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Clope au balcon, humeur de cochon

Fumée du soir, voisins en pétard !

dans dans mon bocal | groummphh | vieillir

Vivre en copropriété, c’est compliqué !
Au gré des années, ma petite tribu a intégrée des lieux différents avec une constante, le voisinage !

En pavillon, naguère…
les week-end festifs avec soirées musicales1 qui se finissent aux aurores ; des fumées de barbecues aux grilles jamais nettoyées ; les tontes matinales motorisées ; l’essai (réussi) d’une reconstitution d’éruption volcanique avec fumées et déchets végétaux se déposant délicatement dans les jardins alentours !

En collectif, c’est un peu différent…
Le gamin maladroit qui fait rebondir des billes avant les douze coups de minuit ; le locataire qui monte sa cuisine (et en profite pour tester l’étanchéité du plancher) ; les discussions de vive voix dans la cage d’escalier (avec légitimes protestations criées des bambins).
Voire les remontées des effluves culinaires via les ventilations2 des pièces humides.

J’en discutais avec quelques oligarques désormais honteusement pourchassés3 : les seuls endroits où l’on est tranquille sont les îles privées (mais le niveau des océans monte… fichtre !) ou un yacht (avec le risque, désormais, qu’il soit saisi…).

Paradoxalement, ce sont des inconvénients marginaux. D’autant que nos voisins supportent quelques échauffements vocaux ou de courts concerts impromptus à base de Satie, Bach, Chopin…

reduc-450

Les véritables nuisances sont ailleurs

Les réelles nuisances sont l’autoroute proche (…en fonction du vent — ici, ça peut être violent également — et du couvert végétal), le passage du train sous les fenêtres.
Ou l’aire qui sert de résidence aux cirques de passage.
Le reste est liée à l’activité, à la circulation urbaine et à la pollution.

Ceci s’oublie avec la Sainte-Victoire au loin, les collines boisées, le chant des oiseaux dès cinq heures du matin.

Le seul truc qui me crispe est l’arrivée d’une odeur de fumée de cigarette quand on essaye de capter un peu d’air frais le soir, la clope consumée sur un balcons4 et qui remonte et s’invite sournoisement…!

Un bon équilibre au final

Paradoxalement, cette nouvelle expérience collective (…les précédentes en région parisienne) se déroule bien : des voisins discrets, aimables qui s’amusent de notre propension à éviter l’ascenseur.

La fin du cycle universitaire va nous conduire vers d’autres contrées.

Pour l’heure, une autre nuisance se fait jour, celle des températures élevées en ce mois de mai explosant les records de chaleur.

Climatiser les logements n’est pas une solution, une isolation extérieure5 serait à envisager… tant pour les périodes fraîches que pour les canicules.

reduc-450

Je me réveille tôt pour profiter de la fraicheur, écrire et déjeuner avant de tout fermer, volets comme fenêtres…

Bref…!


  1. Impossible de faire réduire le volume… ↩︎

  2. Manifestement, des progrès ont été réalisés depuis les années 60… ↩︎

  3. J’ajoute une note pour les adorateurs du premier degré : c’est bien entendu ironique↩︎

  4. Peut-être les mêmes fumeurs invétérés qui s’adonnent à leur addiction dans leurs toilettes, ne mesurant pas les délices d’une ventilation collective paresseuse…? ↩︎

  5. Chaleur à Toulouse : “On n’a pas assez pris en compte les épisodes de canicule dans l’isolation des logements” ↩︎

le 21/05/2022 à 07:15 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #