Ce qui est amusant à propos du Markdown, c’est la propension qu’ont certains à faire de ce balisage alternatif une question existentielle et à prendre des positions vachement tranchées.
Je lis cela depuis dernières semaines dans des billets en anglais ramenés dans mes fils RSS.
Bref, il y a les pro Markdown (…hormis cela, point de salut…!) et désormais un courant de penseurs et auteurs qui croient — dur comme fer…! — que Markdown nuit à la créativité…
Ma position est claire : et si vous nous lâchiez un peu la grappe ?
J’apprécie le Markdown pour des tonnes de (très bonnes) raisons. Mais c’est une décision m’appartient, forgée sur mes propres usages. Et j’arrive à m’en passer…!
Je n’ai pas à vous conseiller d’écrire avec un stylet ou un crayon de bois, debout, couché, sur Opale de Rives 80 grammes ou Conqueror martelé glacier 100 grammes (mon choix…!)…
À vous de trouver votre méthode sur n’importe quel OS. Ou même via un retour à la frappe — chhtonk, chtonnnk, chtonk, chhtonk… gliiiingg, fffruuuu…! — sur une machine à écrire mécanique Underwood.
— hé, JC, tu n’es pas le dernier non plus, n’exagère pas…
Bien sûr… Pour ma part, j’accouche mes notes sous Drafts et sur iPad.
Le balisage Markdown ne me distrait pas contrairement aux conneries que je lis ça et là. Ma créativité n’est ni bafouée ni ralentie…!
Baliser m’offre des moments de pause pour refroidir mon liquide céphalo-rachidien comme naguère lors des longs moments d’enregistrement sous Microsoft Word…! Cela me permettait de réfléchir aux trucs à faire après… Rien n’a changé.
Mais…
Mais des experts fraichement débarqués nous expliquent désormais ce qu’il faut faire, penser, comment s’organiser, écrire en 3, 4, 5 étapes… Mieux, de rares développeurs prennent le relais (…et le melon qui va avec), (ré)inventent (sic…!)…
Pour ma part, je suis adepte de la méthode Dukown et mon Mac a ainsi perdu quelques kilos-octets de données…! Épatant…
Pour finir…
Sur urbanbike, j’évoque régulièrement balisage Markdown et outils disponibles mais ne vous vends rien…! Je vous saoule (un peu) avec mes expériences, point barre.
Vous êtes assez grands pour faire vos propres choix. Dont celui de cesser de me lire si besoin est.
Alors…? Ton avis…?! Markdown c’est rigolo dès lors que l’on a compris comment et pourquoi s’en servir… Mais on peut vivre sans jamais s’en soucier, si, si…!
J’ai vu du coin de l’œil plein de billets en langue anglaise pour conseiller les nouveaux propriétaires de tablettes. Il est vrai que débarquer aujourd’hui sur l’AppStore pour faire son choix est assez compliqué ! Tous les produits sont amazing, fabulous, etc.
Pour ma part, je n’ai pas de grande expérience en terme de jeux et divertissements (…aucune même…!), juste quelques idées sur une facette peu développée de l’iPad (…qui, pour certains, ne reste qu’un produit de consultation de ses courriels et de navigation sur internet…!).
Et cette facette est triviale : écrire (ou tapoter) des textes.
Vous êtes pressé ?
Déjà, souvenez-vous qu’il existe Apple Notes livré avec votre iPad. Pour nombre de personnes qui ont juste besoin de prendre des notes, c’est amplement suffisant.
Ensuite qu’Apple offre gracieusement Pages, un traitement de texte bureautique qui vous rassurera également.
Voilà.
Je devrais arrêter là car les habitudes ont la vie dure. Et se coltiner la découverte de l’iPad va vous prendre un peu de temps.
Bref, si vous avez peu de temps, laissez tomber, cherchez une application rassurante qui vous permettra de singer ce que vous connaissez déjà et voilà, vous aurez fait le tour de la question sans en perdre (…de temps !).
Vous êtes curieux ?
Si vous avez un peu plus de temps à perdre et l’envie de découvrir d’autres manières d’écrire (sic !), il existe des solutions sympathiques et tout aussi professionnelles.
Juste qu’elles vont consommer un peu plus de votre temps …au départ. Cela reste une question de motivation, d’envie. De sortir de la routine.
Essayez d’aborder ces produits sans essayer de calquer à tout prix vos habitudes, réflexes. Si vous n’y arrivez pas, laissez tomber.
— mais, JC, quel conseil donnerais-tu ?
Tous les traitements de texte sur iPad vous permettent de travailler sur un document. Vous créez un document, vous tapotez, corrigez. C’est fait.
Si vous voulez mettre en gras, en italique, essayez le Markdown. Son apprentissage devrait vous demander une quinzaine de minutes pour vous lancer (lire cette chronique parodique sur urbanbike) .
Mais le vrai souci à mes yeux n’est pas de tapoter pour créer un document (Notes évoqué plus haut fait ça très bien…!) mais bien d’en gérer plusieurs.
Et, plus important encore, de pouvoir réorganiser ces documents à tout instant. C’est à dire, pouvoir à tout instant déplacer tel fragment pour le mettre devant OU derrière tel autre, réorganiser leur ordre comme celui des vêtements sur une corde à sécher le linge !
Cette image simple est donnée à dessein, c’est le mode plan.
Ce mode que j’ai employé des années durant sous Microsoft Word réinventé graphiquement par un traitements de texte que vous pouvez installer sans frais sur votre iPad, un traitement de texte que je trouve remarquable, Daedalus touch (lien iTunes).
Mais Daedalus touch va vous demander en retour quelques faibles efforts, :
- Celui de vous souvenir que chaque dossier peut contenir autant de fichiers que vous le souhaitez,
- Que vous pouviez bosser sur plusieurs projets au sein de ce traitement de texte (si, si)…
- Que leur taille n’a pas d’importance (un paragraphe ou dix).
- Que vous pouvez déplacer à tout moment un fichier pour réorganiser l’ordre de cette corde à linge qui reflète l’ordre de vos idées, de votre flux textuel.
- Que vous pouvez déplacer un fragment d’un dossier à une autre…!
- Que vous pouvez afficher au dessus du clavier une barre additionnelle,
- Que cette barre peut se remplir des caractères ou groupes de caractères dont vous pourriez avoir besoin (et même des balises employées en Markdown !). Mais je n’irais pas plus loin sur cette fonctionnalité.
En images…

Créez une nouvelle pile (ou stack, dossier, carnet…)

Non, je ne vais pas rentrer dans les détails, ce produit est très riche…

Par défaut, le nom est “nouvelle pile”. Tapotez sur le titre pour le renommer (va falloir très vite apprendre à mettre les doigts ça et là…!)…

Une première page vide est créé, tapotez dessus…

La partie du haut (en gras) sert pour le titre. Faites court ou ne mettez pas de titre, aucune importance…
La partie du bas va recueillir un premier ¶. Ou deux, trois…!

Ajoutez autant de feuilles que vous souhaitez… Si vous pincez le texte (pouce et index), vous allez prendre du recul et visualiser cette corde à linge, le plan de votre flux, enchaînement de textes…

Un appui long (un doigt !) permet d’accéder à la mécanique intuitive de déplacement de ces feuillets. un nouvel appui long (plus long avec un léger déplacement comme pour faire glisser la miniature de votre texte…!)… Maintenez et déplacez. Qui a dit simple…? Oui c’est simple.
Appuyez en haut à droite sur terminer pour figer ce nouvel ordre… Vous avez vu que vous pouviez également supprimer des feuilles.

À vous ensuite d’ajouter, écrire le volume de texte souhaité (comme c’est un mode plan, souvenez-vous que vous n’êtes nullement obligé d’en mettre des tartines…!). Mieux, que vous arrivez même à lire le début de tous ces feuillets…

Et donc que très souvent, il ne sera pas nécessaire de mettre un titre…

Ce qui va rendre encore plus naturel le déplacement d’un ensemble avant ou après un autre dans votre flux textuel…

Vous pouvez, de plus, jouer sur la typo des caractères, leur taille (normal ou gros) mais ce n’est pas l’objet de ce billet…!

Juste que vous lisez votre flux… et que vous pouvez même utiliser la recherche au dessus… mais ce n’est pas, non plus, l’objet de ce billet…!!
Après, sachez qu’il existe des options d’export, gratuites ou payantes (…vu la qualité de l’application, assez logique de soutenir les développeurs de cette apparente simplicité en leur accordant quelques euros, non ?!) qui vont vous ouvrir nombre d’options.
Enfin sachez que vous pouvez retrouver cette même organisation via iCloud sur votre Macintosh dans Ulysses III (…mais ceci est une autre histoire et, etc.).

Bref, l’objet de ce billet est juste de vous inciter à essayer Daedalus touch en premier lieu. Vous le poubelliserez sans problème s’il ne vous convient pas, ne vous ayant de plus rien couté, juste un petit effort suivi, ou non, de succès.
Quoi d’autre…?
Ensuite, vous avez le choix entre l’excellent Byword, les non moins excellents Nebulous Notes, TextCenter, Day One. Pour les plus geek, je leur conseille Editorial et Drafts. Pour mémoire, tout a été dit dans cette chronique récente.
Pour aller plus loin, le plus pratique est de chercher dans urbanbike via l’outil ad hoc dans le colonne en regard les divers écrits sur ces produits.
Mais, pour commencer et bien comprendre que vous êtes dans un monde nouveau en terme d’ergonomie, Daedalus touch, je n’en démords pas.
Daedalus touch fait partie des très rares traitements de texte qui ont changé ma façon d’écrire sur iPad. Juste remarquable et utilisé quotidiennement.
Pour ceux qui doutent du professionnalisme de cette application, un petit tour sur cet autre billet.
Le seul défaut de Daedalus touch ? Ne pas vous impressionner en vous annonçant d’emblée un prix d’acquisition monstrueux (…d’autres le font très bien, j’ai testé pour vous — et les ai dégagés de mes machines, c’est dire…).
Rappel : pour mémoire, et en anglais uniquement, il y a un répertoire fabuleux sur le net de Workflow pour Editorial. C’est un peu le binz pour s’y retrouver mais une recherche sur le mot clé et hop. Enfin presque hop !
Ainsi ici sur le mot footnote.
Je tempête depuis des semaines car TextExpander n’est plus actif du fait du changement d’API mais je me rends compte qu’avec la chouette collection de routines mises à disposition par les développeurs, cela devient, non pas inutile, loin de là, mais moins urgent.
Il y a de véritables perles dont l’une que j’ai modifiée qui me permet de créer un nouveau fichier avec date et heure suivi du nom que je souhaite. Et ce depuis n’importe quel document ouvert. Etc.
Reste désormais à bricoler des actions scripts pour balancer depuis Editorial mes fichiers vers Daedalus touch. j’ai récupéré un autre chouette workflow que j’ai également modifié un iota. pour l’instant, juste changé la stack d’arrivée et youpii !
En discutant via twitter avec d’autres utilisateurs, l’absence de TextExpander et de ses formulaires dans Editorial nous pèse quand même.
Pas question pour moi de me lancer dans Python car mes deux uniques neurones risquent une rapide surchauffe (!!!). Mais avec un peu d’expérimentation, le trio Drafts - Editorial - Daedalus touch s’avère abomifreusement puissant. Mais cela pourrait être également Byword, Day One ou Nebulous Notes, juste une question de choix selon mes besoins, outils qui devraient être rejoints par quelques autres.

— Oui, sous OSX également, le choix des outils se restreint pour le meilleur, CQFD…
Quoi d’autre ?
J’ai testé pour vous Localiser, Messages et FaceTime avec ma gamine et son forfait free à deux euros quelque part à Amsterdam, assez dément d’utiliser les services d’Apple pour la localiser et surtout discuter avec elle et ma moitié. Je garde la maison !

— actif, non actif, permet de savoir si toute la tribu va bien…
Sinon, je remercie du fond du cœur un certain @gruber d’avoir mis en place ce dispositif nommé Markdown (!!) et de ne pas avoir eu l’envie de le breveter, de l’avoir laissé accessible à tous.