[…] Ce billet a été rédigé naguère par Marc Autret, créateur d’automates pour InDesign depuis 2009…! […]
Le panneau des polices de caractères installées sous InDesign est souvent chargé comme une mule. En effet, l’application ne se contente pas d’adresser les polices du système d’exploitation, elle active aussi les fontes vues ou « linkées » depuis différents dossiers internes, notamment les sous-branches Fonts et Required/Fonts du répertoire applicatif, ce qui permet d’élargir sensiblement l’arsenal du maquettiste/typographe sans peser inutilement sur les autres utilisateurs du système. Si une police est disponible sous InDesign mais inaccessible à d’autres applications, cela signifie qu’elle n’est pas chargée au démarrage de l’ordinateur comme les sont les autres polices système, mais bel et bien chargée au lancement d’InDesign lui-même.
À cela s’ajoutent quelques problèmes. Que se passe-t-il quand des fichiers de polices sont dupliqués en deux points d’activation, que se passe-t-il quand deux fichiers homonymes activés ne contiennent pas exactement la même chose (versions différentes), ou quand deux polices basées sur des fichiers différents possèdent le même nom de famille au niveau InDesign, ou quand une même fonte est présente sous plusieurs formats (TrueType, Postscript, OpenType…) ? Toutes ces questions sont à classer sous le titre général « Duplication et conflits de polices au sein d’InDesign ».
L’aide en ligne du logiciel apporte des éclairages sur certains points. Par exemple :
Si deux polices ou plus sont actives dans InDesign et utilisent le même nom de famille, mais des noms Adobe PostScript différents, elles sont disponibles dans InDesign. Les polices dupliquées sont affichées dans les menus avec l’abréviation de leur technologie entre parenthèses. Par exemple, une police Helvetica TrueType s’affiche comme “Helvetica (TT)”, une police Helvetica PostScript Type 1 s’affiche comme “Helvetica (T1)” et une police Helvetica OpenType s’affiche comme “Helvetica (OTF)”. Si deux polices portent le même nom PostScript, et que l’une d’entre elles contient .dfont dans son nom, l’autre police est utilisée.
Il est plus difficile de saisir les règles de priorité appliquées par InDesign quand les conflits se révèlent plus profonds. InDesignSecrets nous signale ce matin un billet de Thomas Phinney, sur Typblography, qui prend le taureau par les cornes : « InDesign Font Conflicts ».

L’original de ce billet se trouve sur Blognot!
Vous retrouverez ici des billets de Marc tant qu’il n’installera pas de fil RSS sur son site…!! Comme cela risque de durer, on est ravi…!