Le pouët d’Andrew Blasco m’a inspiré une réponse en espagnol (réponse qui s’auto-détruira sur Mastodon dans quelques jours)….
…et que je livre un chouïa remaniée (et en français) ici :
200 % d’accord avec ton analyse sur Mastodon…
Même si je la tempère un peu…!
Parfois l’impression d’un manque d’intelligence (le mot est fort) de la part de ceux qui interpellent la communauté de Mastodon mais sont incapables d’un simple retour à ceux qui leur répondent à leurs interpellations…!!
Je m’explique : « tu réponds en manière argumentée à l’interrogation de la personne ». Et… plus rien :-)
Alors, oui, je suis un vieil homme blanc hétérosexuel pas trop au fait des nouveaux codes sociaux, un Boomer…!

Cela me remets en mémoire ce sentiment de (…légère) amertume qui affleure quand tu salues des gens sur un chemin de randonnée ou un sentier côtier sans même un simple signe de vie…!
Bonjour…!
Pas bonjour :-(
Je retrouve heureusement sur Mastodon le noyau dur des personnes avec qui j’échangeais depuis plus d’une décennie sur Twitter…
Mais, hasard des repouëts, également des interventions d’inconnus qui évoquent leur problèmes…
Or, si tu viens sur Mastodon, si tu écris un pouët, tu ne dois pas être surpris de recevoir en retour des réponses…?!
Bref, je retrouve les mêmes comportements sur ce réseau que lors de mes déambulations…
Paradoxalement, je ne constate cette attitude « retenue », réservée (…quasi cul pincé !) qu’avec les gens de mon pays.
Et, étrangement pas avec ceux de langue espagnol ou italienne…
Aussi, ai-je décidé dès 2024 de cesser de suivre celles et ceux qui ne sont pas capables de cette élémentaire courtoisie…!
Bonne année 2024 à tous…

Adepte du brompton depuis quasi trois décennies , j’ai opté en novembre pour un destrier électrique, voir Nevo, vélo de courses (…notez le pluriel). Cette (bonne) humeur reprend quelques faits déjà narrés, j’assume : je suis vieux et je radote !
Après deux semaines, aucun regret : j’apprécie de ne pas terminer sur les rotules quand il y a un coup de vent !
Remonter de l’arrière port de Palais jusqu’a l’aérodrome avec des rafales de 80 Km/h de face une fois arrivé à la hauteur de la caserne de pompiers ; remonter l’avenue Carnot (à Palais) pour filer vers la zone d’activités de Belle-île pour passer à la Biocoop, poursuivre en direction de Locmaria, les sacoches pleines ne sont plus des épreuves.
Avec un vélo musculaire, c’est possible mais je me permets d’ajouter quelques points de contexte à cette saison.
- L’hiver, les journées sont courtes,
- Le temps plus qu’incertain (euphémisme !)
- Mes adversaires sont le vent qui peut souffler en rafales et les averses.
- N’oublions pas les dénivelés (Belle-Île en mer n’est pas plat comme Oléron ou Ré)
- Et, bien sûr, l’obscurité dès la nuit tombée : pas de lampadaires sur des routes étroites sans accotement ni trottoir.
- Sans omettre le fourbe brouillard.
Coté température, vu que le vélo électrique n’est pas une mobylette (…rappel : il faut impérativement pédaler pour être …assisté…!), l’effort fourni me réchauffe même s’il ne faut pas oublier de se vêtir correctement, conserver dans une sacoche un vrai coupe vent et un pantalon de pluie.
Voir un gilet jaune réfléchissant pour se signaler en plus de l’éclairage permanent. Sur le Nevo, solliciter l’assistance électrique allume automatiquement le phare avant et le feu arrière, ce qui ne change pas de nos bromptons équipés d’une dynamo dans le moyeu.
Bref, de la lumière dès que l’on circule. Et impossible de les éteindre, ce qui est une sécurité. Sébastien avait évoqué une réserve de 15 minutes des feux en cas de batterie à plat.
Sans oublier suspensions et selle confortables, feins ultra puissants dans les descentes.
Mais je reviens à l’usage.
Hormis ne pas oublier de recharger la batterie tous les deux jours et verrouiller le vélo dès que l’on s’en écarte, quoi d’autre ?!
J’ai emprunté nombre de chemins carrossables, béquillé le destrier le dos au vent (pas inutile !), roulé calmement de la pointe de Pouldon à celle de Kerdonis, remonté des dénivelés comacs sans m’arrêter (je n’ai pas la puissance des jarrets de mon copain Hannibal Brompton ;-), j’ai surtout pris le temps de contempler les paysages et l’océan, croisé une oie solitaire, une poule avec ses poussins, des troupeaux de vaches et de moutons, assisté à des meetings d’oiseaux.
Mais à 18 km/heure de moyenne, on a le temps de réfléchir et contempler, s’arrêter, bifurquer. Voire faire demi-tour pour saluer une connaissance.
Coté courses, le sac sur le porte-bagages avant permet de placer les trucs fragiles en plus des clés, gants, vêtements de protection contre grosses averses. Voire glisser un Kouign-amann (chacun ses produits énergétiques…).
Les deux sacoches hautes et imperméables me permettent de rentrer avec mon pain tout chaud sans avoir besoin de le sécher en grognant !
Et l’absence de barre horizontale est un sacré plus pour rendre l’accès au vélo naturel. Ne pas oublier de changer de vitesse pour des démarrages vifs en ville.
Je reste 95 % du temps en mode Sport. Et comme je roule assez vite sur la départementale si nécessaire, l’assistance ne se réveille que dans les cotes.
Bref, ce vélo de courses sera employé indifféremment par les membres de ma tribu dés l’an prochain. Pour l’heure, j’apprécie en solitaire !
J’en profite pour explorer à nouveau des coins parcourus naguère à pied, me perdre !

Par contre, je ne roule jamais sur les sentiers côtiers, CQFD. Je me gare au bout des chemins qui permettent d’y accéder, poursuis à pied. D’où mes Meindl de randonnée.
Attention, l’usage du destrier électrique comme du vélo tout court est addictif ! La météo ou/et le retour sous le vent ne sont plus (trop) des obstacles.
Et ça change la donne.
Ce vendredi noir est, pour nous, l’occasion de ne RIEN acquérir ! J’en avais parlé ici.
Étant vaccinés contre cette fièvre acheteuse, pas de livraisons d’objets inutiles, pas de commandes sur internet pour bénéficier d’une remise sidérante sur un truc qui a 9 chances sur 10 de finir, un mois plus tard, dans un placard :-)
Un exemple ? Je renouvelle mes chaussures de randonnée quand elles arrivent à échéance.
En discutant avec Laurent, le sympathique cordonnier derrière le Monoprix d’Aix-en-Provence, il semble même qu’il y aurait une solution pour les rechaper (avec un seul p…).
Les remplaçantes ne sont pas encore usées malgré un premier semestre en Italie (1600000 pas, + de 2900 étages et près de 1000 bornes parcourus lors de nos déambulations urbaines).
Ok, cette philosophie ne m’a pas empêché de remplacer mon iPhone fin septembre pour bénéficier de ses avancées optiques tout en utilisant quotidiennement un iPad Pro (10,5 pouces) de 2018.
Bref, il est peut-être judicieux de n’acheter un nouveau bien que lorsque nous en avons réellement besoin ?
Désolé d’être à contre-courant mais cette débauche d’offres me gave !
Les trois lecteurs de mon blog se souviennent peut-être de mes billets quand je passais une partie de mes journées à vider la maison de mes parents…
Ce fut l’occasion de salutaires piqûres de rappel !
Donc… non merci !