins en moins…
Note de fin : j’aurais pu (…ou du) ajouter Drafts for iPad (3,99 €) ou la version Drafts for iPhone (2,69 €) — qui n’est pas réellement un traitement de texte mais que j’emploie en amont (Lire cette chronique sur urbanbike).
Ce n’est pas une surprise (…je sais, je radote à fond…! J’assume…), j’apprécie de plus en plus Editorial pour écrire mes billets à destination d’urbanbike depuis mon iPad… Je démarre souvent ce billet depuis Drafts for iPad avant de l’expédier dans DropBox…
Ensuite, soit je le termine sur mon Macintosh sous Byword ou MultiMarkdown Composer ; soit je reste sur l’iPad pour le compléter dans Editorial… Dans tous les cas je récupère mon fichier Markdown dans un dossier DropBox de plus de 800 items…
À vrai dire, mes textes font de sacrés allers et retours…
Pourquoi Editorial pour écrire pour urbanbike…?
L’une des explications est l’emploi de quelques workflows pratiques puisés à la meilleure source, celle du site du développeur d’Editorial.

Au lieu de les conserver pour ma propre gouverne, quelques liens et rapides explications sur leurs usages possibles…
Rappel, n’ayant pas de pub ni de liens d’affiliation, nombre de workflows très orientés comme Get App Price n’ont pas été testés.

Souvenez-vous que les scripts les plus essentiels peuvent être affichés dans cette barre… Ne pas hésiter à réduire leurs noms pour en coller un maximum…
Bref, quelques pépites que je trouve intéressantes quand on rédige mais qui ne conviendront pas à tous. À vous de fouiller dans ce qui est proposé par la collectivité, tester puis adopter.
N’oubliez jamais que vous pouvez ensuite les amender pour votre usage, ne vous en privez-pas même si cela demande quelques précautions…! À vos risques et périls, CQFD.
- Quick Search (with sort options) un outil récent bien pratique pour naviguer dans mes fichiers (je range tous mes fichiers dans un même dossier DropBox ) et chercher par date et/ou sur mot clé dans le titre… Comme je place toujours mes billets dans un dossier unique quelque soit le traitement de texte employé, c’est hyper pratique. Certes, il est toujours possible de consulter la liste des billets déployée par Editorial mais ce script permet de réduire le nombre de billets présentés… à condition d’avoir correctement renseigné le titre du fichier…
- New Timestamp Title File propose de créer un fichier avec un nom comportant la date et l’entrée texte souhaitée. Je l’ai, pour ma part, modifié pour raccourcir encore cette date, viré les tirets excédentaires… indispensable.
- Si vous bossez avec un autre traitement de texte, pensez également à ajouter des workflows comme Send to 1Writer (Improved) ; Selection to Drafts ; Send to WriteRoom ; Send to Daedalus, etc. Sur ce dernier, j’ai juste modifié la pile de destination après l’avoir chargé.
- Markdown Link Même si un simple script depuis la barre additionnelle le permet tout aussi bien, sachez que cela existe. En gros, l’url en mémoire que vous avez copiée est renseignée dans le lien qui sera ajouté à la sélection texte.
- Email markdown Si vous souhaitez écrire vos mails en Markdown puis les expédier, ce script ajoute la première ligne dans l’objet de votre courriel et hop…!
- Change Case permet de basculer des minuscules accentuées en MAJUSCULES TOUT AUSSI ACCENTUÉES et réciproquement.
- Add to End Pratique quand je me rends compte qu’une partie de mon billet n’est pas à sa place… Ou carrément hors sujet. En sélectionnant l’excédent de texte et en faisant appel à ce workflow, mon pointeur reste au même endroit mais ma sélection de texte est déplacée à la fin du billet…! Il me reste ensuite à exporter cet excédent vers Drafts par exemple pour m’en servir comme matière pour un nouveau billet…
- Parfois c’est un paragraphe que l’on souhaite déplacer au dessous ou en dessous d’un autre… Essayez impérativement MOVE DOWN et MOVE UP (…et placez les dans la barre haute d’actions). Bref, facile de bosser en pseudo mode plan. Pas la peine de sélectionner tout le ¶, suffit le placer le pointeur dans celui à traiter…!
- Mais l’on a parfois besoin de trier une série de paragraphes en mode alpha… Essayez Sort…
- New Footnote vous propose, à l’endroit de votre pointeur, d’ajouter une ancre que vous nommerez selon vos besoins. Puis, après coup, de saisir le texte de la note de pied de page.
- Pour finir, iTunes Link. Là également un excellent script pour renseigner l’URL d’une application existant dans iTunes. La seule précaution à prendre est de modifier
'&country=es&media=' dans le script Python. Chercher dans le store fr est plus agréable, non…? Certainement un dès scripts les plus inattendus et pratiques à mes yeux.
- Si vous cherchez pas contre dans le web, pensez à celui-ci Define with DuckDuckGo qui se trouve dans le Custom Actions Pack (devrait pratiquement être installé de base). Et pour rapatrier l’URL, utilisez Title/URL Page in Md Format ou Choose URL’s from Browser, entre autres.
- Enfin, changez Workflow Backup… Oui, pas inutile de sauvegarder ce paquet de scripts (…pour pouvoir ultérieurement les restaurer) dans DropBox…!
Ce qui est sympa, c’est que l’on en finit pas de trouver des tas de bouts de scripts utiles comme ce Publish to ExpressionEngine qui me reste à tester un de ces quatre.
Bonne découverte…
Note de fin : pour installer ces workflows, faites-le depuis votre iPad en double cliquant sur les liens affichés dans votre navigateur. Certains emploient un peu de code en python et vous en informe. Et enregistrez le fil RSS de ce site de workflows dans Reader 2 sous votre iPad, par exemple…