J’ai écrit un billet hier sur MacPlus, Pythagora : des révisions de la 5ème au Bac……
Cela fait des années que l’on s’interroge sur la place des livres dans un monde numérique. Sans opposer l’un et l’autre, à quoi bon trimbaler dans un sac à dos des volumes souvent obsolètes ?
J’en parle d’autant plus volontiers que ma propre fille, grande utilisatrice de tablette, m’interroge régulièrement à ce propos.
Comment lui expliquer que ce n’est pas sa génération qui profitera des bienfaits d’un écran léger au contenu aisément mis à jour mais, éventuellement, la prochaine ! En cause, trop d’intérêts économiques, de rentes de situation qui se jouent, sans jeu de mots, sur le dos des écoliers.
Pourtant, depuis la sortie du iPad en janvier 2010, il est clair que notre univers change et je regrette de ne pas être un jeune élève pour bénéficier, dans les années à venir, des contenus interactifs ou simplement audiovisuels.
Au moment où je lis que la tablette est un danger (…toujours se souvenir des intérêts en jeu pour démolir une avancée technologique, qui et d’où ces gens parlent…), je regrette que l’éducation nationale n’ait pas encore intégré ces écrans de manière massive au sein de l’école.
Ensuite, ces parents qui pensent qu’offrir une tablette éducative à leurs enfants (…sans les éduquer à l’usage de cet écran, voire les accompagner) va les transformer en petits Einsteins sont tout aussi pathétiques.
Pour mémoire, mes deux gamins ont été éduqués avec du Mac pour le premier, du Mac et du iPad pour le second. Ces deux digital natives n’ont pas pour autant fini au ban de l’école : à 22 ans, le premier attaque un Doctorat en biotechnologie après deux masters. Le second étudie, en sus du français, quatre langues.
Et si l’on acceptait simplement que le monde change ? C’est aux fabricants de bougies de s’adapter, pas forcement aux utilisateurs de les soutenir…!
Bref, si vous êtes un jeune (…ou vieux !) professeur intéressé par ces nouveaux outils, pensez à vous inscrire sur Pythagora pour constater par vous-même ce qui est en train de se construire. Faites bouger les lignes et/ou utilisez gratuitement le contenu audiovisuel déjà retenu par d’autres enseignants…

Hallucinant tout ce foin sur la toile, ces théories du complot avec, sans aucune explication, l’usage très (très !) orienté de la déclaration de Laurent Fabius à propos de la conférence sur le climat et des 500 jours nécessaires pour la préparer.
Du coup, comme pour le calendrier Maya, c’est reparti pour un tour. Mais comme la NASA dément le passage d’une météorite, forcément ça cache quelque chose, etc.
La vérité est toute autre (héhé !) : Urbanbike attaque sa treizième année (premier billet le 23/09/2003 à 10:00) et pas (encore…) d’astéroïde en vue, pas de tremblement de terre, d’éruption volcanique (quoi que…)…
Je laisse les spécialistes en numérologie ([nymeʀɔlɔʒi], Étude divinatoire basée sur les nombres) tripoter ces informations pour en tirer leurs conclusions, d’autres sortir leurs cartes ou leur pendule…
Le 23 septembre, c’est l’urbanbike fair non, mais…!
Je relis mes notes à propos du mode dictée et de Siri et, rien à faire, je n’aime pas Siri.
Je ne reviens pas sur ce dispositif qui fonctionne fort bien. Juste que l’idée de personnaliser avec une voix masculine ou féminine mon iPad ou mon iPhone me fait doucement gondoler.
Mon écran n’est qu’un prolongement… de moi-même…
Quand je dicte un texte sur mon iPad, ce n’est pas une charmante assistante qui saisit ce texte mais bien un système intelligent qui décrypte mes inflexions de voix. Et nous n’avons pas droit au sketch de la secrétaire ou de l’assistant.
C’est pourquoi je ne comprends pas cette distanciation marquée par Siri.
Quand je demande à Siri d’ajouter un rendez-vous, ai-je besoin de singer un rapport hiérarchique sur le mode du manager parlant à son assistant ou à son assistante ?
Certes, je comprends bien l’intérêt de ce sésame universel qui est ce fameux Dis Siri pour mettre le système en place. Mais je regrette de ne pas pouvoir utiliser une autre formulation, un autre sésame justement, un mot-clé ou une injonction personnelle, voire familière.
Je préférerais d’ailleurs une troisième option qui pourrait être une voix artificielle au lieu de bâtir une pseudo relation entre ce prolongement de moi-même (le iPad ou le iPhone) et moi-même ! Une voix moins connotée, sexuée, voire un rappel de ma propre tessiture vocale, ce qui semblerait plus logique.
Une sorte de Jimmy Cricket pour ébaucher une idée. Car, jusqu’à présent je ne fais pas encore de dédoublement de personnalité.
Pourquoi j’associe cela à Beaufitude ?
Et donc je n’ai pas besoin de m’inventer un pseudo assistant. Pas plus d’échanger des vannes éculées : le type d’humour véhiculé par Siri ne m’intéresse guère. Je n’ai pas écrit bas de gamme mais je le pense profondément.
Pour mémoire, quand je demande à mon iPad d’ajouter un rendez-vous à une date précise, c’est bien une demande faite à un dispositif intelligent (…qui interprète mes phonèmes, décrypte et ajoute à la date indiquée l’information que je viens de prononcer) que je m’adresse.
Et non à Pascal, Paul ou Dominique.
Bref, j’ai juste besoin que ma demande soit prise en compte sans cet échange artificiel, ce dialogue factice qui me hérisse comme vous avez pu le comprendre à la lecture de ces quelques lignes.