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Lire sur Marvin 3 sous iOS

Réapprendre l’usage de nos applications | 2

dans dans mon bocal | lire | usages

Avertissement : cela fait un bout de temps que son éditeur n’a pas proposé de mise à jour et cela me chiffonne un poil1. Pour autant, je n’ai pas trouvé de solution alternative plus élégante et, surtout, aussi satisfaisante. Dès lors, je reste fidèle à Marvin, troisième du nom !

Bien entendu, il y a l’application, Apple Books livrée avec iOS et qui sert également de boutique en ligne pour acquérir des Livres au format ePub. Je l’utilise très régulièrement pour acquérir des ouvrages.

Elle fonctionne bien, l’interface est élégante mais… tous les ePubs achetés sont livrés avec ce format DRM (…pourquoi pas mais renseignez-vous un peu sur cette protection2), vite pénible quand on a besoin de compiler des données, citations pour un travail universitaire, l’export de ces derniers est limité …même si l’on peut, avec un peu de méthode, d’abnégation et de savoir-faire rassembler plusieurs fragments pour un produire un plus long.

Sauf que …non.

Du coup, il est nécessaire de passer par d’autres distributeurs qui vous proposent des ePubs sans DRM.

Ou trouver le moyen de supprimer ces éléments3 pour reprendre le contrôle …de vos Livres.

Marvin 3

Je ne suis pas arrivé sur Marvin 3 par hasard. J’ai utilisé ces dernières années Marvin Classic (free edition) - eBook reader for epub, premier du nom ; puis la version payante de cette première mouture, Marvin Classic - eBook reader for epub.

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  • Marvin proposait d’emblée plusieurs ambiances…

Puis Gerty - eBook reader for epub, journal, notes, photos and maps avant de basculer à nouveau vers Marvin 3, mais nouvelle version.

Note intéressante : Marvin est devenu gratuit et vous avez également accès à deux sources d’information : Appstafarian | Marvin | SxS | Gerty | Sift Appstafarian (Posts tagged marvin)

Cette application (comme celles précitées du même éditeur) me permet aisément - à partir de ePubs “non DRM” - d’extraire aisément des sélections de texte de la taille que je souhaite et, surtout, de les exporter vers un outil markdown comme Drafts (…dans mon mode de fonctionnement avec sa fonction append qui permet d’ajouter dans un même fichier de nouvelles strates — ça pourrait être des citations, quelle bonne idée — mais cela peut être Ulysses ou Day One).

Si l’on retrouve une part des mêmes outils que sur Apple Books, dont le surlignement, Marvin propose une palanquée d’options. Ça va de la personnalisation des couleurs au choix de la typo (des fichiers au format .otf ou .ttf et à glisser directement dans le dossier contenant tous vos livres numériques, simple…!) en passant par les réglages des entêtes, des fonctions de tri par titres ou auteurs, tri sur un catalogue donné ou des tags, se créer des catalogues thématiques (histoire de regrouper les livres de science-fiction ou les polars ensemble, etc.) ou se doter d’un fourre-tout qui comprend tous les livres en cours, des synchronisations, voire des échanges de notes et surlignages si vous utilisez parallèlement Marvin sur iPad et iPhone.

Vive le confinement…!

Utilisant cette application quotidiennement sans réellement l’explorer, je n’avais pas creusé plus avant dans ses innombrables fonctionnalités. D’ailleurs, nombre d’entre elles m’échappent encore4 (et je les laisse courir !).

Néanmoins, j’ai révisé mes typos, créé des catégories, exploré un peu plus les actions disponibles, repensé grossièrement les thèmes, réduit certains menus. En effet, pourquoi laisser les options d’affichage présentes sur l’iPad quand, d’expérience, un affichage répond (…selon moi) à mes attentes en toutes circonstances. Et acheté le pack de thèmes pour soutenir l’éditeur…

À l’issue de cette exploration un poil plus poussée, je n’ai pas trouvé d’application plus performante → pour mon usage → mais vous l’aviez compris !

Bien entendu, je n’utilise que 25% de Marvin. Et que la partie Livres et non la partie bande dessinée, etc.

Bref, gardez-vous bien de prendre pour argent content les quelques informations de ce billet, tournez-vous vers des sites alimentés par de vrais journalistes.

Je reconnais que la prise en main des options (nombreuses !) nécessite du temps et d’expérimenter calmement nombre de cas de figure : c’est particulièrement vrai pour la typo (…celles proposées sont excellentes…) mais j’avais envie de tester des options plus adaptées à mes yeux fatigués, des polices moins esthétiques ou classiques mais plus proches de celles que j’emploie dans mes traitements de texte. Pour finir, j’ai adoptée une typo de codage5.

Hormis cela, Marvin s’avère, à l’arrivée, un sacré outil pour un universitaire ou un lecteur un peu maniaque.

Néanmoins, je ne le recommande pas si votre seule action est de lire sans prendre de notes. Et essentiellement si l’emploi de DRM6 ne vous agace pas plus que ça. En ce cas, iBook suffit à votre bonheur.

Inversement, si vous devez accumuler des notes, du matériel pour un travail, il est clair que Marvin + des livres sans DRM restent le meilleur duo pour travailler sans limitation. Il me permet ainsi de mémoriser et partager quelques extraits significatifs d’un orage, extraits que je peux exporter aisément dans Drafts.

Bref, si vous possédez déjà Marvin, profitez du confinement pour le parcourir à nouveau du Sol au plafond, quitte à changer quelques habitudes, perdre un peu de temps à adapter les options, perte de temps rapidement comblée ! Cette app supporte x-callback-url, ce qui autorise des combinaisons vers nombre de produits. Vers Tweetbot, Twitterrific, Drafts et bien d’autres.

Et sur iPad, permet de gérer les marges (indispensable sur un grand iPad pour conserver une longueur de ligne supportable), l’affichage sur plusieurs colonnes, les rappels (nombre de page à lire, heure…) informatifs en en-tête ou en pied, etc.

Pour finir, certaines options ne fonctionnent plus sous iOS 13 comme la possibilité de faire une copie d’écran via l’application, option inutile vu la simplicité pour la réaliser désormais la dernière version d’iOS. Bon ! Et alors ?!

Quelques illustrations en vrac…

Pour fournir quelques pistes, quelques copies d’écran complémentaires et dans le désordre. Tel que j’étais parti, je partais dans un mini manuel7 d’utilisation !

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  • Sélection de quelques livres en cours de lecture dans un catalogue nommé par mes soins en cours (original, non…?!). Des livres achetés via iBooks (ou autre) et débarrassés de leurs DRM.

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  • Et donc créer autant de collections que souhaité… Mais rentrons plus avant dans l’application…

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  • L’application est farcie d’options …que je vous laisse le soin de découvrir…

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  • Dont l’affichage des couvertures (avec ou sans infos, quelle taille. Il existe une option (de mémoire) pour afficher des angles arrondis. Pour ma part, ancien graphiste de livres, j’aime afficher la couverture. Pour info, le pourcentage indiquant ce qui reste à lire dépend juste de la page que vous avez laissé ouverte…!

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  • Affichage d’une portion de couverture. Pas fan, mais c’est l’une des nombreuses options…

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  • Comme dans Gerty - eBook reader for epub, journal, notes, photos and maps du même éditeur, toutes les parties surlignées sont accessibles et éditables. Pour ma part, je préfère exporter vers Drafts sur le moment mais chacun sa stratégie de mémorisation. Deux lignes visibles ici pour chaque extrait, ce dernier pouvant être de la taille souhaitée, ça va sans dire…

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  • Plus votre bibliothèque grossit, plus il devient nécessaire de créer des catégories pour naviguer, des User Collections. Elles ne sont pas synchronisables entre deux écrans (sur l’iPhone, je n’en ai qu’une seule à l’inverse de mon organisation sur iPad)

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  • Que ce soit sur une collection ou sur l’ensemble de la bibliothèque, les options de tri sont bien foutues…

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  • Sans rentrer dans le détail, dès que vous sélectionnez un extrait, vous pouvez organiser des actions

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  • Je me contente de ceci…

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  • Mais à vous de choisir celles qui vous intéressent…

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  • Pour ma part, mes besoins sont de partager ou compiler

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  • Dans la série des options sympas, un appui sur le bord droit de l’écran permet de changer de page …tout en laissant en gris la fin de la page que vous venez de quitter (copie d’écran prise au vol…!). Intérêt : avoir un repère pour savoir d’où l’on repart.

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  • Pratique : une sélection de texte déjà surlignée peut facilement changer de couleur, être commentée en note, partagée ou supprimée…

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  • Code couleur basique mais efficace…

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  • Bref, vous pouvez jouer sur ces surlignements…

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  • Modifier l’ambiance de fond pour la lecture (couleur de texte, couleurs des liens et appels de notes, couleur de fond de page)

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  • Autre point intéressant, la synchronisation des notes de lecture entre deux écrans. Il faut parfois relancer Marvin, pour se rendre compte que cela a été fait. Mais pratique…

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  • Bien entendu, vous disposez d’une recherche puissante…

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  • Et, au clavier, c’est encore plus … « sioux »…! La liste d’options est très étendue… Bon, je reviens sur quelques autres points pratiques

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  • J’évoquais plus haut la possibilité d’importer ses propres typos…

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  • À calibrer selon les graisses et selon les écrans… Mais un regular peut être substitué par un Light, un Bold par un SemiBold… À chacun de construire sa liseuse idéale.

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  • Les options de base sont maintenues (on peut se planter sans peur dans ses choix typographiques…!)

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  • Les combinaisons personnelles étant à part…

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  • idem pour les ambiances de lecture avec des choix prédéfinis (le combo… couleur de texte, couleurs des liens et appels de notes, couleur de fond de page) que l’on peut rappeler…!

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  • Un tour dans le sommaire permet également (en pied d’écran) de revenir aux annotations et autres…

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  • Vous pouvez justifier le texte, jouer de la césure automatique… Pour ma part, sur une typo où toutes les lettres ont le même empatement, je n’emploie pas…! Fer à gauche et hop…!

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  • Sur iPad, selon l’orientation, opter pour deux colonnes n’est pas désagréable…

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  • etc.

En conclusion

En rédigeant en mode dilettante ce billet tout en continuant à lire, j’ai trouvé plein de raisons supplémentaires de rester sur Marvin 3 ! Qui est gratuit désormais si j’ai bien compris…

Sans oublier que lire peut se faire dans un environnement sonore8 choisi ou, carrément, demander à Marvin et iOS de vous lire9 le texte.

À vous de jouer ! Chaudement recommandée mais à vos risques et périls !

Il sera temps de vous offrir sa version complémentaire si besoin est, Marvin SxS – eBooks and comics. Pour ma part, je n’en ai pas l’usage mais c’est indispensable de rappeler son existence.

[Edit] Comme me le fait remarquer mon ami Iago, professeur de Philosophie à Salamanca, il y a un coût de 5,49 € à régler pour débloquer entièrement Marvin, ce que j’avais fait naguère immédiatement…


  1. vu que tout est devenu gratuit [EDIT: non, en fait 5,49 €], je ne peux que remercier cet éditeur discret (quasi furtif !) pour son travail épatant. ↩︎

  2. Fnuck la Fnac et ses ebooks aux DRM ! – Korben. Ça date de 2011 mais le souci est toujours le même et ça fonctionne également pour nombre de produits dématérialisés…! ↩︎

  3. par le biais d’un de mes meilleurs copains (il se reconnaîtra), j’avais découvert naguère iBookCopy pour Mac chez tuneskit mais l’app n’est plus distribuée même si un lien semble encore actif. Sans aucune assurance de continuité de fonctionnement. ↩︎

  4. de fait, entre le iPhone grande taille mais avec l’affichage d’une seule page et le iPad très grand écran en mode double pages, certaines options réagissent différemment, ce qui s’avère assez logique. ↩︎

  5. urbanbike | Quand votre traitement de texte Markdown se dote d’une nouvelle typo…! ↩︎

  6. sur iOS, peu d’options et un poil usines à gaz. Calibre Companion ou indirectement via une app comme BookFusion | Calibre eBook. Attention, abonnements. ↩︎

  7. qui existe en partie : Appstafarian (Posts tagged marvin) ↩︎

  8. urbanbike | Quel bruit ambiant pour mieux écrire ?! ↩︎

  9. urbanbike | Faites lire votre iPad ou iPhone ↩︎

le 02/05/2020 à 14:25 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Dessiner sur ia Writer sous iOS

Réapprendre l’usage de nos applications | 1

dans dans mon bocal | outils | usages

Cette période de confinement m’incite, comme vous, à réfléchir sur mes usages et, temps long oblige, à revisiter tous mes outils sur mes écrans iOS.

Certains ont littéralement disparu et cette opération m’a permis de regagner du stockage dans mes outils nomades.

Dessiner sous ia Writer ?

J’avoue qu’écrire à la main sur l’iPad avec un simple stylet à pointe caoutchouc et la zone du clavier tactile occupée par feu Stylus (…rappel, je le fais également avec Drafts et Ulysses) est un moment agréable …à défaut d’utiliser une version de Nebo …adéquate.

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Le balisage Markdown n’est pas un problème, il est reste furtif (discret) sous iA Writer (avec, dans la prochaine version, l’arrivée d’un mode Highlight que j’ai oublié d’illustrer…)

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L’interface légère de ia Writer se prête bien à cet exercice solitaire qui nécessite concentration et interaction immédiate entre la main et la pensée.

Pour mémoire, avant l’arrivée de la machine à écrire, c’était le quotidien des générations qui nous ont précédé et cela n’a pas donné que des résultats médiocres ! Plume d’oie et encrier…

Reprenons le contrôle !

Hormis le plaisir de dessiner, constatons, une fois de plus, que certains programmes informatiques permettent cette incroyable prouesse de reconnaître notre écriture manuscrite, c’est — en ces temps incertains — le moment de cultiver une forme d’élégante indépendance vis à vis du sempiternel clavier !

Même sans électricité, sans écran, nous redécouvrons une pratique pas si ancienne ou obsolète de communiquer : une feuille de papier, un crayon et nous voici capables sans connexion internet d’échanger.

Certes, avec un iPad et ces outils, pas besoin de saisir à nouveau ce que nous avons couché sur l’écran !

J’écris dans le silence !

Retrouver mon vieux stylet Wacom est également l’occasion de me confiner plus encore dans une atmosphère calme, sereine.

Hormis le bruit de ma respiration, c’est le chant de la campagne1 qui vient à moi, les oiseaux qui gambadent dans le jardin (enfin, cette surface de terrain peuplée de “mauvaises herbes” d’où émergent quelques récentes plantations !).

Depuis ma chaise, je les vois picorer tant en traçant mes lettres sur le bas du iPad. Pas besoin de regarder le clavier (sic !), ma main continue toute seule à dessiner, un clavier papillon de nouvelle génération est inutile dans ce cadre ci.

Comme je l’ai écrit à maintes reprises, je suis triste pour les nouvelles générations qui semblent rejeter cette forme de communication, perdre la motricité fine de notre / nos main(s).

Car c’est le moment de redécouvrir sa véritable nature : droitier, gaucher, ambidextre ? L’application de reconnaissance de l’écriture s’en tamponne !

là, pas d’encre encore humide déplacée par la main qui court ! Ce qui compte, c’est la graphie des lettres et l’orthographe même si, sur ce plan précis, l’assistance est redoutablement efficace, notamment pour le positionnement des accents.

Bref, ce petit billet, pour vous inciter, si vous l’aviez téléchargé à l’époque, à réinstaller Stylus sur votre iPad, à retrouver un stylet Wacom ou un Pencil Apple, ce dernier étant obligatoire pour utiliser Nebo (gratuit en grande partie).

Reconquérir votre écriture.

Vous découvrirez le “plaisir” d’expédier des cartes postales, voire des lettres papier (celles que l’on glisse dans une enveloppe et que l’on timbre, celles qui mettent un certain temps à arriver à leur destinataire !) sans (trop de) ratures et même, après quelques jours / semaines / mois de pratique, ornées d’une calligraphie lisible, voire jolie !

Et cela sans ce fil à la patte que sont nos chouettes écrans, écrans que l’on pourra remercier in petto de nous donner de l’autonomie !

Attention, écrire à la main, même avec des balises markdown, est addictif.

Et ia Writer dans tout ça ?

La version 5.5 de iA Writer est dans sa dernière ligne droite avant d’arriver sur nos écrans, superbe.

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Plus simple de gérer le rendu de ses PDF même si cela manque encore un peu de modèles prêts à l’emploi…

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Manque juste ce fameux Stylus ou un prochain Nebo avec un clavier / zone d’écriture accessible sur tous les traitements de texte iOS dont …ia Writer !

Bon, n’ayant aucune information de la part des éditeurs de MyScript Nebo, oubliez mes rêves !

À bientôt !


  1. Oui, nous avons fait le choix de l’éloignement et de l’auto confinement en vivant sur une île. Il est clair que la météo peut nous empêcher de retourner sur le continent, retarder l’arrivée d’un colis, que les spectacles et musées qui étaient à 30 minutes sont inaccessibles, qu’il n’y a pas d’Apple Store à 15 minutes (snif…!) comme à Aix-en-Provence, etc. ↩︎

le 02/05/2020 à 14:20 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Certaines années comptent triple…

…et quelques jours restent gravés dans nos mémoires

dans ancres | mémoire

Après près de dix-huit mois à changer pratiquement chaque semaine d’horizon, j’apprécie d’être confiné1 dans notre port d’attache breton. Dès qu’il sera possible de nous balader à nouveau, accompagner notre fille pour boucler sa dernière année de master, rejoindre notre fils dans une ville européenne, je lèverais (nous léverons…!) les voiles sans problème.

Mais, en attendant, je goûte chaque jour de cette longue escale avec les routines qui l’accompagnent, la sortie d’une heure quotidienne, les prises de vue avec le post-traitement2 dans la vieille version de Lightroom3.

Si j’ai un soupçon de vague à l’âme, il me suffit de parcourir mes notes (numériques car collectées avec des clichés dans Day One journal + mémoire). Mes souvenirs se rafraîchissent instantanément.

Ainsi deux journées mi-Avril de l’an passé.

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  • Rassurez-vous, peu de photos dans ce billet…

Un récit parmi d’autres

Après un long périple autoroutier depuis Aranjuez4, nous sommes arrivés à Grenade dimanche 14 mars dans une ville interdite aux voitures, semaine sainte5 oblige. Nous avons eu la chance de rejoindre sans aucune difficulté ni contrôle de police une place de stationnement dans un parking (Garaje Trexa Plaza Compos) que j’avais réservé par le biais de notre hébergement.

Une place au sous-sol avec accès par une rampe unique et stationnement du Jeep au chausse-pieds entre deux maigres piliers en béton. C’est dans ces cas là que j’apprécie la direction assistée et les radars de recul, un peu moins la taille de notre vieux véhicule…!

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  • en jaune, l’hébergement ; en rouge, l’emplacement du parking…

Coté hébergement, nos avions réservé6 deux piaules7 Calle de los Damasqueros dans le Nest flats Grenada8 situé dans la vieille ville, quasi au pied des escaliers permettant de monter directement vers l’Alhambra, dans le quartier du Realejo.

La suite nous démontra que nous avions eu un sacré nez car nous étions du bon côté pour éviter d’être coincés par les nombreuses processions qui se déroulent l’après-midi et le soir.

Le plus compliqué fut d’utiliser le système d’identification numérique (!!) pour récupérer nos clés après scan de nos pièces d’identité, etc. Heureusement aidés par une jeune espagnole sympathique à la réception …et notre traductrice personnelle, Aurélia.

Bref, deux chambres impeccables et silencieuses, genre appart’hôtel.

Le temps de déposer nos maigres bagages, nous sommes repartis tous les quatre à l’assaut des collines qu’Aurélia et Béatrice connaissaient déjà.

Mes propres souvenirs datant de plus de trente ans, à une période où il faisait tellement chaud que l’on appréciait de dormir dans le parador de la Sierra Nevada9 proche !

Inutile de rappeler que Grenade, ça monte et ça descend…! Nous emprunté un nombre époustouflant de petites rues et d’escaliers pour nous balader vers la Mezquita de Grenada sur la colline de l’Albaicín10au dessus du Rio Darro en nous laissant porter par nos envies et souvenirs. Avec des vues splendides sur l’Alhambra, bien entendu…

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Au retour, nous avons croisé, vu, entendu plusieurs processions impressionnantes en regagnant difficilement notre hébergement via les rues et ruelles bondées. Je ne sais pas si c’est affaire d’habitude, mais il est assez facile de se repérer dans Grenade. Au pire, coincé, on fait demi-tour et on essaye le voie suivante…

Le lendemain, lundi 15 avril, visite de l’Alhambra en plusieurs étapes (nombreux billets réservés dès février) avant de revenir une seconde fois l’après-midi pour finir par la visite des somptueux jardins et palais Nasrides.

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  • Sachant que l’une des processions emprunte la rue en jaune, la position de notre hébergement était parfaite…

Petit-déjeuner tous ensemble dans notre chambre et départ tôt vers l’Alhambra11. Montée des escaliers à 100 mètres de là puis, 20 minutes plus tard, exténués, nous pénètrons dans les jardins.

Une armée de jardiniers s’active et quel silence hormis les oiseaux et un écureuil qui traverse une allée ombragée.

Bon, c’est bien moi (!!) qui, choisissant un mauvais itinéraire, nous a conduit au bout de 15 minutes à faire demi-tour pour (re)démarrer la visite dans le bon sens entre des groupes arrivés entre-temps. Heureusement, des moments de latence avec moins de monde pour profiter des lieux.

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En effet, nous prenons notre temps, n’hésitant pas à nous arrêter, nous poser et contempler le paysage et les détails de l’architecture, les astuces d’irrigation pour alimenter les jardins. Et les vues sur Grenade qui, le matin, sont somptueuses.

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Nous poursuivons avec le Patio circulaire du Palais de Charles Quint12 dans une très belle lumière et (…relativement) peu de monde…

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Après cette longue visite, fourbus, nous sommes redescendus à l’hébergement pour déjeuner13 après quelques courses si je me souviens bien.

Après une rapide sieste, nous sommes partis dans la ville même faire un tour et consommer quelques pâtisseries et nous rafraichir non loin de la Cathédrale de l’Incarnation14.

Dans l’après-midi, nous sommes remontés à l’Alhambra pour visiter les autres jardins dont l’Alcazaba avant d’enchainer enfin (!) ces autres lieux clés pour lesquels nous étions venus, les Palais Nasrides15 avec la cour des lions, etc. Bon, là, autant le dire, c’était blindé mais supportable (et pas trop étouffant).

Visite encore plus chouette que dans mon souvenir d’il y a trente ans, même si, à cette période là, nous les avions visités quasiment sans touristes, étant les premiers le matin à y pénétrer en arrivant de la Sierra Nevada et distancé rapidement ceux qui nous suivaient.

C’est à la fin de cette dernière visite de 18:00 des Palais Nasrides que nous avons appris que Notre-Dame16 flambait.

Inutile de décrire ce que nous avons ressenti sur le moment. Soulagés d’être ensemble17.

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  • C’était ici-même…

Le soir, nous sommes redescendus par la Cuesta de Gomérez pour trouver un restaurant au lieu de passer directement par les escaliers de la Cuesta Del Realejo.

Idée totalement illusoire dans les fumées et chants des processions, les rares établissements ouverts avec des files d’attente.

Nous avons décidé d’acheter de quoi dîner chez un traiteur italien, Cacho & Pepe18, une petite boutique repérée par Josquin, Calle Colcha.

Pour noyer notre émotion, nous avons acheté du vin et plusieurs types de lasagnes (excellentes), le tout servi par deux personnes adorables, touchées par ce qui venait de se dérouler à Paris (…de la force d’internet, tout le monde est informé en direct de tout dans le monde via son portable).

Du coup, il a fallu se glisser à nouveau sur les trottoirs étroits de la Calle Santa Escolástica en longeant la foule contemplant la procession pour rentrer à notre hébergement.

Une fois arrivé, nous nous sommes rendus compte qu’il nous manquaient des desserts.

Josquin est retourné chez notre petit traiteur (…désolé mais la boutique est réellement minuscule…!) et est revenu avec ces derniers.

Sauf qu’il restait à les payer car il était parti dans l’urgence sans sa carte de crédit (…notez la confiance des gens qui nous avaient vu quelques minutes avant…!).

Josquin et moi sommes ressortis 45 minutes plus tard pour régler. Le temps, une fois de plus, de vivre de près la procession, ses chants, les tambours, les trompes, les lourds chars décorés et portés par des paires d’épaules, les effluves d’encens mais, surtout, de tomber dans un piège !

Guiseppe, l’adorable patron italien, était arrivé dans sa boutique et nous a pris illico en sympathie (il parle français, a vécu à Lyon). Pour célébrer ensemble ce triste événement, il nous a servi un premier verre de vin, puis un second car il fallait absolument goûter tel autre cépage. Heureusement que mon fils a nettement plus de capacités que moi à les boire et à les supporter !

Un second verre de blanc suivi d’un nouveau verre de rouge, très difficile de refuser quoique ce soit à Guiseppe (que j’embrasse, un cœur en or…!).

Après l’avoir remercié dix fois, nous sommes finalement rentrés après avoir longé une dernière fois la longue procession qui se terminait19. Enfin, non, nous l’avons entendu tard dans la nuit

Note de fin : Je n’étais pas ivre (…je ne faisais pas encore la promotion de l’eau ferrugineuse…!), simplement terrassé par cet abus de vin — je bois très peu — mais surtout par la nouvelle de l’incendie. Je n’ai eu aucun souci pour m’endormir, ce qui était nécessaire car nous reprenions la route dès le lendemain matin pour Cordoue, avant que la ville soit à nouveau bouclée dès 12:00.

Néanmoins, avant de m’endormir, j’ai visionné une demi-douzaine de fois l’effondrement de la flèche de Notre-Dame, lu les témoignages des parisiens qui étaient présents (merci Twitter) …comme si je n’arrivais pas à croire la réalité de ce qui venait pourtant de se produire quelques heures plus tôt.

Voilà…


  1. urbanbike | Confiné sur une île, pléonasme… ↩︎

  2. À l’aveugle, vue les tribulations chromatiques de l’écran ↩︎

  3. Version 5 d’avant les abonnements sur mon vieux MacBook Pro 17” de 2009 ↩︎

  4. Aranjuez — Wikipédia ↩︎

  5. Semaine sainte — Wikipédia ↩︎

  6. …dès le début février en arrivant à Salamanca pour un semestre ↩︎

  7. souvenir que la période de la semaine sainte est particulièrement recherchée et qu’il faut réserver très longtemps à l’avance. Déjà eu une chance incroyable de trouver deux chambres dans le même établissement à cette période. ↩︎

  8. Nest Flats Granada ↩︎

  9. Sierra Nevada (Espagne) — Wikipédia ↩︎

  10. Albaicín de Grenade — Wikipédia ↩︎

  11. [Alhambra “Grenade) — Wikipédia](https://fr.wikipedia.org/wiki/Alhambra_(Grenade)” ↩︎

  12. Palais de Charles Quint (Alhambra) — Wikipédia ↩︎

  13. pour info, il y a une supérette du groupe Supermercados Covirán Calle Molinos (angle Cuesta de Los Vergeles), c’est à dire à peine à 100 mètres de l’hébergement situé Calle de los Damasqueros↩︎

  14. Cathédrale de l’Incarnation (Grenade) — Wikipédia ↩︎

  15. Palais nasrides de l’Alhambra — Wikipédia ↩︎

  16. Cathédrale Notre-Dame de Paris — Wikipédia ↩︎

  17. Pour mieux comprendre, Josquin bossait pas loin et la cathédrale faisait partie de son environnement urbain quotidien. ↩︎

  18. Restaurant italien en plein cœur de Grenade - Avis de voyageurs sur Cacho & Pepe, Grenade - Tripadvisor ↩︎

  19. Oui, une procession ne se réalise pas en 10 minutes : les chars et plateformes sont portées par de jeunes hommes et il leur arrive aussi de se blesser tant la charge supportée est lourde. Dès lors, la procession avance par petites étapes de quelques minutes pour faire 50 mètres si tout va bien. ↩︎

le 17/04/2020 à 09:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #