À la suite d’un tweet d’Audrey, j’ai réalisé une copie d’écran du cliché qui s’affiche dès que je prends mon iPhone.
De mémoire, j’ai pris cette photo à Casar de Cáceres en Extremadura en février 2019, à quelques kilomètres de Cáceres. Et bien entendu au iPhone puis recentrée.
Ce cliché illustre une période trépidante de ma vie, entre notre domicile que nous avions quitté définitivement quelques mois plus tôt et le retour d’Espagne où nous avions accompagné notre fille un semestre, profitant de sa maîtrise de la langue ainsi que des week-ends prolongés que nous offrait son emploi de temps.
Le choix d’une illustration pour un écran d’ouverture (nommé écran verrouillé par Apple) peut paraître anecdotique.
D’autant que chaque fabricant en propose un beau nombre à sélectionner par défaut. En sélectionner un plus personnel dans ses propres clichés n’est pas aisé.
Un lien ténu avec nos proches…?
Naguère, il y avait une mode astucieuse qui consistait à placer dans cette image un (ou deux) numéro(s) de téléphone pour le cas où le smartphone serait égaré par son propriétaire.
Pour ma part, je trouve que chaque visuel délivre des informations subliminales (!!) sur son propriétaire. Cette part d’humanité est touchante…
Je me souviens des photos que je voyais dans des taxis naguère, des icônes censées protéger du mauvais oeil le conducteur, des figures saintes, sportives voire plus sexy. Mais aussi des photos personnelles, des enfants histoire de se motiver pour enchainer les heures de travail.
Mon unique regret est de n’avoir pas pu utiliser un cliché avec le quatrième membre de ma propre tribu…! Je ne désespère pas d’y arriver.
Pour conclure ce court billet, j’apprécie ce rappel des miens à chaque fois que je déverrouille mon iPhone.
C’est tout…!
Billet facétieux.
Sur iA Writer et Ulysses, l’arrivée quasi conjointe d’un outil Style.
Seul iA Writer propose ce dernier tant sous iOS que macOS mais, de plus, avec une gestion fine et personnalisable.
Son concurrent ne propose le vérificateur de style que sous macOS et y ajoute un correcteur orthographique, le toute arivera sous iOS dans quelques semaines.
Je comprends et apprécie la démarche des concepteurs de ces applications de traitement de texte, les remercie de leur ingéniosité à nous ajouter des outils pour peaufiner nos textes.
Pourtant, cette course à la vérification du Style a un effet de bord qui pourrait être déplaisant …si l’on manquait d’humour. Notre langue n’est pas figée, elle s’enrichit de nouveaux mots mais aussi de nouvelles manières de les assembler.
Utiliser un outil pour traquer nos tics d’écriture est loin d’être vain, cela me permettra peut-être d’éliminer certaines tournures ou libertés avec le code typographique…!
C’est là où je veux en venir : on peut faire avec ces règles de Style, mais également faire sans.
L’intérêt de ces outils est de nous signaler nos possibles dérapages : à nous ensuite d’assurer notre propre style… Ou de rentrer dans le rang…
Pour ma part, au risque de me répéter, j’apprécie ces alarmes qui m’incitent à plus de vigilance mais cela ne change pas mon absence de style !
Dans ces propositions, l’approche de ia Writer me semble particulièrement astucieuse car elle nous offre la possibilité de régler les alarmes de base, de s’y conformer ou pas et, surtout, d’y ajouter les notres.
C’est tout…!
Rapide billet…
La nouvelle option ajoutée aujourd’hui à la version 5.6 de ia Writer (que j’emploie tant sous iOS que sur macOS) ne surprendra pas ses fidèles utilisateurs.
Elle reste dans le cadre ambitieux affiché par ce traitement de texte markdown atypique, être l’un des meilleurs outils du rédacteur, voire carrément le meilleur.
En plus du surlignage de la syntaxe que je laisse activé habituellement, ia Writer se pare maintenant d’une vérification du style qui traque redondances, clichés et bien d’autres tics d’écriture. Quatre options que vous pouvez partiellement activer.

Ma seule question est de savoir sur quelles règles cette vérification se fonde… Néanmoins, en activant toutes les options sans plus d’informations (…en faisant aveuglément confiance aux développeurs…!), je ne peux que constater que cela fonctionne a minima en français. Et bien !

Si je n’ai pas encore tâté des expressions régulières, faute d’avoir assimilé le contenu du livre de Laurent Tournier (certes orienté InDesign mais pas que…), j’ai ajouté par jeu ma propre liste de termes et expressions à éviter, formules creuses, connotées !

À ce propos, la lecture des ouvrages de Jean-Loup Chiflet est recommandée.
j’ai ainsi ajouté des expressions comme faux prétexte, étape intermédiaire, marche à pied, accalmie passagère. Ou l’abominable au jour d’aujourd’hui !
Le principe de base semble assez simple : sur la base d’un corpus proposé par ce traitement de texte, vous êtes alerté au moment même de la saisie de ces expressions jugées inappropriées par un changement de couleur (gris clair), expressions qui sont également barrées.

Ce signalement ne vous interdit pas de les employer, elles seront parfaitement exportées comme le reste de votre texte.
Ce marquage poursuit un unique but : vous inciter à être un poil plus attentif à votre prose ! C’est ici où l’usage des expressions régulières peut invalider celles que vous appréciez, masquées par ia Writer.
Pour commencer, ouvrez d’anciens textes saisis dans ia Writer et parcourez-les avec ces options activées : c’est instructif.
Bon, immédiatement, j’ai envie que les développeurs de ia Writer ajoutent d’autres outils, dont un dictionnaire des synonymes accessible via un simple appui sur le terme contesté ! Voire la possibilité d’échanger nos listes ou d’importer celles de nos amis.
Au risque de me répéter, pas de crainte d’émasculation de …la langue, de votre style, ce dispositif a pour but (me semble-t-il) de nous mettre sous le nez nos manies rédactionnelles.
À l’usage, je reconnais que ce dispositif astucieux et non contraignant apporte un confort immédiat en cours d’écriture.

D’autant que cette liste de mots est synchronisée entre toutes vos versions de iA Writer (…ici sur mon antique MacBook Pro 17 de 2009 …qui tourne sur 10.11.6 El Capitan, qui dit mieux…?).
Pour ma part, j’ai désactivé l’option “remplissages” qui affectait l’emploi du terme “comme”. Mais il est clair que j’attends nettement plus d’informations sur ces diverses options de vérification et préfère gérer une liste de mots et d’expressions que je souhaite proscrire, quitte à y placer le terme “comme” suivi d’un espace pour éviter que le verbe « commencer » soit marqué en partie !
Bravo !