Si la maquette de ce blog reste identique, ce matin avec Richard de monarobase, nous avons opté pour un changement de la typo du texte courant.
C’était jusqu’à présent du source sans.
Dans le billet qui précède et dans deux citations, le manque patent des unicodes s’est manifesté…!

- Ici, quatre substitutions du caractère ㎢, tant dans la version italienne puis dans sa traduction d’une info sur Venise.
- Et idem dans cette information à propos de la Turquie.

Bref, il était peut-être temps de réagir !
Certes, la table des caractères de la typo n’était pas complète mais, par flemme ou manque de temps, ça passait…
Substitution de typo
Première étape, la typo complète du source sans version 3.052 a été ajoutée, avec tous les glyphes…
Mais avec un léger graissé disgracieux sur le glyphe ㎢…

Or j’ai en permanence un excellent confort visuel dans m Drafts avec la Atkinson Hyperlegible, typo que j’emploie pour sa clarté autant sous iOS que macOS.
Illustration ci-dessous…

Aussi Richard me propose de substituer le source sans par la Atkinson Hyperlegible comme je l’avais suggéré au départ de notre échange via Messages…!
Bingo…!
Et il installe la version Next de la Atkinson Hyperlegible, une typo gratuite que je venais de récupérer et adaptée à mes yeux fatigués…!
Bref, pour visualiser ce qui change, trois (lourdes) copies d’écran, la source sans à gauche ; la Atkinson Hyperlegible qui est désormais installée, à droite…



D’aucuns trouvaient que la graisse du texte courant précédent (en source sans) était un peu trop light, celle-ci est également du light — AtkinsonHyperlegibleNext-Light — mais un chouïa plus fort et nettement plus lisible !
C’est tout… !
Et ce changement a été validé par Dominique…!
Attention : long billet TL;DR qui sera peut-être révisé…
Quelques réflexions, sujettes à caution car émises par un non expert.
Billet d’hygiène numérique qui commence par une contradiction de taille puisque j’évoque la prise de contrôle de nos messageries alors que j’ai conservé nos adresses mac.com des années 2000…!
- En ces temps étranges, incertains (sic…!), il n’est pas inutile de réfléchir à notre environnement informatique et de le faire évoluer.
- Rien ne nous assure que le service gratuit d’hier (…ou lié une entreprise) ne sera pas filtré demain…!!
- En effet, si côté téléphone mobile, nous avons le choix entre plusieurs acteurs hexagonaux, nous avons une forte tendance à confier nos adresses mail — et leurs contenus — à des structures outre-Atlantique…
Je reviens à l’objet de ce billet…
En 2003, j’avais abordé la question des adresses mail dans… urbanbike | Travail à distance | 2 en insistant sur l’idée toute simple de disposer d’une adresse professionnelle en plus de son adresse personnelle…!
À cette époque (…je résume à grands traits…!), j’avais mis en place des adresses pour notre studio graphique en utilisant un nom de domaine enregistré via Gandi et indépendant de l’hébergeur de notre site professionnel, imadiff…
Et puis le 1er avril 2004, Google a littéralement révolutionné l’univers du mail avec ses comptes gratuits Gmail…!
La tentation était forte : continuer à posséder des noms de domaine ou profiter de cette gratuité et des services offerts en échange d’un peu de nos données, (avec ce rappel en arrière-plan : si c’est gratuit, c’est que tu es le produit).
J’avais le net sentiment qu’il fallait conserver une porte de sortie, ne pas placer tous nos oeufs dans le même panier. Et sentiment que rien n’empêchait le gentil opérateur de jeter un oeil dans nos contenus…!
Dès lors, j’ai testé diverses solutions…
Pourquoi disposer de plusieurs adresses…?
En 2014, dix ans plus tard, j’ai écrit ce billet ironique… Ah, au fait, nous avons besoin de votre Mail pour enregistrer votre carte….
Il rappelait les demandes récurrentes, voire insistantes, des …entreprises/boutiques/services… pour obtenir notre adresse mail afin (sic…!) de nous informer de leurs promotions.
Derrière l’innocent prétexte marketing, nous extorquer nos mails…!
J’insistais déjà (…en mode parano de service) sur la nécessité de se confectionner du mail-poubelle, plus exactement, des adresses jetables…!
Et, sur ce plan, Gmail n’a été un pas trop mauvais dispositif pour dissocier nos adresses personnelles de celles réclamées (sic !) par les courtiers de bases de données !
Sauf que je n’employais pas d’alias à proprement parler…
Petite parenthèse : je sais que je prêche dans le désert mais il me semble que disposer d’une unique adresse pour se connecter à tout (impôts, organismes, banques, services, boutiques en ligne…) est une potentielle source d’emmer… d’ennuis…!
Je vous engage à consulter bonjourlafuite — qui dispose d’un fil RSS — pour suivre l’actualité des fuites de données…
À partir de 2018, j’ai peu à peu substitué ces adresses Gmail par des alias en employant l’un de nos noms de domaine.
Enfin, en 2023, j’ai migré nos derniers noms de domaines enregistrés chez Gandi chez monarobase, le prestataire qui m’héberge depuis fin avril 2009 et situé en France sur la ligne Paris - Auray…!.
En résumé : j’ai clos tous nos comptes Gmail, wanadoo, free, ovh et compagnie ; conservé ceux de la pomme croquée par nostalgie ; ajouté une adresse infomaniak pour me connecter à un réseau en particulier.
Et, essentiellement, revisité toutes nos adresses avec nos noms de domaine avec les options proposées par mon hébergeur.
Ouf…!
Simple organisation…!
Avertissement : pour des raisons pratiques, j’ai ajouté des liens vers mon monarobase, les pages de mon hébergeur illustrent mes propos…
Nom de domaine…?
Je ne le répéterais jamais assez : disposer de son propre nom de domaine offre nombre d’avantages…!
- Ce nom de domaine vous identifie distinctement, vous et vous seul…
- Vous n’êtes plus un support publicitaire pour un service gratuit…
- Un nom de domaine reste indépendant de l’hébergeur : vous pouvez, en cas de désaccord, le faire migrer/transférer vers un autre prestataire…
- Disposer d’un nom de domaine chez un registre et l’hébergement ailleurs (avant de tout regrouper, c’était mon credo, je me souviens de ce qui était arrivé à mes amis de MacG…)
- Ce nom de domaine n’est pas soumis aux décisions des propriétaires d’un service a priori gratuit qui peuvent décider de cesser ce service…
- Voir de vous virer au premier prétexte fallacieux ! J’imagine très bien une IA ayant pour mission d’analyser nos contenus et de repérer des mots interdits (en mode Big Brother is watching you du roman dystopique 1984)
- La seule vraie contrainte d’un nom de domaine est de le renouveler annuellement…! Ça ne s’achète pas…
- Ce dernier vous permet de gérer autant d’adresses et d’alias de messagerie que vous souhaitez (…dès lors que vous possédez un hébergement)…
- De créer des adresses pour chaque membre de votre tribu/entreprise/groupe/association…
- Mais également de créer des adresses pour des services/projets que vous souhaitez isoler…
- Enfin, de créer des alias qui pointeront vers un compte eMail tampon…
En revanche et je me répète…
- Cela a un coût annuel : nom de domaine + hébergement.
- Le coût global dépend de l’extension du nom de domaine et du type d’hébergement, CQFD.
- Enfin, c’est vous qui allez gérer ces adresses : au quotidien, je les gère via l’interface de cPanel. Bonne nouvelle, si j’y arrive avec mes trois neurones, c’est que c’est à la portée de tous…
Note : si l’un de ces trois derniers points vous fait tiquer, prenez quand le temps d’y réfléchir…
Si vous avez déjà un nom de domaine et un site web, c’est ballot de ne pas poursuivre…!
Choix de l’extension
Après avoir défini un nom, vérifiez s’il est disponible et sous quelles extensions (.com, .org, .net, .fr, .eu, etc.).
Le choix du suffixe peut d’ailleurs se combiner par jeu au nom de domaine. J’ai déposé ancr.es dans le cadre d’un projet, ce nom de domaine espagnol pointe pour l’heure sur urbanbike.com…
En revanche, évitez les suffixes exotiques (à prix promotionnel la première année puis, vu que vous êtes ferré, doublé soudainement l’année suivante…!).
J’en ai fait les frais naguère avec un nom de domaine inextensuivi de .so que je n’ai pas renouvelé suite à leur décision d’augmenter drastiquement leur tarification annuelle…!!
Adresse personnelle et/ou professionnelle
Je radote : le nom de domaine va devenir votre marque, votre carte de visite, mondomaine.extension pointant (…ou non) vers une page.html ou un site web…!
Il suffit de construire vos adresses selon le schéma habituel :
MoiMoi-même@mondomaine.extension.
Ou, en fonction de vos besoins…
Moi. Moi-même@mondomaine.extension, 333@mondomaine.extension, etc.
Adresse tampon ou temporaire
Ces adresses d’un second niveau sont construites sur le même schéma mais avec l’idée sous-jacente qu’elles peuvent être supprimées si besoin, correspondre à un projet avec une durée limitée.
Elles peuvent servir de pare-feu…
bordeaux@mondomaine.extension, projet@mondomaine.extension, info@mondomaine.extension, contact@mondomaine.extension, etc.
J’aime particulièrement une option, celle de créer une adresse neutre qui a pour objet de récupérer tous les alias et, accessoirement, de répondre si nécessaire sans communiquer une adresse personnelle ou professionnelle…
services@mondomaine.extension, secretariat@mondomaine.extension, etc.
Alias
J’en arrive au dispositif de mail-poubelle (…oui, le terme est un poil excessif, quoi que…), adresses jetables…
C’est un alias, c’est-à-dire une simple redirection, aiguillage, vers un compte totalement fonctionnel…
Illustration :
Vous êtes client de …au hasard… Auchan, Darty, Boulanger, Décathlon, Intermarché, Carrefour, Casino et autres…
Et l’enseigne vous demande une adresse courriel pour vous enregistrer, recevoir leurs factures, accéder au site internet, ouvrir l’application iOS, recevoir ou afficher votre carte de fidélité, etc.
Pour ma part, je crée un alias, du genre… auchan@mondomaine.extension, darty@mondomaine.extension, decathlon@mondomaine.extension…
Mieux : quand on me demande une adresse mail en boutique, je fournis illico un alias personnalisé …alors même que l’alias n’est pas créé.
Dans les heures qui suivent, il est temps de mettre en place via cPanel la redirection a posteriori, quitte à rater un courriel…!
Je la fournis toujours avec le même nom de domaine dédié à cet effet. Oui, un autre nom de domaine (je prépare ma conclusion)…
Bref, la première partie de l’adresse courriel porte le nom de l’enseigne, ce qui permet de la construire sans difficulté et, accessoirement, d’identifier celle qui a fuitée chez un courtier, un data broker…
Une célèbre marque de vêtements d’outdoor m’a ainsi revendu (sic…!).
Bien entendu, disposer d’une seule adresse tampon à communiquer à tous les services est déjà une bonne solution.
Mais vous ne saurez jamais qui l’a diffusée et vous vaut ces SPAMS quotidiens…!
Rappel : Ces Alias doivent être impérativement redirigés vers un vrai compte mail, une une adresse temporaire, genre services@mondomaine.extension qui a, elle, la possibilité de répondre …si besoin….!
Et jamais, si possible, vers l’une de vos adresses usuelles…!
C’est tout…
One more thing… Pour s’assurer d’une meilleure tranquillité, disposer d’au moins deux noms de domaine n’est pas à négliger…
