Ti ricordi la favola delle rane messe in una casseruola? Una casseruola posta su un fuoco leggero ma continuo…
L’acqua è inizialmente fredda e poi diventa gradualmente calda: la maggior parte delle rane trova piacevole questo cambiamento di temperatura.
Altri prendono comunque in considerazione la possibilità di trovare un modo per spegnere il fuoco… Ma vengono subito criticati dalla comunità delle rane perché le loro ansie li infastidiscono.
Nel frattempo, la temperatura dell’acqua sale lentamente. L’altezza delle pareti della vasca mantiene le rane in questo ambiente.
Alla fine cucinano.
Come noi, in pochi anni.
Una fiaba realistica
Sento già i commenti, come:
- qualsiasi cosa…!
- fiamme sotto la casseruola, è già successo in passato.
- troveremo una soluzione tecnica (aggiungi qui una serie di soluzioni per rendere ignifugo il fondo della casseruola…)
- è la volontà di (…metti qui il nome di un amico immaginario)
- si tratta di un cospirazione del (…aggiungi qui le persone che non ti piacciono)
- ecc.
Intanto…
Invece di ridurre il calore sotto la pentola, l’umanità rimane indifferente, solo un po’ sorpresa dal prosciugamento dei fiumi e dalle temperature sempre più alte.
È ovviamente il momento di riscrivere la storia per invadere i compagni (che improvvisamente non erano più amici…); trovare un agnello sacrificale per far dimenticare le (molto) cattive scelte politiche ed economiche, ecc.
Oppure… svegliare le campane di un credo, un comodo sistema per ripulire il proprio territorio (…oggi, 450° anniversario del giorno di San Bartolomeo in Francia, massacro di massa dei protestanti a Parigi in particolare).
Nel frattempo, guardiamo all’aspetto pragmatico: molte meno rane (scusate… umani) in una casseruola…
Ma tutti alla fine moriremo… di caldo, fame e/o sete.
Alcuni ci invitano a considerare una vita lontana dal nostro pianeta devastato: problema, prendiamo le idee più retrograde nel bagaglio con l’incredibile prospettiva di riattivarle di nuovo… altrove.

Maledizione!
- Tradotto e adattato da me con l’aiuto di Deepl.com (quindi non c’è bisogno di saltare ad ogni errore…!) Non ho cercato di adattare la mia nota a piè di pagina sull’IPCC (GIEC che era in francese).
Vous-vous souvenez de la fable des grenouilles placées dans une casserole ? Casserole placée sur un feu léger mais continu…
Au départ, l’eau est froide puis devient progressivement tiède : certaines grenouilles trouvent ce changement de température agréable.
D’autres envisagent néanmoins de trouver une astuce pour éteindre le feu… Sauf qu’elles se font engueuler par la communauté.
Pendant ce temps, la température de l’eau s’élève doucement alors que la hauteur des parois de la casserole maintient les grenouilles dans cet environnement.
Elles finissent progressivement par cuire.
Comme nous dans quelques années.
Fable réaliste
J’entends les commentaires, genre :
- n’imp…!
- les flammes sous la casserole, c’est déjà arrivé dans le passé
- on va trouver une solution technique, y’a qu’à suivi… (d’une flopée de solutions pour ignifuger le fond de la casserole…)
- c’est la volonté de (…mettre ici le nom d’un ami imaginaire)
- c’est un complot du (…ajoutez ici les gens que vous n’aimerez pas)
- etc.
Pendant ce temps là…
Au lieu de réduire le feu sous la casserole, l’humanité continue à se foutre sur la gueule.
C’est bien entendu le moment de réécrire l’histoire pour envahir les copains (qui soudainement ne l’étaient plus, faut suivre…) ; trouver un bouc émissaire pour faire oublier de (très) mauvais choix politiques, économiques, etc.
Ou… réveiller les grelots d’une croyance, système pratique pour épurer son propre territoire (…aujourd’hui, 450e anniversaire de la Saint-Barthélémy).
Certes, aspect pragmatique, moins de grenouilles, (pardon… d’humains) dans la casserole…
Mais nous finirons bien par tous crever… de chaud, de faim et/ou de soif.
D’aucuns nous invitent à envisager une vie loin de notre planète saccagée : problème, on embarque également les idées les plus rances dans les bagages avec l’épatante perspective de les réactiver à nouveau… ailleurs.

Zut de zut !
D’aucuns n’ont peut-être pas compris le concept du télétravail. À leur décharge, ce qui suit semblait naturel aux auteurs de Comment travailler chez soi en 2005 — relire urbanbike | Travailler chez soi, 15 ans après ! — avec, l’un comme l’autre des enfants à charge, Lukino à Montpellier et moi à l’ouest de la région parisienne…!
Il y a… pffffff, déjà… dix sept ans, nous étions encore jeunes… Et incapables de tenir en place, entre les charrettes pour achever nos missions, les courses pour la maisonnée, les gamins à récupérer, les taches ménagères…
Bref, la question de l’activité physique n’était pas une préoccupation…
Pandémie, restriction de circulation…
Or nombre de personnes n’ont découvert le travail à domicile qu’à l’occasion de la pandémie de 2020, un peu contraints et forcés par les évènements.
N’étant pas préparés cette expérience pas plus qu’aux soudaines restrictions de déplacement, elles n’avaient pas encore nos habitudes quotidiennes de vie et travail à domicile, habitudes affutées par des décennies de pratique.
Il est clair que cette limitation a été un facteur supplémentaire à la sédentarité ; que nombre de personnes, par peur d’être contaminées, ce sont peu à peu laissés enfermer chez eux.
L’expérimentation de la cuisine et des bons petits plats expérimentaux pour se remonter le moral a été assurément un facteur aggravant !
Enfin, la possibilité d’être livrés chez soi par coursier n’a rien arrangé. Voire se poursuit, pour le coup, à peser sur la santé des télé-travailleurs qui en abusent…
Un logement cosy ? Un piège redoutable…!
Mais il y a encore un autre aspect que décrit fort bien cet article d’ArchDaily… Is Comfort Killing Us?
“While homes are becoming increasingly smart, we are slowly going backward,” Joiner continues. “We have single-floor homes with standard plans, a lift in the center of the design, and appliances that think for you. With home automation, we no longer need to get up to answer the door or operate the thermostat, lights, music, or curtains. Your digital home assistant even monitors the fridge and controls your robot vacuum cleaner. This has reversed the relationship between the home and the city: while before we still traveled to the city center for work, a film, a date, or a restaurant, your home has now become the center. This means we have to move less and less and that we rarely come into contact with spontaneous new experiences and people.”
Et ce constat est loin d’être anecdotique…!

Plus sain à la campagne…
Vivre à la compagne incite nettement plus à sortir…
Déjà parce que les livraisons — quelles qu’elles soient — sont plus compliquées (sur mon île, nombre de produits du grand fleuve (sic…!) ne sont pas disponibles à la livraison, ce qui résout instantanément le problème…).
Si vous habitez un hameau, un lieu-dit, seul le facteur et les voisins savent vous retrouver (et encore…!).
Or, pour ne pas mourir de faim, vous êtes bien obligés de sortir pour vous rendre un matin par semaine au marché local hebdomadaire, à l’épicerie ou boulangerie située à quelques kilomètres. Ou vous rendre à la grande ville (re sic !) distante dune grosse dizaine de kilomètres ou aux moyennes surfaces commerciales en périphérie…

Enfin, au prix du litre de carburant (…Belle-Île en mer est l’un des territoires les plus onéreux à ce sujet), vous avez repris la marche à pied, redécouvert le vélo, l’usage du sac à dos et des Sandows…
Mais aussi redécouvert l’usage d’une veste de mer, d’un bonnet, de chaussures de randonnée pour affronter les averses, les coups de vent…
Activités indispensables qui conduisent naturellement les habitants de la campagne à bouger et apprécier d’avoir la nature à portée de semelles…
Sans oublier un autre élément : ici, vous saluez nécessairement des gens que vous avez déjà rencontré…
Pour ma part, me rendre au marché est l’occasion d’échanger avec une dizaine de personnes… Et de se rendre service, soit pour vous emmener au village voisin ou passer à l’unique pharmacie avec votre carte vitale et votre ordonnance…
De l’importance de se ressaisir !
En résumé, ressaisissez-vous…!
Vous ne vivez pas dans une étable en attendant une livraison de fourrage. Nombre de mes contacts reconnaissent avoir pris de l’embonpoint en bossant à domicile.
Et, pour s’éviter les aléas climatiques, pianotent sur leur ordinateur pour commander un peu de boisson énergisante ou de nourriture prête à être réchauffée…
Pas une vie très saine qui, de plus, d’oppose aux objectifs du travail à domicile…!!
Bref… Si vous habitez en ville, profitez-en pour en faire le tour, l’inventaire, explorez les cours, les passages, les venelles (…et trouver le raccourci idéal pour filer à la Poste ou à cette pâtisserie de compétition dénichée dernièrement)…

Levez les yeux et repérez pour la première fois ce superbe balcon, cette sculpture d’angle. À la campagne, c’est repasser par le vieux lavoir, admirer le potager d’un voisin… Ou apprécier les nuages de pluie qui s’approchent après trois mois sans une goutte d’eau…
C’est tout…!

Sans oublier les myriades d’insectes (enfin, là, en mars…!) qui sont à portée de regard et que vous ne voyez pas… Autre motif de sortie…