Ma vie est passionnante (suite) : après mes derniers billets, quelques mails en provenance de Belgique et de Suisse… Qui me demandent des précisions sur l’usage du déclencheur Bluetooth versus des écouteurs filaires…
En premier lieu, ne pas avoir à vérifier si les fils des écouteurs sont (ou non) dans le champ de l’optique. Et cela me permet de retrouver un vieux billet, iPhone et Pinces. Mais, du coup, je reviens sur un autre usage périphérique…

Et donc, cette après-midi, mise en pratique en me baladant avec Camera+, déclencher tranquillement dans des situations parfois périlleuses (ça ne voit pas sur les images) pour capturer des végétaux…
Les images sont directement enregistrées dans l’album…

Avec cette prothèse Bluetooth dans la main gauche… et l’iPhone dans la main droite…

Ayant le choix, j’ai importé dans Camera+ quelques clichés. Et donc certaines images ont été post-traitées dans Camera+. Si Macro, pas de RAW, ce qui explique à nouveau les différences d’options selon les images…

Et à la fin; export d’un coup vers l’album… les images sources ne sont pas touchées, une seconde mouture est juste déposée à côté.
On s’en fout ! Le Bluetooth seul nous intéresse…
Ah, désolé, j’ai à nouveau pris le chemin des écoliers…

Bon, au lieu de tapoter sur l’iPhone pour capturer l’image, un appui sur le déclencheur et hop… Du coup, je visualise en permanence le cadrage et ne fixe pas le bouton de l’app quelques fractions de seconde pour capturer… Confort…

Idem, je regarde la scène et ai attendu un coup de lumière sur la feuille pour déclencher, la main gauche dans la poche…!

Ce couple de champignons ne m’a pas demandé d’effort, posé le iPhone sur le sol et, visualisant la scène, pas eu besoin de tapoter mon iPhone…

Bref, je ne me concentre que sur le cadrage et ne suis pas astreint à déplacer une fraction de seconde mon regard pour déclencher…


Etc.
Vous avez pigé le principe…
Parfois il me faut appuyer deux fois avec de déclencher, le temps de verrouiller les options de la prise de vue. Mais je conserve la maîtrise du cadrage via l’écran en permanence…
Pour mémoire, rien de révolutionnaire, avec un grip bricolé (voir ici la genèse) pour prendre des photos avec le Canon EF 180 mm f/3.5 L Macro USM, j’avais (ok, avec un déclencheur filaire à l’époque), la même philosophie et donc le bouton de déclenchement sous la main et pas sur le boitier…
D’autres infos dans ce vieux bouquin de Laurent de… 2010 qui n’a pas vieilli.
Il y a quelques années, un couple d’amis décide d’ajouter un chauffage gaz dans leur maison jusqu’alors uniquement chauffée par une cuisinière à bois. Ajouter et non substituer, CQFD.
Pour cela, ils décident d’un commun accord de …traverser la rue de leur village et demander à leur voisin chauffagiste d’intervenir. Celui-ci leur demande, tout de go, de patienter quelques jours, le temps d’établir un devis précis mais se voit aimablement arrêté d’un geste de la main…
— Pas besoin, on te connaît, donne-nous juste une idée du coût global.
— Oui mais il vous faut bien un devis détaillé pour comparer avec d’autres entreprises ?
— Quels autres ? On ne va pas faire faire de devis comparatif, on te connait, on a confiance, la seule question qui compte est : quand peux-tu démarrer ?
Résultat : un travail de qualité, terminé dans les temps. Et un service après-vente fort efficace vu qu’il suffit, encore et toujours, de traverser la rue…!
Par exemple, en fin de week-end, ils ont eu un souci dans l’après-midi et sont passés vite fait prévenir leur voisin. Ce dernier est intervenu dans la soirée, réglant immédiatement un problème mineur. Et sans facturer son intervention, juste le temps (plus long…!) de discuter en partageant une bouteille et quelques tranches de saucisson !
Chercher ailleurs ce qui existe sur place
Cette installation de chaudière gaz remonte à quelques années. Entre-temps, le village (…précisons que cela se déroule en Suisse) s’est agrandi avec des habitants venus des villes. Venus également avec leurs habitudes alliée à une totale méconnaissance des ressources locales.
Bref, des maisons ont été construites, d’autres entièrement rénovées. Mais au lieu de faire appel à l’artisan du village, tous ont décidé d’interroger via internet de grosses firmes. Certains ont néanmoins consulté ce voisin mais ont préféré opter pour une entreprise distante, parfois pour une centaine d’euros de différence ! Et sans renégocier cette dernière en direct.
Mi 2016, l’artisan a fermé son activité et s’est fait embaucher dans une usine à une dizaine de kilomètres du village.
En revanche, pour n’importe quel problème technique, ces nouveaux habitants doivent patienter au moins 48 heures — hors week-end — avec une panne (en plein hiver avec un chauffage en rideau, c’est assez féroce), le temps qu’on leur expédie un technicien depuis la zone d’activité de la grande ville pour un coût forfaitaire d’assistance.
Et bien entendu, imaginez que les autres services vivent les mêmes bouleversements : résultat, plus de boulanger (…sketch célèbre de Fernand Reynaud), plus de crémerie-fromagerie, garage, réparateur de cycles…
J’avais évoqué cette situation l’an passé — après une longue balade dans le Gard et les Cévennes — dans ce billet : Avant de pleurer sur la désertification des campagnes, agir…!
Tout le monde prend désormais sa voiture, consomme du carburant, du temps pour faire ses courses en grande surface… alors que, 10 ans plus tôt, il suffisait de se déplacer à pied au centre du village.

Des centres qui se désertifient et des périphéries qui s’amochissent !
Il suffit de se déplacer en France pour vérifier cette tendance. Des centres qui se vident de leurs commerces et des moyennes surfaces qui regroupent tous les services dans des zones sans âme accessibles en voiture mais plus difficilement à pied. Combien d’abords de villes et villages sont ainsi amochis par ces zones commerciales ! Et combien de centres villes se vident de leurs ressources mais aussi de leurs habitants. Des pancartes à vendre fleurissent mais sans commerces de proximité, comment dire ?!
Je vous renvoie à Sur les chemins noirs, l’excellent livre de Sylvain Tesson et le cite en guise de conclusion…
Il y aurait eu un tableau des cercles concentriques à brosser après une marche pareille. Dans les bourgs du guide Michelin, le centre-ville était charmant, l’église restaurée et une librairie s’inaugurait parfois devant le salon de thé. Woody Allen aurait pu tourner son film habituel. Ses acteurs auraient trouvé que la province est une fête et que le débarquement avait valu la peine.
Venait le deuxième cercle : le quartier pavillonnaire. Un monsieur y tondait sa pelouse en pyjama. Il avait fini de laver sa voiture. Une affiche signalait la disparition d’une vieille dame affligée d’Alzheimer.
Le troisième cercle apparaissait, commercial. Le parking était plein, le supermarché jamais fermé, les promotions permanentes sur le jarret. Plus loin, un rond-point distribuait les points cardinaux et l’on gagnait les champs, les hangars à machines et des bois où les sangliers attendaient l’ouverture de la chasse. Tout cela prouvait une chose : avec des efforts, même le Français réussit à ordonner le monde.
La seule défaite de ces journées résidait dans le fait de s’approcher des élevages de volaille. C’étaient des hangars concentrationnaires suant la souffrance. Les poulets y attendaient la mort, sans bouger, sans voir jamais le ciel. De belles voitures étaient garées devant ces usines de matériau vivant. Il fallait bien que la concentration profitât à quelqu’un.
Pas mal d’experts se sont exprimés sur le iPhone et ses capacités photographiques. Je me permets d’ajouter mon avis de simple utilisateur après quelques mois d’utilisation quotidienne du iPhone 7 plus.
Sept caractéristiques (fastoche…!) me font apprécier cet écran… Au point de laisser tranquillement dans une armoire mes boitiers et optiques traditionnelles, pffffff…
- les deux optiques (même si parfois un poil réservé sur le rendu du télé)
- la taille de l’écran (j’apprécie sa grande taille)
- la réactivité de l’ensemble
- ID touch pour ne plus entrer de code
- le format RAW des images (même si j’en reviens doucement, pratique mais je suis de plus en plus paresseux…!)
- l’autonomie générale
- la taille du stockage des infos, 128 Go sur le mien, ce qui me permet de ne plus me restreindre…
Sur cette dernière caractéristique, il n’y a pas que les clichés qui apprécient d’avoir de l’espace pour s’enregistrer, les applications itou. Ou les fichiers ePub à lire dans le train.
Plus besoin de ne conserver que quelques apps, on peut en embarquer autant que souhaité même si l’idée est quand même de ne conserver que l’essentiel ! Même de ranger sur une page moins accessible ces apps en réserve (avant de les poubelliser au bout de trois mois après m’être rendu compte que, ben, pas utilisées…)
Pratique des deniers mois…
Du coup, après avoir testé pas mal d’applications, je me suis retrouvé à utiliser de facto assez peu celle d’Apple – Appareil Photo – qui est pourtant remarquable, lui préférant jusqu’à présent des produits comme ProCamera, Camera+ (macro indispensable) ainsi que Provoke Camera pour tout ce qui est prise de vue.
Par le post-traitement, trois options qui vont de Snapseed à MaxCurve en passant par BLACK.
Que les choses soient claires : toutes les autres applications fonctionnent, c’est bien ma pomme qui se sent plus à l’aise avec certaines. Ça va sans dire mais c’est mieux en le disant !
Sauf que je remets tout en jeu, explications…!
Révision du Workflow…!
Ayant ramené 90% de photos directement prises en noir et blanc lors de notre dernière sortie, ma petite tribu s’en trouva fort mécontente et je le reconnu !
Du coup, gros bémol sur Provoke et retour à une prise de vue conventionnelle en couleurs.
Il est vrai que j’ai tendance à réaliser des images pour me faire plaisir en oubliant que les membres de ma famille aimeraient bien conserver un témoignage colorisé de nos balades.
Appareil Photo et HDR couleur
Bref, je suis reparti seul en balade autour de chez moi et ai procédé à une série de tests. Mêmes scènes photographiées avec mes apps habituelles puis Appareil Photo.

Déjà prendre le soin de désactiver Live. Et essayer de ne pas perdre du temps à allouer les bons réglages à chaque fois… Remarquez que je ne conserve plus le cliché source avant traitement HDR, l’âge assurément…!
Puis Noir et blanc
J’ai donc modifié mon process en prenant mes cliches en couleur (oui, vous l’aviez compris…!).

Puis, dans un second temps, je bascule certaines vues en noir et blanc. Mais en conservant le cliché original source. Et du coup, ce post-traitement se réalise avec BLACK - B&W Film Emulator naguère évoqué sur ce site.
Cela ne m’empêche pas d’alterner avec Provoke car j’apprécie son traitement sur l’instant. Mais en doublant les prises de vue du coup.
Et le RAW…?
Provoke ne fait pas de RAW et cela ne m’a jamais dérangé. Ensuite, si je voulais faire de beaux RAW (hihi…!), je devrais employer une app spécifique (…ce que je peux toujours envisager), voire pousser jusqu’à utiliser LightRoom…
Sauf que mes clichés sont avant tout des notes photographiques et non des œuvres (…z)immortelles méritant expo(s), tirage(s) et accrochage(s).
Aussi, ne plus partir dans des process complexes, ma vie de vieillard est déjà assez compliquée ainsi…!
Je reviendrais sur cela via un cours (prochain…!) de nazbrokology…!