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Réseaux sociaux et distraction…

Petit signe de vie au passage…

dans dans mon bocal | usages | vieillir

En ce moment, pour des tas d’excellentes raisons, je ne publie plus grand chose (en fait, rien…!).
Je passe mon temps à écouter des podcasts que j’avais mis de côté, redécouvre fréquemment car entendus d’une oreille distraite, lire mais essentiellement à regarder ce qui m’entoure.
Nous sommes sur la terre ferme quelques semaines1.

Hop, je déroule maladroitement mon sujet…
Le fait de prendre de la distance vis à vis de l’actualité, laisser de la place à une réflexion erratique et aux idées farfelues, réécouter une émission sans aucun enjeu d’urgence me procure une réelle forme de sérénité. Un calme idéal pour ne pas engorger la connexion entre mes derniers neurones…

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Depuis une année (merci la pandémie), l’apprentissage de la flore qui nous entoure ci et là m’occupe.

Dans le Sud, pas besoin de filer sur la Sainte-Victoire, se balader dans les friches urbaines d’Aix-en-Provence au pied de notre pied-à-terre estudiantin offre une épatante biodiversité… manifestement ignorée vu le nombre de masques chirurgicaux que l’on peut également y recenser.

Je retrouve ici nombre d’espèces photographiées sur Belle-Île en mer.
Bref, je me suis trouvée une activité qui m’incite à marcher, fureter et m’arrêter, identifier. Et si le nom de l’espèce m’échappe à nouveau, prendre quelques clichés à des fins d’analyse.
L’application de PlantNet et son site sont rudement mis à contribution !

Premier point épatant, je ne perçois plus la nature comme un « joli » décor : je commence à (re) connaître ses habitants, avoir du plaisir à nettement moins les confondre !

Comme écrit un plus tôt, j’emploie une flore numérique accessible depuis mon iPhone, photographie avec ce dernier.

Bref, mes écrans font partie de ma vie au même titre que l’eau courante et l’électricité.

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D’ailleurs, ce billet est écrit à la main sur Nebo avec un Pencil avant d’atterrir dans Drafts pour relecture et balisage !

J’en reviens (enfin !) au début de mon propos : cette attention sur des sujets qui m’intéressent est associée à un retrait progressif des réseaux sociaux, de leur sollicitation permanente.
Cela me permet de reprendre le cours de mes pensées (…à défaut d’idées !).

Sollicitations ? Quelles sollicitations…!

Ayant coupé progressivement les ponts avec FaceBook, puis Instagram.
Je ne garde un œil que sur Twitter.
Pas de notifications ou de mails d’avertissement, je m’y reconnecte sporadiquement, à mon rythme et selon mes envies.

Pas question de quitter l’oiseau bleu : avec mes fils RSS et nos rares abonnements (comme Courrier International), ce dispositif constitue mon fil d’informations…

Disposant de plusieurs comptes sur Twitter, je démarre parfois de brèves enfilades sur des sujets qui m’intéressent, le tout avec quelques copies d’écran si nécessaire. Et basta.

Hormis quelques interactions avec les copains, comme je n’ai rien à vendre, cette manière d’écrire me convient. J’ai viré IFTTT, basculé sur Signal et Threema en lieu et place de… WhatsApp qui ne cesse de changer de stratégie.

Corollaire : du temps disponible

Je me retrouve avec plus de temps disponible pour ma tribu. Bref, je pense avoir limité cette distraction continuelle engendrée par des informations basées sur l’émotion et l’indignation.
Une manière habile, adroite de nous occuper, d’aimanter notre attention et, de facto, de nous distraire de nos propres objectifs.

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Comme vous êtes en train de lire ces lignes, prenez le temps d’écouter un podcast qui résumé fort bien mon point de vue… Ce que les pouvoirs gagnent à tout savoir de nos vies.
Si le propos vous a intéressé, abonnez-vous à cette série épatante produite par Xavier de La Porte.
Je pourrais élargir à d’autres émissions2 mais là n’est pas… le propos. Quoique !

Consommation minimale

Avec la possibilité de commencer à nouveau à circuler, nous n’avons pas eu l’envie d’aller boire un verre en terrasse. Plus l’envie de voyager et visiter des musées dont, en premier, le Soulages.

L’ouverture des commerces n’a pas été suivie d’une quelconque fièvre acheteuse, pas question de se laisser happer sous le fallacieux prétexte que la vie (laquelle…?) reprend avec l’arrivée efficace des vaccins.

Surpris de voir les queues (pour cause de jauge réduite) devant des boutiques de mode ou d’accessoires comme j’ai pu le constater avec ma fille à Aix-en-Provence. Notre type de consommation n’a pas varié, bien au contraire. Une année de confinement nous a appris à nous contenter du strict nécessaire.

Nous ne vivons pas pour autant comme des moines…! Hier, nous avons acquis une grammaire italienne papier en prévision de l’année universitaire à venir. Mais également d’une boite de graisse végétale Dubbin Everest Saphir pour nos chaussures de randonnée3, un sac à dos de 70 litres pour remplacer celui embarqué par notre fils aux USA…! Nos premiers achats sérieux depuis des mois

Nous sommes également entrés dans le magasin d’une grande chaine de vente de produits électro-ménagers… avant d’en ressortir quelques minutes plus tard, les mains vides ! À la réflexion, les deux produits dont nous envisagions l’acquisition nous ont semblé parfaitement inutiles.

Cela fait quelques années que l’on réduit le nombre d’objets, que l’on s’habitue ans difficulté à vivre avec peu de choses4, à user nos vêtements jusqu’à la trame.

Dans le même esprit et faute de trouver quelques pièces vestimentaires dans les boutiques à un coût raisonnable, j’ai fini par commander en ligne ce que je souhaitais sur le site du fabricant, des produits soldés5 car remplacés par de nouveaux modèles.

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En terminant ce billet erratique, je me rends parfaitement compte que je suis/que nous sommes à côté de la plaque.
Aussi j’arrête là…!


  1. Mise en pratique : Après le confinement, vivre ailleurs…? ↩︎

  2. …comme Les pieds sur terre ou encore la Conversation scientifique… ↩︎

  3. Quitte à acheter une bonne paire de pompes de marche, autant l’entretenir, non…? ↩︎

  4. Un très bon produit, cher si besoin, plutôt qu’une collection de trucs séduisants mais, finalement, inutiles… ↩︎

  5. Et disponibles en grand nombre à ma taille (S), de l’intérêt de continuer à mon âge vénérable gainage et activité sportive ! ↩︎

le 29/05/2021 à 20:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

À près de 18 ans, le moment de s’assagir ?

Cesser de (trop) se disperser…

dans groummphh | vieillir

En septembre, urbanbike aura 18 ans (…groummphh…!). J’ai testé plein de solutions ces dernières décennies avant de (me) dire… stop !
Si urbanbike prend de l’âge, il n’est pas le seul à vieillir !

Au lieu de maintenir plusieurs moteurs de blogs, multiplier les composants à mettre à jour, je vais regrouper une partie dans une seule structure, celle qui s’affiche sur votre écran.

Oui mais tu pourrais utiliser la solution biiiip avec du code niiiiimp sur une plateforme d’editing kluuxxx. Et, avec de simples commandes terminal, tu… Non !!!

Merci, soyez audacieux, inventifs, vous avez la vie devant vous et ce truc précieux que l’on nomme du temps.

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  • Pour ma part, je vais essayer de ne pas me retrouver dans cette posture…!

J’aspire à continuer à écrire mes balivernes dans Drafts et à les publier dans un unique écrin numérique.

Mon fidèle hébergeur, monarobase pour ne pas le nommer, m’accompagne dans cette nouvelle phase ainsi que Dominique…

Catégories

Si Photager reste autonome, ancr.es a été fusionné avec la catégorie ailleurs et c’est devenu ancres, CQFD.
D’autres sites suivront.
Ou pas.

Ce sont les noms de domaine qui pointeront sur telle ou telle catégorie et basta.

En résumé, ancr.es arrive directement dans urbanbike. Pour mémoire, c’est le cas pour nazbrokology.com.

Il n’est pas dit que je change à nouveau d’idée un de ces jours mais pour le moment, j’aspire à vivre la fin de cette décennie (pour moi, hein…!) sans me faire plus de cheveux blancs (…qui a dit que je n’en avais quasiment plus…?!).

À suivre…

le 10/05/2021 à 11:15 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

L’instant « présent » ? Oui, à fond…!

D’abord, couper le robinet des infos…

dans vieillir

Je relis ce qui suit et un sourire me gagne : est-ce un vœu pieux, une promesse, un objectif déraisonnable…? Ces lignes pour esquisser les méandres de ma réflexion…

En gros, la mise à distance de l’information, qu’elle soit radiophonique, visuelle1 ou écrite, est-elle encore possible ?! Vaste question…!
Ces derniers mois, j’ai fini par en avoir franchement marre d’entendre annonces et alertes contradictoires, discours lénifiants, injonctions martiales (sic…!)…
Merci, je pense que l’on a tous compris et, comme toute ma tribu, je fais prends les dispositions ad hoc2.

Alors, j’ai réduit les sources d’info…

Pour Twitter, le ménage a été simple à gérer : la limite de nombre de signes des tweets associée à la possibilité de masquer centaines thématiques et/ou les visuels3 filtre ce qui ne m’intéresse pas.

Pour les autres flux continus d’infos à bas bruit, je préfère aller les ouvrir une ou deux fois par jour via des fils RSS ou en les sites d’infos en ligne.
Mais oublier de le faire n’est pas mal non plus…!!

Pas question de vivre dans un cocon mais bien de limiter les interactions avec les sources d’actualité les plus toxiques !

Cela n’empêchera pas la planète de continuer à partir en vrille, le réchauffement climatique de dépasser les prévisions les plus pessimistes, les gens de s’entretuer pour des motifs irrationnels, la pandémie de se balader tranquillement…

Par contre, n’être pas prévenu instantanément de ce qui se déroule devient un luxe…!

Plus de temps dehors…

C’est généralement le matin que je prends connaissance des principales informations (…ou après une courte sieste). Mais, clairement, j’essaye d’éviter de me laisser aspirer par ces dernières…

Moins de brèves c’est, de facto, nettement plus de sorties dans la nature environnante pour entendre le chant des oiseaux, le ressac des vagues.
Ou simplement suivre des yeux les nuages, s’émerveiller de la beauté de la flore.

Chaque jour, je me balade une à deux fois autour de notre logement, j’ai beau passer aux mêmes endroits par la force des choses (la limite de circulation imposée), ce n’est jamais le même point de vue…
Ma lecture du territoire se renouvelle sans cesse, de nouvelles fleurs apparaissent, je découvre des pépites comme cette étoile orange ce matin à la pointe du Skeul.

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S’il y a un coté positif à la pandémie, c’est de m’avoir contraint à (re)prendre le temps d’observer mon cadre de vie. Comme un énorme RESET qui m’amène à relativiser, à aller à l’essentiel maintenant et tout de suite.

…à observer !

Je reprends la formule #EthnologueChezSoi4 de Jean-Didier Urbain…! Portons, à chaque sortie hors de nos pénates, un regard neuf sur notre environnement en étant capable(s) de nous émerveiller pour la pâquerette qui vient de sortir de terre, les piafs qui se chamaillent pour une plume…

S’abîmer dans la contemplation de ce qui nous entoure est stimulant, indispensable !

En ne laissant pas les nouvelles du monde accaparer mon attention, ça se ressent sur mes nuits qui deviennent plus calmes.
Mêmes les bribes conservés de mes rêves sont rigolos : il y a trois jours, je me suis réveillé alors que je calligraphiais à la plume plate et à l’encore de Chine ; ce matin, j’étais en plein dans des réglages de fonds perdus sur une maquette…!

À suivre…


  1. Je ne regarde pas la télévision, un documentaire accessoirement sur Arte. Quelques minutes de radio en streaming le matin en vidant le lave-vaisselle et en préparant le petit-déjeuner… Plus souvent un podcast thématique… ↩︎

  2. Bien que vaccinés avec une première injection, on reste prudents, elle n’a pas altéré notre manière de procéder… ↩︎

  3. Se souvenir qu’il est possible de désactiver ces derniers, ce qui permet de se concentrer sur le contenu. ↩︎

  4. Relire Ethnologue, mais pas trop ↩︎

le 25/04/2021 à 19:50 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #