Urbanbike

Index |
ou détaillée | Fil RSS | ATOM

Traitement des RAW by Nikon

Nikon Capture 4…

dans photo

En rangeant dans sa petite boîte le Nikon D2h que nous avions en prêt, hop, je tombe sur un CD d'installation du Nikon Capture 4… La tentation était trop forte d'autant que Nikon propose de l'essayer gratuitement durant 30 jours…
Attention, ce produit est uniquement destiné aux possesseurs d'appareils de la série D Nikon (D2h, etc.), gérant du RAW Nikon, du NEF quoi… Bien que proposant nombre de fonctionnalités, il n'est pas fait pour gérer aisément un grand nombre d'images à la fois.

Rapide tour de d'horizon…
Bon, l'application est essentiellement prévue pour travailler en relation avec Nikon Camera Control, une application qui va permettre de récupérer directement les fichiers images dans votre appareil de prise de vue et Nikon View. En gros, le constructeur vous propose une chaîne de traitement qui satisfait nombre de photographes dont Frank Horvat.
Nikon Camera Control va vous permettre d'ajouter les informations IPTC dans vos images et, accessoirement, d'ajouter légende et mots-clés. Une fois cela effectué, vous allez — via le browser de Nikon View — choisir les images à traiter. Trois applications, c'est au moins deux de trop à mon goût…

Concentrons-nous sur Nikon Capture
Une interface à la Word avec des palettes thématiques et, surprise, l'ouverture de l'image dans son entier… La où Photo Desk permet de travailler sur une vue rapide, où Capture 1 — à la mode le Live Picture — affiche une preview, Capture 4 ne fait pas, lui, dans la dentelle.
Dès lors tous les réglages sont plombés par une action à chaque instant sur le fichier source.

image

Autre reproche plus léger, pas de galerie interne pour choisir sur quelle image agir… Pas très pratique surtout quand vous avez viré Nikon View comme moi (ce dernier faisant office de galerie pour Capture), préférant 10 000 fois l'usage d'un iView Media pro…!
Heureusement, il est possible de lier des applications à iVew et donc de lancer Nikon Capture en sélectionnant une image…
Cela étant dit, Nikon Capture est solide, puissant mais le fait de devoir piocher dans les palettes pour couvrir 13 ensembles d'outils n'est pas très évident. Certes les différents modules se détachent mais cela ne rend pas pour autant le process de traitement plus simple !
Il est possible de désactiver certaines palettes qui ont peu d'utilité en règle générale comme celle spécifique à l'objectif Fisheye, etc. Bref, de réorganiser son écran.

image

Ensuite toute intervention va prendre du temps car elle s'effectue sur le fichier entier (je me répète…)… Vous pouvez travailler la balance des blancs, ajuster le bruit de l'image, modifier l'équilibre chromatique, etc.
Le seul "hic" est que vous devez à chaque fois enregistrer séparément un réglage donné, module par module. Il manque la possibilité d'enregistrer un process global et, optionnellement, de pouvoir hériter des réglages précédents, par défaut, à l'ouverture d'une nouvelle image, histoire de ne pas avoir à réinventer la roue à chaque image.
Une fois les opérations effectuées, vous pouvez ouvrir l'image retraite en totalité ou sa sélection, dans Adobe Photoshop. L'image d'arrivée sera alors au format .tif RVB en 8 ou 16 bits, le .tif CMJN sera, de facto, ramené à 8.
Dans la cas où vous avez de nombreuses images, vous pouvez traiter toutes les images revues en batch en partant des informations que vous avez enregistrées dans le fichier NEF et lancer le process en choisissant un dossier de destination, etc.

image

J'ai un peu de mal à parler objectivement de Nikon Capture ayant déjà pris pas mal d'habitudes confortables avec Photo Desk, bien que limité aux RAW Kodak et, surtout, avec Capture 1 de chez PhaseOne. Ce dernier, s'il ne traite pas encore les fichiers Kodak, traite superbement ceux de Nikon.
En conclusion : si vous n'avez que très peu de photos à traiter et du temps, Capture sera un outil parfaitement adapté. Par contre, si vous devez en gérer un grand nombre avec des formats de sortie multiples (Noir et blanc, RVB ou CMJN), ce ne sera pas le choix optimal (euphémisme !).

Nb : la sculpture est de IGOR MITORAJ, Galerie JGM, Paris. Nombre d'autres superbes sculptures à voir jusqu'à fin octobre dans le parc des Tuileries… Attention à la Loi de 1921 ! Il faut demander un droit de photographier. Ce sera l'objet d'un prochain papier !

le 06/10/2004 à 08:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #