Les bulles d’air piégées dans les conduites du chauffage collectif remplacent peu-à-peu les sailles de Twitter…!
S’il est facile de purger les radiateurs (opération à renouveler plusieurs fois…), se détacher des gazouillis reste plus compliqué…

Comme écrit précédemment, un grand merci au nouveau propriétaire qui risque, au passage, de perdre son titre d’homme le plus riche de la planète.
En dynamitant sa nouvelle acquisition, il a ouvert les yeux de nombre d’entre-nous.
Mais pas tous !
Le scénario est toujours le même…
Après l’indignation, la création laborieuse d’un compte Mastodon, l’agacement face à une interface nettement plus rustique (…mais diablement plus subtile) sur ce réseau, un premier post d’introduction pour se présenter, les quelques relations retrouvées (autant de figures rassurantes), la vague du désamour…!
Tous les prétextes sont bons (…voire une absence de prétexte), c’est le retour ventre à terre sur Twitter… pour (sic !) combattre Elon.
Des flux et reflux qui démontrent une étrange absence de conviction(s), le besoin de retrouver sa cour, d’exister…?
Plus de temps…
Pour ma propre santé mentale, j’ai vidé mes comptes… que je conserve néanmoins pour éviter d’être squatté.
Quant à Mastodon, je publie en aveugle à 90 % depuis Linky, Reeder ou Drafts.
Et basta.
J’ai réalisé quelques auto-certifications (ajout dans le code de nos sites des balises idoines) qui prouvent que je suis bien l’auteur de mes posts sur Mastodon.
J’ai même révisé le texte de mon profil que je simplifie…
Néanmoins, même sur Mastodon, je lève le pied.

Mes sujets de préoccupation — une fois extrait de cette bulle toxique — sont liés à ma tribu…
- Quid de l’inscription définitive en Italie de ma fille qui a obtenu enfin le dernier document qui lui manquait (…c’est fait depuis vendredi dernier…) ;
- Quid de la santé du fiston qui a choppé la Covid, perdu l’odorat…
- Quid de son amie…?
J’ai le temps de lire, lire, et lire…
Et marcher même si je ménage une pièce maîtresse désormais, mon talon d’Achille…!
Bon, à propos de marcher, j’y vais après cette publication…
L’aspect ultra positif du rachat de Twitter est que j’ai quasi cessé d’y jeter un œil quotidiennement. Mieux, que le rythme tranquillou de Mastodon me convient.
Même les ralentissements dus à une soudaine surcharge des serveurs de mastodon.social me paraissent normaux…
Ce n’est pas la pub et le revente des profils qui alimente la bazar et je sais également que je dois y contribuer un de ces quatre…
Ma vie (passionnante…) se traduits par de longues (!) discussions au tél avec quelques potes (MacDigit pas enterré…), une écoute nettement plus soutenue de la radio en ligne (RadioFrance) et de podcasts, le tout avec écouteurs + iPhone glissé dans la poche.
Mais plus dans la rue : à Aix-en-Provence, les cyclistes comme les trottinettes ne connaissent pas l’usage de la sonnette…

Je pourrais m’arrêter là et cesser de vous bassiner… En même temps, comme personne ne vous oblige à parcourir ce blog : si vous êtes en train de le faire, ce n’est pas hasard (…quoi que…!).
En vrac…
Quelques rares courriels, beaucoup de marche…
À ce propos, avoir changé de pompes de randonnée agit énormément sur mon chichille et je maintiens cet objectif théorique de 10 000 pas quotidiens…
Sauf si j’oubliais (sic !) qu’il est toujours convalescent et me mettais soudainement à galoper…
Si BookReader me donne satisfaction sous macOS pour lire mes ePubs (ceux sans DRM achetés en dehors de la boutique Apple), je lorgne vers Murasaki (son mode rouleau, comme sur le Web, m’intéresse…) mais n’ai pas encore sauté le pas…
En ce moment, je lis Giuliano Da Empoli | Le mage du Kremlin, roman paru chez Gallimard (2022). J’ai ainsi découvert Evgueni Zamiatine…
Je cite Giuliano Da Empoli…
Écrivain apprécié pour ses récits, il avait également été ingénieur naval en Angleterre, où il avait construit des brise-glaces. Rentré en Russie en 1918 pour participer à la révolution bolchevique, Zamiatine avait rapidement compris que le paradis de la classe ouvrière n’était pas à l’ordre du jour. Alors il s’était mis à écrire un roman : Nous.
Hormis le connecteur pour Pencil 1 de première génération (qui est désormais fourni avec ce dernier si vous en achetez un), je me suis résolu à cesser de trimbaler mon disque à plateau de 6 To dans mon sac à dos entre la coloc de ma fille à Aix et #BelleÎleLand.
J’ai fini par acquérir un SSD de 1 To auto-alimenté qui va me servir de navette entre mes gros disques sur ces deux lieux. Je glisse mes fichiers photos dans ce disque de marque SanDisk et hop…

J’envisage de me faire vacciner une cinquième fois avant de filer en Italie en décembre (avec un Pfizer bi-variants).
En passant : dans les premiers chapitres du roman de Giuliano Da Empoli, son personnage déclare ceci…
Les hommes de cette génération tenaient à transmettre ce qu’ils avaient compris de la vie, ils sentaient que c’était important. Je crois que ce sont les derniers à avoir pensé ainsi. À partir de la génération de mon père, personne n’a plus pensé que cela pourrait valoir la peine de transmettre quelque enseignement que ce soit. Nous sommes tous devenus trop cool, trop modernes. Et puis nous vivons dans la terreur du ridicule. Personne ne veut jouer les vieux cons.
J’ai apprécié ce point de vue.
Dans ma famille, mes grands-pères étaient des taiseux, mon père et ma mère idem.
Bref, coté transmission, comme un bug.
Pour éclairer ce silence, le fameux « tu comprendras plus tard ».
J’approche des 70 et que dalle…
Aussi je passe du temps avec les miens de gamins (même via FaceTime)…
Ce matin, je suis allé chez AndroMac à Aix, ceux chez qui j’avais réservé le Max en septembre — urbanbike | Non, surtout pas le 14….
Parfois un ou deux exemplaires avec des capacités de 1 To qui partent dans la minute… La pénurie est bien là…
Je ne regrette pas d’avoir programmé cette acquisition car depuis plus de deux mois, je m’éclate quotidiennement avec cet outil…
Le premier cliché de ce billet emploie d’ailleurs les options de l’app Focos…
Me balader est le moment d’échanger… Dans la rue, dans les quelques commerces où je reprends des habitudes, dans la cage d’escalier…
Toujours la même chose chez moi, je démarre plein de petits sujets sur Drafts… que je laisse en plan, préférant me balader…
La vieillesse est un naufrage…!
Au lieu de considérer cette période d’un oeil consterné, j’apprécie ne plus avoir à tergiverser.
Twitter n’est pas mort.
Pourtant, sans ligne claire, je préfère m’en abstraire.
Pourquoi alimenter un espace géré de manière absurde ?
Comme dans la vraie vie, je perds des contacts.
Et alors…?
On peut le regretter. Ou pas…
Lever l’ancre est source de rencontres.
Hier à Salamanca, aujourd’hui à Aix, demain à Perugia…
Merci Elon

- Je ne suis pas parti sans laisser d’adresse…!
Au-to-nome !
Cela revient à clore une nouvelle expérience…
Une de plus.
Je ferme la porte de Twitter et je rédige ce billet qui illustre une autre évidence : restons… autonomes, maîtres chez nous, indépendants.
Oui, cela coûte (façon de parler) mais disposer de son propre espace évite d’être suspendu aux décisions contradictoires d’un histrion…
Un nom de domaine à renouveler chaque année, un hébergement (de qualité), des sauvegardes régulières avec les outils mis à disposition et l’assurance de ne dépendre que de soi (et du support de l’hébergeur)…
Sans oublier un outil de blog.
Le mien supporte le balisage MultiMarkdown et reçoit mes textes rédigés dans Drafts.
Attention, l’écriture d’un blog est une discipline solitaire.
Sur urbanbike, j’ai fait le choix de ne pas accepter de commentaires, (ni de RT ni de petits coeurs) même si cela semble possible avec des dispositifs tiers pour gérer les commentaires dans WordPress par exemple…

Bref, relire urbanbike | Éloge de la lenteur…
Oui, j’écris par fragments (pensée lente)…