Récupérer l’équivalent de trois cartons de photos en mode vrac (poussière comprise), faire des sauts réguliers à la déchetterie pour virer ce fatras que d’aucuns nomment héritage ne me laisse pas de marbre.
Content d’avoir trouvé des images que je ne connaissais pas de mes parents. Et dans le paquet de visages en noir et blanc ou aux couleurs délavées, je retrouve des portraits de mes gamins mélangés avec des clichés sans intérêt, des personnes inconnues (…désolé pour elles, mais ces images filent à la poubelle). Des calques parfois les survolent avec des symboles que le profane que je suis retire sans l’ombre d’un remords.
Le peu que je conserve prend néanmoins de la place.
Et du coup, c’est l’occasion d’en faire chez moi et d’ajouter mes propres hardes professionnelles dans ma bétaillère. Là, je suis tombé sur un spot de CD-ROM avec toutes les versions légales de mes applications (oui, j’étais et demeure de cette génération qui a toujours acheté les licences en nombre équivalent à celui de ses équipiers…). Des piles (trois cartons pleins) de versions anciennes d’Illustrator, de Photoshop, de QuarkXPress, PageMaker, FrameMaker, Indesign.
Ne surtout pas additionner les coûts de ces licences, l’époque nous permettait de gagner notre vie.
Et puis, au détour de ce désarchivage, une pochette en toile de jean avec mes premières disquettes de typos.

Et les disquettes originales de Art Mixer qui m’ont renvoyé à cette période de ma vie où je bossais avec Michael Thevenet, Christophe Droulers, Isaac Assayag et, bien entendu, Eric Wenger. Produit de dessin génial et flop complet. Éric s’est rattrapé avec Bryce.
Là, ma main s’est faite plus tendre et cette pochette surprise (!) a regagné un fond de placard, pas eu le courage de balancer ces petites madeleines numériques.
À suivre.
Hier soir, j’ai ouvert la liaison Bluetooth de mon iPad et connecté à nouveau un clavier Apple.
Ah, quel plaisir d’afficher tout mon texte sous Editorial en plein écran, apercevoir sur une ligne en bas de ce dernier sa barre additionnelle. Tapoter sur un vrai clavier comme tout rédacteur qui se respecte…
Eh bien non…!
Les habitudes ne se perdent pas, lancer tel script nécessite de toucher mon écran. certes, un commande-i permet d’ajouter une astérisque de part et d’autre d’une sélection de texte mais toutes ces années avec mon iPad m’ont insufflé le besoin de le toucher (!!), d’aller immédiatement pointer du doigt une action sans intermédiaire
Bref, au bout de quelques minutes à ne pouvoir appeler un autre clavier, à effectuer de brèves incursions sur l’écran, j’ai déconnecté sans regrets le clavier Bluetooth, posé mon iPad à nouveau sur ma table et repris cette frappe avec les trois cases de prédiction, retrouvé la possibilité de changer d’un appui le clavier pour basculer vers l’anglais ou TextExpander, choisir tel ou tel workflow, fermer d’un geste de ma main la fenêtre pour revenir sur le bureau, balayé l’écran pour changer d’application.
Non mais ! Plus que jamais, j’apprécie ce clavier qui s’affiche sur mon écran…!
Cela fait deux ou trois jours que notre chaudière fait du yo-yo… À chaque fois, l’eau chaude sanitaire continue à fonctionner mais les radiateurs chutent en température après une douche… Le phénomène est reproductible et, hormis ne plus se laver, seule l’expertise d’un chauffagiste peut nous permettre de comprendre, voire résoudre, cet étrange phénomène…
Hier, Béatrice contacte l’assistance et, miracle de la téléphonie, toutes les lignes sont occupées… Mais un message lui indique qu’elle peut laisser un message d’une minute maximum. Bref, qu’elle sera rappelée. L’année n’est pas indiquée, 2015 est proche, qui sait…! Elle attend encore…
En début d’après midi, bis repetita…
Reset total de l’électronique, j’arrête la chaudière, appui sur le bouton de redémarrage, etc. Ça repart, lentement… Mais ça repart.
Bon, c’est certainement nous qui sommes en mode stress, j’ai mes habituels 15,8°C devant l’écran, les radiateurs sont tiédasses, la maison en régime…
À mon tour d’appeler le centre de maintenance pour lequel nous payons un contrat d’entretien annuel : idem, toutes les lignes, etc.
Je laisse mon message et mes coordonnées…
Je subodore un ras le bol de la chaudière quand elle est sollicitée trop longtemps pour la production d’eau chaude sanitaire, une envie de se mettre en pause après effort, une quasi dépression…! Seulement, j’aimerais en discuter avec la centrale de maintenance, avec un technicien 30 secondes au téléphone…
Ben non…
L’humain a été remplacé par un système téléphonique sophistiqué… C’est moins couteux que des employés et j’espère, fort des économies réalisées, que les actionnaires festoient en se félicitant d’avoir investi dans une boite qui sait aussi bien limiter les charges (…oui, le salarié est une charge, le client une vache à lait)…
Bon notre chauffage fonctionne, espérons passer les jours frisquets sans incident…
Maintenant, j’imagine que ces actionnaires sont également clients de leur propre entreprise.
Que la vie, qui n’est pas dénuée d’ironie, leur donnera l’occasion d’expérimenter par eux-mêmes ce-délicieux-service-automatique-qui-ne-répond-pas, de découvrir le bonheur de ne jamais avoir un humain au téléphone quand leur chaudière est en rade : juste ce dispositif automatique qui ne-se-fâche-jamais, répète inlassablement ses consignes aseptisées d’une voix égale…
Bref, totalement hermétique au désespoir de l’usager, actionnaire ou simple client…!
Note de fin : le problème était bien la perte de pression du circuit d’eau. Purgé un radiateur à l’étage pour vider l’air, remis de l’eau dans le circuit jusqu’à 1,3 bar, histoire que chaud, la pression s’équilibre vers 1,5. Et merci à L’ami Cédric de m’avoir répondu à 23:00 un samedi.