J’ai reçu un courriel ce soir de Capture One (…que je m’obstine à nommer #CaptureOne) pour tester leur application sous… iPad.
Deux freins :
- Je ne dispose que d’un iPad Air 4 qui est avant tout une machine pour de la prise de notes manuscrites (avec Nebo) et lecture de ePubs…
- Le réseau est anémique, j’emploie (avec son accord) le wifi de notre voisin encore quelques jours car nous ne souhaitons pas abuser de sa gentillesse…

Je devrais passer en 5G pour tester (je vais le faire après avoir fini ce billet) mais cela reste un simple essai car, à 5,49 € par mois (…ce qui, certes, permet néanmoins de se déconnecter si besoin pendant une période donnée), je préfère employer notre MacBook Pro 16 collectif de 2019 (ok, pas un M1 ou M2…!) doté de la version 21 de Capture One (la v. 14 en réalité)
Accéder aux images dans les conditions décrites n’est pas optimum. Les RAW s’affichent, reste à les importer et à surveiller son espace disque…

Si l’interface est assez bien foutue (si, si…), cet iPad et son environnement (moi compris…!) ne sont pas des foudres de guerre…

D’emblée je pense à l’ami Régis qui dispose d’un iPad Pro et qui souffrira certainement moins lors d’un test…

Les imports issus du 14 sont très sombres une fois rendus dans Capture One (ça va se régler) et il est indispensable de jouer de la… baguette magique pour retrouver ses clichés avant de commencer à les corriger…

Par contre, le copier/coller de réglages d’une précédente photo permet immédiatement de retrouver les couleurs des photos prises lundi au iPhone 14 pro Max…

Capture One sur iPad est bourré de splendides filtres cumulatifs qui plairont à nombre d’utilisateurs…

D’un correcteur de perspective, changement de cadrage, etc.

Coté options d’export, renomage des clichés, c’est moins performant que sous macOS (euphémisme…!).

À l’usage (enfin, au bout d’une petite heure…), je trouve l’interface encombrante (sur Mac, elle est nettement plus discrète, riche de fonctionnalités mais demande du temps pour y trouver ses options alias qu’ici, c’est plus grand public averti) même s’il est possible de basculer sur la vue de l’image en cours de traitement plein écran…
Autant le souligner, je ne suis pas hyper à l’aise à utiliser Capture One sur l’iPad Air 4 : trop lent, écran moins lumineux, moins grand que notre Mac, CQFD.
Bien entendu, si je disposais d’un iPad de compétition, why not…
Or il n’est pas question que je braque une banque (!) pour acquérir un nouvel iPad. Le 14 est déjà une folie…
Aussi je m’interroge : une version iPhone, jamais…?
Voilà, voilà… Test express vous dis-je…
Cela fait quelques années que j’emploie Stylus puis Nebo sur iPad. Si l’application fait des miracles (…reconnaître mon écriture en est un !), elle avait, à mes yeux fatigués, un énorme défaut : celle de la page éblouissante !
Quelle que soit l’heure de la journée, j’étais face à un écran totalement blanc.
Or, le soir, voire la nuit, c’était carrément l’inconfort même en réduisant la luminosité au maximum.

- Le choix de la couleur de l’écriture est laissée à la discrétion de l’utilisateur (j’ai opté pour la jaune en fonction de ce billet)
En nous offrant enfin un vrai mode sombre, je peux tracer mes lettres comme sur un tableau noir et conserver ce réglage 24 heures sur 24.
D’aucuns vont me rappeler l’existence de Griffonnage qui est une fonction disponible dans iOS et qui peut être employé dans n’importe quelle application, markdown ou non !
C’est juste. Mais Griffonnage ne me répond pas à mes besoins les plus simples. En premier lieu, ma calligraphie est immédiatement convertie.
C’est ballot mais j’apprécie d’écrire en conservant le dessin de mon écriture pour biffer, corriger, insérer du texte comme sur un carnet papier.
De plus, en cas d’incompréhension de ma graphie par l’application, je peux au moins trancher en me relisant et bien mieux interpréter que l’application ma propre graphie.
Cela m’évite de me retrouver avec un terme étrange soudainement au milieu d’un paragraphe de mon texte !
Enfin, désolé de le souligner, côté reconnaissance de mon écriture, Nebo réussit à chaque utilisation à mieux me comprendre : je suis rarement amené à réécrire un mot désuet.
À l’heure où nombre d’étudiants ne savent plus écrire à la main, à celle où les personnes de ma génération (des vieux !) ont du mal avec l’usage du clavier, voici une application malheureusement peu mise en avant même au sein des Apple stores.
Il n’y a pas de complot : Griffonnage est gratuit car livré avec iOS quand Nebo coûte quelques euros.
Or, au risque de me répéter, ce ne sont pas deux produits équivalents.
Prenez le temps de lire la fiche technique de Nebo, non pour vous en convaincre, mais pour découvrir tous les aspects que je ne vais pas évoquer ici.
En effet, seule l’écriture manuscrite m’intéresse, Nebo étant une page de brouillon infinie que je peux convertir au dernier moment en un fichier texte avant de l’exporter vers Drafts ou tout autre traitement de texte.
Bref, en cette fin septembre, un grand merci aux développeurs de Nebo d’avoir (enfin !) ajouté cette option. Même si je la trouve encore perfectible, elle est la bienvenue !
Pour mémoire…

- Si l’on peut convertir à tout moment son texte en caractères d’imprimerie, je préfère ne le faire qu’à la toute fin (j’ai du écrire un ou deux billets sur cette option)…

- Plusieurs formats sont disponibles…

- Dont… texte. La première ligne écrite sert de titre…

- Et j’expédie ma prose vers l’app Drafts (qui propose un joli fond sombre — ah, c’est un thème que j’ai créé il y a une année, thème nommé… BelleÎle Dark, CQFD)
C’est tout !
Attention : billet avec des copies d’écran optimisées mais résolution 100 %…
Après quelques tests depuis vendredi et, essentiellement, lundi « pour voir » et découvrir les options du 14 max, il est grand temps de m’organiser pour ne pas me faire déborder par les divers clichés capturés ces premiers jours (…et, accessoirement, virer les photos sans intérêt).
Bon, globalement, je ne suis pas mécontent. Je devrais m’arrêter ici, nombre de sites vont expliciter cela bien mieux que ces quelques lignes.
L’usage du 14 max et de fichiers DNG implique de reprendre immédiatement mes anciennes habitudes : c’est-à-dire de me comporter comme avec nos reflex numériques et donc « vider » régulièrement les gros fichiers RAW (DNG)… du iPhone.
Dans mon cas, déplacer/importer ces fichiers volumineux directement dans le Macbook.
Et m’assurer qu’ils ont bien été correctement enregistrés et sauvegardés sur un second support disque… avant de les supprimer du iPhone !
Cette première étape franchie, j’ouvre… mon fidèle CaptureOne (pas encore effectué la mise à jour) pour procéder aux opérations banales de post-traitement, remonter la clarté ou agir sur les basses lumières.
Mais ce n’est pas l’objet de ce billet.
Il est possible de n’utiliser que l’app Photos puis exporter les images corrigées dans un format standard. Mais cela, vous le savez.
CaptureOne
Quelques copies d’écran accompagnent ce dernier avec une seule photo.
Alors, surprise (non !) : les DNG 48 MP issus du iPhone se traitent comme tous les autres fichiers DNG.

- Choisir le dossier contenant les fichiers déposés sur le Mac…

- Sélectionner les visuels (j’avais oublié de récupérer les réglages par défaut)…

- Un exemple de fichier de 8064 × 6048 pixels… 129 783 493 octets (129,8 Mo sur disque).
- Ceci explique à nouveau pourquoi il est nécessaire de vider son iPhone régulièrement !

- Entre la vue à l’écran et le rendu de CaptureOne en sortie…

- En évoquant la sortie… Cette vierge à l’enfant, derrière la mairie de Aix, recadrée et redressée…

- Et son export depuis CaptureOne…
CaptureOne me permet de redécouvrir les détails de ces visuels pris dans la rue ce matin…

- Voir la vignette à droite dans la colonne verticale…

- Ou ce détail sur un angle de rue (voir également la vignette à droite)
Conclusion provisoire
Mon intuition en me décidant à réserver ce Max — sans l’avoir eu entre les doigts — était que je pourrais compter ces prochains mois sur cette discrète et puissante boite à pixels lors de mes déambulations.
Le plus dès aujourd’hui ?
M’éviter de flinguer mes épaules, mon dos, réveiller ma sciatique (!), soulager mon tendon d’Achille (!!) et mes tendinites(!!!) avec de lourds boitiers et une palanquée d’objectifs.
D’autant que je suis devenu nomade avec un seul sac-à-dos.
Je vous dirais en 2023 si je me suis trompé. Pour l’heure, cela me convient… avec les limites d’usage.
Je ne vais pas rentrer dans des discussions démarrées avec le iPhone 4s en 2011 (la veille du décès de Steve) puis le 5s, savoir si le iPhone est un véritable appareil photo !
Pour l’heure, j’essaye simplement de trouver la meilleure martingale pour mes usages…
À suivre…
NB : j’ai opté également pour une mise à jour d’Halide… Intérêt ? Nombreux mais aussi cela…

- J’ai placé des boutons d’accès immédiats vers deux des focales… J’aurais pu en placer… quatre de boutons dédiés à Halide sauf que j’ai également besoin d’un accès à Drafts et le rappel de la température ambiante…
NB 2 : ma fille m’a incité à jeter un oeil sur Forme… Bon, j’avais déjà ces infos dans Santé mais c’est sympa…

- Oui, cela n’a strictement rien à voir avec l’angle de la chronique…