LightZone 1.5
Curieux et prometteur
dans
photo
Avec l’avènement du format RAW, tout le monde se pose la question des outils idéaux pour développer ses images. Je suis tombé dimanche, via VersionTracker, sur LightZone. Après téléchargement, pas trop compliqué de se repérer dans cette interface minimale…
Ce qui suit n’est pas un test, juste une série de petites notes pour mémoriser les points intéressants de cet outil… Pas de jugement même si j’ai traité quelques images avec des fortunes diverses pour comprendre la philosophie de l’application. À noter qu’elle ne m’a jamais trahie par un plantage.
Si je persiste pour le moment à utiliser d’autres applications pour traiter mes RAW (par habitude…?), j’ai bien noté que LightZone me permettait de travailler la lumière de mes images d’une manière particulièrement intuitive et m’offrait une nouvelle et époustouflante approche de la gestion des masques… En gros, nous ne sommes pas loin de retrouver avec LightZone des pratiques qui étaient celles de l’argentique et de la chambre noire.
LightZone affiche tout d’abord le contenu du dossier pour vous permettre d’identifier l’image à traiter puis ouvre le RAW (…en tous cas, celui propre à Canon et bien d’autres indiqués ici). À noter que toutes les informations, EXIF comme propres au RAW Canon sont disponibles dans ce mode.
Après le choix de l’image à traiter, nous voici dans un environnement assez simple à comprendre, avec une ergonomie à laquelle certains produits pourraient aspirer.
Le bouton Browser permet de revenir à cette présentation de toutes les images d’un même dossier…LightZone propose des calques de traitement comme sur Photoshop, calques qu’il est facile de réordonner via un simple cliqué glissé dans leur pile… Pour les faire apparaître dans la partie gauche, il suffît de cliquer sur leurs icônes spécifiques en haut de fenêtre. Bien évidemment, on peut ajouter autant de calques de traitement que souhaité pour chacun des outils, le dialogue spécifique à chaque calque pouvant être masqué ou non…
Ce qui est assez fou, c’est le pop-up en bas de chaque fenêtre…! Cela devrait rappeler certaines choses à tous les utilisateurs de Photoshop…! En regard de ce pop-up, vous pouvez corriger la densité de l’application du filtre et spécifier la création d’un masque associé au traitement. Et, pour inverser le masque, cliquez sur le point noir à droite de cette même ligne…
Vous pouvez créer autant de masques que vous souhaitez sur un calque de traitement, chacun disposant d’un contour progressif que vous définissez par une trivial cliqué-glissé…!
Mieux encore, vous pouvez copier un masque et l’appliquer à un autre calque de traitement…!
J’ai particulièrement apprécié l’outil RAW Tone Map qui permet de modifier la distribution de la plage RVB (ou de la luminosité) avec visualisation des zones dans une miniature de l’image. L’indication de la zone apparaît dans l’image en survolant le niveau souhaité (ma copie d’écran ne montre pas la position du pointeur qui est au milieu du range. Ce traitement n’est disponible que pour les fichiers RAW, CQFD.
En cours de travail, les calques de traitement s’empilent, se referment, de déplacent, se suppriment en un clic, la visualisation des réglages peut être affichée automatiquement… C’est très confortable. À noter un outil de rotation avec une grille précis.
La gestion des régions (masques) via des splines, des polygones ou des courbes de bezier nécessite un peu d’entraînement et des expérimentations pour mieux s’en imprégner mais vous serez surpris de la simplicité du procédé. Un classique contrôle clic permet de les gérer sans difficulté sur l’image. Un double-clic interrompt l’ajout de points de contrôle mais vous pouvez rééditer chacun d’entre-eux pour les ajuster au mieux.
Bref, autant pour retoucher une image en mal de contraste que dans un processus de travail créatif, LightZone s’avère très souple, intuitif (enfin, généralement…!) et particulièrement stable. Je me suis fait quelques frayeurs en arrivant à des résultats abomifreux…! Mais pas de panique, il suffit de supprimer les traitements inadéquats pour revenir à un résultat supportable…!! En tous cas, il mérite de passer un peu de temps pour explorer son potentiel…
Côté export, du TIF (8 ou 16 bits), du JPG et du PNG (8 ou 16 bits) avec un profil sRGB mais le choix de ce dernier ne dépend que de ceux que vous utilisez… Je déplore seulement la possibilité d’ajouter un suffixe comme le font DxO ou CaptureOne.
À noter que vous pouvez télécharger une version de démo totalement fonctionnelle pendant 15 jours, le temps de vous faire votre propre opinion. Pour ma part, je vais continuer à bricoler avec LightZone dès que j’aurais un peu de latitude pour ce faire… En fait, LightZone nous demande essentiellement de nous débarrasser de nombre d’habitudes pour nous concentrer sur les masques et la lumière… Pas toujours évident en quelques heures.
Plus d’informations sur le le site de LightCrafts…
La version RT permet de lier par exemple un process démarré dans CaptureOne (…ou Aperture, Bibble et LightRoom) à LightZone… Vous spécifiez par exemple que dès que vous avez terminé de traiter une image dans CaptureOne, cette dernière doit être ouverte dans le LightZone RT. Cette version, moins coûteuse, ne dispose pas de visionneuse et semble moins optimisée en traitement des RAW.
Note : il y a pas mal de tutoriaux dont celui-ci et celui-là…
Bref, prometteur, non ?!