Confinement et couvre-feu ? Profitez du temps disponible pour vous atteler à une tâche que vous remettez régulièrement : celle de la sauvegarde de vos données !
Nous vivons une période complexe, anxiogène : ça va des conditions de travail (quand on en a encore un), du suivi d’études avec cours en distanciel… à la trouille réelle de se retrouver virussé pour deux minutes d’inattention.
C’est souvent vivre confiné dans un espace mal foutu et limité, voire se retrouver avec peu d’occasions de décompresser…!
Ayant moins de contraintes, j’essaye de positiver.
Prolégomènes et rappels
Vous pouvez sauter ce qui suit jusqu’au prochain item…!
Si je n’ai pas trouvé l’énergie pour écrire alors que de larges plages de temps libre me sont octroyées, j’ai pris la décision de ranger — enfin ! — notre vie photographique numérique ainsi que les documents essentiels au format PDF. Bref, laisser à notre tribu des archives quasi rangées…!
Nous avons vidé plusieurs lieux après des décès les années passées et je suis intimement persuadé avoir été touché par le départ de Marguerite, départ qui m’avait inspiré ce billet en 2007… Quid des informations personnelles le jour d’après…
Coup de chance, notre activité d’indépendants a démarrée avec le numérique et je me suis retrouvé, par la force des choses, à devoir organiser l’archivage de nos données professionnelles. Autant le dire de suite, tout n’a pas été idéal et j’ai perdu des datas dont les fichiers originaux de mes premiers bouquins…!
Bref, depuis 1984, j’ai égaré nombre d’octets !
Des solutions technologiques se sont succédées et, après testé des solutions qui se sont avérées nettement moins efficaces qu’annoncées par les voix mielleuses du marketing (…je pense notamment aux solutions avec des bandes magnétiques DAT), j’ai fini par opter pour le CDROM puis le DVD…
Ce, après une gestion de disques amovibles SyQuest (…au taux de suicide impressionnant…) et Bernoulli (…qui n’ont malheureusement pas rencontré le succès en dépit de leur épatante fiabilité et de leur coût élevé).
Puis, les capacités des disques durs augmentant alors que leur cout chutait, j’ai commencé à accumuler ces derniers. À ce jour, j’en ai une vingtaine, de 250 Go à 6 To…
Clichés numériques
Fin septembre 2020, j’ai acquis sur le refurb d’Apple un MacBook Pro 16 pouces (de fin 2019) doté d’un SSD de 1 To qui a replacé mon MacBook Pro 16 pouces de 2009.
Avec ce second confinement (fermeture des universités), j’ai enfin réalisé mon premier objectif qui consistait à déposer sur un unique disque dur toutes nos photos numériques. Et ce, dans un ordre chronologique à peu près correct.
Bien entendu, j’ai renoncé à regarder, cliché par cliché, ce que j’archivais. Pas mal de photos en double assurément.
Mais je me suis tenu à une règle simple : un dossier pour chaque jour, le tout dans un grand dossier chronologique.
Et dans ces dossiers, les sources avant tout. Des plus anciennes (JPG, DNG) jusqu’aux plus récentes (CR2, HEIC et JPG issus du post-traitement) avec renomage des fichiers de type horodateur en prenant appui sur les métadonnées.
J’ai même rectifié en batch des noms de dossiers qui possédaient des _ pour les remplacer par des -, histoire que tout soit cohérent !
Côté données personnelles, je suis arrivé au bout de mon second objectif : nettoyé et trié les copies PDF de tout ce qui concerne ma tribu : actes authentiques, factures, contrats…
C’est long mais pratique, notre progéniture n’aura pas à patauger dans ces archives comme nous l’avons fait avec celles de nos propres parents (quand elles existaient…!)…
SuperDuper!
Cette (trop) longue digression pour évoquer le point clé : avoir un disque avec données fiables, c’est bien.
Mais quelques copies du disque de référence (…pour ne pas employer les termes maître et esclave), c’est mieux…!
Au risque de me répéter, il y a plusieurs types de données dans mon univers : via iCloud, une partie de celles sur le disque du portable qui sont identiques à celles de mes écrans iOS (ce texte saisi sur Drafts sera accessible depuis macOS et réciproquement).
Et, sur des disques durs individuels de lourds fichiers photos qui nécessitent un post-traitement via CaptureOne.
Sans oublier ceux pris au iPhone et qui se retrouvent dans l’app Photos via iCloud toujours et que je préfère également post-traiter sur le 16 pouces.
Les données texte et PDF sont sur le Cloud puis distribués dans des disques spécifiques régulièrement ; les photos issues des opérations de post-traitement ainsi que les sources sur un disque plus volumineux.
C’est dans ce dernier contexte que SuperDuper! intervient !
Quel suspens…!
J’emploie cette application de Dave Nanian depuis… juin 2006… Et c’est la seule que j’ai conservée…
Pour info, vous pouvez la tester gratuitement avant de l’acquérir pour un coût modeste…
Avertissement : La première fois, le duplication de votre disque maître vers un clone va prendre… un certain temps… en fonction du type de liaison (FireWire, USB, USBC) mais également de la vitesse de rotation de vos disques (5400 versus 7200 tours).

Ensuite, quand vous aurez modifié le contenu du disque maître et vous vous assurerez que les duplicatas soient identiques, SuperDuper! ne va regarder que ce qui a changé… Et là, c’est d’une vitesse époustouflante…

Bref, en quelques minutes, les deux disques (…même de valeur de stockage différents, ce qui importe est que le disque qui reçoit la copie ait assez de place pour récupérer les informations fournies par l’original) disposent d’un contenu identique…

Sachant que j’effectue cette opération sur trois clones, ça me demande un quart d’heure et je peux ensuite stocker l’une des copies ailleurs que chez nous…
Bref, je recommande peu de produits mais là, que 15 ans d’usage (et merci à @Doopix qui me l’avait indiqué alors…!).
Voilà…!
Rien à voir : j’ai répondu à une interview amicale pour ecrire-et-presenter.com (…par mail), des questions posées par Agaric avec qui je partage un goût immodéré pour le Markdown et ça donne ceci : Interview de Jean-Christophe alias Urbanbike
Si Apple Messages s’impose naturellement sous iOS ou macOS, communiquer avec les amis sur d’autres plateformes nécessite des applications tierces.
Ce qui suit est un papier écrit à la suite d’une discussion cette après-midi…
Rappel : les futures nouvelles conditions d’utilisation de WhatsApp appartenant à FaceBook (…repoussées de quelques mois, mais trop tard pour freiner l’exode) ont incité nombre de mes amis à changer de crémerie.
Et très souvent basculer sous Signal.
Signal (…que j’emploie depuis décembre 2015) est une bonne alternative qui progresse régulièrement si l’on se fie au nombre de ses mises à jour.
Mais l’infrastructure était sous-dimensionné pour recevoir autant de nouveaux utilisateurs, quelques pannes se sont succédées, incidents pouvant refroidir ces derniers.
Threema, Swiss Made…
Et puis, cet après-midi (je me répète), un appel sous Threema de mon copain François.
Threema est une application que j’emploie depuis… octobre 2018. Elle est passée sous les radars médiatiques ces derniers jours.
Une des raisons est peut-être qu’elle est payante (un coût modeste pourtant) et un poil délicate à mettre en œuvre.
Mais elle a nombre de qualités dont celui de ne pas renseigner votre numéro de téléphone en employant un ID pour s’identifier.
Il y a deux versions sous iOS :
la version grand public que j’emploie…
Et une version entreprise qui ne me concerne pas.
Pas de version gratuite d’essai : il faut acheter l’app alors que les gens réclament d’abord du gratuit…!
Cela explique en partie cette différence de traitement alors que cette modeste somme permet à l’entreprise de régler l’infrastructure ! D’ailleurs, comment font les autres…?
J’avais, un temps, indiqué sur ma bio dans Twitter et ici-même mon ID. Mais hormis trois copains, tout le monde étant sous WhatsApp, je n’ai jamais été contacté une seule fois par ce canal…!
Néanmoins, quelques mois après être revenu d’Espagne, j’avais, sans remords, dégagé Facebook puis WhatsApp.
Bref, j’ai toujours Threema actif au même titre que Signal ou Messages. Mais, seul Apple et Threema me semblent (jusqu’à preuve de contraire…!) particulièrement sûrs, du fait que leurs services ne sont pas gratuits.
Pour utiliser Messages d’Apple, il vous faut acquérir un périphérique.
Pour Threema, il faut vous acquitter quelques euros.
Quelques copies d’écran

- Ben oui, mon profil (masqué…!)

- Ici, une partie (non confidentielle…!) de notre conversation… Notez que l’on a décidé, François comme moi, de rendre justice à Threema en parlant de cette solution sur nos petits blogs respectifs…!

- on a poursuivi notre échange en vocal…!


- Dans le désordre, la confidentialité…

- la gestion des notifications…



- Le poids des médias (inutile de charger plein pot)

- Ou encore l’aspect de la fenêtre de discussion… Je vous passe le reste…!
Pour finir, Threema est open source, bien désigné comme vous venez de la voir et… suisse (!).
Bref, pensez-y !
Notez que Threema ne me paye pas pour ce billet, juste que je suis surpris que l’on accepte de remettre à des solutions gratuites nos conversations…
Mais chacun fait comme il le souhaite… Pour ma part et dans l’ordre, c’est : Messages, Threema puis… Signal.
Voilà…
Prolégomènes : Avant d’aller plus loin, bonne année à mes trois lecteurs…!
J’ai du mal à réaliser que ce blog se maintient depuis septembre 2003.
Pas de promesse incongrue en ce début 2021, genre « je vais me remettre à écrire quotidiennement » (paroles, paroles…!), je vais juste essayer de publier quelques billets.
Depuis des mois, il m’est plus facile de rédiger quelques tweets sur des applications que je découvre. Ainsi, sur @urbanbikecom, j’ai évoqué Obsidian, etc.
Alors, question : est-ce sage d’employer du matériel déprécié en photo ?
Ironie, sarcasme de celui qui n’a plus la capacité de mettre à jour son matériel photographique ; questionnement légitime face aux performances croissantes des smartphones (…cela fait 13 ans que le iPhone a été lancé et je peux témoigner des avancées avec ce iPhone 11 Pro Max utilisé depuis une année) ; fatigue (…bien réelle…!) de mes bras et épaules lestés d’un combo boîtier + optique…
Ou simple ras le bonnet de la course à l’armement matériel ?!
Ce billet n’a pour objectif que de souligner qu’utiliser des produits dépassés, déclassés n’a rien d’infamant !
La petite musique du “Tu devrais essayer le biiiiip de chez…”
…matériel récemment sorti qui est « forcément » une tuerie !!
Combien de fois ai-je ou lu des recommandations de mes copains, excellents photographes, qui me font part de leurs nouveaux boîtiers…?!!
J’entends leurs conseils mais me refuse à les prendre en compte, assommé par le coût de ces boîtiers. Car même si l’on m’explique (…avec raison) que tel boîtier de chez biiiip est scandaleusement bas, c’est omettre que mes optiques actuelles ne sont pas compatibles et qu’il me faudra bien en ajouter une (ou deux) lors d’une possible acquisition !

Il y a pourtant de quoi être ébranlés !
Entre les articles élogieux de revues professionnelles sur les derniers nés de tel ou tel ; la publicité insidieuse avec force publi-reportages (…de rêve); des vidéos impressionnantes autour d’un photographe pro ; les clichés qui claquent sous nos yeux émerveillés (et envieux…!), toute cette stratégie marketing ne doit pas nous déstabiliser !
Résistons…!!
Bien entendu, j’aimerais disposer d’un plus boîtier récent que mon Canon EOS 5D mark… 0. Ou du Canon EOS-1D Mark II que m’a passé l’ami Renaud, visser des optiques à plus grande ouverture mais je me souviens qu’il faudra également envisager l’acquisition d’un ordinateur plus puissant, doubler la capacité des disques durs pour traiter et stocker des clichés de plus en plus lourds, etc.
Verroterie optique pas si dépassée !
Oui, on peut continuer à prendre des images avec du matériel franchement daté.
À ce propos, cet article m’a rasséréné ! KEH Reveals Top-Selling Used Cameras and Lenses from 2020
En résumé, il existe des tas d’allumés qui continuent à employer des boîtiers rincés, des optiques fatiguées…!
Pour ma part, je reste fidèle à Canon qui me permet de monter une optique EF ou EFS sur un simple M… Et demain, sur un R.
Qu’importe le boîtier pourvu que l’on cadre…!
Je me dois d’être honnête vis à vis de moi-même et de mon entourage : je fais de la photo pour mon plaisir, pour chasser les idées noires qui s’amoncèlent quand je ne fais pas trop gaffe…
Photographier peut devenir une activité coûteuse à fonds perdus… même si cela me revient certainement moins cher que de consulter un psy…!

Enfin, depuis mon passage au iPhone 11 Pro Max doté de trois optiques, ma pratique a sérieusement évoluée. Cet écran m’accompagne quotidiennement, ayant laissé mon increvable 7 plus à ma fille…
Poursuivre sans se soucier des regards obliques !
Chacun d’entre nous a des thèmes de prédilection, des obsessions ; tous n’auront pas le même intérêt !
Il est évident qu’immortaliser — en mode #EthnologuesChezNous — une rangée de ficoïdes colorées en contrejour face à l’océan n’est pas vendeur. Sauf pour moi et les émotions que ça me procure.
Mon propos ce matin (…j’écris ce billet dans Drafts sur mon iPhone…) est de rappeler que l’industrie continue (et tant mieux !) à proposer des cailloux splendides, des boîtiers remplis des plus splendides technologies.

Mais qu’une grande part du plaisir reste le moment de la composition de l’image effectuée par notre œil ! Et que ce soit au travers d’un viseur de reflex ou via un écran, ce plaisir est quasiment le même…
Vieux réflex, smartphone, mirorless… plaisir d’abord…!
Je me suis interrogé en 2020 sur l’usage de mes vieux appareils. Étonnamment, c’est la pandémie qui les a sauvés car les conditions requises pour les employer étaient réunies.
Je l’ai écrit plus haut, depuis pas mal d’années, je réalise la majeure partie de mes clichés avec mon iPhone qui est toujours dans ma poche…
Or la pandémie a combiné deux conditions nécessaires : demeurer longtemps au même endroit — confinement oblige — et disposer de temps.
Redécouvrir les qualités de ce qui faisait office de volumineux presse-papiers fût un plaisir !
Mon Brompton me servant souvent d’assistant, je pouvais — dans un rayon d’un kilomètre — déplacer ce matériel encombrant et lourd pour glaner quelques clichés non loin de notre abri côtier.
Comme j’avais du temps (…celui de la prise de vue associé à celui du post-traitement une fois rentré dans mes pénates), voire revenir prendre une image similaire quelques jours après au même endroit, les limites de ce matériel déclassé ne m’ont pas pesé pour le coup !

Et puis j’ai pris le temps de changer d’outil, lire urbanbike | Migration douce vers CaptureOne | 2. Et tourne désormais sur la version 21.
C’est dit.