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Mon grospod est ma machine à écrire

Plus que jamais ! Rappel des pourquoi…

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Avec l’arrivée hier de Byword (voir cette chronique sur urbanbike) avec lequel je rédige depuis mes petites notes, l’annonce par le développeur de Daedalus touch via twitter de l’arrivée prochaine d’une 1.5.8 puis, dans quelques semaines après d’une 1.7 ; un autre tweet échangé avec le développeur de iA Writer qui a juste oublié TextExpander (vieux débat entre nous…!) ; celui de Editorial qui me promet une version 1.1 avant la fin de l’année, les traitements de texte mis à jour pour iOS 7 et l’API 2.2 de TextExpander (…sauf la 1.5.8 de Daedalus touch qui ne supporte que l’API 2.1…) déboulent enfin. Bref, me voilà rassuré et le soleil en profite même pour se découvrir au moment où je rédige ces lignes.

Si écrire quotidiennement ne me pose pas de problèmes (…qui vient de penser très fort que c’est bien dommage ?!), je passe pas mal de temps à réfléchir à ces outils comme aux méthodes (…ou à grommeler, au choix) pour y parvenir le plus confortablement.

Je reste bêtement persuadé que ce confort sur iPad favorise l’écriture (…pas la qualité, ne me faites pas dire ce que je ne pense pas !), qu’une bonne ergonomie de barre additionnelle, la beauté de l’app a une influence positive sur l’utilisateur. Surtout quand elle oublie d’afficher des collections d’icônes sur plusieurs lignes comme sur… biiiiiiiiip !

J’aime le principe du no distraction depuis la première version de Writeroom sous OSX (voir cette chronique sur urbanbike en 2006) ou, à tout le moins, les produits les plus épurés.

Bref, sans aucune ambiguïté, l’iPad participe à cette plus grande production de billets en tous genres sur ce blog…!

Ce grospod que j’attendais depuis 2008, sorti en 2010 est certainement la plus chouette révolution que j’ai vécu ces dernières années.

Elle s’est accompagnée d’une simplification de mes outils, notamment par le biais du balisage Markdown qui me permet de styler a minima mes écrits sans passer par le tamis des usines à gaz bureautiques.

Certes, j’ai écumé pratiquement tous les traitements de texte existants sur iPad, avec des déconvenues et de très chouettes surprises. C’est pourquoi j’évoque sans fard mes relations avec les développeurs de ces produits car pondre un bon traitement de texte n’est pas aussi simple que d’aucuns veulent le faire croire.

Machine à saisir

De fait, j’ai trouvé une dernière explication à propos de cette question qui me taraude depuis la sortie de la tablette et que je devrais réduire à un simple pourquoi j’apprécie particulièrement l’emploi des traitements de texte sous iPad. Et ajouter, en sus, plus que sur mon Mac.

J’ai évoqué la portabilité et la compacité qui va de paire (…je devrais parler de nomadité si je me prenais deux secondes au sérieux, vous la jouer expert…!). Mais parler également de l’autonomie qui est fabuleuse (…près de 10 heures que je n’ai jamais eu besoin d’employer même lors de mes trajets en train), le poids, l’accès instantané à mes données, la concentration idéale due à la taille réduite de l’écran (…ou au fait de n’afficher qu’une seule application à la fois comme sur mes premiers Macs), le correcteur orthographique que l’on peut (ou non) activer, la complétion qui permet de laisser à la machine deviner quel terme est en cours de saisie (…et mieux encore, quand je tape les lettres dans le désordre, chapeau !), le dictionnaire si besoin est, le clavier multi-langues qui me permet du coup de saisir en anglais comme en espagnol.

Sans oublier, indispensable à mes doigts, TextExpander et ses équivalents de touche qui me permet, dans les applications supportant ce produit, de gagner un temps fou lors de la saisie de termes compliqués et répétitifs, de noms de produits ou d’expressions habituelles.

Certes, j’ai compris tardivement que si je n’avais pas fait la mise à jour en 2.2 et conservé la 2.1, 99 % de mes soucis seraient résolus !

Je pourrais également citer les options proposées par certains traitements de texte comme les changement de thème qui me permettent la nuit, quand tous les iPads sont gris, de tapoter silencieusement, juste bercé par la respiration de ma compagne. Pas besoin d’allumer une veilleuse, la luminosité émanant de mon écran est douce, quasi imperceptible hormis pour mes yeux.

Absence de distance

Mais il y a un point que j’ai tendance à oublier et qui est clé dans ma pratique, c’est la distance oculaire entre l’écran et le clavier. Le peu de distance à vrai dire…!

Étant profondément dyslexique (mettez un autre terme si besoin, en trois lettres…), n’arrivant pas à mémoriser depuis près de quarante ans le clavier AZERTY, mes doigts gourds et autonomes (sic !) trouvent ici une solution assez pratique pour compenser (…masquer serait plus approprié) leur légendaire imprécision…! Celle qui me fait perdre un temps de plus en plus précieux par leurs trajectoires erratiques à la surface de n’importe quel clavier !

C’est aussi pourquoi j’apprécie la complétion, le correcteur et TextExpander qui compensent ma saisie plus qu’ils ne me piègent comme parfois je m’en fais l’écho !

Alors, oui, est-ce encore de l’écriture (au sens noble et prise de crâne) que d’accepter une telle assistance ? Mais tout autant que recourir à un banal interrupteur pour éclairer l’endroit dans lequel vous pénétrez au lieu de battre le briquet et d’allumer une méchante bougie !

Nos outils pour écrire évoluent, à nous d’accepter de les utiliser. Ma fille n’hésite nullement à dicter via Siri des phrases tant pour répondre à des SMS qu’écrire… même si elle préfère le clavier de son iPad.

Apprendre le clavier ?

Bon, je me dis, maintenant que j’ai du temps, que je vais essayer de m’entraîner et m’améliorer. C’est aussi illusoire que reprendre l’apprentissage des langues parlées enfant et qui ont déserté mon cerveau malgré un (ré)apprentissage laborieux durant ma scolarité.

Je sais par avance (…et ce n’est pas faute d’avoir essayé) que c’est voué à l’échec. Mais toujours agréable pour le moral de se fixer des objectifs… quitte à ne jamais les attendre.

Bref, s’illusionner une dernière fois avant de succomber sous les assauts du temps. Promis, dans une prochaine vie, j’essayerais d’être un gamin moins rêveur, plus concentré…?!

Se mettre à nouveau à Siri ?!

À défaut d’apprendre toutes les finesses du clavier, pourquoi ne pas dompter Siri justement ? Ce dispositif reste étonnamment méprisé alors qu’il est, sans contestation possible, tout simplement épatant.

Commander par la parole son propre iPad : qui sait si cela ne me sera pas indispensable en vieillissant ! Et je reconnais que Siri sous iOS 7 s’est énormément amélioré. Du coup, en écrivant ce billet, je me suis rendu compte que je ne l’avais pas utilisé depuis un an. Damned !

Or, la nouvelle interface est agréable avec cette ligne de modulation du son. Et, mieux que cela, tous les termes qui peuvent poser problème sont soulignés après reconnaissance par Siri, ce qui permet de les repérer aussitôt. Juste lui apprendre la balisage Markdown pour être encore plus à ma main. Ou à ma voix !

Sans oublier le mode chaufferette…!

Tiens, pour finir, une dernière raison — de saison — de préférer l’iPad pour écrire. En ce moment, avec une température souvent comprise entre 15 et 18° C dans mon antre, la chaleur restituée par la coque de ma machine n’est pas fait pour me déplaire…! Un mode chaufferette inattendu et bienvenu…

Note de fin : un principe d’hygiène textuelle sur iPad, réinitialiser toutes les semaines via Réglages/Général/Réinitialiser/Réinitialiser le dictionnaire clavier…!

le 20/11/2013 à 05:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Byword, Markdown et iOS

Et TextExpander… tout fonctionne, yessssss !

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Promis, c’est un pur hasard. Depuis lundi après mon billet sur la Loi de l’emmerdement maximal et après avoir refait le tour de tous mes traitements de texte sous iOS, même si je réserve Daedalus touch, Editorial, Drafts et Day One à des usages spécifiques, je suis passé à nouveau sous Byword.

— Pas crédible ce JC…!

C’est ma manière de fonctionner, toujours douter et tester à nouveau, ne pas s’installer dans la routine. Et, du coup, me voilà à nouveau en train de tapoter mon texte sous Byword. Les divers soucis que j’avais rencontré semblent aplanis (plus de gag avec le curseur qui refuse de se placer à un endroit précis), TextExpander fonctionne parfaitement comme sous la version précédente et je ne bataille plus avec mon texte.

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Une barre additionnelle efficace bien que non personnalisable…

Mieux, je suis revenu à des typos plus agréables sans devoir réduire leur taille pour éviter des déconvenues à l’affichage. J’apprécie bien sûr le mode de prévisualisation proposé de facto par l’application lors de la saisie, à savoir les balises Markdown en gris léger en sus de la prise en compte de la graisse des termes sélectionnés.

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La preview avec le bleu bywordesque

Plus de souci non plus dans la sélection des mots avec le dernier caractère non pris en compte lors d’un balisage.

Bref, il est clair que toutes ces corrections ont pris du temps, il est tout aussi clair que le changement d’API de TextExpander a mis tous les développeurs dans le vent. Après avoir grommelé ces dernières semaines, mon iPad est enfin doté d’un traitement de texte qui tient la distance.

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Deux thèmes pour le jour et la nuit…

Je ne vais pas en faire des caisses mais là, je suis rassuré car j’imagine que ce correctif de Byword va en appeler d’autres sur des produits tout aussi intéressants. J’attends bien sur que Drafts corrige l’affichage mais il semble que les soucis ne soient pas exclusivement dus aux développeurs mais bien à iOS qui devrait arriver rapidement en 7.1.

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DropBox (celui affiché), iCloud ou device utilisé…

Bref, ravi de retrouver un environnement stable pour écrire.


Byword… by ma fille

Ayant besoin d’écrire un exposé en anglais ce soir, ma fille ne comprend pas comment insérer une image dans son Day One habituel. Du coup, je lui explique qu’elle va devoir changer de traitement de texte Markdown pour bosser de manière plus confortable et met à jour la version de Byword installée sur son iPad par mes soins depuis des mois.

Ensuite, je lui montre comment récupérer l’URL du tableau qu’elle veut commenter depuis Safari, comment mémoriser le lien via Copier qui est une copie de l’URL dans le navigateur.

Et hop, nous voici dans Byword. Un simple appui sur l’icône image et l’URL dans le presse-papiers est déjà entre parenthèses, plus qu’à renseigner ce qui précède. Aussitôt fait, je lui montre les commandes Markdown dont les icônes dans la barre additionnelle de Byword sont différentes de celle de Day One. Annulation, mode liste. Juste le temps de lui montrer la previsualisation juste après qu’elle ait opté pour de l’helvetica, basculé son clavier en anglais. Et plus… qu’à partir, gentiment poussé vers la porte de sa chambre.

Impressionnant de voir à quel vitesse elle apprend.

À lire ce soir, ce billet de @viticci sur Byword et ses challengers.

le 19/11/2013 à 09:50 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Bureaux vides versus manque de logements

Trop compliqué de s’adapter ? Vrai en partie mais pas totalement impossible…

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Je viens de lire cet article du Monde qui rappelle le déficit chronique de logements d’une part et, d’autre part, 7 millions de mètres carrés de bureaux vides, inoccupés.

Vu la conjoncture, ces derniers ne risquent pas de se remplir. Plus étonnant, d’autres mises en chantier de bureaux — programmées de longue date — se poursuivent alors même que l’on manque de mises en chantier de logements.

— 7 millions, c’est bien le chiffre sept suivi de 6 zéros, non ?!

Prenons ces 7 millions de mètres carrés et divisons à la hache par une surface moyenne de 42 mètres carrées par personne (…en empruntant ce chiffre aux statistiques de l’Insee ici) cela nous fait 166 667 personnes logées. C’est ce que m’indique ma calculatrice RPN qui arrive encore à faire une division.

Bon, même si cela ne fait en réalité plus ou moins 150 000 personnes, c’est déjà fort sympa de désengorger les rendez-vous pour n’importe quelle surface à louer comme je l’ai vérifié la semaine dernière dans Paris (ok, je précise bien Paris intra-muros).

Gag, quand l’agence n’oublie pas carrément un rendez-vous collectif comme celui auquel j’ai participé sur le coup de 14:00. Après 45 minutes d’attente et quelques coups de téléphone, une représentante de l’agence a fini par arriver pour nous faire visiter en 10 minutes un minuscule deux pièces en arrière-cour. Pas à se plaindre, des candidats (…nouveaux gueux des temps modernes) se pressent pour le moindre rendez-vous en priant pour que leur dossier soit pris, quel qu’en soit le prix (…humour facile mais c’est bien ce que j’ai ressenti en discutant avec mes compagnons d’infortune).

Adaptation pas si simple

— Oui mais réadapter des tours de bureaux en logements, c’est compliqué.

On est bien d’accord que fabriquer du bureau c’est essentiellement des dalles avec une périphérie vitrée et un noyau central comportant le passages des fluides, des ascenseurs et des escaliers.

Ensuite, quelques cloisons souples (la notion du open space est également une pratique de réduction de ces coûts en négligeant les nuisances induites…) pour segmenter et un système de chauffage et ventilation collectif. Bref, tout pour une vie de bureau.

Et alors ? Qu’est ce qui nous empêche de réfléchir, d’inventer des solutions avec des semi patios en second jour dans des logements en profondeur…?

— C’est coûteux !

Ne pas occuper ces surfaces disponibles, ce n’est pas coûteux ? Ne jamais les occuper comme certaines tours fantômes en Asie, est-ce normal ? Investir dans des découpages astucieux et remplir ces tours de gens qui ont besoin d’être logés, cela pose problème ? Laisser les gens sans domicile, est-ce plus intelligent, plus vertueux ?

Il faut réfléchir en terme de réhabilitation et redistribuer ces espaces avec des solutions qui peuvent même être carrément ludiques. Nous formons actuellement une palanquée de jeunes architectes qui souvent galèrent pour trouver un logement étudiant, voilà un chouette sujet de réflexion et de de diplôme à leur proposer.

Sans oublier que cela peut également donner du travail aux professionnels, relancer des filières.

— Mais transformer des surfaces commerciales en logement, ce n’est pas très courant.

Erreur. Que ce soit en France ou dans d’autres pays européens, il n’est pas rare de trouver d’anciennes boutiques réinvesties en logements et ateliers. Dans certains quartiers de ma ville, c’est le cas. J’ai raté quand j’étais étudiant, faute de moyens, l’acquisition d’une boutique + étage sur le marche St Louis de Versailles qui, aujourd’hui, est devenue ce que nous avions projeté de réaliser alors !

Pour finir, même si ce n’est pas encore signé, mon fiston risque de se retrouver dans une résidence étudiante bien foutue qui s’est installée dans une ancienne chocolaterie. J’en parlerais prochainement car leur concept en terme d’aménagement est astucieux et pragmatique.

À suivre.

le 19/11/2013 à 08:20 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #