En prenant de l’âge, j’ai de moins en moins l’envie de me coltiner un sac photo pesant un âne mort… Avec la chaleur, les kilomètres sous les semelles, pfffffff…!
Ces derniers temps, je partais avec le M + mon antique 5D (…pour mémoire, urbanbike | Le retour du M). Bref, déjà une première tentative de sac léger… Mais avec la nette impression de trimballer inutilement un boitier, le 5D…!
Et puis j’ai effectué quelques essais en vissant le EF 100mm f/2.8L Macro IS USM sur ce M via une bague d’adaptation.

— Désolé, le soleil a disparu au moment où mon iPhone a capturé cette image…! Oui, le 22 est rikiki en comparaison…
Comme les images au 100 mm et/ou macro ne sont pas ma priorité en balade urbaine, autant laisser le EF-M 22mm f/2 STM vissé les 90% du temps et n’installer le 100 que si nécessaire. Voire jamais…! Mais à portée si les circonstances, etc.
Avantage…?
Près d’un kilo de gagné dans ma musette…! Un seul chargeur, une seule batterie à recharger le soir, une seule carte de 64 Go. Bien entendu, je mesure les risques potentiels (une seule carte — enfer et damnation, les poussières qui s’infiltrent sournoisement, la batterie à plat, etc).
Sauf que je suis un voyageur qui capture de petites notes numériques et non un professionnel de l’image. Au pire, celles prises nonchalamment avec l’iPhone les remplaceront. Ou pas…!

J’ai noté que le mode automatique du M me permettait de conserver l’enregistrement de mes fichiers en RAW et restait assez véloce (sic…!). À moi de trouver la meilleure position de portage de cet attelage, quitte à déclencher (si, si…!) avec le pouce, l’IS du 100 prenant le relais…


Certes, parfois, c’est un peu plus compliqué…

Mais ça passe (détail)…

Et en auto, le changement d’ISO s’effectue tout seul (ici, 1600 ISO)…

Alors… Si le tout fonctionne en situation, au lieu de continuer à fantasmer sur un Canon EOS-1D X définitivement hors de portée et pesant ses 1340 g, je pourrais envisager de casser ma tirlire pour un M3… nu avec écran tactile inclinable… et de 366 g…
C’est l’écran inclinable qui m’attire, parfois plus simple pour viser et retrouver les sensations du Contax SL300R T* de… 2004…! Et sa carte de 16 Mo…!
Note de fin : le bricolage pour le chargeur… Oui, le truc blanc est un connecteur de chargeur Apple, cela évite de se triballer avec un fil, toujours ça de gagné…!

Allez, je cesse de vous saouler… mais personne ne vous oblige à me lire…!
Je ne sais pas si la situation perdure mais c’était l’une des réponses quand je prospectais naguère (…avant juin 2013) pour ma petite entreprise…
Du XML sinon rien.
Du coup, j’ai raté quelques chouettes opportunités car le traitement de données en XML ne me branchait pas, trop éloigné de mon job de metteur en pages et de graphiste. J’avais certes employé des outils ad hoc comme FrameMaker bien avant mais, pour illustrer, cette application n’a jamais été portée sous OSX alors qu’elle tournait comme une horloge sous Mac OS 9.2. Certes, des pans entiers ont été repris peu à peu dans InDesign mais je n’avais plus la vista de réapprendre à bricoler dans un produit nettement moins adapté, lent…
Mais pourquoi j’évoque cela…?
Ce matin, sur Twitter, je suis tombé sur un billet de Marie Lebert à propos de son livre Le Livre 010101 (1971-2015) (en PDF) dans lequel mon ami Marc Autret est cité…
Ce dernier écrivait, il y a quelques années déjà :
Je déplore que l’émergence de l’EPUB ait provoqué l’anéantissement pur et simple du PDF comme format de livre numérique. Le fait que les éléments d’interactivité disponibles au sein du PDF ne soient pas supportés par les plateformes nomades actuelles a aboli toute possibilité d’expérimentation dans cette voie, qui m’apparaissait extrêmement prometteuse. Alors que l’édition imprimée fait la place à des objets de nature très différente, entre le livre d’art de très haute facture et le livre “tout terrain”, le marché de l’ebook s’est développé d’emblée sur un mode totalitaire et ségrégationniste, comparable en cela à une guerre de systèmes d’exploitation plutôt qu’à une émulation technique et culturelle. De fait, il existe fort peu de livres numériques PDF tirant parti des possibilités de ce format.
Pour les lecteurs d’urbanbike, souvenez-vous de FlyingButtons (les explications du développeur sont ici)…
L’idée de créer un PDF au format iPad sur les paysages de mon île avec mes propres photos est toujours présente mais quand je vois les difficultés à réaliser le tout en ePub et l’absence de maquette contrôlée par le graphiste que j’étais, comment dire…!
Dans l’inconscient collectif, le PDF reste une sorte de duplicata statique de l’ouvrage imprimé et personne ne veut lui voir d’autre destin. L’EPUB, qui n’est rien d’autre qu’une combinaison XHTML/CSS (certes avec des perspectives JavaScript), consiste à mettre le livre numérique “au pas” du web. C’est une technologie très favorable aux contenus structurés, mais très défavorable à l’artisanat typographique. Elle introduit une vision étroite de l’œuvre numérique, réduite à un flux d’information. On ne le mesure pas encore, mais la pire catastrophe culturelle de ces dernières décennies est l’avènement du XML, ce langage qui précalibre et contamine notre façon de penser les hiérarchies. Le XML et ses avatars achèvent de nous enfermer dans les invariants culturels occidentaux.
Marc résume bien ce qui est devenu la norme cette dernière décennie…
C’est pourquoi j’explore des combinaisons simples à base de balisage léger Markdown (avec des bases de données comme FileMaker), un poil de transformation typographique avec des CSS sous Marked2 ou des Styles sous Ulysses for Mac pour exporter dans des formats devenus des standards. Mais je reste nostalgique du PDF avec les traitements typo possibles, des blancs, des mises en pages non adaptatives mais volontaires (au sens d’assumées) travaillées par le graphiste…
Même si je reste un utilisateur assidu de Marvin ou Gerty sur iPad, je conserve GoodReader pour lire et annoter mes PDF…
Bref, je vais avoir du temps à ne faire que cela, reprendre mes ingrédients à base de traitements de texte Markdown, styler des CSS (voire, repasser par InDesign avec le script de Jongware) et pondre à nouveau, pour mon plaisir, des PDF avec de la typo…!
Bref, je suis totalement dépassé… J’assume…!
Avertissement : Pas mal du tout l’encyclique, fort agréable à lire. Bon, j’arrête la lecture quand François évoque sa propre boutique, mais je suis en phase avec ce qu’il écrit à propos de maison commune. Ce pape a des convictions, ce n’est pas la première fois qu’il me surprend par ses prises de position radicales. Je suis même étonné qu’il ne lui soit pas arrivé de pépin tant il se fait d’ennemis…
Je reviens sur les déchets qu’il évoque dans ce texte. Cela me rappelle que je viens de passer près de deux ans à vider une maison qui en était remplie.
- Mais ce sont des souvenirs de toute une vie, rien à voir, JC !
J’entends. Il faut juste m’expliquer pourquoi conserver un grille-pain en état de marche et neuf autres en panne entassés par ailleurs, le tout à l’avenant. Certes, nous avons tendance à accumuler des tas de trucs qui, finalement, ne resserviront jamais.
Au lieu de les laisser devenir déchets, autant les recycler au plus vite, les réparer ou donner ce que l’on utilise plus.
Je me souviens, tout gamin à Orléans chez mes grands-parents paternels, de la modicité de leur poubelle. Oui, vous avez bien lu, de leur poubelle que l’on sortait une fois par semaine.
Certes, la période de la guerre était encore dans les mémoires et l’électricité un progrès récent. Mes grands-parents disposaient d’une vieille Juva 4 conduite par ma grand-mère, ce qui lui permettait de se rendre au marché central tous les matins pour y travailler alors que l’âge de sa retraite était largement entamé. Et revenir avec des cageots d’invendus de fin de marché, de fruits blets, de parts de fromage improbables, de talons de jambon…
Mon grand-père recyclait le maximum dans une cuisine goûteuse et roborative, les fanes (…le vert que les gens laissent trop souvent de côté…) devenaient s’intégraient dans une tourte aux herbes, une omelette, une soupe, etc. Le reste des végétaux et autres coquilles d’œuf étaient compostés au fond du petit jardin.
Par ailleurs, les cagettes en bois, le papier entretenaient l’unique poêle de leur logis, les pots en verre trouvaient un nouvel usage, Les bocaux vivaient plusieurs existences, confitures une saison, légumes une autre. Bref, dans les années soixante (zut, cela ne me rajeunit pas…!), on ne gâchait pas, on recyclait, on réparait, on échangeait.
La vie était modeste : pas de connexion internet mais balades en solitaire dans les venelles à vélo ou retrouver les copains dans les terrains vagues. Sans oublier les pique-niques dominicaux en famille sur les bords de Loire… avec récupération des pissenlits pour la soupe ou la salade du lendemain.
Bref, ceci pour dire qu’un juste milieu entre ces deux modes de vie (le nôtre et celui d’avant-hier) doit être possible. Reprendre le temps de vivre au lieu de passer sa vie à accumuler…

Et avoir le temps d’admirer les fleurs sauvages qui s’épanouissent entre deux morceaux de trottoir…