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Du bistrot à la brasserie…

Nouveau propriétaire, nouvelle carte

dans mémoire | usages | vieillir

Nous avons tous vécu la perte d’un bar de quartier, lieu habituel de rendez-vous où l’on se retrouvait, où l’on était reconnu et, accessoirement, où l’on déjeunerait…

Et puis un jour, l’enseigne change, les patrons également…

J’ai vécu cela plusieurs fois mais particulièrement…
Au bar de la Marine en face de La Bruyère.
Puis au Ver Luisant entre Concorde et Vendôme.
Deux lieux populaires, animés, vivants.

Quand j’étais en terminale (prescription…!), je croisais aux aurores (je suis devenu un lève tôt en pension) les chauffeurs de la SERNAM (…qui démarraient au verre de blanc cassis et tartine camembert beurre…!), quelques postiers, les boueux qui laissaient leur camion-benne à l’angle de la rue de Noailles. Et les premiers lycéens.

Le second à Paris chez Juliette et Pierre.
On y croisait tous ceux qui bossaient rue du Mont-Thabor entre la rue Cambon et la rue de Castiglione : en gros, le personnel des grands hôtels, les techniciens photo de Rainbow Color, les copains opticiens de chez Meyrowitz. Sans oublier une flopée d’employés de bureau, coiffeurs, modistes, imprimeurs, serruriers.
Et nous.

Au Ver Luisant, on se faufilait le matin entre les tables et le bar ; Pierre jouait du percolateur dès 06:30 pour servir des cafés tout en nous passant le journal.
Le midi, il fallait impérativement arriver de bonne heure (ou revenir une heure plus tard) pour consommer le plat du jour mitonné par Juliette dans sa cuisine.

De table en table, les discussions se croisaient comme les paniers de pain et les carafes d’eau. J’ai particulièrement apprécié cette convivialité pendant des années. Même nos clients venaient s’encanailler (!), tombaient la veste. Tout le monde se connaissait, l’ambiance était superbe, Juliette et sa serveuse (…trou de mémoire, je n’arrive par à retrouver son prénom… Paulette, Pauline ?) officiaient avec leur autorité naturelle, les occasions de blaguer nombreuses.

Quid du Petit Bar dans la même rue mais plus à l’Est après le sublime Kinugawa, un bistro tenu par des personnes de l’Allier, une ambiance familiale (dernier passage avec Yvon en juin 2018). Il est encore ouvert, une rareté dans Paris…

Quasi même topo dans un restaurant plus coté à l’angle de la rue de Mondovi et à l’Ouest de la rue du Mont-Thabor, Lescure, malheureusement fermé.
Tenu par un couple attentif (…troisième génération dans ce lieu ouvert en 1919), deux commis officiant en direct dans la cuisine ouverte sous le regard des clients.
Et un service épatant (…André imperturbable et son alter ego au regard triste…) pour nous caser, servir à bout de bras les assiettes de confits de canard du Périgord – à la bonne franquette – dans un espace exigu, parfois autour de la table d’hôte où nous étions au coude à coude avec des inconnus avec qui le contact se faisait naturellement. Ou sur la terrasse l’été.
Terminé…

Changement d’ambiance…

En 2010 (?), Pierre et Juliette ont pris leur retraite et cet espace est devenu un banal estaminet, l’esprit du lieu s’est évaporé.
Notre imprimerie de ville est devenue un café…!

Les français sont sensibles à ces tiers lieux1 qui ne sont pas que des endroits pour se nourrir.

Je raconte tout ceci parce que c’est ce que je ressens avec… Twitter…!
La précédente équipe avait certes des défauts (et une dette colossale) mais le lieu était en partie tenu, même que l’oncle raciste avait fini par être débarqué.

Et puis la nouvelle équipe est arrivée après une acquisition stratosphérique2, commence à changer le mobilier, la carte.
Et souhaite imposer sa marque et de nouveaux tarifs3…

Or une clientèle n’est jamais totalement captive : une petite partie cherchera, tôt ou tard, à retrouver ailleurs cette convivialité perdue.

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Ici, rue Vasselot à Rennes le 4 octobre…

le 02/11/2022 à 07:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

D’une paire de Meindl à une autre

Un kilomètre à pied, ça use, ça use…

dans ancres | groummphh | usages | vieillir

Billet sans intéret… dans la série « Ma vie est passionnante… »
Vous étiez prévenus : Urbanbike vire perso……

Ce matin, je suis retourné en vélo chez mon chausseur de Belle-Île en mer1 quasiment après deux ans (à un chouïa près), 17 Octobre 2000 versus 29 octobre 2022…

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Why…?
Mais pour trouver le modèle identique de mes Meindl acquises… deux années auparavant…

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Mais pourquoi nous narres-tu cette histoire…?

…Vous dites-vous in-petto… en constatant — à juste titre — qu’urbanbike vire de plus en plus au grand n’importe quoi depuis belle lurette2 !

Explication : ces derniers mois, je me suis retrouvé à déraper sur les sentiers côtiers, attribuant ces glissades à mon grand âge.
Je confirme : je suis officiellement vieux…

Quelques semaines avant la rentrée universitaire, c’est mon tendon d’Achille qui a morflé (…et c’est fort handicapant).

Bref : j’incriminais ces incidents à ma seule vieillerie…

Suite à un nouvel incident (pas fini… papy dans les ajoncs, mais presque…), j’ai jété un oeil critique sous mes chaussures…

Focalisé exclusivement sur la souplesse et le moelleux d’un cuir nourri avec amour de graisse de phoque (synthètique…), je me refusais à reconnaître que la semelle était fatiguée…

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  • À gauche un cuir pâtiné et souple (comme une selle Brooks massée par des heures de balade…!)
  • À droite, la version acquise ce samedi…

Mais c’est bien en dessous que ça se gate… !
J’ai fini par ne plus être dans le déni…!

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  • En haut, le rendu actuel
  • En dessous, la version sortie d’usine…

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Est-ce la faute du fabricant ?
Ou cela est-il du à un usage excessif ?!
Je penche sans hésitation pour la seconde hypothèse !

Mélangeant les périodes, j’avais imaginé un temps que j’avais utilisé ces pompes en Espagne. Que nenni !
Non, j’en avais usé d’autres, des Ecco… paire que j’ai remplacée… en octobre 2020.
Merci Day One pour la chronologie…!

Mille kilomètres à pied, ça use, ça use…

Car, d’octobre 2020 à aujourd’hui, j’ai pas mal galopé sur les sentiers côtiers de #BelleÎleLand (aux falaises schisteuses…) ainsi que sur les chemins sous la Sainte-Victoire (…autour du lac Zola, ouvrage du papa d’Émile…).

Bref, vécu quasi les Meindl aux pieds le second confinement de fin 2020 jusqu’au retour à l’université de ma fille à Aix. Sans oublier les baldes suivantes en Drôme, Ardèche, etc.
Ou les deux kilomètres quotidiens qui séparent son logement etudiant du centre ville… à pied, sac au dos, CQFD.

Le problème avec ces chaussons hyper confortables est que je les ai… adoptés.

Comme je me balade avec mon iPhone qui fait podomètre (et juge de paix), il me suffit de jeter un oeil sur l’app Santé…

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Certes, mais en kilomètres, STP…?
Ça vient…

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L’app Fitness Stats (…qui s’appuie sur ces mêmes informations) me permet d’agglomérer ces données depuis le 17 octobre 2020 jusqu’à ce jour et ça donne…

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Ah, quand même…
Bon, en même temps je ne fais pas d’exercice…

Alors : 3000 ou 4000 bornes ?

Peu importe : sur les 4570 kilomètres et des poussières à ce jour, j’évalue mon usage de ces Meindl « un large + des deux tiers du temps. »

Comment procèdes-tu pour évaluer, au pif ?
Facile !
Ne disposant que de deux paires3 de chaussures dans ma vie courante…! Celles décrites ci-avant et des sandales…

Accessoirement une paire d’Ecco habillées (…pour la ville, sic…!) que je m’empresse d’oublier/de planquer après chaque bref usage…

En conclusion…

Quelque soit le cours (volatil) de la paire de Meindl entre un magasin qui dispose en stock de ma demi-pointure4 et une officine en ligne qui peut accessoirement enregistrer une pré-commande qui ne sera disponible que fin novembre… au mieux et sous conditions, il n’y a pas photo… ce malgré ce substentiel écart : je recommande (…dans les deux exceptions du mot)…!

En cause, la disponibilité (à la bonne taille…!) fait Loi.

Cet après-midi, j’ai inauguré cette nouvelle paire avec un objectif ultra performant (…trier les poubelles sous la pluie…) avant de récidiver demain (…sous la pluie et un début de tempête) pour entériner l’idée que c’etaient bien les semelles qui etaient en cause… et non (…enfin, pas trop…) votre serviteur…!

Seul regret : à l’heure des imprimantes 3D, pas possible de scanner les semelles usagées et fabriquer des contre-semelles (qui seraient certes plus rigides…) à coller sur ce qui tient…?!
L’idée n’est pas de repartir pour de nouvelles courses mais simplement de les finir dans un cadre modéré…
Car le cuir de mes vieilles Meindl a la souplesse idéale, la souplesse d’un gant autour de mes ripatons…!
Ce qui, dans une période où l’on cause recyclage, écologie, n’est pas si délirant… J’ai écrit un long courriel5 en allemand et en ce sens (merci deepl) à Meindl…

Groumphhhhhh…!
Et bravo à ceux qui sont arrivés ici (et ont même lu les notes en pied — humour — de page…)


  1. J’en connais qu’un (!) : face à l’unique Pharmacie de l’île à Palais… ↩︎

  2. Non, pas Twitter… ↩︎

  3. Certes, avec quelques autres rogatons que je n’arrive pas à éliminer (mes vieilles Meindl viennent d’entrer dans ce Club ;-) ↩︎

  4. 8,5 “soit du 42,5” ↩︎

  5. Je n’attends pas plus de réponse à ce courriel qu’à ceux adressés à la juriste chez Décathlon pour gymnase.com (…oui, faire une offre si intéressé — avec 4 zéros mini —, le projet que nous avions est définitivement arrêté… cette paire de pompes ayant fini de le torpiller…!) ↩︎

le 30/10/2022 à 07:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Comme un fort parfum de Musk…

Twitter dans l’escarcelle d’Elon

dans dans mon bocal | groummphh | usages | vieillir

Pour ma part, cela ne va nullement changer ma vie. Depuis l’annonce en avril 20221 de son désir de mettre la main sur Twitter, je me suis remis à fréquenter Mastodon, un dispositif basé sur des serveurs décentralisés.

Je n’ai pas pour autant quitté Twitter, j’ai modifié ma façon de le consommer ces derniers mois, clôturé quelques comptes et réduit drastiquement le temps que je lui consacrais.

Inversement, j’ai redécouvert Mastodon que j’avais utilisé quelques années auparavant, me suis habitué à son application iOS. Ce réseau ayant sacrèment évolué, j’ai eu nettement plus de facilités à m’y insérer à nouveau et, cette fois-ci, y participe quasi quotidiennement sans interruption.

Pour l’heure, je n’ai pas l’intention de quitter Twitter même si l’envie reste sous-jacente2. Je souhaite assister à sa mue3 sous la houlette de « l’homme le plus riche du monde4 » comme le surnomment les gazettes.

J’ai même trouvé une sorte d’équilbre entre Mastodon et ce blog (…pas abandonné, juste un peu négligé au profit d’autres activités…).
Twitter…?
C’est… en plus mais… sans plus…

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MPro et iPhone 14 vendredi matin…

le 28/10/2022 à 22:45 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #