Loin d'être monotone
dans
ancres
Îlien, j’ai bien vécu cette année de confinement. Certes, je ne suis pas un îlien de longue date, voire un natif avec une légitimité bâtie sur de nombreuses générations.
Comme toute ma tribu, nous sommes de “nouveaux arrivants”, l’ancrage affectif depuis trois décennies est un petit plus car nous n’étions pas des inconnus…
Aussi nous retrouver confinés sur ce territoire n’a pas été une épreuve. Certes, la période de cette limite du kilomètre autour de notre abri était un poil surréaliste (…sur certaines îles plus petites, carrément gag). Et compliqué de surveiller ces îliens qui connaissent tous les chemins vicinaux.
Bref, nous nous sommes retrouvés à plus de 5600 âmes… et quelques opportunistes astucieux qui ont essayé de se fondre dans le décor dès mars.

À défaut de voyager, nous avons pris le temps d’explorer en long, en large et en travers encore plus profondément notre territoire.
D’aucuns peuvent se lasser du cadre mais cette île est loin d’être monotone, l’océan jamais le même avec les variations de lumière, le vent, la pluie.
En mai 2021, ancr.es a — à nouveau — migré (définitivement !) dans une unique catégorie — ancres (original, non…?) — de urbanbike.com…
Tranfert en cours
Prend pas froid aux reins…
dans
ancres
Nos ancêtres taillaient des pierres, abattaient des futaies, cultivaient les champs ou se faufilaient dans des mines de charbon. Ils avaient tiré de leurs activités éreintantes quelques pratiques que j’ai mis longtemps à assimiler, mon activité professionnelle étant éloignée des leurs.
Quand j’étais gamin, je ne comprenais pas l’insistance de ma grand-mère paternelle à me couvrir les reins… “Surtout n’ait pas froid aux reins…”
En prenant de l’âge, en me baladant dans des zones particulièrement balayées par les intempéries, j’ai compris l’intérêt de protéger cette partie de mon corps au lieu d’empiler les couches de vêtements en mode oignon, technique certes efficace mais pas localisée.
Parfois, quand le temps est franchement maussade, quand siffle la tempête avec un vent d’Est et que je me balade avec ma fille sur les sentiers côtiers qui surplombent l’océan, je ceins mes reins d’une vieille ceinture d’un célèbre Docteur G, héritage de mon père…
Chez les vieux d’alors, quand ils se penchaient, le fameux sourire du plombier n’apparaissait pas…! Leurs reins étaient masqués par ces couches fines de tissu, le bas du tronc bien protégé, je me souviens de cet étrange harnachement maintenu par une paire de bretelles de mes grand-pères.
Ces solutions sont désormais liées au domaine paramédical — ceintures Lombaires, bande abdominale — avec des marques pérennes, des dispositifs qui revisitent les leçons de nos anciens.
Pour les nostalgiques, il existe toujours des artisans qui commercialisent ces larges (30 centimètres sur… 3 mètres de long au minimum) bandes de flanelle (…qui était de la laine cardée).
Ces bandes ne se portaient pas à même la peau mais bien sur les vêtements… Des matériaux plus modernes, Thermolactyl ou autres, se substituent à la laine.
Plus besoin d’épingles de nourrice mais de simples Velcro pour maintenir la ceinture à la bonne taille…
Une de ces ceintures ne tient pas de place dans un sac… à dos et peut même rendre un fier service au vôtre…!

Cliché pris à Lauzerte en septembre 2020 dans cette galerie à défaut d’identifier l’artiste…
En mai 2021, ancr.es a — à nouveau — migré (définitivement !) dans une unique catégorie — ancres (original, non…?) — de urbanbike.com…
Tranfert en cours
Chacun d’entre-nous a en tête une idée, plus ou moins précise, du voyage, de son type de voyage.
Et chacun d’y associer …pays lointains, …vols transatlantiques, …plages de sable blanc sur fond d’océan turquoise.
Ou …vélo et sacoches, traversée de déserts, sac à dos et auto-stop, villages de cases et plongée, écluses et canaux, hôtels somptueux avec piscines interminables, croisières et excursions, partir à l’assaut de cités anciennes, camping car pour itinérance sans fin, voyages à thème avec épuisement des principaux musées, traversées à la voile, se perdre dans des jardins remarquables…
Bref, chacun puise dans ce qui précède des éléments pour constituer sa martingale idéale.
Et moi…?

Spontanément, j’ai écrit : villes et ce qui s’y rattache : paysages urbains, cuisine, culture, histoire. Mais aussi marchés en plein air, places et perspectives, jardins botaniques. J’aime aussi me poser sur un banc (quand ce type de mobilier existe encore…!) et regarder…

J’aime flâner, marcher au hasard.
Je ne suis pas le seul car c’est une forme de déambulation commune à toute ma tribu…
Un truc nous interpelle, hop, on se laisse attirer comme des papillons de nuit sur une ampoule…

Sans oublier l’architecture du lieu, un détail sur une façade…

Une ambiance (peu importe si le cliché est imparfait, je me plonge à nouveau dans cette dernière…)

Ou une scène incongrue, une géometrie qui m’amuse…
Tout ceci fait partie du voyage, de la déambulation…
En mai 2021, ancr.es a — à nouveau — migré (définitivement !) dans une unique catégorie — ancres (original, non…?) — de urbanbike.com…
Tranfert en cours