Il y a quelques mois, je fermais — un matin sans crier gare — mon compte Mastodon… Erreur…!
J’ai senti que j’avais déconné et le retour sur la page d’accueil de Mastodon (…dans les quelques secondes qui suivirent…) me démontra que j’avais raison…
Terminé, fini : le compte était bien désactivé…
Eh oui, il fallait y penser plus tôt !!
Or, jeudi 14 avril (2022) vers midi, je lis ceci :
Elon Musk veut acquérir l’intégralité de Twitter pour 43 milliards de dollars | MacGeneration
C’était donc ça. Une place au conseil d’administration ne lui suffisait pas, Elon Musk veut TOUT Twitter. Le patron de Tesla et SpaceX a fait une offre d’achat de 54,20 $ par action, soit une bonification de 54 % par rapport au cours du titre le 28 janvier, date à laquelle il a commencé à investir dans Twitter.
Merdre de merdre de merdre…! me dis-je inpetto avec la voix du père Ubu…!
Mastodon en quelques lignes
- lire ces pages de joinmastodon.org dans la langue de votre choix…
- choisir une communauté/instance (…celle que j’utilise est basée à Berlin mais j’en ai une autre en Italie…!) sachant que vous pouvez migrer d’une communauté vers une autre en emportant vos contenus et abonnés à tout moment…
- certaines communautés sont fermées (…et n’acceptent de nouveaux entrants que sur invitation, chacun son truc)
- choisir une adresse courriel, un nom pour vous identifier et un sérieux mot de passe…
- action…!
- au départ, je vous engage à utiliser votre navigateur web pour tout faire (dont… pour ajouter un avatar, un bandeau pas trop lourd et remplir votre profil)
- puis employer — sous iOS — l’app de Mastodon
- si vous pensez poster simultanément sur Twitter et Mastodon depuis iOS, pensez à Linky
Ce qui change par rapport à Twitter ?
En gros…
- Pas de pub !
- Du contenu tous azimuts dans lequel il vous faudra faire le tri (certains comptes sont parfois… étranges…). Ne soyez pas choqués, c’est l’humanité sous toutes ses facettes…
- Bref, très vite, vous allez apprendre à filtrer, à bloquer, oublier peut-être (!!) le fil public local et le fil public global…!
- À limiter préalablement ces fils en utilisant le choix des langues (…ne lire que des messages dans certains langages)
- Et retrouver vos amis qui migrent de Twitter vers Mastodon…
- Notez que vous pouvez, d’emblée, mettre en place une suppression automatique de vos messages : dans mon cas, quinze jours… Soit l’info est chaude, soit elle disparait comme sur mon fil twitter…
- changer de communauté si besoin est…
Voilà…
Bref, si un gars s’offre (pour son profit et celui de ses copains) Twitter, il est clair que je serais tenté de poursuivre ailleurs…
J’ai quitté FaceBook, Instagram et bien d’autres…
Pourquoi pas Twitter…?
En lisant l’épatant billet de Tim Nahumck, texte chaleureux d’un gars qui a contribué au rayonnement de Drafts, cela m’a renvoyé en arrière, à ma propre découverte ce ce produit unique :-).
Comme la tempête balayée encore #BelleÎleLand, que je suis bloqué dans notre abri côtier, j’ai eu le temps ce soir de rédiger à mon tour ce bref clin d’oeil…
Au 11 juin 2012 pour être précis.
J’avais téléchargé Drafts et, autant le dire de suite, je n’ai pas capté immédiatement tout le potentiel de cette application.
Avant d’y revenir quelques heures plus tard au calme puis (…bippp !) d’écrire un premier billet, urbanbike | Drafts sur iPhone, le soir même.
Près de dix ans se sont égrenés, Drafts s’est invité dans mon quotidien, a phagocyté (!) mon iPad puis mon MacBook.
Utilisateur quotidien de Drafts, ce n’est pas mon unique outil de prise de notes : je reste fidèle également à Day One depuis octobre 2011, un incroyable outil chronologique imaginé par Paul Mayne sorti en mars 2011 simultanément sur Mac et iPhone, une app qui mémorise tous les événements de ma vie…!
J’y reviendrais…
Suite à ma découverte du balisage Markdown, à la recherche d’outils texte supportant ce format, j’ai rencontré en premier lieu Phraseology en janvier 2012 — lire urbanbike | Phraseology sur iPad — la précédente app de Greg Pierce que je vois comme le prototype de Drafts…!
Une simple recherche du terme Drafts dans le moteur de recherche d’urbanbike risque de vous saouler tant cette application est abondamment citée…
Aujourd’hui…?
Une décennie après cette rencontre, c’est toujours un carnet de notes, le lieu de mes premiers jets, idées… Mais également ma liste de courses ou encore la compilation de citations ou liens issus du web, etc.
Mais pourquoi… Drafts ? Il y a une myriade de produits qui proposent du formatage Markdown…!
Contrairement à toutes les apps de traitement de texte que j’ai eu sous les doigts, c’est le seul que j’ai totalement adapté à mes besoins (et que je continue à modifier…).
Ma version de Drafts est unique, m’est propre… (comme celles de tous ceux qui utilisent Drafts en mode Pro).
- Barres additionnelles multiples et spécialisées, mitonnées avec amour…
- Un éditeur de code (syntaxe) MultiMarkdown personnalisé (avec un peu de iA Writer dedans)
- Une coloration syntaxique et des thèmes jour et nuit édités par mes maladoigts…!
- Le choix de la typo (du JetBrains Mono) au corps souhaité
- Des Autocompetes et des Templates pour mes usages
- Des Tags à ma sauce
- Workspaces thématiques liés à des Tags ou en excluant…
- Sans oublier des tas de scripts et actions empruntés (et, souvent, adaptés…) tant pour formater qu’exporter…
- Une recherche monstrueuse…
Bref, une app à mes deux mains (!!) qui supporte également Apple Pencil sous iPad et conserve un historique — versioning — de mes textes…
Je m’arrête ici, la liste est longue…
Note de fin : je suis lent, pas très vif : il m’a fallu dix ans pour intégrer peu à peu certaines notions (et c’est pas terminé…!).
Greg nous/m’a toujours sidéré par sa capacité à ajouter la petite fonctionnalité, option, action (…en apparence…!) qui nous arrange/dérange. Voire, change notre manière d’écrire ou d’utiliser Drafts…
Et comme je n’ai pas de mémoire, j’écris des billets incompréhensibles sur urbanbike… pour me souvenir et partager mes découvertes, usages avec les lecteurs de passage…
C’est tout…
Ah, non : merci Greg…!
Trouvé naguère dans le garage de mes parents à même le sol, en vidant leur maison, la photocopie d’un article paru en aout 1974 dans le journal local relatant le décès de mon grand-père.
J’étais — au moment de son décès — au Mexique, bénéficiant d’une permission lors de mon service militaire. L’entreprise où travaillait mon père, Soletanche m’avait payé un aller et retour en avion pour le rejoindre.
Dès lors, mon grand-père a été inhumé en l’absence de sa fille (…ma mère) et de son unique petit-fils (ma pomme).
Commune de Batilly-en-Gatinais | Hommage à un résistant
Beaune-La-Rollande | 22 aout 1974 (titre et extrait du journal local)
Pour le trentième anniversaire de la fin tragique du groupe de résistance Guy Thomas, ce 14 août 1974, il faudrait associer un héros silencieux — Achille Dubus — qui, avec la collaboration du regretté Pierre Charié animait son groupe Dubus à Pithiviers avec des messages personnels qui le faisaient baptiser Pigeon blanc.
Il avait été prévu de lui rendre hommage lors de ses obsèques qui ont eu lieu le samedi 17 août en l’église Sainte Appoline de Bâtilly-en-Gâtinais, hommage qui n’a pu lui être rendu par suite de difficultés techniques.
Ne passons donc pas sous silence, comme le désirait et le souhaitait Achille Dubus, décédé dans des souffrances atroces le 14 août dernier, ce que fut son action durant les années sombres de la guerre.
Voici donc le texte du message qui aurait dû être lu en hommage lors des obsèques d’Achille Dubus :
« Cher ami, je me permets ici, au nom de tous tes camarades et amis, de venir te dire un dernier adieu. Tu es de ceux qui s’en vont en voulant volontairement oublier leur passé historique et pourtant nous, les anciens, nous ne pouvons pas te laisser partir sans faire revivre les actes de bravoure dont tu peux t’honorer. J’ai le devoir en ce jour de rappeler ton patriotisme et ton dévouement au service de la France.
Achille Dubus, combattant volontaire de la résistance, chef de groupe portant son nom (région de Pithiviers), agent de renseignements du maquis anglais de Chambon, a participé à de nombreux coups de main avec eux.
- A obtenu un témoignage du président des États-Unis exprimant la gratitude du peuple américain pour vaillants services en assistant les soldats alliés devant l’ennemi.
- A d’autre part, en 1940, favorisé l’évasion de nombreuses personnes au camp d’internement de Pithiviers en leur fournissant de faux papiers d’identité.
- A assuré enfin, au cours de l’occupation, l’hébergement de parachutistes et de réfractaires et participé à de nombreux parachutages.
Tout ceci valait la peine d’être dit car par ta modestie bien connue, tu n’aurais jamais voulu en parler toi-même.
Pars maintenant en paix et sache que tu resteras toujours pour nous un exemple de bon citoyen et d’excellent Français. »

Oui, mon grand père n’évoquait jamais ses actions d’éclat. Seuls quelques proches — tous aussi mutiques — je pense à Léonne et à son mari Maurice ou à mes grands parents paternels, m’ont donné, au hasard d’une discussion, de (trop) rares informations.
C’étaient des gens discrets qui voulaient oublier la violence de la guerre où nombre de leurs amis — dont l’abbé Georges Thomas en 1944 — avaient disparu dans des conditions atroces…
- Mon grand père était belge et avait épousé Marcelline Patedoie — de l’île d’Oléron — avant d’opter pour la nationalité française.
- Il parlait couramment Allemand et Flamand, possédait une très chouette pratique du chant lyrique.
- Il a refusé tous les honneurs après guerre.
- Lors d’une opération à Pithiviers, il a été blessé au talon (!!) et, recherché par l’occupant, resté quelques jours planqué dans un caveau,…
- A été fait prisonnier, déporté en Allemagne. En est revenu seul après s’être évadé, retournant à pied jusqu’à chez lui.
- Il élevait bien des pigeons et s’occupait de ruchers.
- Il a eu très tôt la certitude de l’imminence de la guerre (…dès 39, de l’intérêt de comprendre la langue de l’occupant) et en avait souvent discuté avec son copain Georges. Ce dernier, mobilisé, a passé toute cette période …en captivité.
- La dernière fois que je l’ai vu une courte après-midi, c’était à Batilly-en-Gatinais où il m’avait à peine parlé. J’étais tombé sur un vieux revolver Beretta rouillé dans sa remise, objet sur lequel il ne s’était pas appesanti.
Bref, je n’oublie pas qui a combattu pour la liberté du pays dans lequel je vis.