La fin du retour chariot
Sans fleurs, rubans ni papier carbone…!

Du coup, je me suis rendu dans mon garage, là où j'entrepose ma première machine à écrire, une Underwood cacochyme offert par un vieil ami de mes parents, celle sur laquelle il avait écrit nombre de scénarios pour le cinéma. Je ne me suis jamais résolu à la mettre aux encombrants même si elle est quasi hors d'usage.
Ma seconde rencontre avec une machine à écrire fut lors de mon service militaire. je frappais des stencils pour les permissions qui étaient reproduits sur une machine à alcool.
Ensuite, j'ai utilisé comme graphiste en présentations visuelles une composphère IBM (voir cette chronique sur urbanbike) pendant quelques années avant de basculer définitivement sur un clavier numérique en passant sur Lisa et Mac.
Je me souviens de WriteNow qui reproduisait le son du retour chariot notamment… Parfois, je me demande si je l'ai inventé, merci de me confirmer cette information…!

Bref, après la colle de gutta, mes rapidos rotring ou graphoplex, l'odeur de l'encre de chine, les pistolets pour tracer des courbes sur le calque, ma vieille règle à calcul logarithmique de chez Faber-Castel (encore dans un tiroir), les lettres transfert Letraset ou Mecanorma, les films liths comme le banc de reprographie arts graphiques Agfa-Gevaert, le papier baryté, les tables à dessin à contrepoids, le Kodachrome et les Ektas (et j'en passe…!!), un nouveau pan de mon passé vient de disparaître…!
C'est dans ces moments là que je prends conscience que je suis vieux…!