Je ne vais pas m’irriter plus que cela (…quoi que !) mais cela fait près de soixante ans que je vois (du verbe voir) ces mêmes comportements autour de moi.
Ce qui provoque mon ire…?
La lecture de You May Have Seen My Face on BART — The Coffeelicious — Medium qu’a retweetée mon amie Luce, elle-même développeuse, femme (…et fort jolie).
Je suis trop souvent atteré par la beaufitude ambiante, la vanne grasse associée à une remarque sexiste… pour rire comme le prétendent aussitôt leurs auteurs dès que je leur fait remarquer l’indigence de leurs propos.
Bref, si Isis Anchalee était un laideron ET codeuse d’élite, serait-ce plus conforme à l’idée que ce font trop de personnes, non ?
Je me souviens de l’époque où nous allions à nos rendez-vous de chantier. Les entreprises s’adressaient systématiquement à moi, certains n’arrivant pas à comprendre que le projet en cours était signé par ma compagne, assurément trop blonde et sexy pour être également architecte…! Je constate qu’en 2015 (je vous rassure, ce n’est pas une surprise…!), cela ne change pas.
Or, et au regret de naviguer à contre courant des idées reçues, on peut être dotée d’une plastique séduisante et compétente, rien d’incompatible sauf pour les bas de plafond. Par contre, être bas de plafond et incompétent ne bouleverse pas les foules… Vous ne me croyez pas…? Allumez l’étrange lucarne pour vous faire peur…

Pour finir, je vous signale que les délicieuses développeuses polonaises, Eliza Witkowska et Agata Kuczmińska, proposent deux nouveaux thèmes splendides pour Tumblr. Cela se trouve ici, Tumblr Themes | WAYVO Web Design & Development. J’avais opté pour leur thème Zen pour inextenso. Du coup, Su Zen m’interpelle…
Notre carrosse dépasse allègrement les 180 000, une douzaine d’années d’usage et jouit désormais d’un équipement radio en rade. Dès que l’on passe quelques heures sur la route, j’apprécie de ne pas m’endormir en étant accompagné par Chet Baker ou Jordi Savall, entre autres…
Réparer le binz embarqué est incertain, autant imaginer un dispositif portable et réutilisable dans un autre véhicule de même nature, comprendre un autre véhicule ancien sans électronique hackable…!
La solution qui suit est rustique, moche mais remplit son office.
- un iPhone alimenté sur l’unique prise allume cigare
- un connecteur allume cigare à double sortie USB, histoire de transformer cette sortie unique en deux sorties…
- une pince pour maintenir le iPhone sur la grille de ventilation
- une enceinte alimentée également sur l’allume cigare
- et du Bluetooth entre iPhone et enceinte…
Certes quelques euros dépensés, une installation avec quelques fils disgracieux (hihi…!) mais qui ne déparent pas dans cet habitacle fatigué ayant supporté deux propriétaires avant nous.
Bref, ça fonctionne.
TomTom ⚑ (54,99 €) continue à nous indiquer le chemin et à contourner les bouchons, l’ambiance sonore à bord est rythmée par les albums embarqués dans l’iPhone. Tout se contrôle à portée de doigts grâce à la pince qui maintient le iPhone sur les ouïes de ventilation.
Et la petite enceinte Pill est coincée… pile poil ( je sais, vanne nulle…) entre les deux sièges avant, échangeant les infos avec l’iPhone, suite à son appairage Bluetooth.
Certes, il y a mieux comme j’ai pu le constater dans des véhicules récents. Mais une fois à la maison, tout se retire du carrosse (!) et vit une seconde existence en poursuivant son office sur un bureau. Et c’est pour cela que je ne fais pas une photo, c’est sur ma table…
J’ai conservé de mon enfance le souvenir quelques visites hautement soporifiques de châteaux et lieux chargés d’histoire. En cause, un temps de visite qui me semblait excessif, des plages de silence à contempler sans explications dans des pièces peu eclairėes des meubles poussiéreux. Bref, le tout déclenchant un indicible ennui pour l’enfant que j’étais.
Sans oublier, pour l’essentiel, des guides exécrables qui récitaient sans passion ni conviction des textes approximatifs mâchonnés entre leurs dents.
Du coup, adulte, j’ai évité comme la peste de suivre un guide…! Désormais, je révise ce jugement sévère…
Explications…
Ces derniers temps, trois châteaux (Le Château Fort de Rambures, le Château de Bonaguil - Fumel et le Château de Losse), trois guides différents et trois réussites…!
À Rambures, une guide fort drôle, pétulante et délivrant nombre d’anecdotes sur les habitants passés du château, remettant au passage les pendules à l’heure sur les réelles techniques de défense d’un château fort.
À Losse, une guide toute aussi claire interrogeant les visiteurs adultes comme les enfants, les incitant à fournir des réponses et même leur demandant assistance pour l’ouverture d’un incroyable coffre à secrets. Nombre de beaux objets à Losse dont un portrait en cire du roi Henri IV.
Lors de ces deux visites, sourire, humour et expression parlée claire et fluide.

À Bonaguil, nous nous sommes tombés sur un archéologue professionnel, amoureux des langues. J’avoue que nous avons été totalement subjugués par sa prestation de deux heures, par les anecdotes à chaque fois assises sur des citations de textes (…celles sur la fameuse Margot qui soulevait moults fois le coude droit), une connaissance parfaite des techniques de construction des châteaux forts (Bonaguil est le dernier de ce type à avoir été construit juste au début de la renaissance, en se souvenant que le maître des lieux avait pourtant rencontré… Léonard de Vinci…!) et de restauration, etc.
Mais le plus intéressant porta sur l’historique des mots, il nous donna un véritable cours d’Étymologie qui nous passionna tous car festonné d’exemples liés aux lieux et pièces que nous visitions en sa compagnie.
Sans oublier des informations sur les dernières campagnes de fouilles effectuées dont les fameuses demi-lunes qui sauvèrent de la cécité le seigneur de Bonaguil, demi-lunes récemment trouvées puis analysées par un opticien. Ou la fameuse dînette pour enfants trouvée parmi les ordures du château.
Après cette visite (comme celle des deux autres châteaux), une vision plus affûtée du confort et de l’hygiène dans ces bâtisses et nombre d’idées reçues virées à la poubelle…!
Dans tous les cas, l’envie de rappeler à tous ceux qui enseignent que l’enthousiasme, le savoir précis, les anecdotes vraies, la capacité d’intéresser et de prendre à partie avec humour l’auditoire sont la meilleure manière de réussir un cours. Pardon, de rendre une visite instructive et passionnante. Et même, qui sait, de déclencher des vocations.
Cela me remet en mémoire mon vieux prof d’histoire, Monsieur G, qui, sans aucun effort, obtenait immédiatement le silence et l’attention des 45 gamins dont je faisais partie par sa fabuleuse capacité à nous raconter la petite comme la grande histoire. Il était passionnant et passionné.