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La page électronique

Le lion qui chasse ne fait pas de bruit

dans joël | usages

[…] Ce billet a été rédigé naguère par Joël Seguin, éditeur chez Eyrolles. Il vit aujourd’hui près de Minneapolis (USA) […]


En rédigeant ces billets, j’apprécie la feuille de style des blogs qui rend enfin la lecture numérique plus confortable sur internet. Ce qui manque cruellement aujourd’hui, c’est un format d’écran d’ordinateur tenant compte de cette large colonne d’une quinzaine de centimètres à laquelle s’adosse une colonne plus petite. Parfaitement adaptée à notre utilisation quotidienne, l’éditeur ne manquera pas de remarquer le format et la largeur de ligne utilisés pour optimiser la lecture : celui du livre.

En quelques mois, une porte s’est donc ouverte pour accueillir une version électronique du livre papier puisque la présentation du blog s’impose comme le standard de lecture sur internet. Une technologie numérique s’appuyant sur une pratique culturelle bien ancrée, cela fait penser au succès du iPod.

Une deuxième porte est en train de s’ouvrir via la définition irréprochable des écrans. Je ne me lasse pas des photos en haut de page de ce blog : prises avec un bon appareil, elles sont reproduites avec une qualité d’image qui ne cesse de croître, au rythme des derniers progrès technologiques.

L’usage de la version électronique du livre papier est une question de timing. Car les services fabrications des maisons d’édition sont au diapason : les livres sont… de fiables et efficaces Pdf dans leur forme finale avant impression.

L’interactivité, point faible du Pdf ? Non, je n’en n’ai pas besoin, je suis déjà pleinement interactif en tant que lecteur avec l’auteur. Un prix inférieur car sur le net ? Pas vraiment. Comme ces lecteurs prêts à payer le livre plus cher s’il respecte l’environnement, je n’ai aucun problème à payer le prix du format papier pour être autorisé à télécharger le Pdf de mon prochain livre à partir du moment où mon ordinateur portable est mieux adapté.

Editeur, je chercherai moins la rentabilité par le volume de livres imprimés, ce qui augmente mes coûts mais je me rattrape sur la non-distribution physique du livre dans sa version électronique.
Auteur, je préserve mes droits, ma relation privilégiée avec mon éditeur et ma visibilité.
Libraire, je répartis mes ventes entre le livre papier et les versions électroniques téléchargées en magasin ou sur mon site web pour lesquelles je perçois le même pourcentage à chaque vente.
Lecteur, j’ai un accès unique et nouveau au savoir dans sa dimension pratique et je valorise plus qu’avant mon temps de lecture dédié aux livres papiers.

Mon ordinateur portable, plate-forme multimédia nomade sur laquelle j’écris ce billet, est le support ayant le plus fort potentiel pour me faire aimer la lecture numérique, du blog au courriel en passant par le livre.

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le 26/12/2006 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

La page verte

De livres en livres, d'arbres en arbres…

dans joël | usages

[…] Ce billet a été rédigé naguère par Joël Seguin, éditeur chez Eyrolles. Il vit aujourd’hui près de Minneapolis (USA) […]


L’Histoire retiendra le nom de Random House.
Une décision prise en neuf petits mois. Plusieurs millions d’investissements en approvisionnement. Un premier palier de production fixé à 30 % en seulement quatre années. Une prise de conscience traduite dans les actes. Et des lecteurs prêts à payer jusqu’à 1 dollar de plus si…

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…le livre passe au vert.
Oui, le livre n’a jamais été aussi propre dans les mains du papetier et de l’imprimeur. Oui, l’impression des livres n’est pas la plus consommatrice de papier. Oui, la vague numérique fait vraiment bouger les lignes et capte l’attention. Mais encore, Random House (attention, ce lien dirige vers un .pdf) a bien choisi de se pencher sur la matière première à l’origine du livre, nos arbres.

Je ne peux mieux illustrer cette histoire en rappelant que la population de la planète est passée à 6.5 milliards en 2006 pour atteindre 8 milliards en 2025, soit demain matin…
Sachant que la demande en papier de la Chine s’envole, se cumule à la nôtre et que nos arbres ont toujours besoin de dix ans pour arriver à maturité, les éditeurs sont au pied du mur. Les trois principales forêts d’approvisionnements sont concernées : Canada, Asie et Europe du Nord.

Heureusement, beaucoup a déjà été fait : une norme et un accord professionnel existent. Et les défauts du papier recyclé ou certifié, cités à juste titre à une époque, perdent de leur pertinence. Les derniers Harry Potter utilisant du papier certifié se sont aussi bien vendus que les premiers, imprimés sur papier blanc. Toute la collection Babel d’Actes Sud est depuis peu imprimée en papier recyclé. Barnes and Noble vient de lancer la collecte pour recyclage des tonnes de journaux invendus dans ces 800 magasins. Les initiatives se multipliaient, il manquait le premier pas d’un poids lourd du secteur. C’est fait.

Le livre, plus respectueux des forêts, s’adapte encore une fois à son temps. Le Petit Prince serait fier.

le 19/12/2006 à 07:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

grosPod | 8ème épisode

Rumeurs autour d'un simple boîtier plat

dans usages

Fin octobre, je l’attendais… Fin août, Joël l’attendait également…
Mais quoi…?

Avec un système OSX en permanente évolution, rien n’empêche Apple désormais de sortir un grosPod, un zinzin communicant qui servirait de téléphone, messagerie (mail), lecteur de films embarqués, bloc-notes (TextEdit fait fort bien l’affaire), etc.

Apple a le goût du secret et rien ne les empêche de nous surprendre. Oublions dix secondes ce que nous savons, ce qui vient d’être rappelé… Et posons-nous la question différemment…
Qu’est-ce qui nous ferait craquer ces prochaines semaines pour 500 dollars…? Pas un Zune incompatible avec Vista…? Quoi donc…?

J’aimerais un écran plein format qui soit proche du format A5 (14,8 par 21 cm) ou un poil plus petit — proche donc du format des livres — on a pas inventé mieux en définitive ; que je puisse afficher du contenu aussi bien à l’italienne qu’à la française en fonction de mes besoins/envies ; un boîtier pas trop épais de 2 à 4 centimètres.
En somme, un truc pas trop lourd que je puisse glisser dans une grande poche, un sac avec une autonomie d’une journée… Un boîtier qui démarre vite grâce à un système de veille mais qui soit aussi sécurisé par un login et un mot de passe en cas de perte. La possibilité de visualiser des films, des photos, de lire sous acrobat des bouts de documentation, des sites internet, mon courrier (et aussi d’y répondre), d’embarquer mon carnet d’adresses, de prendre des notes, de jouer — seul ou non — une partie d’échecs… Pour cela du WiFi ou un autre dispositif, un clavier tactile à la demande…

La qualité d’écran, je la connais… La résolution de plus en plus fine des dalles RVB permet d’avoir un affichage très fin en nombre de pixels. Et, contrairement à nombre de fabricants qui essayent de nous vendre des produits fermés, Apple dispose d’un système d’exploitation…

Alors, ajoutons-y une option téléphonie puisque les opérateurs nous proposent du Edge (…et pourquoi pas avec France Télécom qui propose depuis peu LiveBox et Portable… Apple).

Enfin, pourquoi ce truc aurait la forme d’un téléphone alors que l’on peut ajouter tout simplement des écouteurs et un micro …comme sur un grosPod donc…! Même que c’est meilleur pour notre santé…

C’est tout cela qui nous tient en haleine depuis des mois… Car il est clair que même si les portables sont des outils formidables, ils restent encombrants et surpuissants par rapport aux besoins de nombre d’utilisateurs.

Or un simple écran avec deux trois connecteurs, un casque téléphonique, un clavier tactile et une connexion sur le réseau remplirait 95 % de mes besoins… Pour le reste, professionnellement, je conserverais ma station de travail pour bosser… Et pour le nomadisme, rien de plus simple que de tout synchroniser avec mon .mac… Une housse protectrice pour le trimballer et hop !

Réponse demain matin, en janvier ou jamais… Mais plus le temps passe, plus cela semble possible… Avec OSX.

22:30 : Rien à voir mais la vraie vie télescope mes réflexions. J’espérais m’être trompé en lisant cette info dans mes RSS avant d’aller me coucher à propos de Bruce Fraser… C’est le monde de la photo numérique qui est en deuil. Et c’est bien la réalité…

Sadly, I must tell you all that Bruce passed away yesterday, December 16th, 2007 at home with his wife Angela and good friend Stephen Johnson.

Fraser dont le dernier livre est disponible en Français depuis moins d’un mois et qui devait recevoir un prix le 10 janvier prochain…
Groumphhh.

le 17/12/2006 à 22:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #