Tous mes écrans informatiques depuis 1984 disposent d’un clavier et j’aurais du naturellement basculer vers cette manière de saisir textes et notes.
Cela a été le cas des années durant mais avec un léger handicap dans mon usage : mon incroyable incapacité à enregistrer correctement l’emplacement des touches.
Cela ne date pas d’hier ni d’avant-hier, ça me poursuit depuis mon service militaire, époque où je tapais les tableaux de permissions sur des stencils avec une énorme machine à écrire mécanique…!
Bien entendu, je m’en sors (!) mais j’ai loin d’avoir l’aisance de mes propres enfants qui sont littéralement nés avec un clavier au bout des doigts !
C’est pourquoi j’ai accueilli les premiers stylets (Wacom à pointe souple) avec attention. Désormais, ce sont des outils comme Nebo ou Griffonnage qui me simplifient la vie au quotidien même si je m’en sors pas trop mal avec un clavier…!
Le concept d’un MacBook Pro disposant d’one dalle et non d’un clavier fixe continue à m’interpeller. Et il est clair que j’aimerais y retrouver Nebo et Griffonnage.

Néanmoins, ma pratique actuelle est d’utiliser mon iPad à cette fin, iPad alimenté et posé sur le MacBook !
À la fin de ma rédaction, je convertis cette saisie calligraphiée en un fichier texte que je peux exporter dans Drafts ou un autre traitement de texte. Il ne me reste plus qu’a me relire, corriger, amender mon propos et le baliser pour le publier sur mon blog.

Fichier texte immédiatement synchronisé via iCloud entre mes différents écrans.
l’idée de ce MacBook avec une dalle tactile n’a strictement aucune urgence pour mes propres usages mais je la trouve élégante, intéressante.
C’est tout !
Je ne sais si c’est… la vieillerie, la fatigue, les courbatures, l’actualité anxiogène mais je continue à décrocher doucement des réseaux sociaux mainstream…
Cet éloignement n’est pas récent, prend de l’ampleur.
Il y a peu, c’était Facebook, Instagram…
Désormais, c’est Twitter qui m’horripile.
Si j’ai fait une croix définitive sur les deux premiers, fermer également l’oiseau bleu, prochaine acquisition d’Elon Muffle, me démange…
La question que je me pose depuis des lustres est la suivante : est-ce que les personnes lisent le contenu des notes ou tweets avant de réagir, avant de commenter ?!
Prennent-ils les quelques secondes nécessaires pour se (re)placer dans le contexte, lisent-ils l’enfilade de tweets qui précède (…pour s’imprégner du sujet) avant de liker.
Avant de traiter l’émetteur de gros nase (…ou de sale rat)…?!
Non ! L’émotion ou l’avis des copains prime…
J’apprécie ce dessin de Wilkinson trouvé sur le fil de Marc Gozlan

Sérieusement…?!!
Est-ce une manière affûtée d’exercer ce truc nommé « esprit critique » ?!
Okay, je ne leur jette pas la pierre : jadis, j’avais tendance à répondre cash à une question posée lors d’un examen avant de relire trois fois l’énoncé…
Récemment, j’ai fait de nouvelles expériences déplaisantes sur ce réseau et c’est usant de devoir expliquer à nouveau ce qui était déjà dans le tweet de départ à une personne de mauvaise foi !
D’ailleurs, c’est la meilleure façon de « troller » : mettre en doute l’émetteur, lui demander de se justifier, de sourcer ses propos alors que le troll n’argumente jamais…!
Je crois que dix mots simples sont compliqués à assimiler pour certains, j’évite pourtant le langage dit soutenu (…comme le mot ludique qui pose problème au BAC).
De plus, si l’info provient d’un site dans une langue étrangère, quel dommage que l’on ne dispose d’outils de traduction à portée de doigt !
Tsssssss… trop compliqué de demander une traduction automatique (imparfaite) ou découvrir les subtilités de DeepL.
Ensuite il y a l’habituel effet de meute, de suiveurs, de personnes qui interagissent juste parce que le copain qu’ils suivent a réagi.
Mais ce qui me désole le plus, c’est le manque d’humour, de troisième degré, de recul, d’ironie, de dérision, voire d’auto-dérision.
Bref, comme les tweets de 280 caractères sont manifestement trop longs de… 180 caractères, peut-être que cela explique (en partie :-) pourquoi l’ambiance sur Mastodon est plus détendue !
Lire des notes de 500 caractères (et bien plus pour ceux qui disposent d’instances dont cette limite a sauté !) est habituel, admis.
D’ailleurs je retrouve sur Mastodon une ambiance taquine et chaleureuse, des partages avec des relations éloignées (souvent venues de… Twitter). On peut même se fritter… et se retrouver quelques heures après, sans rancune aucune…
Lire urbanbike | Ciao Mastodon…
Retour au format sans limite
Néanmoins, et au risque de me répéter, Twitter comme Mastodon sont idéaux pour des réactions chaudes dans un temps court…
Je préfère le format long du blog qui me permet d’ajouter des notes en bas de page, des liens identifiables, autant de clichés que je souhaite, limiter ma propre prose en insérant… des liens vers des billets précédents et éviter de radoter !
Bref, du temps long qui me permet de noter mes propres changements, évolutions, hésitations, humeurs…
Sur urbanbike, pas de commentaires mais une adresse mail. Avec des habitués comme JFD ou Franklin…
Mieux encore — même si je stipule dans mon « à propos » sur Mastodon que masquer mon compte serait parfois indispensable pour la santé mentale de quelques personnes qui me suivent — l’article de blog peut leur échapper : inclus dans leur TimeLine, il n’est dès lors qu’un titre + un lien…
Libres à eux d’aller plus loin…
Pour finir : j’ai installé une ancienne paire de baffles (plus de 15 ans déjà…), tuner et lecteur de CD dans mon atelier. Cela m’offre l’opportunité de revisiter nombre d’albums de Stan Getz. L’écoute est superbe — à mes oreilles — dans ce petit volume de 12 ㎥ tapissé de bois… Le son ne se diffuse pas, piégé par la disposition en L qui sépare cet espace du reste de la maisonnée…
Bref, disposer de 4,5 ㎡ est incroyablement confortable, la lumière du nord douce… Des conditions idéales pour me remettre à écrire…?
J’ai même connecté mon iPhone 13 (alimenté par un câble USB C - Lightning depuis le MacBook Pro) à cette Chaine HiFi Teac via un cordon RCA - Jack 3.5 (connecté sur les prises AUX) via l’adaptateur 3,5 mm RockStar™ audio + recharge Beklin.
Voilà, voilà…
Ce rapide billet est une suite à ce que j’avais écrit une année déjà… urbanbike | Cataloguer ses clichés avec Day One, pourquoi pas…?! et urbanbike | Cataloguer ses clichés avec Day One, pourquoi pas…?! | 2…
Pourquoi ?!!
Je vois passer du coin de l’oeil de très chouettes articles sur Peakto, l’un chez François, l’autre sous le clavier de Florian…
Florian écrit : « Peakto est le nouveau catalogueur photo intelligent de l’éditeur français Cyme (ex Aquafadas), déjà concepteur d’Avalanche. L’application offre une vue générale sur les bases d’images de plusieurs logiciels spécialisés et propose des méthodes de tri et de recherche basées sur l’analyse des contenus. »
François est plus radical… : « Il n’y a plus si souvent que cela des programmes qui vous apportent une émotion, quelque chose de nouveau qui vous surprend vraiment, quelque chose à quoi tous les autres n’avaient pas pensé. »
Whaouuuuu…!!
Bien entendu que cela m’interpelle…!
J’ai naguère utilisé Lightroom, feu iView Media Pro puis basculé sur CaptureOne.
Sauf que…
Un iPhone, trois optiques, quoi d’autre…?
Oui, il y a un gros mais, un énorme bémol…
Depuis mon passage au iPhone 13 (le 11 était épatant…), j’ai carrément « cessé » de prendre des clichés avec nos vieux Canon.

Plusieurs raisons : la première évoquée ici : urbanbike | Boites à pixels | Canon R3 ou iPhone 13 ?. La seconde (…merci au fidèle copain helvète pour son antique 7D…) est du à un réel souci d’intendance :
Vivre dans plusieurs lieux (mais pas que), me déplacer avec un sac à dos m’amène à faire des choix de plus en plus drastiques (sans oublier le fait que l’optique, le connecteur ou le pied photo dont j’aurais besoin est ailleurs…)…
Une dernière raison est notre lot à tous : je vieillis (eh oui…!) et démarre une existence de bibelot fragile…
Autant j’encaissais sans (trop de) problèmes le poids d’un sac photo chargé de quelques optiques, autant mes jambes et mon dos m’ont, collectivement, adressé un ultimatum…!
« Si tu ne veut pas opter de suite pour un déambulateur, ménage-toi. »
Lors d’un passage à Boulogne-Billancourt, j’avais eu un échange amusé avec Frank Horvat. Les dernières années de sa vie, il n’employait plus qu’un appareil numérique léger…
Et ce passage au numérique, il l’appréciait…!
« En l’espace de quelques années, les ordinateurs ont transformé presque toutes les activités humaines, de l’art à la guerre en passant par les affaires, l’amour, la nourriture, la médecine, la police, la prostitution et les transports. Les derniers à monter dans le train étaient les photographes, pour des raisons étranges, comme le fait de regretter l’obscurité et l’odeur du laboratoire. Pas dans mon cas ! Pour moi, la numérisation a été une libération des tâches répétitives et ennuyeuses, comme mesurer la lumière et la distance, bracketer, ombrer, repérer, classer, etc etc. L’inconvénient, bien sûr, c’est que la photographie est (apparemment) devenue si facile, que la vraie difficulté, de nos jours, est de faire en sorte que les gens regardent tes photos - tout simplement parce qu’il y en a des milliers de milliards sur Internet ! Mais c’est précisément le genre de défi que j’aime relever, à la fois avec An Eye on the Fingertips, mon projet en cours, et avec le présent site Web. »
Je n’avais pas compris sur le coup (…d’autant que Frank me dépassait d’une large tête, me semblait indestructible…) son choix assumé du compact qui laissait de coté son prodigieux 80 mm.
Désormais, je comprends dans mon propre corps le soulagement qu’il a éprouvé à se passer de ses lourdes optiques…!
Mémoire et catalogue
Bref, le seul appareil photo que je trimballe quotidiennement est un iPhone (…axiome de Lukino…!)
Bref, j’en avais parlé ici : urbanbike | iPhone 13, attendre ou pas ?!. Je n’ai pas attendu…
À ce jour, plus de 45 000 images se bousculent dans mon iPhone, toutes stockées à distance dans le Cloud d’Apple.
Mais comment retrouver les photos prises à San Lorenzo ou au Thoronet ?

Pour les photos récentes prises exclusivement au iPhone, facile via l’app Photos.
Mais pour les précédentes ?
C’est ici que mon fidèle Day One sous iOS intervient !
Une recherche sur le nom de la cité…

Un affichage des entrées et donc de la où les dates de prises de vue.

Puis, accessoirement, un tour dans nos archives photo stockées et clonées sur plusieurs disques de 6To pour atteindre les fichiers, JPG, RAW ou HEIC pris le jour dit.
Je ne reviens pas sur cet aspect : un dossier par jour mélangeant tous les formats mais également les rares vidéos que je rangeais à part…
Bref, en conclusion, je vais poursuivre l’aventure avec Day One et, toujours, un simple iPhone…

…le talent en moins : avoir approché Horvat quelques années ne m’a pas insufflé le sien…!
À suivre…!