Mode taquin : bizarrement, je reste réservé face à l’impression 3D. Tout le monde s’y engouffre (lire ce billet) avec raison tant le principe est épatant, fabriquer des pièces uniques chez soi en fonction de ses besoins. Il suffit de suivre ce qui se passe en chirurgie crânienne ou suivre la prospective sur les pièces complexes à usiner même avec des machines sophistiquées.
Seul souci, cette vague d’imprimantes ne produit pas que des trucs utiles ou de fort belles réalisations comme on en trouve dans des ouvrages récents sur le sujet.
Comme pour toute nouvelle technologie, il n’y aura pas que de splendides Dita Von Teese à couvrir (et découvrir)…!

Regardez-moi dans les yeux…!
Pour certains, c’est l’occasion rêvée de pondre enfin des objets sortis tout droit de leur imagination. Avec le regret parfois que cela ne soit pas resté à l’état de projet…!
Cela me remet en mémoire les polices déjantées (San Francisco, Cairo, Venice et quelques autres) livrées avec les premiers Macs (1984).
Cela ressemblait à ceci…

Il y a eu des usages créatifs. Et d’autres… pas.
Souvenez vous également des premières créations en pur PostScript avec des dégradés sans fin…!
Avec, à chaque fois, l’enthousiasme de bon aloi…
— Tu as vu ce que l’on peut faire ?!
Ben oui, on peut produire des abominations (sic !) sous le fallacieux prétexte du whaaaa, c’est possible.
Je me souviens de cette période qui a permis la création (…prolifération serait un terme plus judicieux…!) d’affiches laides et sans grâce ! De véritables pollutions visuelles…!
Je me souviens de mes clients d’alors qui me montraient leurs œuvres comme des mouflets sortant du jardin d’enfant et rapportant un collier de nouilles à la maison.
Je me souviens avoir retenu un sourire avant de me souvenir que le message subliminal était aussi de me rappeler que ça ne lui coûtait rien.
En gros que lui, client, pouvait faire mon job (re sic…) pour lequel il trouvait que j’étais grassement payé (…effet de bord que j’ai fini par comprendre en juin de cette année, parenthèse personnelle).
Mais autant une feuille de papier, ça se recycle en mode poubelle, autant un objet 3D c’est souvent un futur déchet que l’on devra supporter des milliers d’années…!
Chouette.
Note de fin : je ne vais pas ergoter sur l’énergie consommée, les matériaux en jeu. L’impression 3D est une réelle révolution avec des tas de débouchés intéressants (…je peux écrire à son propos des tas de choses positives) mais il va falloir supporter cette étape créative (…hihihi !) indispensable qui permettra de réduire le coût des appareils.
Aussi, à l’approche de la fin d’année, cette première recommandation…
— Et toi, à Noël, qu’est-ce que tu as eu…!? Un objet 3D…?
Si votre interlocuteur réprime un sanglot, soyez sympa, changez de sujet !
Dans une vie antérieure, je transportais dans Paris des ramettes de documents avec une camionnette. Juste le temps de me mettre en double file (…c’était encore possible à l’époque), d’ouvrir les portes du fourgon et, selon la quantité, charger sur une épaule ou un diable les colis à livrer aux clients.
Une ramette de papier de 500 feuilles d’opale de rives, ça pèse son poids surtout quand on en livre quelques cartons en empruntant des escaliers de service.
Entre cette absence d’attention à mon corps (à 25 ans, tu te sens stupidement invincible) et les tampons au rugby, je me doutais que je ne ferais pas un beau vieillard. À six décennies, je confirme !
Hier, en galopant pour rater mon RER (un grand classique…), je laisse la place à deux livreurs de sacs de farine au coin de la boulangerie. Le plus grand m’adresse un large sourire avec sa charge sur l’épaule tout en me disant sans malice “passez, je suis encore jeune” (…dans le sens de vigoureux). J’ai accepté tout en me faufilant rapidement tant j’avais mal pour lui.
Mais c’est à ce type de réflexion que j’ai bien capté que j’étais vieux, la preuve ! Et puis cet apres-midi, j’ai ajusté ma ceinture made by Docteur G. sans sourciller tant mes lombaires douloureuses m’y incitaient.
Le regroupement des vieux bouquins de voyage dans la demeure de mes parents, les descentes d’étage avec des piles de livres sans intérêt ont eu raison de mon dos.
Humidité, froid en sus, mon compte est bon…!
Je suis un fan de Moves (lien iTunes), cette application qui cumule plein de fonctionnalités pour le pré-alzheimer que je suis !

Ce n’est pas toutes les semaines — voire tous les jours ! — que je réalise des parcours au long-cours…!
Hormis calculer combien de temps j’ai marché ou enfourché mon vélo (…ce qui est sympathique en sus du nombre de calories brûlées en prenant en compte mon âge, ma taille et mon poids…), j’apprécie surtout la mémorisation de mes parcours…

Celui d’hier à la recherche d’une location (RER + Bus en majorité…!)
Oui, au risque de me répéter, je détourne Moves pour, certes, calculer mes temps de balade avec ma fille mais surtour retenir les endroits en ville dans lesquels nous sommes passés, l’arrêt devant telle bâtisse remarquable, l’endroit où nous nous sommes arrêtés pour photographier des champignons, etc.
Au quotidien, facile avec Moves de me souvenir que je suis allé ici ou là d’autant que les lieux familiers peuvent être mémorisés… Ma fille a son propre compte Moves et cela lui permet de calculer combien de kilomètres elle a galopé lors de son derniers cours de sport, etc.

Pour ceux que cela intéresse, facile de suivre leurs exploits (sic !) jour par jour pour par semaine…

L’accès aux préfs et au partage…
La version 2 de Moves est nettement plus sobre (parfait, va à l’essentiel) et se connecte à des tas d’autres services dont le catalogue est disponible ici…
Sauf que j’ai l’impression qu’aucun service ne semble comprendre que l’on peut utiliser Moves de manière ludique, que l’on a pas besoin d’être un super bourrin de la course à pied ou de l’effort extrême…!
Non, je suis en compétition avec personne, je souhaite juste conserver une trace, une carte de mes parcours urbains…! Ami développeur qui partage ce type de narration urbaine, bienvenue…!
J’ai quand même fait le tour des possibles…
Proves me semblait pas mal sauf que We’re sorry, but something went wrong. À la quatrième tentative, j’ai cessé d’essayer de tester…! Certes, il y a trictrac, etc.
En même temps, retrouver ma vie entièrement analysé sous le seul angle de la performance sportive et de l’hygiène, comment dire…?! Dès que je lis le mot Challenges ou Friends (pour faire un concours de…), non, désolé, c’est pas mon truc.
Du coup, j’ai opté pour MovesNote, une app gratuite du japonais Yuta Hirobe sur iTunes, une applications très élégante qui permet d’exporter les datas de Moves vers Evernote (…et avec le tag et dans le carnet souhaité).

Ok pas de carte (tant pis) mais au moins un listing pratique des parcours…


Bref, si son développeur ajoute demain un export de la carte et propose de balancer ça dans Day One également, je suis prêt à l’acheter…
Rappel de fin : Moves 2 sur iTunes