Je rebondis sur un tweet lu hier (un RT de mon amie Luce) qui a donné lieu à une courte discussion avec ma fille pendant que nous échangions en mode bûcheron au ping-pong, les pieds dans la boue.
Bref, tout en essayant (!) de contrer ses balles croisées (…de l’art de me prendre de vitesse, art dans lequel elle excelle !), j’évoquais avec elle l’intérêt de ces notes de bas de page, pourquoi je les utilise désormais sans me restreindre.
Si ces notes sont souvent employées dans les ouvrages sérieux pour mentionner avec précision une source (auteur, ouvrage, numéro de page, etc.), j’aime les utiliser pour construire bâtir un second espace de lecture, sans pour autant alourdir le cours du billet…
un aspect chouette du numérique…
Or rien n’est plus chiant, crétin, stupide que de jongler dans un ouvrage papier entre un appel de note dans le texte et son explication une quinzaine de pages plus loin, voir un regroupement de toutes les notes en fin d’ouvrage. Je me refuse à entendre les explications habituelles sur la difficulté que cela représenterait : avec FrameMaker il y a des lustres, il était facile de demander à l’application de se débrouiller pour les placer en fin de page courante.
Sur une page web, c’est nettement plus simple. Un appui sur l’appel de note conduit à la note (même si le billet est très long). Ensuite à la fin de la note, la flèche située en regard permet de revenir à l’appel de la note, sorte de va-et-vient numérique confortable, d’ascenseur.
Dans un fichier ePub, c’est nettement plus confortable, un appui affiche temporairement une fenêtre avec la note.
Du coup, il est facile pour un lecteur de revenir au paragraphe source. Bref, de ne pas se perdre en cours de route !
Ce dispositif offre une lecture à plusieurs vitesses, permet de consulter les digressions, les informations hors contexte si l’on est d’humeur à les parcourir.

Ou rester strictement dans le cadre de l’information annoncée par le titre et le sous-titre en esquivant ce foisonnement de notes buissonnières !
Fort de ces constats, je suis dans une phase d’écriture d’un texte personnel avec ce dispositif. Cela revient à mettre en place une trame linéaire, un fil d’Ariane. Et, sur toute cette ligne, des noeuds comme autant d’appels à de possibles bifurcations qui seront ainsi matérialisées, chaque note pouvant être autonome dans sa lecture.

Quitte à sortir de la ligne…!
Bon, ce sont quelques idées partagées ici…
À suivre…
À propos de ces deux photos…
Tiens, pour une fois, je ne vais pas grogner contre l’oubli systématique de TextExpander sous iOS même si cela me manque cruellement pour tapoter mes billets, quoi qu’en pensent les développeurs de iA Writer. Autant le dire de suite, cette version est une agréable surprise. Et tant sous OSX que sous iOS.
Explications…!
Cette version ne comporte a priori rien de fondamental, c’est toujours un excellent traitement de texte markdown, voire MultiMarkdown, puissant comme l’est Byword et quelques autres, partageant sa vie entre iOS et OSX. D’ailleurs les deux versions de iA Writer ont été mises à jour simultanément…
Mais, en profondeur, plein de micros ajustements pour un confort amélioré à l’écran et sous les doigts.
Pour mémoire, depuis sa version précédente, iA Writer sous OSX effectuait un discret travail de substitution des apostrophes droites par des apostrophes courbes…
L’outil Syntax est désormais coloré en fonction de ce que vous souhaitez voir apparaître dans votre texte (tout, si vous le souhaitez…) — verbes, adjectifs, etc. — et je dois convenir que cela ajoute du plaisir à relire, corriger son texte, non pour cet aspect arc-en-ciel amusant, mais pour mettre l’accent sur les répétitions et autres scories qui se glissent dans nos textes. Sous OSX, vous découvrirez ces options en bas de fenêtre (en lieu et place de Format)…

C’est sous iOS que c’est le plus épatant. Et notamment sur iPhone…!

- À noter que les options de Syntax sont quasiment plus lisibles en mode nuit.
Une barre additionnelle qui appelle les menus sous iOS
La barre additionnelle reste modifiable et personnalisable. Néanmoins, avant de vous précipiter, testez les options masquées…
- Un appui léger déclenche l’action indiquée par l’icône…
- Un appui plus long affiche pour chaque touche les six options disponibles (1) et un glissé du doigt permet d’accéder à telle ou telle action…

- Un appui encore plus long (2) affiche un pointillé bleu autour de chaque option. Deux possibilités s’offrent à vous :

- Changer une option par une autre en tapotant dessus (3). En ce cas, vous accédez à une fenêtre affichant la liste de toutes les options disponibles. Dont les items des menus.
- Ou déplacer l’ordre (4) des éléments existants…
Or, pratique, vous pouvez désormais appeler un item d’un menu via une icône…

- Testez Syntax sous iPhone pour modifier à la volée les éléments à afficher en couleurs lors de votre relecture et appréciez la fenêtre proposée pour ce faire…!
Une typographie de labeur spécifique
iA Writer a toujours disposé de sa propre typo, un choix depuis la toute première version de ce traitement de texte. Sous iOS comme sous OSX, le rendu typographique de cette version me semble bien plus net (mais c’est peut-être une simple impression…!).
Mais ce sont surtout les options des rendus des trois modèles de prévisualisation (Preview) qui ont été complétés. Avec, au passage, la possibilité de ne pas prendre en compte les métadonnées (pratique itou).

- Ici, un montage des 4 panneaux sous OSX qui affichent toutes les options disponibles… Dont les alignements des titres ou les retraits dans les CSS des modèles…
Concurrence oblige, après Byword (recordman des options d’export avec WordPress et bien d’autres plates-formes) puis Ulysses, l’exportation vers Medium a été ajoutée dans cette version d’iA Writer.

- Présentation des discrètes différences (voir les titres également… Fer à gauche ou centré)…
Rappel de l’organisation sous iOS
Pas de copies d’écrans sous iPad (une à la fin) car plus didactique de montrer, deux par deux, l’interface de iA Writer sur iPhone…

- À gauche | en haut la possibilité de se rendre dans le dossier de travail… et ce, à gauche du menu File (et de ses nombreuses options d’export)
- À droite | La liste des fichiers (ici, mes fichiers de travail dans DropBox). Si vous appuyez à nouveau sur la flèche en haut à gauche…

- …Vous atterrissez dans les préférences (…idem ce qui se trouve sous 4 panneaux sous OSX) dont les options propres aux Modèles, l’accès à Medium ou DropBox. Et, loin d’être inutile, les choix pour l’impression (prise en compte ou non de l’entête et du pied de page).
Mais revenons au traitement de texte…!

- À gauche | Après le menu File, le menu Edit avec sa recherche remplacement, entre autres…
- À droite | Via le menu View… les Mode Nuit, Focus et Machine à écrire… Ainsi que les fameuses options Syntax … celles qui me semblent plus astucieuses, sur un iPhone 6s+, à appeler depuis la barre additionnelle à l’usage (oui, j’en remets une couche)…
- Et encore plus à droite en haut, le passage à la prévisualisation (Preview) du texte balisé…

- À gauche | En appuyant sur le nom du modèle, l’accès aux trois mises en pages disponibles (…ne pas oublier que deux options de leurs CSS respectives sont désormais liées aux choix effectués dans les préférences — remontez deux séries de copies d’écran plus haut si cela vous a échappé…!)
- À droite | Au lieu de revenir au menu File, les options d’export sont immédiatement accessibles… Troublant mais pratique vu que vous avez le résultat de votre balisage sous le nez : si vous en êtes satisfait, autant ne pas perdre de temps…!

- Bien entendu, cette version tourne sous iPad…
Ne disposant pas d’un iPad Pro (…urbanbike n’est pas un site professionnel et son rédacteur sait à peine écrire…), je ne peux rien vous confirmer…
Alors…?
Alors, iA Writer est un chouette outil de production de texte (au même titre qu’un Ulysses ou un Editorial, CQFD).
La prochaine étape devrait être (… c’est ma minute prospective…) de gérer l’export d’un ensemble donné de fichiers et non de simples documents individuels, export que maitrisent déjà Day One comme Ulysses dans des registres différents…
Mais force est de reconnaitre que cette version 3.1 est épatante …même si elle ignore nombre de plateformes populaires de blog comme WordPress pour ne citer que celle-ci…
À mes yeux, de très belles options pour rédiger des documents balisés…
Un regret, la disparition de la barre additionnelle dès lors qu’il y a segmentation en deux écrans sur iPad. Or sur iPad, c’est une manière de travailler de plus en plus prisée. Et, pendant que j’y pense, pourquoi ne pas corriger sous iOS les apostrophes droites en courbes à la volée comme sous OSX ? Certes, cela se voit dans l’affichage de la preview mais ce serait plus utile en tâche de fond comme sur Mac.
À suivre…!
Avertissement : Je reste un adepte par défaut du clavier Apple. Sur iPad comme sur iPhone, il est le seul à changer d’état en ajustant certaines touches (bleues) quand nécessaire, sur Safari par exemple. Et puis, déplacer le curseur avec deux doigts reste d’un grand usage au quotidien, sans oublier, de part et d’autre, les raccourcis avec la touche annulation, etc.

- Clavier Apple et touches adaptées…
Bref, j’avais laissé de côté les claviers tiers, préférant créer un équivalent clavier pour un caractère précis (et non disponible dans celui d’Apple comme ⌥) sous TextExpander quand nécessaire (…ou employer un script dans les traitements de texte qui supportent cela, comme Editorial ⚑).

Et puis, dernièrement, je suis revenu à SwiftKey ⚑, n’y croyant pas plus qu’avant (sic…!) mais en m’accrochant nettement plus longtemps que lors de mes tentatives précédentes. En effet, j’ai abordé plusieurs fois ce clavier (…une simple recherche dans urbanbike vous le confirmera) avant de renoncer tout aussi vite, partagé entre séduction et irritation.
Attention, je n’ai pas adopté SwiftKey en toutes circonstances, loin de là. Mais, là, cela fait bien plus de 24 heures sans éruption de boutons ! Un record !

Bref, je l’emploie pour coucher les premiers jets de mes billets sans baliser. J’ai même investi quelques cents d’euro dans une maquette de clavier proposée par SwiftKey, un thème ultra sobre qui n’affiche pas les emplacements des touches. Son gris moyen s’accorde assez bien avec un habillage nuit (…ou jour) dans Ulysses ⚑ ou Drafts ⚑.
Ce thème est d’ailleurs visible dans les copies d’écran qui parsèment ce billet d’humeur.
Pour mémoire,SwiftKey affiche dans la zone supérieure (et sur une seule ligne) trois mots. Et, comme sur le clavier Apple, vous pouvez tapoter sur l’une de ces trois propositions pour accélérer votre saisie.
Si la case centrale affiche le terme souhaité, il suffit d’enfoncer la touche espace pour valider cette proposition — et ce, même si votre propre saisie au clavier est truffée de fautes de frappe ou ne comprend qu’une lettre. Bref, c’est simplement royal !

- Illustration de ce qui est dit juste avant et par la suite à propos de la couleur unie du clavier (non délavée)…
Côte SplitView, en découpant l’écran, il n’y a pas cet effet de transparence du clavier Apple quand il est sombre et semble se délaver sur la zone des Messages par exemple.
Certes, je perds la possibilité de saisir rapidement de nombreux équivalents TextExpander ⚑ mais je gagne en confort car je reste un abominable dyslexique.

- Confort visuel sous Ulysses pour iPad
Pire, mes derniers neurones refusent depuis des années de mémoriser l’emplacement des touches du clavier et je me plante régulièrement. SwiftKey me donne l’illusion de pallier mes erreurs habituelles grâce à ses algorithmes qui repèrent peu à peu mon maigre vocabulaire et sa fréquence d’usage.

- Et SwiftKey de me le rapeller au passage !
Bref, sans pour autant convoler (re sic…!), je teste ce clavier alternatif sur un plus long terme. Et, pour le moment, nos retrouvailles se déroulent convenablement. J’ai également testé à nouveau la possibilité de basculer sur le champ en anglais avant de désactiver fissa.
Bref, à consulter les statistiques de SwiftKey, je suis un bon client vu le nombre de mots devinés mais, surtout, corrigés ! Tu sais ce qu’il te dit le bon client…?!
Comme je l’avais écrit naguère, je vais essayer quand même de me mettre le clavier AZERTY dans les doigts et en tête ! Mais sans trop d’illusions à la vue de la carte qui suit.

- Quand je vous dis que je ne me fais guère d’illusions…!
Bien entendu, cela fonctionne très bien sur un iPhone 6s+.

- Ici sous Drafts 4 sur le iPhone 6s+
Mon unique recommandation à l’issue de ce billet est de le tester… L’application est gratuite avec quelques thèmes libres d’usage.
Quitte à dépenser quelques cents, l’absence du contour des touches sur un iPad totalement tactile est loin d’être désagréable…
Bon, petit rappel, de nouvelles versions de Day One et Ulysses sont en approche…!
À suivre.
Si vous ne voyez plus d’articles affichés ces prochains jours, pas d’inquiétudes.
- SwiftKey ⚑ application gratuite, seuls les modèles de clavier sont payants