Papier électronique
En passe de devenir une réalité
dans
groummphh
Nous avons parlé du Readius mardi dernier ainsi qu’en juin en évoquant les propos de Bruno Rives. C’est la première démonstration de ce que peut être la révolution du livre dans les années à venir.
Hier, en emportant mon gamin et trois de ces copains à l’école (covoiturage), je leur décrivais cette invention et nous étions tous d’accord pour rêver — pour eux ! — d’un produit de ce type au lieu de se balader au quotidien avec tous leurs livres de classe dans leur cartable… Bref, nous imaginions un rouleau de papyrus numérique qui soulagerait leur dos et embarquerait tous leurs livres de cours. Et eux de penser que ce serait peut être plus intéressant qu’un ordinateur portable (ils ont tous accès à un micro chez eux)…
(…) dans moins de dix ans, il sera possible de tenir entre les mains quelque chose qui ressemblera à un livre, souplesse et pages comprises, mais dont le contenu pour être modifié ou remplacé d'un simple clic. C'est un tournant majeur de l'économie du livre qui s'amorce.
Pour ma part, je ne pense pas qu'il soit nécessaire que le livre électronique doive être une modénature des ouvrages que nous compulsons tous les jours, le papyrus numérique, souple et enroulable me semble assez astucieux car on peut le déployer à notre guise et du coup avoir une surface de lecture variable, comme une carte routière…
Par contre, cette révolution technique va provoquer une crise assez grave qu'évoque d'ors et déjà Christine Ferrand.
Si je reconnais, difficilement, que cela va avoir nombre d'atouts (je pense aux mes gamins à à leurs "vieux" et lourds ouvrages encombrants… Là, la mise à jour des programmes scolaires pourra se faire à tout instant…), j'aime le papier et je ne suis pas le seul comme le démontrent nombre de commentaires.
Sauf que je reconnais aujourd'hui que Bruno a bien raison de dire que cela va déferler très vite. Pour ma part, cela ne me convient pas, j'aime le papier… Mais en même temps, mon boulot est déjà du "pur numérique" et que mon travail finisse dans un "papyrus numérique" ou imprimé, cela nécessitera quelques adaptations.
Comment éviter la débâcle ?!
En (re)pensant le livre de plus en plus comme un superbe objet, papier, qualité d'impression, mise en page, format… mais en acceptant qu'une grande part de ce qui est aujourd'hui diffusée change de support… Je ne vais pas vous faire la liste de toutes les professions qui vont être touchées — et devoir s’adapter ou disparaître — par cette avancée technologique mais cela va va décoiffer.
Bref, la révolution est en marche. Pas facile pour moi qui suis un graphiste de couvertures de livre.
Nous aurons l'occasion d'y revenir. Mais même ce blog est en lui même une mutation de notre manière d’accéder à l'information…
Pour finir, vous pouvez consulter le blog de Bruno Rives.
Note : je vois ce matin que je ne suis pas le seul à avoir relevé l'édito de Christine Ferrand. Merci à NetNewsWire, mon outil de flux RSS…!