Grande question sur Mastodon ces derniers jours, légitime interrogation en ce moment où coule le tweetanic, quid de nos milliers de tweets ?
Pour ma part, je n’ai pas hésité.
Un billet de décembre… 2021 évoque mes choix : urbanbike | Réduire ses tweets.
Aucun regret.
Dès lors que l’on se livre à une plateforme qui contrôle tout, qu’attendre de cette dernière…?
Rien…!
Unique solution : soyez autonome…
J’avais écrit ceci récemment… urbanbike | Éloge du binz elonesque
En gros : côté blog, je suis dans une relative maîtrise avec un nom de domaine renouvelé depuis deux décennies, un (très, très) chouette hébergeur, la rédaction de mes billets en multimarkdown, leur publication dans ce blog, la sauvegarde de mes textes sur divers supports et… basta.
Si d’aventure tout ceci disparaissait, cela me troublerait (et encore, ça se discute…) mais pas au point de sangloter.
Étant moi-même condamné à disparaître, se serait une sorte d’anticipation de ma fin prochaine.
Enfin, je ne vois pas l’intérêt d’être lu quelques semaines après publication sur Twitter ou Mastodon.
Inversement, dans le cas de mon blog, j’accède comme vous à l’ensemble de mes textes.
C’est dit.

Je vais revenir (…ou pas) sur les trois derniers jours hallucinants du tweetanic… Il est clair que la confiance est rompue (dans mon cas, elle n’a jamais existée).
Billet en mode découverte de l’eau tiède…!
J’emploie régulièrement la saisie gestuelle sur mon iPhone et j’avais cherché à reproduire sans succès cela sur iPad. Les options étaient quasiment les mêmes mais j’avais rapidement lâché l’affaire pour passer à une autre tâche (comme d’hab).
Ayant mis à jour iOS sur mon vieil iPad et n’étant plus occupé par des tâches inutiles comme… parcourir mes fils Twitter, j’ai jeté un œil dans le mode d’emploi du iPad proposé par Apple sur l’app Livres.
Et redécouvert cet élément que j’avais testé naguère sans lui prêter d’attention (erreur !), le clavier flottant !
Je ne me suis pas giflé mais, bon sang, mais c’est bien sûr !
Et pour cause, le clavier flottant offre un pavé qui a la même compacité que celui du iPhone en mode portrait, évitant à notre doigt de parcourir des kilomètres pour rejoindre les lettres composant un mot !
Rappel en trois copies d’écrans

De fait, après avoir coché l’option clavier flottant, en vous rendant sur l’application de votre choix, l’iPad va d’abord afficher le clavier normal.

- Ce que vous n’avez peut-être jamais fait : un appui long…!
En appuyant sur sa représentation iconique un moment, une colonne avec trois options va s’afficher : choisissez Floating.
Le clavier va se réduire et libre à vous de le déplacer pour le mettre où vous le souhaitez sur l’écran !

- Avec l’option Saisie gestuelle, une manière de rédiger avec un doigt. Ou un stylet Wacom à pointe caoutchouc, un Pencil…
Ensuite il vous reste à procéder comme sur l’iPhone : glisser le doigt (sans le lever…!) pour commencer à former le mot souhaité ou l’expression voulue.
Mais le clavier, c’est très bien !?
Tout dépend du contexte et de l’utilisateur (j’en parle à la fin)…
Les tenants de la frappe au clavier savent qu’il faut quand même renseigner les apostrophes et les accents.
Avec la saisie glissée (le doigt glisse de lettre en lettres en continu sur la représentation de l’écran), le dispositif proposé par Apple ajoute ces apostrophes et/ou les accents nécessaires.
Mieux, les cases de prédiction peuvent être employées pour corriger ou, au contraire, activer le mot souhaité avant d’être entièrement formé.
Souvenez-vous que vous pouvez lier article, apostrophe et mot. Il est inutile de séparer le glissement du doigt en deux entités. Pratique pour écrire : J’en - c’est - j’ai - l’iPad - l’écran, etc.
Pour revenir au clavier complet, il suffit d’écarter deux doigts sur la petite représentation du clavier à l’écran (pouce et index) et hop…!
Enfin, coté orthographe, pas photo vu que ce qui est proposé s’appuie sur le dictionnaire, parfois pas inutile pour retrouver la bonne graphie…
Quatre options pour saisir…
Bref, nous avons quatre manières de rédiger un texte :
- le clavier traditionnel (à la manière d’un clavier mécanique) ;
- le mode dictée ;
- le Pencil.
- ce dispositif de glissement (qui change selon la langue du clavier, CQFD).
À ceux qui ironisent à la lecture de ce billet, je ne leur souhaite pas de se retrouver avec une main en vrac maintenue par une attelle.
Naturellement, ça fonctionne en mode paysage et portrait. Et le iPad mémorise l’usage de ce clavier, pratique si vous êtes… en vrac.
C’est tout !
Au lieu de considérer cette période d’un oeil consterné, j’apprécie ne plus avoir à tergiverser.
Twitter n’est pas mort.
Pourtant, sans ligne claire, je préfère m’en abstraire.
Pourquoi alimenter un espace géré de manière absurde ?
Comme dans la vraie vie, je perds des contacts.
Et alors…?
On peut le regretter. Ou pas…
Lever l’ancre est source de rencontres.
Hier à Salamanca, aujourd’hui à Aix, demain à Perugia…
Merci Elon

- Je ne suis pas parti sans laisser d’adresse…!
Au-to-nome !
Cela revient à clore une nouvelle expérience…
Une de plus.
Je ferme la porte de Twitter et je rédige ce billet qui illustre une autre évidence : restons… autonomes, maîtres chez nous, indépendants.
Oui, cela coûte (façon de parler) mais disposer de son propre espace évite d’être suspendu aux décisions contradictoires d’un histrion…
Un nom de domaine à renouveler chaque année, un hébergement (de qualité), des sauvegardes régulières avec les outils mis à disposition et l’assurance de ne dépendre que de soi (et du support de l’hébergeur)…
Sans oublier un outil de blog.
Le mien supporte le balisage MultiMarkdown et reçoit mes textes rédigés dans Drafts.
Attention, l’écriture d’un blog est une discipline solitaire.
Sur urbanbike, j’ai fait le choix de ne pas accepter de commentaires, (ni de RT ni de petits coeurs) même si cela semble possible avec des dispositifs tiers pour gérer les commentaires dans WordPress par exemple…

Bref, relire urbanbike | Éloge de la lenteur…
Oui, j’écris par fragments (pensée lente)…