Hommage d’une ex. toute petite boîte (!) lancée également un 1er avril à une nettement plus grosse née huit années plus tôt
Ce n’est qu’à la mi-1984 que nous avons découvert simultanément l’informatique, Apple et …Lisa !
Nous avons fermé en 2014 mais le choix délibéré d’Apple, qualifiée aussitôt par quelques clients de… produit pas sérieux, a été fondamental.
Non seulement nous a permis de survivre trois décennies en restant foncièrement indépendants, de travailler en télétravail avec les premières connexions RNIS (débit de 64 kbit/s) dès la fin des années 80 en transmettant, via Timbuktu, nos fichiers de travail MacDraw…!
Ensuite la nature de nos prestations s’est orientée vers l’Édition jusqu’à un arrêt assumé et à notre propre mise au rebut !
Alors, oui, un grand merci à la pomme pour toutes ces années…
Et, comme le disait Letizia B., pourvou que cela doure…!

Aujourd’hui, les écrans pommés sont toujours présents dans notre quotidien, ce billet a démarré sur un iPhone.
Oui, je néglige ma boîte à lettres.
Royalement !
Entre la demande de notation d’un service qui me demande régulièrement de lui attribuer 5 étoiles ; un courriel comminatoire pour valider de nouvelles conditions générales ; ce site marchand utilisé jadis pour un achat ponctuel qui tente à nouveau de me fourguer ses produits (…sympas mais je n’ai que deux reins…!) ; une marque d’aspirateur qui me propose son dernier modèle (…celui acquis il y a huit ans fonctionne toujours, merci…) ; l’incitation à commander fissa des billets de train…
Je sature…
Alors ?
Je fais le mort… je prends de l’avance !
Et puis il y’a le classique (…et détestable) vous connaissez Untel…?
Suivi d’un lien pour l’ajouter à mes contacts.
En revanche, les courriels sympas ont quasi disparu : Il est vrai que j’ai opté pour les SMS à 99 % via iMessages ou Signal.
Et le téléphone…?
Merci aux apps Silence et Saracroche (ainsi qu’à Free via les réglages de mon compte) de filtrer les appels entrants…
En revanche : du temps pour lire…!

Attention : je m’exprime ici sans avoir testé cette recette en vogue mais je m’interroge : devrais-je l’essayer à mon tour ?!
Je parcours quotidiennement nombre de blogs dans diverses langues qui semblent satisfaits de cette martingale. Au départ, une info, une source fiable, des instructions de quelques lignes avec la conclusion souhaitée et, je m’avance, le recours à une IA pour obtenir en retour un texte convivial, dénué de fautes de frappe, un billet de blog parfaitement calibré, avec quelques précisions ou saillies amusantes ajoutées par l’auteur (oui, l’IA ne fait pas tout).
Parfois, une illustration en couleurs pour rendre la thématique attirante. Répétez l’opération une demi-douzaine de fois par jour, parsemez de quelques liens sponsorisés.
Hop…!
J’y trouve souvent des infos lues par ailleurs, j’apprécie le sérieux des quelques blogueurs qui emploient ces nouveaux outils et ne le dissimulent pas.
C’est pourquoi je continue à les inclure dans mes fils RSS, voire à les citer de temps à autre dans un Paul-Eu tant l’article repéré me semble interessant à partager.
Oui, mon attitude est ambiguë : y aller ou conserver un mode opératoire désuet, brouillon, décousu, parsemé d’erreurs grammaticales, le tout dans un style qui n’a rien de fluide !
Tu bascules quand ?
C’est là où je veux en venir, assis sur le siège des toilettes, mon iPhone en mains pour pondre …cette note dans iA Writer !
Après deux décennies, urbanbike n’a toujours pas de commentaires ouverts, de bannières publicitaires, n’a jamais été monétisé ! Sanglots…!
Dois-je basculer ?!
D’autant que je suis, de facto, la bonne cible, le client idéal !
Je m’économiserais des heures de frappe au clavier : cela résoudrait une large part d’une saisie inutile liée à la dyslexie chronique qui m’accompagne, me pénalise depuis un demi-siècle ! Que de temps gagné…
Et, qui sait : enfin des revenus publicitaires inespérés, une audience quasi planétaire, que dis-je …une notoriété renversante…
Et une armée de lecteurs !
Non plus …trois ou cinq lecteurs mais …vingt ou trente ! Trente-cinq…?! Non…?!
Je coupe le son…
Non, je déconne !
Depuis 2003, j’ai à de nombreuses reprises ironisé in petto sur cette perspective de moduler la formule de ce blog.
Hier, je suis tombé sur ce billet d’Anaïs Russo, Éloge des petites tâches routinières et fastidieuses | Le nouvel Economiste, un article qui cause IA mais qui rappelle que les tâches qui ne nécessitent pas une concentration extrême peuvent également permettre à des idées créatives de mûrir.
Oh…?!
Or des occasions d’être créatif (sic…!) sont légion dans mon quotidien… ces instants où j’hésite entre deux mots, deux orthographes, deux idées…!
Puis, pourquoi me priver du plaisir de recadrer mes photos pour illustrer ces billets inutiles…!

Ce blog est bien parti pour rester membre de l’association des soliloques anonymes…
Je vous laisse, je vais passer l’aspirateur…