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Travailler sur une ile…

Mais quid du logement…?

dans bosser partout | dans mon bocal | vieillir

Ce matin, tôt, j’ai commenté (…puis viré) une information relayée sur mastodon, lien découvert via un pouët de @Snoro.

Je réagissais donc à cet article : Climat : un Français sur trois prêt à déménager le ferait dans cette région où “les températures vont un peu moins monter”

Ce billet faisait écho à une discussion que j’avais tenue la veille avec un entrepreneur de Belle-Île en mer (…et je vais y revenir ultérieurement)…

Ma première réaction (…à quatre heures du matin) à cet article fut…

…sans oublier que la montée du niveau de l’océan va impacter la Bretagne assez vite !

Au passage, les îles bretonnes font déjà face à nombre de problématiques dont le logement pour les personnes qui y travaillent (…et pas que les saisonniers), le traitement des eaux usées et la gestion des déchets.

Car y venir en vacances et laisser des tonnes de déchets, prélever une part importante des ressources hydriques, accaparer le parc locatif n’est pas sans conséquences !

Accessoirement, nos bateaux vieillissent (le cas du Vindilis pour accéder à Belle-Île en mer), transportent des véhicules de plus en plus gros (et larges !) et lourds conduits par des continentaux qui ne prennent pas conscience d’une infrastructure routière fragile et saturée pendant deux mois !

Je ne parle pas des sentiers côtiers qui, depuis avril, sont blindés de randonneurs !

Le fait de nommer mon île #BelleÎleLand n’est pas innocent.

Après avoir supprimé mon pouët matinal pour rédiger ce billet de blog, je reviens sur le planning d’interventions de mon entrepreneur cité en début de billet.

Il est plein jusqu’à fin janvier 2026 mais il déplore — depuis des années — la possibilité de loger ses propres équipes de manière convenable.

Car cet élément conditionne de facto son planning : si pas de logements décents pour ses intervenants, pas d’interventions, CQFD.

C’est un problème identifié sur #BelleÎleLand mais qui est de plus en plus compliqué à gérer.

Certes, une solution foireuse est de loger des personnes pendant 9 à 10 mois puis leur demander de s’éclipser l’été, le temps que les propriétaires de leurs logements puissent louer plein pot pendant les vacances.

Mais c’est totalement illégal ! Et cela ne contribue pas à fixer ceux qui pourraient travailler sur l’île, des personnes qui ont aussi une famille et des mômes…

Sauf que le profit immédiat est un moteur puissant pour certains…

On en arrive — comme à Ibiza ou Majorque — à transformer les îles du Ponant en un spot de résidences secondaires …occupées que le temps des vacances (49,70 % de résidences secondaires sur l’île et, dans certains hameaux, le phénomène des volets clos 80 % du temps) au détriment de ceux qui ont besoin de se loger à l’année ici !

Et, effet souvent oublié, quid des saisonniers…?

Vous savez, ceux qui servent ou cuisinent pour les vacanciers… qui, eux, occupent tous les logements…!

Bref, j’insiste sur l’aspect îlien !

Sur le continent, vous pouvez à la fois trouver du travail et de quoi vous loger, quitte à faire des kilomètres chaque jour pour l’aller de l’un à l’autre.

Sur une île cernée par cet élément liquide que l’on nomme l’océan., même pas la peine d’imaginer faire un aller et retour quotidien : les logements sur la presqu’île de Quiberon sont bondés …de vacanciers.

Vivre sur un bateau ou dans un camping ? Solution temporaire, sans plus.

Enfin, il est inutile de rappeler le coût de l’immobilier qui a littéralement explosé1 depuis le COVID.

Pour poursuivre…

D’aucuns se souviennent d’une proposition de boulot que j’avais relayée ici même. Or le premier écueil reste le logement pour les nouveaux arrivants : il y’a certes du taff (dans les services et le BTP) mais si ce dernier achoppe sur la problématique du logement, ça ne peut que foirer !

Et cette proposition de travail semble être remplie par un jeune natif de l’île qui dispose d’un logement et d’un vélo…

Je vous remets quelques liens de courrier international…

reduc-450


  1. Pour info, nous avons migré en 2019 après avoir trouvé une micro parcelle dans l’un des quatre villages en 2017. Ce serait impossible aujourd’hui… ↩︎

le 26/09/2025 à 11:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #