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La page de couverture | 1

Perdue de vue…?

dans joël | usages

[…] Ce billet a été rédigé naguère par Joël Seguin, éditeur chez Eyrolles. Il vit aujourd’hui près de Minneapolis (USA) […]


Je viens de découvrir par hasard qui a imaginé et conçu les couvertures et illustrations intérieures des Harry Potter : voici le superbe portfolio de Mary GrandPré. Je vais lui rendre visite, elle habite aussi à Saint-Paul dans le Minnesota !

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Cela tombe bien car je voulais parler des couvertures de bouquins… en ligne.
Vous êtes donc devant votre écran d’ordinateur. Votre connexion internet à haute vitesse vaut son prix, le site web de la librairie sur lequel vous êtes connecté respire l’investissement lourd et l’air du temps.  Pourtant quelque chose coinçe. Un petit rien indéfinissable. Votre souris hésite devant une pâle vignette de votre peut-être prochain livre, le format a été harmonisé, le prix, le nombre de pages et le cartouche “Ajouter au panier” noient le titre et le nom de l’auteur. L’image lutte avec le texte. Vous cliquez, c’est parti : votre mental est déjà propulsé dans une histoire, des idées, une intrigue, un événement… Malheureusement, vous n’avez pas pu établir le contact.

Oubliés les trois coups comme au théâtre ? Oubliée la musique grandiose comme au cinéma ? Oublié le “Madame, Mademoiselle, Monsieur bonsoir, mardi 5 décembre 2006, il est 20 heures” ? Oubliée la une de votre quotidien ? Les bouquins ont perdu de leur âme et de leur magie en s’affichant ainsi sur le web. 

L’éditeur s’est fait vampirisé par le webookmaster qui s’est braqué devant l’éditeur ! Ou une histoire dans ce genre. Quand les arguments autour de ce qui fait un livre font couler trop d’encre, j’aime lire et relire un texte de référence sur le métier d’éditeur. Du texte au livre, les avatars du sens. Ou naissance, vie et mort d’un livre. L’auteur est Hubert Nyssen, il a créé et porté au cours d’une vie d’homme les Editions Actes Sud à Arles et Paris.

Pas surprenant de voir les débuts du bouquin-diaporama sur leur page d’accueil. J’aime regarder passivement leurs nouveautés, comme une pause publicitaire devant ma télé! Leur voisin libraire de Bordeaux, Mollat, a dû lui aussi immerger de force son webmaster dans les rayons avant de lancer son tout nouveau site. La preuve par l’image (cliquez également sur la couverture…). Ou encore la longueur d’avance de la librairie Eyrolles avec un fil RSS défilant en continu les couvertures de leurs nouveautés.

Première de couv, quatrième de couverture, parfois deuxième et troisième de couverture intérieures, avec ou sans rabats : longue vie aux couvertures de livre !

le 05/12/2006 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

PathFinder 4.6

Indispensable sous OSX…

dans outils | usages

Sans PathFinder, je suis perdu… Il y a bien longtemps que j'ai abandonné le Finder d'Apple sous OSX pour ce produit qui me donne toute satisfaction depuis sa première mouture, SNAX. Et, sous Tiger, je l'ai écrit ici-même, c'est génial… Attention, ce n'est que MON avis…!

Cette nouvelle version 4.6 corrige quelques bugs, améliore quelques points discrets mais, essentiellement, fait la part belle aux onglets qui sont désormais repositionnables par simple déplacement (cliqué-glissé de souris) dans l'ordre souhaité… Cela peut sembler inutile et pourtant, je suis heureux de pouvoir ainsi mieux m'organiser quand j'ai besoin d'avoir accès à des dossiers rangés à des endroits diamétralement opposés…
Bien évidemment, les développeurs nous proposent de placer ces onglets horizontalement mais aussi verticalement… Et de de créer des sets d'onglets… Effectivement, on ne fait pas appel aux mêmes ensembles ou collections de dossiers quand on traite des images, une base de données ou un site web… Du coup, il est facile de se fabriquer deux ou trois sets de dossiers courants associés à telle ou telle activité qui vont améliorer notre productivité (je n'aime pas ce mot mais c'est le premier qui me vient à l'esprit…).

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Onglets à l'horizontal qui passent à la verticale… Encore une fois, c'est disponible mais ce n'est pas pour autant à utiliser. La grande force de PathFinder est de nous proposer plein d'options pour nous fabriquer une interface personnalisée. À nous de sélectionner dans ces prpositions celles qui nous conviennent au quotidien…

Pour cela, il faut expérimenter… Vous avez 21 jours de test, c'est amplement suffisant pour poubelliser ou adopter PathFinder.

NB : pour info… Alexandra me signale :
Version 4.6 of Path Finder includes the newest Stuffit Engine 11.0.1. Contextual menu of previous versions of Stuffit appears to be incompatible with the newer version, and this is likely the reason of
your recent Path Finder crash. Please, check if you have an old version of Stuffit's contextual menu plugin in /Library/Contextual Menu Items (or ~/Library/Contextual Menu Items) and remove it.
On that note, you can add a "Stuffit" item to the Path Finder contextual menu (see the Contextual menu preferences) which adds nearly all (if not all) of the features that the official Stuffit contextual menu offers. You can also consider upgrading Stuffit to the latest version.


Note du 06/12/06 : la 4.6.1 est disponible ce matin…

le 01/12/2006 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Droit d’auteur et numérisation

Publishing live

dans joël | usages

[…] Ce billet a été rédigé naguère par Joël Seguin, éditeur chez Eyrolles. Il vit aujourd’hui près de Minneapolis (USA) […]


Deux extraits du dossier disponible sur le site du SNE, FAQ également traduite en anglais.

Pourquoi les éditeurs (via le Syndicat National de l'Edition, SNE) s'opposent-ils, au nom du droit d'auteur, à l'initiative de Google qui affirme contribuer à la mise en accès libre de l'information et de la culture auprès des utilisateurs ?
Le droit d'auteur, inventé au Siècle des Lumières pour protéger les oeuvres de l'esprit, fait partie des droits de l'Homme. Il est le fruit d'un équilibre délicat entre les droits du créateur et les besoins de l'utilisateur.
La création et la diffusion des contenus culturels nécessitent des compétences, du temps, des efforts, et de lourds investissements, ce qui implique une rémunération juste des créateurs. Sans propriété intellectuelle, les créateurs seraient définitivement privés de toute incitation à la création et à la diffusion de contenu.
En particulier, le retour sur investissement généré par le droit d'auteur permet l'émergence de nouveaux talents et de créateurs locaux dans la mesure où il contribue notamment à compenser les pertes des produits qui n'ont pas remporté le succès escompté et à financer les investissements futurs. Sans cette péréquation entre les best-sellers et les ouvrages plus exigeants, le modèle économique de la création est mis en péril. Par conséquent, il ne peut y avoir de diversité culturelle sans respect de la propriété intellectuelle.
En fait, derrière l'offre en apparence généreuse de Google se cache une motivation commerciale, en lien avec son propre modèle économique basé sur la vente d'espaces publicitaires, dont le nombre et le prix varient en fonction du trafic sur son site. Avec son programme Recherche de Livres pour les Bibliothèques, Google espère créer un trafic supplémentaire sur son site, lui procurant d'importantes recettes.


L'action des éditeurs français contre Google est-elle une opposition à la numérisation en général et à la création de bibliothèques numériques?
Bien au contraire ! Les éditeurs français sont activement impliqués dans diverses initiatives de numérisation et de diffusion de leurs contenus numériques. Leurs offres sont accessibles, soit sous la forme d'abonnement à des bases de données en ligne, par exemple dans le secteur juridique, de produits éducatifs multimédias ou encore de livres électroniques à télécharger ou à emprunter via des plateformes de distribution (ex. : Numilog, Cyberlibris, Cairn…). Ils participent également aux discussions avec le Ministère de la Culture et la Bibliothèque Nationale de France, en charge depuis le mois d'avril 2006 de la responsabilité de ce projet de création de la bibliothèque numérique européenne (BNUE) au niveau français.
C'est justement à cause de toutes les opportunités qu'offre l'environnement numérique que les éditeurs souhaiteraient garder leur liberté commerciale de contracter avec les partenaires de leur choix, y compris Google dans le cadre de son programme de partenariat avec les éditeurs. Or, laisser Google numériser des livres sous droits détenus par certaines bibliothèques reviendrait à potentiellement donner la permission à tous les acteurs intéressés par les contenus des éditeurs d'agir à leur guise et finalement à priver les éditeurs d'exploiter eux-mêmes les contenus sur lesquels ils ont investi financièrement en vertu des contrats conclus avec les auteurs.


Pour ceux que cela intéresse, le dossier complet est à lire sur le site du SNE…

Nb : Voici les premières critiques de Google and the Myth of Universal Knowledge, Jean Noël Jeanneney, livre récemment traduit en anglais, ici et là…

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le 28/11/2006 à 08:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #