Olympus µ790 SW et balades urbaines
Un boîtier 7,1 méga-pixels waterproof à conserver dans sa poche
dans
photo
Plus prosaïquement, se balader avec un reflex et une bonne optique (ou deux…!), c'est franchement encombrant. Même si les sacs sont de plus en plus légers et molletonnés, n'oublions pas le poids de l'ensemble (en mode sciatique, c'est même très désagréable…!).
Et puis il y a les conditions extrêmes, naturelles…! Hormis s’offrir un boîtier tropicalisé ou se faire assister par un porteur de parapluie, cela devient vite inconfortable par grand vent et embruns marinés. Sans oublier la crainte légitime de se casser la figure sur les chemins côtiers rendus soudainement glissants par l'averse…!
Lors d'une tempête cet été en Bretagne, tempête où je protégeais mon Canon 5D tant bien que mal (plutôt mal…!), je me suis souvenu sur le moment d'un article de François sur l'usage d'un compact étanche pendant ses vacances…! Et j'avoue que dans l'univers venteux et humide qui était alors le mien, je songeais à ce type de produit…!
Aussi, quand jeudi dernier, le service de presse d'Olympus m'a expédié un communiqué de presse à propos du l'Olympus µ790 SW, je l'ai demandé en test par retour de mail. Je l'ai reçu le lendemain et c'est seulement en rédigeant ce billet que j'ai compris que j'avais affaire à un modèle pas trop éloigné de celui décrit sur CUK…! François a quasiment tout écrit/dit, aussi je vous renvoie à son billet pour la partie technique.
Néanmoins, quelques données et réflexions…

Le µ790 SW et sa batterie (15 grammes) à gauche… En volume, rien à voir avec les quelques bridges que j'ai eu l'occasion de tester précédemment…
Ici, pas question de marcher sur le compact ou de descendre avec lui à près 100 mètres avec des bouteilles et des palmes… L'Olympus µ790 SW est un modèle plus urbain qui permet de résister à un chute de 1,5 mètres (shockproof qu'ils disent…), étanche à moins de 3 mètres de profondeur (…et donc supporter le passage sous la douche comme sous une averse…!). Mieux encore, son mode anti-vibrations permet de trembler légèrement sans nuire à la qualité de l'image captée (…enfin de réduire le bougé pour les jeunes comme le sucrage des fraises pour les vieux…)…! Dernier point, pas inutile, ce modèle reste actif même par une température de -10°C, donc de l'emporter en vacances de neige par exemple…

Système de joints pour les deux trappes (ici, celle de la batterie et de la carte mémoire) et verrouillage efficace…
À peine plus volumineux que ma souris Apple (mais près de 150 grammes avec batterie), un capteur un poil bruité pour délivrer des images au maximum de 3072 par 2304 pixels. Mais en .jpg uniquement.
La prise en main est très simple, l'appareil vous demande de renseigner la date et l'heure… Ensuite, optez pour la langue que vous souhaitez parmi les 25 disponibles… et hop. Comme l’appareil dispose d'une mémoire interne de près de 15 Mo, cela permet de faire quelques images sans acquérir de carte xD-Picture… À ce propos, évitez les capacités de 256 ou 512 Mo, vous trouvez sur le marché des cartes de 2 Go à moins de 45 euros…

Bien évidemment, pas de viseur… Tout passe par l'écran. Et sur le côté, le sélecteur de mode et les touches d'action pour se déplacer dans les menus…
C'est là où tout se corse et se simplifie. Cet appareil comme ses alter ego de la concurrence offre une série de sets prédéfinis (genre photo en intérieur, auto-portrait, photos de nuit, coucher de soleil, feux d'artifice, cuisine — si, si…! — des meilleurs et j'en passe) sans oublier des tas d'options (avec ou sans flash, photo rapprochée, etc.)…
Paradoxalement, il est
Étonnamment, ces sets sont l'aspect le plus agaçant à mes yeux. Quand je prends mon reflex, les indications dans mon viseur ainsi que la mise au point sont suffisants pour avoir une bonne idée de ce qui risque de se passer. Ici, nous sommes soumis aux paramètres préalablement sélectionnés comme au cadrage via le truchement de l'écran… Or, penser à se placer sur le bon set avant de shooter n'est pas immédiat — je suis un mauvais rat de laboratoire… — et cela engendre parfois quelques photos foirées…
Mais, j'insiste, c'est votre serviteur qui est le plus souvent en cause : je ne me sens pas suffisamment à l'aise pour une utilisation optimale de ce type d'outil. C'est d'autant plus dommage que tous ces cas de figure ont été pensés et leurs réglages optimisés. Ce boîtier est même doté d'un système nommé Face detection censé réaliser de beaux portraits sans difficulté. Bref, l'automatisation a certes du bon mais il faut éduquer l'utilisateur que je suis…!
Coté finesse de l'image, deux options pour une taille maximale d'image de 3072 par 2304 pixels, HQ et SHQ (ce dernier est nettement plus lourd, souvenez-vous en…!). Hormis l'alarme intégrée comme sur un portable, notez le mode économiseur d'énergie/veille qui désactive très vite l'écran mais permet de repartir instantanément…
C'est cet aspect photo-notes qui m'amuse… La mise en action est très rapide, pas de souci pour le sortir en 2 secondes de sa poche, viser et shooter. Et, si le bon mode (set) a été préalablement sélectionné, on peut se risquer assez facilement à prendre une série de petites notes photographiques… D'ailleurs, pour des notes photographiques, le mode 3072 par 2304 pixels est presque trop grand et basculer en 2048 par 1536 suffit souvent amplement (je n'évoque pas l'économie de poids des fichiers délivrés…!)
Ici une mauvais repositionnement des diverses parties d'une affiche (attention, les images qui suivent sont optimisées pour le web et réduites en terme de détails)…

Une photo sur le vif…

Le triste univers d'une chambre d’hôpital

Un détail de chantier

Les nouveaux rayons au sous-sol de la librairie Eyrolles

Une photo rapprochée

En dehors des aspects anecdotiques, de cette liberté offerte par le pris sur le vif, je reste partagé entre le confort indéniable qu'il y a à se balader léger et discret, à la réactivité de l'ensemble versus une qualité d'image qui a, certes, beaucoup progressée (…je pense à mon Contax bi-corps de 2004) mais qui mérite encore de franchir quelques étapes.
Alors…?
Pas mal séduit (encombrement, poids et ergonomie) même si les images me semblent trop bruitées pour mon usage (…trop l'habitude de celles de mon Canon certainement). Bien évidemment, j'aimerais un capteur un poil plus grand (Olympus fabrique le µ 1200 qui possède un capteur de 12 MP) et plus doux et, surtout, l'enregistrement des fichiers en RAW… Sauf que tout cela est fort coûteux (ainsi le Canon G9 fait le double du Olympus µ790 SW) et répond plus à un besoin professionnel. Mais pour une production d'images familiales comme de souvenirs de vacances ou de notes d'activités, c'est parfait…
Du coup, l'Olympus µ790 SW dans son armure discrète est une agréable boite à images qui mérite de squatter le fond de votre veste ou de votre sac au quotidien… À emporter sans craintes dans vos aventures urbaines…
NB : si vous êtes réellement brise fer, pensez à son frère, le µ 770 SW qui supporte une charge de 100 kg et est étanche jusqu'à 10 mètres…
Fiche technique sur le site d'Olympus…