Nevo, vélo de courses | 2
…Dix mois après
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Une suite improvisée à… urbanbike | Nevo, vélo de courses
En échangeant avec Siegi sur Mastodon (le 24 août), j’ai pensé que mes éléments de réponse — un retour d’utilisation de VAE sur #BelleÎleLand — pouvait accessoirement intéresser deux ou trois personnes…
J’avais expliqué en novembre dernier dans quelles circonstances nous avions fait l ’acquisition de ce VAE.
Ce qui a changé, c’est que je suis devenu finalement l’unique utilisateur de ce vélo, mes équipières préférant, de loin, conserver leurs Bromptons… Dont acte.
Un léger regret pour ma pomme qui aurait préféré opter pour un mini cargo mais bon. Dans une prochaine vie, qui sait…!

Rappel : Belle-Île en mer n’est pas une ile majoritairement plate (!!) comme Oléron ou Ré. Elle fait certes la même superficie que Ré, dispose d’un schéma directeur vélo mais offre beaucoup de dénivelés…!
On passe aisément du niveau de la mer à plus de 50 mètres…
À ce propos, une carte de Belle-Île en mer est disponible pour découvrir itinéraires et difficultés…

Et donc, pour répondre à Siegi, oui : un VAE permet d’avaler quotidiennement une petite quarantaine de kilomètres (distance A/R cumulée) pour se rendre à son travail… ou faire ses courses.
C’est mon opinion mais elle n’a pas force de vérité !
L’auteur de ces lignes a pris de l’âge (j’ai + de 70 ans, zut de zut…!) et mon épatant Brompton d’il y a… près de 30 ans1 ne me suffit plus pour rejoindre, par mauvais temps, les commerces éloignés.
Explications…!
Remarques en vrac…
Indubitablement lourd, le Nevo représente, certes, un investissement onéreux qui, dix mois plus tard, s’avère pas mal du tout à l’usage…!
Tant face aux rafales de 80 km/h (ce vent farceur que vous avez dans le nez à l’aller et que vous retrouvez au retour car il a tourné !) qu’adapté à la nuit noire avec un éclairage puissant car ici pas de réverbères ou d’éclairage entre deux villages…! Sans oublier des chemins de terre ou des routes étroites…
Pour mes premiers 1500 kilomètres, le petit tableau de bord numérique m’indiquait une moyenne un poil supérieure à 20 km/h. En gros, un aller et retour de 30 km me prend un peu plus d’une heure si je ne suis pas pressé.
En revanche, aucune perte de temps pour trouver une place de stationnement qui, ô miracle, se situe quasi à la porte des endroits où je me rends…!
Ici, pas de feux rouges mais des voies asphaltées pour aller faire principalement nos courses à Mérézelle en amont de Palais, une ZA qui regroupe une laiterie, une Biocoop, un charcutier, une pâtisserie mais également des tas d’artisans autour du bâtiment…
Ou filer jusqu’à la Poste de Palais, à l’unique pharmacie de l’île à Palais également. Voire à l’hôpital pour se retrouver sous la roulette du dentiste, plus loin encore vers l’une des deux grandes surfaces de l’ile…
Vivre à Belle-Île en mer, c’est accepter d’être souvent sous du gros temps, comprendre du vent mais surtout de la pluie…!
J’ai vite opté pour un sur-pantalon de pêcheur et vais m’offrir cette hiver une veste de mer plus étanche que ma vieille North Face.

Mais revenons au VAE.
Pas de souci pour aller traverser l’île et revenir : l’autonomie est impeccable même si ce n’est pas ma tasse de café d’aller à la Pointe des Poulains au nord-ouest… Selon le réglage d’assistance (de turbo à éco), le VAE offre entre 50 et 100 kilomètres (au minimum).
Bien entendu, c’est une valeur moyenne et dès que l’on s’active, cette distance s’allonge. Ici, retour de plage et 63 kilomètres d’autonomie.

Il faut impérativement se discipliner pour recharger chaque nuit la batterie (même si je le fais désormais tous les deux jours)…

En revanche, filer sans effort aux plages de… Donnant, Herlin, Grands Sables, Bordardoué ; descendre les chemins de terre vers Kérel ou la pointe Saint Marc ; me rendre Pointe du Skeul ou à Kerdonis, Vazen ne me pose aucune difficulté tout au long de l’année.
Les solides pneus du Nevo (…merci Sébastien) sont parfaits (pensez à les vérifier/regonfler régulièrement) pour aborder sans crainte des parties de chaussée peu propices aux cycles…
Par contre, croiser des voitures d’estivants qui foncent sur ces chemins étroits et poussiéreux l’été (…merci encore pour le nuage soulevé derrière eux) est agaçant…
Car si nos routes n’ont pas changé depuis leur création, la largeur des voitures ne cesse, elle, de s’étoffer…!!
Si le vélo peut passer, on assiste parfois, impuissant, à des croisements compliqués de deux véhicules de très grande largeur, ces superbes SUV électriques qui ont manifestement peur de rouler au bord des fossés.
Je m’égare.
L’usage d’une sonnette est indispensable sur ces chemins, ne fusse que pour ne pas surprendre les piétons ou se faufiler dans la chicane dédiée aux vélos (je ne vous raconte pas les boyaux étroits en haut de l’avenue Carnot pour sortir de Palais !)

L’hiver, des lunettes protectrices contre le vent et le froid ne sont pas une question de look ! Juste de suivre la route avec les deux yeux ouverts…
J’ai même investi dans un casque qui, je le reconnais, prend un peu de place sur une étagère…
Bilan positif à l’usage…
Même si j’ai, pour quelques semaines encore, l’usage d’un véhicule, j’ai drastiquement réduit son utilisation (nous avons à Belle-Île en mer un prix du carburant parmi les plus élevés de l’hexagone…!).
Pour nombre d’îliens, le vélo électrique se démocratise et permet aux moins valides d’entre nous de se rendre au marché, faire leurs courses au village ou à 15 kilomètres et conserver une relative bonne forme physique.
Car hormis s’éviter des frais de combustible délirants, attendre son bus, l’effet le plus remarquable est l’action sur nos corps…!
Le mien (remarquable, cela va sans dire :-) a perdu quelques kilos, une charge de moins à trimballer…
Et réclame (pfffff…!) désormais sa part d’efforts chaque jour…!
En hiver comme au printemps, j’utilise le VAE pour me rendre au plus près des sentiers côtiers avant de les emprunter …à pied, CQFD.
Cela augmente mon panel de sentiers à explorer selon la météo ou la course des nuages.
Et m’éviter de refaire « n » fois le même parcours d’approche.
J’ai perdu progressivement du poids grâce à l’usage régulier du vélo mais pas que… Ma fille m’incite quotidiennement à marcher en sa compagnie (moyenne de près de 13 000 pas) et j’ai également bricolé sous l’escalier (…accroché à une marche) un dispositif avec deux sangles2 que j’emploie quelques minutes sans forcer, pour faire travailler mon dos tout en tirant sur mes bras.
Bref, la combinaison de la marche à pied, d’un chouïa d’exercice et du vélo me semble bénéfique3.
Pourvu que cela dure…!