Hier matin, j’ai installé ProCamera HDR sur le iPhone 4s de ma fille puis nous avons migré son journal de Day One classique vers la version 2. Á cette occasion, j’ai retrouvé les sensations d’il y a quelques années sur ce format d’écran.
Utilisant un iPhone 6s+, je mesure mieux le gap en terme d’usage après ce retour à une configuration plus ancienne. J’ai essayé de reprendre une saisie sur cet écran minuscule, m’étant parfaitement habitué à la surface du iPhone 6s+ et, sans mentir, j’ai (…façon de parler, bien entendu) peiné…

Que ce soit en mode portrait ou paysage, il n’y a pas photo ! Certes, en terme d’encombrement, le iPhone 4s est magistral. Même en terme de simple boîte à pixels, cela reste un outil correct. Néanmoins, je ne me vois pas revenir à ce format.
L’explication est tout aussi évidente : Le iPhone 6s+ me dispense de me balader avec un iPad, même si le confort de frappe est un poil plus restreint.
Plus de pixels sur l’écran
Que ce soit en terme de résolution ou de surface pour poser les doigts, il me semble possible de ne partir qu’avec ce grand écran en voyage, prendre tant des photos que nourrir un flux textuel.
Certes, j’ai la chance d’utiliser en ce moment une version bêta de Ulysses qui fonctionne sur ce iPhone 6s+. Mais je peux exprimer le même ressenti à propos de Drafts 4 ou Editorial. Voire Day One évoqué précédemment.
Ensuite, la batterie embarquée offre une autonomie épatant, point non négligeable car je ne surveille plus cette dernière. Nul besoin de partir avec une recharge.

Côte clavier — et à condition de ne pas souhaiter utiliser TextExpander — SwiftKey s’avère pratique vu que l’enfoncement de la barre d’espace valide la proposition centrale située dans les trois cases prédictives.
Bon, c’est une habitude à prendre mais la vitesse de frappe à deux pouces n’est pas si horrible. Mais il est du ressort de l’utilisateur de faire le bon choix au moment de changer d’outil. Je signale en passant que la barre additionnelle de Ulysses s’imbrique bien avec ce clavier tiers.
Au final
À mes yeux, avantage iPhone 6s+, TextExpander et Ulysses. Ce dernier pour sa coloration syntaxique et l’usage de Markdown XL si vous rédigez. Il est clair que les trois autres applications citées offrent un sacré confort et c’est pourquoi je bascule de l’une à l’autre…
Je ne suis pas encore parti uniquement avec ce iPhone quelques jours mais j’y songe.
Rappel — en vrac — des applications citées pour iPhone…
Je résume : Chouette ! Avoir une arme en classe, c’est devenu tout à fait normal. Mais avoir un iPhone avec quelques données privées, mon dieu, mais c’est très, très grave.
Pour cette nième palme du foutage de gueule, la cérémonie a été annulée, la scène trop petite pour recevoir tous les vainqueurs.
Entre cette affirmation et quelques autres du même tonneau pour bien filer les jetons, l’idée qui court est toujours la même. Sauf que les gens (sic…!) commencent à comprendre où se trouve leur liberté. Le rêve de tous les dirigeants (…actuels et futurs) est un système de surveillance local qui doit pouvoir nous évaluer en permanence et donc savoir si nous nous radicalisons (sic !).
Sauf que personne ne se pose la question sur la personne qui va nous surveiller. Si la personne est un gros biiiiiiiiiiiip religieux et/ou un sale biiiiiiiiiiiip aux ordres du pouvoir, le fait d’exprimer un poil de dérision — voire penser différemmment — va nous faire basculer dans la case personne à surveiller.
En passant, léger souci : qui va surveiller ces surveillants !?
La logique retenue (ici et ailleurs) est toujours la même en définitive : une personne qui pense est nettement plus suspecte que celle qui porte une arme.
Pour finir, je pense à mon grand-père qui fut qualifié de terroriste en 1944 avant de devenir résistant en 1945. Pas de iPhone à l’époque mais des messages qui circulaient… dans les airs.
Ces derniers temps, je me suis fréquemment retrouvé avec un clavier nettement moins réactif sur l’iPad Air 2 qui me sert de machine à écrire.
Phénomène étrange qui m’a conduit durant des semaines à fermer toutes mes applications, tuer mon dictionnaire personnel, effectuer un redémarrage du iPad, suspecter telle version beta de tel traitement de texte, me demander si ce n’était pas TextExpander qui fautait (!), ma connexion internet anémique, un gros chargement en cours à mon insu, le streaming d’une émission via ARTE, le cache de ma machine, l’accumulation de claviers tiers, etc.
Bref, j’ai retourné cette question dans tous les sens.
Pourquoi, régulièrement, ma machine commençait à freiner ma saisie, pourquoi les mots mettaient soudainement du temps à se former sous mes doigts alors que j’avais bien tapoté les bonnes lettres sur mon écran ?!
Certes, mes diverses actions narrées plus haut avaient le bon goût de réactiver un peu l’ensemble mais sans m’enthousiasmer outre mesure. Un mieux. Mais pas de quoi sauter de joie.
Pendant ce temps là, sur le iPhone 6s+, pas de problème, aucun ralentissement.
Et puis mardi, en effectuant mes habituelles opérations de nettoyage du dictionnaire personnel, je me suis (enfin !) rendu compte que j’avais laissé le mode dicté actif alors que je ne l’utilisais plus depuis des semaines.
Et je l’ai désactivé. Pour voir.

Bref, il me semble que je constate moins de ralentissements. Et ça, c’est autant de gagné.
J’ai même testé à nouveau SwiftKey pour vérifier si ce dernier était plus réactif que le clavier Apple, voire capable de trouver plus vite les mots que j’écorne lors de mes frappes imprécises. Non, le gain est identique sur les deux claviers, ça (re)pulse !
Avant de publier ce billet, j’ai vérifié ce état quelques heures hier soir. Testé sur plusieurs traitements de texte. De Drafts 4 à Ulysses pour iPad.
Zut, ce n’était que cela ?
Et, ce matin, je me suis à nouveau pincé en constatant que ça pulsait comme jamais, tant sur Messages en échangeant avec ma fille sur la route de son lycée qu’en finissant ce billet sous Drafts 4 puis en l’amendant sous Editorial.
pour mémoire, ce ralentissement apparaissait comme un soudain bouchon (…pour donner une image) sur la route de ma saisie, un moment désagréable où cette dernière s’engorgeait, freinait avant de rouler au pas, avant de reprendre cahin-caha.
Certes, c’est un ressenti que je communique à mes quelques lecteurs mais il est clair que j’ai l’impression (très, très subjective, j’en conviens…) d’avoir cette fois-ci gagné de la célérité. Et même retrouvé les performances du iPad d’avant… d’avant l’activation du mode Dictée !
À suivre.
Si ça ralentit à nouveau, comptez sur moi pour le mentionner…! Car je continue à douter que ce soit réellement cela…!
15:15 EDIT (dit de Marignan) : je poste, je repars plein d’espoir et, au retour (saut à Paris), comme l’impression que ben — en vérité — pas si bien que ça quelques heures plus tard… Bon, elle sort cette 9.2.2. voire une 9.3…?!!