Comme j’ai du l’écrire il y a peu, pas de choc en terme d’usage entre le 6s+ et ce 7+. Je me suis fort bien adapté à cette taille d’écran depuis une bonne année ; ma fille est passée du 4s au 6s sans problème non plus. Bref je/nous nous sentons pas concerné par les remarques “trop grand, trop ceci, trop cela”.
Au quotidien, ce smartphone oscille entre ma poche de jean et celle de ma veste, avec chargement sur ma table de travail ou dans la prise allume-cigare de notre antique véhicule. La poussière et les traces de mes doigts envahit peu à peu sa surface immaculée…! Là, j’ai fait un effort avent de prendre des images du iPhone 7 plus avec… le iPhone 6s+…!

Histoire d’éviter les chutes, je l’ai pourvu, comme le précédent, d’une protection signée Apple en cuir gris. Excellente résistance, tenue en main agréable et ça se patine avec le temps !

Vu mon côté maladroit, c’est indispensable…
Bien entendu, les “plus” sont le format RAW, la double optique et de la célérité de l’ensemble. Une meilleure réception également des divers réseaux en voyage. J’apprécie ces versions + pour leur bonne autonomie qui nous permettent de ne plus être à la recherche perpétuelle (!!) d’une prise d’alimentation au cours d’une journée. Néanmoins, loin d’atteindre celle du vieux Nokia de ma moitié.
- Et quid de la prise Jack ? Enfin, plus exactement, de son absence ?
J’écoute peu/pas de musique quand je me balade, préférant écouter les oiseaux, le vent, le ressac. Par contre, la possibilité de tester des écouteurs sans ces fils qui s’entrecroisent m’intéresse !

Globalement, cela répond bien à mes usages qui vont de la prise de vue à Twitter en passant par l’écriture (Drafts, Ulysses, DayOne et Editorial) et Tomtom Go dès que je vadrouille.
Cet iPhone nous sert de référence/juge de paix dès que nous discutons au sein de la tribu avec l’arrivée dernière du Robert Historique et des autres dictionnaires embarqués. Non mais…!
J’apprécie les quelques Widgets pratiques. Et même le rappel discret de mon activité physique…

J’apprécie les appuis sur les icônes pour accéder aux options des applications…

À leurs sous-ensembles… Voire à l’indispensable lampe torche modulable (à croire que je vis comme une taupe depuis deux ans…)

Un truc qui m’agace après ces éloges ? Oui, l’impossibilité d’utiliser le Pencil même si je peux toujours employer mon fidèle Bamboo Wacom.
Bref, depuis que j’utilise cette taille d’iPhone, j’ai bien moins besoin de me trimballer avec un iPad pour écrire. Mieux, je muscle mes pouces !
Ma commune passe peu à peu tous les terrains de sport en herbe au synthétique. l’idée de départ qui prévaut est d’offrir aux joueurs la possibilité de s’adonner à leurs disciplines favorites sur des périodes plus larges et, de facto, réduire l’immobilisation de ces terrains pour cause d’entretien, d’arrosage ou de tonte. Ou encore limiter la consommation d’eau et le personnel d’entretien…
Bref, peu à peu des surfaces toujours vertes en toutes saisons sont offertes aux gamins qui se rêvent en futurs stars du football ou du rugby.
Et ça fonctionne, les entrainements sont plus fréquents, l’éclairage ayant également été amélioré pour jouer le soir hors les nuits de pleine lune !
Contreparties
Pour les jeunes rugbymans qui démarrent et leurs parents, les avantages sont notables. les mômes reviennent à la maison avec les tenues quasi propres…!
Mais, comme me le rappelle Laurent, mon ostéopathe, cela a des conséquences amusantes : en cas de jeu sur un terrain en herbe véritable (!), ces nouveaux joueurs habitués à des surfaces impeccables ont tendance à faire des écarts (si, si…!) pour éviter flaques et trous boueux, attitude qui parfois leur fait perdre un point.
Ou, changement de mentalité, les parents qui se plaignent que leur progéniture alors rentre avec un maillot… sale !
Étranges remugles !
Mais qui dit synthétique dit couche drainante et surface imputrescible. Il faut bien cela pour éviter que le terrain se transforme en piscine. Ou que les trous se forment.
Le concept de terrain synthétique est une idée assez récente même si elle repose parfois sur des expérimentations horticoles. D’ailleurs, du côté des terrains en herbe, les jardiniers n’ont pas dit leur dernier mot et continuent à innover malgré une météo capricieuse.
Mais, peu à peu, des interrogations se font jour à l’étranger, là où ces pelouses éternellement vertes sont installées depuis nettement plus longtemps que par chez nous. Interrogations toujours balayées d’un revers de main en regard de leur entretien (quasi nul sur dix années, grosso-modo) et de la formidable disponibilité pour les joueurs.
Pour ma part, il y a un point qui me surprend quand je passe à côté d’un terrain de ce type dans mon coin, et particulièrement quand il fait chaud : c’est l’odeur tenace de caoutchouc qui se dégage. Bref, ça pue !
Attendons de voir dans quelques années ce qu’il adviendra de la santé des jeunes exposés, malgré eux, aux émanations des couches drainantes de ces surfaces.
De nombreuses idées astucieuses se sont avérées toxiques sur le long terme. Ainsi les couvertures en tôle ondulée en amiante de mon enfance qui sévissaient sur des tas de bâtiments agricoles.
Pour finir : lors de mes années scolaires, j’ai joué sur des terrains de piètre qualité, et même si la forte déviation de mon nez est signe de tampons passés, je ne me suis pas horriblement blessé. Certes, quelques plaquages acrobatiques sur ces surfaces caillouteuses (avec un peu d’herbe…!) ont râpé mes genoux ! Mais il semble que cela soit désormais bien plus “rude” sur ces terrains tous temps.
Bref, attendons…
Les marais de Bourges ? Un espace naturel exceptionnel fondé jadis par les moines en utilisant les eaux des rivières voisines. Et un gigantesque territoire à visiter au même titre que le Palais Jacques Cœur…

…ou la cathédrale St Etienne.

Nous étions venus en 2008, séduits par ce lieu entretenu par une armée de maraîchers passionnés. Nous y sommes revenus mi-octobre. L’endroit a souffert de la canicule (…des pointes à 36° qui ont eu de graves répercussions sur cet environnement malgré la présence de l’ eau, dont la perte de quelques grands saules…).

Avec (ci-dessous), une évidente différence de niveau entre les deux marais (à gauche, les marais d’en Bas sont nettement plus bas…!)

Ces marais restent un coin de nature fabuleux mais une autre menace se matérialise depuis une décennie.

Il est triste de constater, surtout dans la partie nord (marais d’en Haut versus marais d’en Bas), un manque patent d’entretien des canaux, de plus en plus envahis par des espèces invasives qu’il faudrait impérativement éradiquer pour éviter que la navigation devienne de plus en plus problématique. Une autre tendance se fait jour, l’absence d’ entretien même des parcelles.

En effet, les nouveaux propriétaires ne voient plus comme les précédentes générations l’opportunité de bénéficier d’un espace maraîcher utile à l’économie de leur famille mais bien plus comme des lieux de détente autour d’un barbecue le week-end.

Certes, deux ou trois carrés de légumes légitiment leur acquisition et l’acceptation des règles aux deux associations de préservation des marais mais l’état général des parcelles affiche nettement une évidente désaffection ! Il est clair que les conditions actuelles d’approvisionnement changent la donne.
Acheter un kilo de tomates au magasin Carrefour du coin est moins harassant que de les produire soi même ! Mais, pour mémoire, parle-t-on des mêmes tomates ?! Permettez-moi d’en douter !
- la première arrive d’Espagne, fait appel à une population immigrée et sous payée, use et abuse de produits chimiques, pompe de l’eau dans des nappes de plus en plus en stress hydrique. Ce sont bien des tomates, rouges, calibrées mais sans plus…
- la seconde nécessite d’acheter des plans (ou de ressemer), de venir en barque (…pour les marais d’en Haut), planter dans un carré dédié puis de s’en occuper, biner, désherber, accepter les aléas du climat, grillager pour se prémunir des canards et autres ragondins, arroser (…en puisant l’eau à même le marais ce qui est quand même plus simple). Voire protéger du soleil. Bref venir régulièrement sur son maraîchage bosser. Côté gustatif, surtout sans pesticides et autres engrais, ce sont des bombes colorées et savoureuses en bouche qui n’ont strictement rien à voir avec leurs cousines produites 1000 kilomètres plus bas. N’évoquons-pas le gain écologique évident : pas d’énergie fossile pour l’acheminement.
Un espace naturel en déshérence avec la disparition des usagers actuels
Sauf que ceci requiert un effort …que les jeunes générations de propriétaires de ces parcelles dans les marais n’ont pas toujours envie de faire.
Facile de les comprendre. Leur parcelle mythifiée par les anciens est attaquée par des bestioles qui érodent les berges (qu’il faut impérativement consolider !), la terre est …basse, dure en l’absence de pluie. Ensuite il faut planter et entretenir ces plans qui n’arriveront pas tous à maturité, éviter d’opposer, de rapprocher des espèces végétales en conflit, ce qui n’est pas toujours connu ! Bref, beaucoup d’efforts pour, parfois comme cette année, un rendement ridicule…
Bref, installer un simple monument à la côtelette puis inviter les copains est nettement plus convivial.
Quid des cultivateurs en règle générale
Mais cela pose nombre de questions du coup. Quel monde souhaitons nous ? Quel sort réservons-nous aux derniers des mohicans, les cultivateurs de nos provinces ? Qui souhaite les remplacer ?

Certes, ici, nous sommes à une échelle réduite, voire anecdotique. Mais c’est également le sort de nombreuses parcelles vivrières de plus grande ampleur qui se joue avec la fin de leurs exploitants âgés et sans descendance, j’y reviendrais dans un autre billet.
En effet :
- Qui veut encore bêcher son jardin pour produire des légumes et fruits de qualité ?! Mais pas que, économique et varié au rythme des saisons. Voire être quasiment autonome en diversifiant sa production…
- Quelle nourriture, quels produits souhaitons-nous réellement consommer ?
- Ou, plus crûment (sic !), quelle qualité de produits sommes-nous prêts à accepter de consommer !! Je ne vais pas plagier Jean-Pierre Coffe mais nous en sommes pas loin…!
- Je n’évoque pas notre conscience écologique qui est réduite à néant par quelques politiques qui affirment froidement qu’il faut en finir, que ça suffit.
- En même temps, les jeunes agriculteurs se mettent au bio, les surfaces augmentent comme la rentabilité de ces exploitations… Il suffit de faire un tour à la Halle au blé de Bourges pour croiser des ménages modestes (avec des paniers en osier…!) qui font le tour des nombreux étals et cherchent des produits authentiques…

À suivre…