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…Tu sais que tu deviens vieux | 23

quand tu as impérativement besoin de changer de verres

dans dans mon bocal | vieillir

Avertissement : ce billet n’intéressera que quelques amis et vous pouvez vous dispenser de poursuivre même si je vais causer écrans !

Indispensable digression !

Au tout début (30 ans ?), mes premiers verres étaient nécessaires pour corriger de faibles mais épuisants dysfonctionnements visuels. Je trouvais ces appendices disgracieux sur mon nez. Puis, à force de bosser devant un écran, ces accessoires sont devenus …indispensables !

Les années suivantes, je prenais rendez-vous entre deux charrettes pour filer directement chez Madame Sourdille1 me faire examiner les yeux avant de passer (…merci Gérard) une tête à l’angle de la rue du Mont-Thabor et de la rue de Castiglione chez mes voisins de tablée du midi.

Oui, c’est du fait de cette proximité à l’heure du déjeuner, suite aux propos échangés avec les opticiens de Meyrowitz en présence de Juliette2 et Pierre, que je me suis décidé la première fois à franchir la porte de leur intimidante boutique.

Je me sentais pas à ma place, moi simple graphiste, avec la clientèle cosmopolite de cet opticien historique qui approvisionnait (et approvisionne toujours) nombre de grands3 de ce monde.

Débarquant la première fois en jean et t-shirt parmi leurs clients à fort pouvoir d’achat4, cet univers m’avait impressionné mais mes compagnons de déjeuner m’attendaient et m’ont traité comme tous leurs clients, avec efficacité et en prenant le temps nécessaire de me conseiller.

Du coup, ils sont devenus, tout aussi naturellement, mes opticiens de référence5.

Deux fois deux verres…

Ces dernières années, j’ai vécu avec mes verres plus trop adaptés. Et puis, ces derniers mois, une fatigue visuelle de plus en plus intense. Trouver des astuces est assurément une solution mais pas la meilleure…!

Car aujourd’hui, hormis me déplacer quelques minutes en mode bokeh dès que je retire mes lunettes, je suis totalement perdu sans leur présence.

J’ai fini par décrocher un rendez-vous dans mon coin avec une excellente ophtalmo (et, zut, qui part aussi à la retraite) et qui a fait un bilan sans appel… Pas inutile de basculer vers de nouveaux carreaux…!

Puis je suis passé chez Meyro…!

En résumé, je suis désormais doté de deux paires de bésicles. - Une de dotée de varilux pour toutes mes activités quotidiennes avec assombrissement des verres au soleil au premier rayon UV (…appelez-moi Tom Cruise…)… - Une autre dotée également de varilux mais à champ rapproché (max 1 mètre) pour bosser devant mes écrans avec un traitement spécifique filtre bleu6 pour atténuer le rayonnement des écrans.

Comme me le rappelle JM, mon opticien, en mode ironique… « Tu es hypermétrope astigmate et presbyte par ta relative jeunesse ». Arf…!

Alors ?

Les premiers jours sont toujours un moment de fatigue, d’adaptation, notamment pour les varilux à champ large. On fait un peu plus gaffe en descendant les escaliers, histoire de voir où on pose les pieds.

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Et puis le cerveau7 s’adapte et, passé quatre jours, c’est assimilé, pris en compte.

L’assombrissement solaire des verres est ultra rapide et cela présente une option fort pratique dans mon cas, celui de ne plus faire peur aux inconnus…! En effet, mon strabisme8 est masqué par le filtrage et je sens moins la gène qui transparaissait jusqu’à présent dans le regard de mes interlocuteurs, fort mal à l’aise avec mes yeux qui divergent !

L’autre point à prendre en compte est celui de la prise de vue : j’évite de corriger la chromie de mes images prises à l’iPhone avant de déclencher, vu que ce filtrage modifie légèrement (tu parles…!) ma perception de la scène.

Le soir, je change de bésicles pour passer en mode rapproché et lire tranquillement avec une précision digne d’un scalpel mes fils RSS ou admirer des détails de construction qui sont ensuite relayés sur ancr.es via une photo ou deux.

Fatigue en moins…

La bonne surprise est, qu’effectivement, je peux sombrer dans les bras de Morphée sans période intermédiaire, plus d’excitation due à cette lumière bleue.

Par contre, si je me déplace dans ma piaule avec ces verres sur le nez, ça passe car je connais les lieux ! Pas question de sortir dans la rue ainsi équipé !

Bref, cette solution à deux montures a le grand mérite de couvrir tous mes besoins, mais pas celui de couvrir mes frais ! Sachez que l’on est couvert (en très faible partie !) par la sécurité sociale et nos mutuelles. Et seulement pour une paire de lunettes tous les deux ans.

Mais, au même titre qu’un bon fauteuil Aeron9 pour un graphiste pour bosser 10 à 12 heures par jour, de bonnes paires de lunettes de compétition sont également vitales pour continuer à bosser, bouger, écrire et, accessoirement, se cultiver.

Alors, oui, c’est une dépense conséquente mais moins cher qu’un iPhone X…! Et j’en ai a priori pour quelques années même si je regrette l’obsolescence de ma propre personne…!

Mieux, j’ai toujours mes antiques montures titane Lindberg quasi increvables et légères, donc que les verres à remplacer. Bon, je sais qu’elles peuvent casser d’un coup au bout d’une vingtaine d’années mais je croise les doigts !

Bref, merci à JM chez Meyrowitz pour ses conseils avisés.


  1. Adorable ophtalmologiste désormais à la retraite… ↩︎

  2. le Ver Luisant (pas le verre, hein !) était notre cantine dans la rue du Mont-Thabor. On y retrouvait le midi les gars du Labo argentique RainBow Color, ceux de chez Meyrowitz, les clés d’or des hôtels alentours et bien d’autres ! Juliette était notre mère de substitution, toujours aux fourneaux et nous servant avec un mot sympa pour chacun. Tous mes équipiers déjeunaient là et nos propres clients adoraient s’attabler dans ce rad authentique ! Nostalgie car nous avons assurément vécu, sans nous en rendre compte, les dernières années de ces épatants établissements où l’on payait la note à la fin du mois sans discuter, confiance réciproque. J’espère que Juliette et Pierre coulent une retraite paisible et méritée (je ne vous parle pas de leurs journées à rallonges…). ↩︎

  3. de Chirac à Mitterand, héhé, on ne rigole pas… ↩︎

  4. le coût de certaines montures splendides rappelle assez vite que l’important sont les verres à bien y réfléchir ! Un peu comme en photo, l’optique est prioritaire loin devant la boîte à pixels ! ↩︎

  5. la seule fois où je leur ai fait une infidélité, je l’ai payé cash avec une monture rigolote mais épuisante car pas assez couvrante. ↩︎

  6. Solution assez efficace en lieu et place de collyres… Pour mémoire, les écrans fatiguent sérieusement ! Les collyres haut de gamme ont la cote au Japon pour soulager les yeux fatigués par les écrans ↩︎

  7. Enfin, ce qui tient lieu chez moi de… ↩︎

  8. mes yeux ont cessé de regarder dans la même direction depuis des lustres…! Mais je ne suis pas le seul. ↩︎

  9. …qui veut aller loin, ménage sa monture et son dos ! ↩︎

le 20/03/2018 à 15:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Twitter et accessibilité

Bonnes pratiques à prendre en compte

dans écrire | grospod | groummphh | vieillir

C’est le genre de sujet qui me passe au dessus de la tête, plus préoccupé par d’autres différences qu’une attention particulière aux mal voyants1, aveugles. Comme j’ai tort , j’essaye de m’améliorer…!

C’est une discussion démarrée sur Twitter à propos de ces défis sympas qui consistent à proposer à des gens de connaissance de poster pendant 7 jours un cliché en noir et blanc, sans quiconque de visible sur l’image et sans aucune explication. Et, accessoirement, de défier chaque jour, à leur tour, un contact.

Si d’aucuns pisse-froid ne comprennent pas l’engouement bon enfant de ces challenges sans malice sur Twitter2, ces derniers ont conduit des relations communes à échanger des remarques pertinentes à propos de ces images suivies sur Twitter par tous les bien voyants mais invisibles aux aveugles, CQFD.

Un billet de Kozlika, Tweetez des images accessibles ! - Kozeries en dilettante, souligne bien le problème.

Bref, que ce soit avec @samantdi, @orpheus, @franckpaul, @llu_ne ou @Kozlika, la discussion s’est enchaînée sur un mode sympa et je me suis permis de vérifier les quatre clients Twitter que contient mon iPhone.

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Bref, ça fonctionne dans Twitterrific 5 for Twitter, Echofon Pro for Twitter (pas testé dans la version Lite), Twitter de chez… Twitter3…!

Mais pas dans encore Tweetbot 4 for Twitter, ce qui est franchement étonnant.

Du coup, je m’oblige à rédiger un petit descriptif du cliché — en 420 caractères maximum — que je poste quand j’opère depuis un client Twitter, sachant que cela ne sera pas le cas depuis une image ajoutée dans Instagram puis expédiée automatiquement par ce service vers ce même Twitter.

Dernier point soulevé par Kozlika, cette remarque…

Puisque j’ai retenu votre attention sur Twitter et accessibilité, j’en profite pour un rappel : pour vos #MotsDièse composites mettez une majuscule à #ChacunDesMots ça permet que ce soit restitué correctement par les aides techniques :)

Voilà ! Bon, ce matin, j’ai posté une première fois un cliché sur @urbanbike sans avant de supprimer et recommencer illico avec la description, juste une habitude à prendre…

Pour écouter ces messages inclus dans les visuels, VoiceOver dans les préférences de votre iPhone par exemple…


  1. en même temps, ma propre vision se déglingue de décennie en décennie, ce qui devrait me sensibiliser… ↩︎

  2. au prétexte sulfureux que les intervenants ne sont pas de vrais photographes… Du coup, si nous devions suivre les conseils de ces directeurs de conscience, je devrais inciter ma fille à cesser de prendre des photos, à ma douce de cesser de faire la cuisine (…pas une vraie cuisinière pro…!) ou sculpter (…pas une vraie artisssss) et, bien entendu, m’interdire de publier ces brefs billets sur urbanbike, n’étant pas un vrai …blogueur pro certifié…! Bon, j’imagine que c’est une simple bévue, un tweet énervé qui a une raison autre mais comme son auteur ne s’en est toujours pas expliqué sur le fond, je bous…! ↩︎

  3. je ne l’avais pas vu du premier coup, il faut passer — en ce cas — par les préférences comme me l’a indiqué @franckpaul… ↩︎

le 05/03/2018 à 12:45 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Scoop | Il est possible de vivre sans Facebook, si, si…

Il suffit de fermer son compte…

dans dans mon bocal | vieillir

Prolégomènes : ce qui suit n’est en rien un billet anti ou pro Facebook, juste la décision (à l’insu de mon plein gré…!) de mettre un terme à une relation assez distante avec ce réseau…

Cela faisait des semestres, voire des années que je passais irrégulièrement une tête. Puis, mi-février, j’ai fini par déconnecter le compte de ma fille et le mien.

  • Pour le sien, l’absence d’info et de publication simplifiait l’opération, nous l’avions ouvert sans conviction en 2014 en nous promettant d’y revenir un jour (…revenir pour le fermer est bien la preuve que nous avons tenu parole…!).
  • Pour le mien, cela revenait à effacer une grosse décennie de liens mais à 95 % vers urbanbike.

En résumé, me connecter sur ce réseau ne me manquait pas avant, cela ne me manque pas plus aujourd’hui1.

Je ne représente pas une grosse perte pour les rares personnes qui me voyaient apparaître et disparaître aussitôt…! Et même si urbanbike est peu référencé par Google2, ajouter un .com n’est pas compliqué pour me retrouver directement sur la toile.
Ok, encore faut-il en avoir envie…!

Je n’ai rien de particulièrement sensé ou acide à ajouter à mon départ, juste un soupçon de lassitude mêlé d’indifférence ? Prochains gros morceaux → procéder de même avec linkedin et Instagam.

Bref, disparaître numériquement avant de …disparaître physiquement3…! Je veux également éviter à mes proches de perdre du temps à farfouiller ci et là pour clôturer des services, j’ai pour ma part donné4 dans un autre registre…

Voilà, c’est fait…

Ben alors, tu fais quoi ?

Genre : comme tu es devenu un no-life, tu dois avoir une vie de merde sans réseau…?

Je vous rassure, depuis que j’ai fermé doucement la porte de Facebook, je vais bien : pas de déprime à l’horizon, pas de déni, je ne me réveille pas la nuit en hurlant de tristesse. D’autant que je suis resté fidèle à twitter même si je lève le pied…

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Je retrouve du temps pour des tas d’activités. Si je continue à servir de sparring-partner au ping-pong pour contrer (…essayer de…) les smashs de ma fille, je reprends le chemin de quelques balades, prétextes à glaner des clichés5.

Et puis j’écris des tas de trucs sans intérêt et pour mon seul plaisir. Il est vrai que je néglige un peu ce lieu comme me l’ont fait remarquer quelques lecteurs …auxquels j’ai d’ailleurs répondu.

Bref, je ne suis pas inerte !

De longs moments à écouter les bruits de la forêt, à galoper sur les sentiers, à immortaliser quelques feuilles éclairées par les rayons du soleil… Du coup, j’approche, en marchant régulièrement, les fameuses recommandations du nombre de pas quotidiens.

Être songeur, rêveur, contemplatif ne me semble pas no-life.

Et, à propos de méditation, j’avance doucettement sur l’écriture de mon traité (!) de …nazbrokology.

À suivre…

Et puis quelques ouvrages papier à lire en plus des ePubs…

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  1. comme j’avais rarement lié mon compte Facebook à un service, me retrouver sans n’a rien de contraignant. ↩︎

  2. n’utilisant pas leurs analytics, c’est bien naturel… ↩︎

  3. notez que vous pourrez discuter avec mes gènes. Cf. Des chercheurs observent l’activité génétique de certaines cellules après la mort - Sciencesetavenir.fr ↩︎

  4. urbanbike | Déchetterie | 3 ↩︎

  5. en filigrane dans mon précédent billet, urbanbike | Si une image vaut mille mots, à placer en priorité dans nos messages…! ↩︎

le 03/03/2018 à 07:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #